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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 20:18
Les Infirmiers libéraux réagissent 
Le syndicat départemental des infirmiers libéraux de la Guadeloupe est très inquiet de la situation, d'autant qu'il pense que le débat dérape, sans réelle raison. Nous lui ouvrons ces colonnes pour s'expliquer.

« Depuis peu, dit-il, nous avons constaté que des échanges entre professionnels de santé paramédicaux d’origine métropolitaine, circulent sur le net. Ces mails, également en destination de la Métropole, mettent en cause les revendications guadeloupéennes actuelles, les qualifiant de mouvements racistes. Selon ces personnes, des chants révolutionnaires, devenus hymnes populaires dans ce contexte social en crise, sont, clamés par les grévistes au nom d’une Guadeloupe qui n’appartiendrait qu’aux guadeloupéens; et qui mettraient en avant le critère racial du «vrai» guadeloupéen.
« Le conflit au départ  salariés contre socioprofessionnels est devenu « Guadeloupe » contre «État» avec des propos à tendance raciale …« la Guadeloupe aux guadeloupéens …comme critères pour être guadeloupéen le critère de peau ».
Dès les prémices de ce mouvement social, le SDILG a défini sa position, par courrier adressé à l’UGTG,. Nos coeurs de guadeloupéens nous disaient qu’il était opportun de nous positionner au côté du peuple. Notre travail de proximité avec la population nous confronte tous les jours à une misère sociale, psychologique et parfois intellectuelle. Fruit d’un système en place depuis des années. L’histoire de la Guadeloupe, nous la connaissons et la vivons dans nos entrailles. Le chant de notre population est l’évocation d’une histoire récente.
1952 et 1967, deux dates cruciales.Les mouvements pourtant légitimes de grévistes travailleurs agricoles puis du bâtiment étaient éludés dans des bains de sang. Aujourd’hui la présence de CRS en nombre dans notre département a ravivé la mémoire collective et le peuple entonne un chant de ralliement car n’accepte dorénavant plus que l’on veuille « le mettre au pas » « sous son toit ». »

Pas de propos racistes

Si certains de nos confrères et consoeurs se sont sentis froissés par les chants entonnés par nos grévistes, nous en sommes navrés. En qualifiant ces propos de racistes, ils se trompent. Les 30 et 31 Janvier, nombreux étaient les grévistes blancs d’origine métropolitaine, défilant au côté de la population. Les médias n’ont rapporté ni agression verbale, ni physique à leur encontre. C’est dire que le débat se situe à un autre niveau. Ceci est clair dans l’esprit de tout guadeloupéen.
Ce «La Guadeloupe aux guadeloupéens» qu’évoque nos collègues, est l’ébauche d’une prise de conscience collective. La population commence à évaluer son erreur passée. Décembre 2003 elle votait non au changement de statut qui lui offrait davantage de pouvoir décisionnaire.«La Guadeloupe aux guadeloupéens» c’est une Guadeloupe qui  comprend la nécessité de ne plus dépendre de décisions prises dans l’hexagone. «La Guadeloupe aux guadeloupéens» n’est pas une Guadeloupe raciale c’est une Guadeloupe qui se veut équitable dans les possibilités qu’elle offre à tous, sans distinction de classe ni de race.
Nous tenions à clarifier les choses pour nos consoeurs et confrères d’origine métropolitaine afin de dissoudre toutes polémiques.
Le SDILG n’a pas fait appel à la grève des professionnels de santé ne voulant à aucun moment mettre en danger la population malade ni mettre en cause la responsabilité des professionnels de santé. Nous nous devons d’assurer une continuité de nos soins, ceci quelles que soient les circonstances. Mais  ce mouvement parce qu’il est populaire ne peut être ignoré de certains. Une mauvaise perception de ces maux, comme une analyse du mouvement décalée de la réalité, ne pourraient qu’attiser de vieilles rancoeurs. »


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André-Jean Vidal
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