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18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 19:42
10 RAISONS DE CROIRE en notre région
Nous vivons une période où la sinistrose semble prévaloir. Que ne nous dit-on pas sur cette crise financière mondiale, ses conséquences sur la Nation. Même si on nous dit que la Guadeloupe et les Guadeloupéens seraient moins touchés. On sait que les entreprises s'attendent à une année noire. Que les marges de manœuvre seront limitées. Qu'il faut s'attendre à des mouvements sociaux parce que les incitations à dépenser sont de plus en plus pressantes mais que les salaires ne suffisent plus à les satisfaire. La semaine prochaine, c'est cet ensemble de frustrations, légitimes, qui vont s'affirmer, par une mobilisation des syndicats de salariés, soutenus par des forces politiques. Plus de trente associations et syndicats appellent à la mobilisation. Pour la préservation des acquis, pour le maintien du pouvoir d'achat, parce qu'il y a un malaise, que les gens ont peur. Qu'on entretient ces peurs.
Et si, en fait, la Guadeloupe avait des raisons de croire en sa région ?
Car, la Guadeloupe, c'est un archipel, des gens, des réalisations.
Ces raisons de croire en elle, nous les présentons, ici.
André-Jean VIDAL


1 - L'Economie
UNE DYNAMIQUE COMMERCIALE
- La ZICP de Jarry
La zone industrielle et commerciale de Jarry, c'est l'une des plus grandes de France. La plus grande de l'Outre-mer. 3 500 entreprises (sur les 12 000 de Guadeloupe), essentiellement commerciales, des industries qui marchent bien, surtout artisanales ou semi-industrielles. S'il n'est plus possible de l'étendre, c'est qu'elle a atteint son point de saturation. 12 000 salariés, 20 000 visiteurs chaque jour, près de 4 000 habitants permanents. Reste à la doter de voies d'accès plus fluides, de véritables infrastructures permettant de la rendre plus conviviale. La municipalité de Baie-Mahault y travaille avec le doublement de certaines voies, la création de trottoirs, d'un véritable service de bus.

- Centres commerciaux
Milénis, aux Abymes, Destreland, à Baie-Mahault. Des centres commerciaux importants, qui ont permis à certaines entreprises familiales de Pointe-à-Pitre, limitées au secteur de l'habillement, de se développer tandis que la sous-préfecture devenait moins abordable en voiture. Qui ont permis aussi le développement de magasins de marques internationales, de création d'emplois. Ce sont devenues de véritables petites villes, quasi autonomes, avec plus d'un millier d'emplois permanents (1 200 pour Destreland) pour chaque structure, une fréquentation d'environ 20 000 clients/jour.
Des centres commerciaux de moindre taille ont fleuri dans la plupart des communes : Le Gosier, Lamentin, Sainte-Rose, Basse-Terre, Saint-François.

- Aéroport
L'aéroport international de Pointe-à-Pitre/Le Raizet (c'est sa dénomination officielle), rebaptisé localement Pôle Caraïbes pour affirmer sa vocation, développe un double trafic : l'international et le régional. Les liaisons se développent et il est ainsi possible à partir de la Guadeloupe d'avoir accès au monde entier, soit par le biais des hubbs (Atlanta pour les Etat-Unis, Paris, pour l'Europe et le reste du monde), soit en liaisons directes vers l'Amérique du Sud, Panama, le Costa Rica. Quatre compagnies "locales" assurent les liaisons, dont la dynamique Air Caraïbes (38% du marché), pour l'international et le régional, la nouvelle et tout autant Air Antilles Express (7% du marché), pour les liaisons régionales. Pôle Caraïbes vient de fêter son 2 millionième passager pour l'année 2008, renouant avec le succès après dix ans de vaches maigres.
Cet aéroport est relié localement à l'aéroport international de Saint-François, aux aérodromes de Saint-Martin, Marie-Galante, la Désirade et Terre-de-Haut.

- Création de sociétés (start up)
Les Guadeloupéens sont entreprenants. Ils n'hésitent plus à créer leurs propres structures d'entreprise, non seulement pour créer leur emploi, mais encore pour en développer d'autres. A cet égard, la société nouvellesantilles.com, de François Besnard est un exemple : personne ne l'a suivi au départ. Aujourd'hui, il glane tous les premiers prix pour la vente des voyages et des hébergement sur la Guadeloupe par Internet. Il emploie soixante personnes. Ils sont des centaines comme lui. Qui sont encouragés par la Région. Celle-ci dépense, chaque année, 30,4 millions d'euros pour le soutien à l'activité économique.



2 - Le port
DES INFRASTRUCTURES PERFORMANTES
- Terminal conteneurs de Jarry
Le terminal à conteneurs de Jarry est le poumon (en acier) de la Guadeloupe. Chaque semaine, des millliers de conteneurs transitent par cette structure, l'une des plus modernes de la Caraïbe. Quatre portiques assurent ces transferts bord/terre. Deux nouveaux portiques assurent ou vont assurer d'ici 2010, un meilleur traitement des navires post-panamax (pouvant porter plus de conteneurs, donc d'une hauteur supérieure en traitement). En tout, le PAG traite près de 3 millions de conteneurs chaque année.
- Terminal Croisière
De création récente, le terminal de croisière, installé sur les vieux quais de Pointe-à-Pitre, permet l'accueil d'une centaine d'escales de paquebots chaque année, soit plus de 350 000 passagers chaque saison (décembre à avril).
- Port de Basse-Terre
Cette infrastructure devrait permettre, tant l'accueil des paquebots, ce qui a été fait un temps, mais aussi un service de ferry avec Pointe-à-Pitre. Ce qui désengorgerait les accès routiers (liaison Baie-Mahault/Basse-Terre). Les quais, les bâtiments d'accueil sont là. Reste à faire preuve de volonté !
- Ports départementaux
A Marie-Galante, La Désirade, Terre-de-haut, Terre-de-Bas, ils assurent la permanence du ravitaillement de l'archipel.


3 - L' agriculture
LE MEILLEUR RHUM DU MONDE
Si le sucre de Guadeloupe se vend bien à l'export, le rhum de Guadeloupe, surtout le Damoiseau, a conquis le marché européen, voire mondial. Sur un total de 7 000 HAP (hectolitres d'alcool pur, le rhum étant à 50%, il faut multiplier par deux pour avoir le chiffre exact de production), Damoiseau en produit 3 000, soir environ 600 000 bouteilles pour le marché national... et l'international. « Nous vendons, dit Hervé Damoiseau, p.-d.g. de la société, au Brésil (qui est le premier producteur de rhum), en Australie, en Chine, au Japon, en Europe, y compris en Europe de l'Est, sauf en Pologne. »
Ivan de Dieuleveult, p.-d.g. de Gardel, l'unité sucrière de la Guadeloupe,parle canne-sucre : « Oui c'est une chance pour la Guadeloupe que d'avoir cette filière canne sucre rhum. Elle représente avec Marie Galante 14 à 15 000 Ha plantés en cannes. Elle fait vivre directement et indirectement près de 10 000 personnes. Il n'y a pas aujourd'hui d'alternative crédible pour valoriser ces 14 000 Ha
par d'autres cultures. Ni la banane, ni l'igname, la tomate, l'ananas, la carotte, la laitue ou le melon, ou d'autres plantations ne pourraient occuper de façon rentable pour l'agriculteur ces surfaces de 14 000 Ha. » Néanmoins, banane, melons et ananas sont des productions, pour la première traditionnelle, trop souvent sujette au aléas climatiques pour être une véritable richesse pérenne. Les deux autres sont des productions mineures mais qui prouvent que si on veut faire de la diversification, ça peut marcher !


4 - La santé
UN RÉSEAU MÉDICAL ÉPROUVÉ
Quels atouts dans le domaine de la santé ? Des infrastructures qui sont les seules des Petites Antilles à assurer des spécialités médicales de premier plan. Ce sont le CHU de Pointe-à-Pitre — Classé par Le Point 36e national/ 221 établissements pour les calculs urinaires, 10e national/221 pour les cancers de la prostate, 42e national/221 pour la cataracte —, le CHGI de Basse-Terre, l'Hôpital de Marie-Galante, un réseau de cliniques dont la performance ne fait aucun doute puisqu'on y assure des spécialités de pointe, comme la chirurgie de la main, avec une veille urgence en la matière 24h/24. Et puis des médecins, dans chaque commune, pour toutes les grandes spécialités voulues, un réseau sentinelle pour les pathologies, veillatif, etc.


5 - Le sport
DES CHAMPIONS COMME S'IL EN PLEUVAIT
Le Sport ! Les Guadeloupéens, dit-on, sont de grands sportifs. Il y a eu Pérec, Arron, avant cela Trésor, maintenant Teddy Riner, en judo, les jeunes épéistes, Jean-Paul Hélissey, Enzo Lefort, Isora Thibus, Anita Blaze, tous en sports études dans l'Hexagone, graines de champions olympiques. Il y a Jean Sébastien Estienne, champion de France de surf, Rony Martias et Yohann Gène en cyclisme, Johnny Yrius en body-building pour la huitième fois sacré champion du monde. Charly Conord, Thierry Jollet, Olivia Montauban, qui ont raflé des titres mondiaux junior sur piste en cyclisme, qui suivent les traces de Grégory Baugé. Mickaël Piétrus, Johann Pétro en basket, vedette de la NBA. Tous portent haut nos couleurs !
Quelques stades, comme celui de Vieux-Habitants, avec la plus belle pelouse de foot de la zone, donnent des compétitions qui entraînent nos joueurs jusqu'à la Gold Cup !
La Guadeloupe possède des spots de surf de renommée mondiale.
Le Creps, Pole France d'athlétisme, une fois rénové, devrait être de nouveau une structure performante dans la région.
Le vélodrome devrait bénéficier d'un sérieux lifting et accueillir, cet été... les championnats de France ! Le Tour de Guadeloupe cycliste, enfin, de renommée internationale, draine du peuple... parfois venu d'ailleurs dans la Caraïbe ou en Amérique du sud.
Un circuit de F1 est en prévision dans le nord de la Grande-Terre. A voir. Mais, pourquoi pas, d'autant que des infrastructures touristiques l'accompagneraient.


6 - Le patrimoine
VIEILLES PIERRES PRÉCIEUSES
La Guadeloupe recèle des vestiges amérindiens, des monuments militaires, des fortifications remarquables du XVIIIe siècle, des plantations et maisons créoles, des musées : Edgar-Clerc au Moule, le  Musée du rhum à Sainte-Rose, les Musée Saint-John Perse et Musée Schœlcher, à Pointe-à-Pitre, le Musée du bois à Pointe-Noire, le Musée du café, à Vieux-Habitants, et puis, à venir, phare de l'intellectualisme : le Mémorial Act, à Pointe-à-Pitre.

7 - Le tourisme
ON ATTEND 100 000 TOURISTES DE PLUS
Des accords sont en cours afin de permettre qu'environ 100 000 billets d'avions soient disponibles à prix réduits pour les voyageurs de l'Hexagone vers la Guadeloupe. Les accords sont presque finalisés avec Air France et Corsair, pour 72 000 billets. Une fois qu'Air caraïbes se sera décidé à franchir le pas, on devrait atteindre les 100 000 billets. Ce qui est avantageux pour la Guadeloupe puisque les utilisateurs de ceux-ci seront des Antillais, qui viendront, dans les familles, pour des séjours assez longs et consommeront.
Quels sont les atouts de la Guadeloupe : le soleil, les plages. Mais, il y a cela ailleurs. L'atout maître, c'est que la Guadeloupe est un archipel composite avec Marie-Galante, la traditionnelle, La Désirade sauvage,  Les Saintes, petit Saint-Tropez... d'il y a longtemps. La diversité des paysages vient compléter la palette des atouts à crier à la face du monde !
Avec près de dix millions de la Région, le tourisme pourrait retrouver un second souffle et repartir de plus belle.


8 - La culture
LE GWO-KA ENSEIGNÉ AU JAPON !
La Guadeloupe est culturelle. Musicale, surtout :  le Festival des musiques créoles de la Caraïbe, bébé de Victorin Lurel, le Festival de jazz de Pointe-à-Pitre, le Créole Blues de Marie-Galante avec Wyclef Jean cette année, preuve que ça marche toujours, Lokans Voix Sacrée, qui revient à Baie-Mahault. A Beauport, si ce ne sont plus les fameuses Nuits, l'initiative se poursuit. Le Centre des arts à Pointe-à-Pitre, l'Artchipel à Basse-Terre, accueillent des pointures mondiales en théâtre, musique. Le réseau des Médiathèques est bien tissé. Enfin, grâce à une Guadeloupéenne, Léna Blou, les pas de danse du gwo ka sont codifiés, et Techni'ka, son concept, est enseigné... même au japon !


9 - L'énergie
LE COURANT PASSE BIEN
Centrales EDF et privées permettent à la Guadeloupe de ne pas être en sous-équipement électrique. Cependant, d'autres infrastructures ont été mises en place pour relayer et compléter le dispositif initial traditionnel.
La Centrale thermique du Moule. « La canne donne la bagasse qui est brûlée dans des centrales thermiques comme celle du Moule, rappelle Ivan de Dieuleveult. Pendant que l'on brûle de la bagasse, on épargne les énergies fossiles comme le charbon. Enfin la combustion de la bagasse dégage du CO2 mais le CO2 dégagé par la bagasse est absorbé par la plante dans le cycle de la photosynthèse et en conséquence n'entraîne pas d'accumulation de CO2 dans  l'atmosphère et donc pas d'effet de serre. Pendant les quatre mois et demi de la campagne, les 3/4 de l'énergie électrique produite par la CTM est assurée par la combustion de la bagasse ».
La Centrale géothermique de Bouillante est un modèle que l'on songe à exporter ailleurs dans la Caraïbe. Les fermes éoliennes à La Désirade, au Moule, sont des merveilles technologiques qui produisent
du courant et viennent compléter la production des centrales. Enfin, le Département édifie en ce moment des barrages hydroélectriques en Basse-Terre qui devraient compléter durablement les possibilités énergétiques de la Guadeloupe.


10 - L'enseignement
SI FERRY VOYAIT çA
L'Université des Antilles et de la Guyane, l'Institut de formation des maîtres, un réseau de lycées dans toutes les communes, des collèges dans chaque bourg ou grosse section, quartier de ville, des écoles primaires dans chaque section, des maternelles, un réseau de crèches. La jeunesse guadeloupéenne a les moyens de ses ambitions. Le savoir est dispensé par des enseignants formés dans les grandes universités françaises. Des passerelles avec les grandes écoles (classes prépa, etc.) existent désormais. La Région, parce que l'enseignement, l'apprentissage, sont deux volets importants du programme de Victorin Lurel, met à disposition de ces deux secteurs respectivement 12 et 13 millions d'euros. de quoi améliorer encore l'existant.

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André-Jean Vidal
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Myrdyn 07/03/2009 01:18

Bon. Ca, c'était il y a un mois et demi. Et maintenant ?

André-Jean Vidal 09/03/2009 00:45


Tout est là. Il s'agit de savoir ce qu'on en fait. Soit on poursuit la destruction systématique de tout ce qui est nous, en faisant le bonheur des îles voisines qui n'ont pas tous nos atouts, soit
on redresse la barre. Mais, y a-t-il, en ce moment un capitaine à la barre du bateau ? On en doute au regard de ce que nous constatons quotidiennement.


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