Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 13:34
LES DEUX PRESIDENTS PRENNENT LA MAIN

Samedi, MM. Gillot et Lurel, respectivement président du conseil général et du conseil régional, ont donné une conférence de rpesse afin d'expliquer ce qu'ils peuvent faire pour aider à solutionner le conflit social — et politique — qui blqoue la Guadeloupe.



Voici leurs deux déclarations solennelles :

Jacques Gillot :

Mes chers compatriotes,
Depuis bientôt un mois, notre Guadeloupe vit un mouvement social sans précédent, et dont personne, pas même ceux qui l’ont initié, n’avait imaginé l’ampleur, la durée et la portée.
En disant cela, je veux surtout affirmer que ce mouvement social n’est pas la cause, mais bien la conséquence d’une Guadeloupe qui a mal.
Une Guadeloupe qui doute de la capacité des pouvoirs publics à apporter des réponses adaptées à ses problèmes.
Une Guadeloupe tiraillée entre la légitimité de la rue, la légitimité des urnes, la légitimité des institutions et celle de l’Etat.
Une Guadeloupe déchirée par les dommages collatéraux d’une mobilisation dont elle partage les motivations mais dont elle tarde à voir l’aboutissement.
Une Guadeloupe qui éprouve le sentiment profond d’être dans l’impasse, tout simplement.
Jamais département français n’avait connu un mouvement social d’une telle ampleur !
Jamais le peuple guadeloupéen n’avait exprimé avec une telle force son désir de dignité !
Et jamais les pouvoirs publics n’avaient à ce point été placés au pied du mur, face à leurs responsabilités.
Nul ne peut contester que les élus ont été les premiers à prendre leur part de responsabilité en proposant des solutions et des réponses concrètes aux revendications du LKP.
Et nul ne peut nier, non plus, que l’on a tardé à comprendre que face à des enjeux aussi complexes, la méthode de travail proposée des le départ par les élus était la seule viable,
Mais nous n’en sommes plus là, il y a aujourd’hui un pays qui souffre, qui est à genoux et qui attend depuis 25 jours de sortir de la crise.
Dieu merci nous avons pu jusqu’ici éviter les dérapages, mais qu’en sera-t-il demain ou après demain au fur et à mesure que l’exaspération se conjuguera à la frustration ?
Face à un Etat qui va de dérobades en effets d’annonce comme s’il ne prenait pas la mesure de ce raz de marée social qui traverse la Guadeloupe, et désormais tout l’outremer,
Face au constat de partenaires sociaux qui sont dans l’impossibilité manifeste de s’écouter, de dialoguer et de construire ensemble,
Face à l’indiscutable enlisement de la négociation, prolongé par la décision du Président de la République de répondre à l’urgence …par la création d’un comité interministériel qui se réunirait dans quelques mois,
Face au risque palpable de revivre les pages les plus sombres d’une Histoire tourmentée,
Les responsables politiques que nous sommes ne peuvent rester assis à regarder le pays se consumer à petit feu dans l’attente d’un accord qui tarde à se concrétiser.
Et c’est donc bien aux élus qu’il appartient d’apporter en toute humilité les réponses politiques qui, je l’espère, faciliteront la sortie de crise.
Premier objectif, donc, renouer les fils du dialogue :
Les rencontres officielles ou informelles, tout comme les interventions des médiateurs, confirment toutes l’extrême difficulté d’aboutir à un accord entre les partenaires sociaux, dans un contexte où l’Etat est largement revenu sur les engagements qui avaient été pris en son nom par le secrétaire d’Etat à l’outremer.
Les discussions sont pour l’instant bloquées sur la question de la revalorisation des bas salaires, qui engage avant tout l’Etat et les partenaires sociaux dans le cadre du pré-accord négocié le week-end dernier.
Pourtant, les discussions ont avancé sur certains points de la plateforme de revendications du LKP, en particulier sur la baisse des produits de première nécessité, sur la question des transports, sur l’observatoire des prix, sur le foncier et sur bien d’autres sujets.
Il est évident que ce qui bloque actuellement c’est l’engagement de l’Etat d’un côté, et le nécessaire effort de certains patrons de l’autre
Mais, mes chers compatriotes, il est aussi évident que la Guadeloupe n’a pas les moyens d’attendre les quelques semaines que nécessitera la finalisation de cet accord salarial.
C’est pourquoi nous formulons la proposition suivante :
Nous proposons tout d’abord de réaffecter une partie des primes exceptionnelles de 150€ mises en œuvre par la région et le département afin d’assurer la prise en charge durant trois mois d’une augmentation d’au moins 100€ des 40000 salaires les plus bas.
L’objectif, c’est de donner à la négociation un délai suffisant pour aboutir à un accord interprofessionnel harmonisé sur les salaires, qui permette à chaque entreprise de participer à cet effort de revalorisation en fonction de sa taille et de ses capacités.
En clair, nous proposons d’anticiper la hausse des bas salaires pour nous donner le temps de finaliser l’accord salarial
La contrepartie, c’est bien sûr que le collectif accepte, non pas de mettre un terme à un mouvement dont, je l’ai dit, nous partageons nombre des revendications, mais de permettre petit à petit à la Guadeloupe de se remettre au travail, en favorisant notamment en priorité la reprise des activités scolaires.
Notre deuxième objectif consiste à faire entendre notre voix au plus haut niveau afin d’obtenir de vraies réponses de l’Etat et surtout le respect des engagement qu’il a pris:
La Guadeloupe a droit à l’égalité avec tous les départements français, mais dans le même temps les handicaps auxquels nous sommes confrontés justifient l’application de dispositifs dérogatoires du droit commun.

Chacun sait que la crise que nous traversons exige des engagements fort de l’Etat, au delà du droit commun.

Le Président de la république l’a d’ailleurs lui même  reconnu en affirmant que la question de la meilleure répartition des richesses revêt une importance toute particulière en outremer.

Alors Prenons-le au mot, et demandons-lui d’apporter des réponses qui soient à la hauteur des questions posées car la Guadeloupe, et plus largement l’outremer attend de l’Etat qu’il lui parle au présent et pas dans quelques mois

C’est pourquoi nous lançons un appel solennel à la constitution d’un véritable front social et politique antillo-guyanais, voire de tout l’outremer, rassemblant les exécutifs et les parlementaires de chaque département aux côtés des forces sociales en mouvement.

Et puisque le Président de la République lui même affirme que la Guadeloupe et la Martinique ne sauraient subir des différences dans les valeurs d’équité et d’égalité que porte la République, nous lui demandons solennellement de donner toute sa place à la voix de nos territoires à l’occasion de la rencontre avec les partenaires sociaux qui se déroulera le 18 février prochain à Paris.


Puisque son ambition est d’assurer avec la LODEOM un développement endogène de l’outremer, créateur de richesse pour tous, nous lui demandons d’autoriser l’examen de ce texte selon la procédure d’urgence afin qu’il soit applicable dès juillet.

Et c’est d’ailleurs à la faveur de ce texte dont l’examen est prévu dans trois semaines au Sénat que nous formulerons, en lien avec les partenaires sociaux, une série d’amendements qui contribueront à aider le tissu économique guadeloupéen à se développer en intégrant l’impératif de revalorisation des bas salaires.

Notre demande au Président de la République dans ce contexte est simple : que le gouvernement tienne ses engagements et accepte de porter ces amendements en sorte d’améliorer considérablement l’environnement des entreprises guadeloupéennes, et plus largement de l’outremer.

C’est, vous l’aurez compris, toute la portée de l’audience que nous sollicitons du Président de la République en milieu de semaine prochaine
Enfin, mes chers compatriotes, dernier objectif : jeter les bases de l’élaboration d’un nouveau contrat social
Tout le monde en est conscient, c’est un peuple qui est en marche aujourd’hui !
Et la revendication de la revalorisation des bas salaires à hauteur de 200€ n’est pas une fin en soi, car elle est en réalité le flambeau d’une demande beaucoup plus profonde de la société guadeloupéenne : une demande d’avenir.
Oui, cette revendication n’est que le début, car on voit bien que les questions de fond qui sont posées renvoient indéniablement à une refonte globale de notre modèle de société.
Remise en question d’une Guadeloupe à deux vitesses,
Remise en question de l’action et de la perception du rôle des élus,
Remise en question de notre modèle économique et de notre rapport au travail,
Remise en question de notre rapport à nous mêmes et à notre histoire tourmentée,
Remise en question de la notion d’entreprise guadeloupéenne,
Remise en question de notre capacité collective à ré-enchanter l’avenir,
Ce mouvement à mis en exergue la nécessité d’une véritable catharsis de la société guadeloupéenne : il faut tout remettre à plat et tout reconstruire ensemble en passant un nouveau contrat social
Et Il n’y a qu’une seule réponse politique possible à la crise que nous traversons, c’est d’entamer un vaste chantier collectif qui mobilisera la société guadeloupéenne dans toutes ses composantes durant les mois à venir.
L’objectif est clair : remettre à plat, point par point, j’allais dire pierre par pierre, l’ensemble des éléments constitutifs de la maison Guadeloupe et jeter les bases de  nouvelles fondations, plus solides, plus solidaires et surtout partagées par tous.
Et c’est pour cela que nous nous proposons de réunir le congrès des élus départementaux et régionaux de façon mensuelle à compter du mois de mars sur tous les sujets qui concernent de près ou de loin l’avenir de la Guadeloupe :
Qu’il s’agisse des rapports sociaux,
Du développement économique et de l’emploi,
De la jeunesse et des débouchés que nous lui offrons,
Qu’il s’agisse de l’autosuffisance alimentaire et de l’indépendance énergétique,
De la culture qui peut être un vecteur de développement économique,
De l’éducation que nous donnons à nos enfants à travers le système scolaire ou la place de la famille,
Qu’il s’agisse tout simplement de redonner du sens à la politique et aux institutions,
Nous sommes prêts à lancer ce vaste chantier en réunissant chaque mois le congrès des élus départementaux et régionaux sur une thématique spécifique en y associant l’ensemble des forces vives, les partis politiques, les acteurs économiques et tous les citoyens.
Faire que les guadeloupéens acceptent de se tendre la main les uns aux autres,
Faire que chacun se demande au quotidien : et moi qu’ai je fait pour mon pays ?
Rompre les chaines mentales qui nous empêchent d’avancer en nous dressant les uns contre les autres,
Telle est l’ambition que nous partageons pour faire de la Guadeloupe un endroit meilleur.


Victorin Lurel :

Mes chers compatriotes,
La Guadeloupe connait depuis 4 semaines un mouvement social de grande ampleur, le dire est une lapalissade. Ce mouvement a permis de mettre en lumière des abus dans certains secteurs de notre économie, j’allais presque dire dans la plupart des secteurs. Il a également permis des avancées, des avancées vers davantage de transparence dans ces secteurs. La récente baisse des prix du carburant en atteste. En cela, nous élus et pardonnez moi de le dire Jacques Gillot et moi-même, avons approuvé le mouvement. Et nous resterons mobilisés pour continuer à dénoncer et à contribuer au démantèlement des monopoles et de leurs rentes de situation qui étranglent les guadeloupéens et étouffent le développement de notre économie insulaire.

Ce mouvement a également permis d’obtenir l’accélération de la mise en place de dispositifs sociaux, comme le RSA qui permettront de soulager la souffrance des plus démunis. Et rappelez vous le combat que nous avons tous conduit qui à la tribune du Sénat Jacques GILLOT, qui à la tribune de l’Assemblée nationale, votre serviteur, lorsque nous demandions l’application immédiate de ce nouveau dispositif. Sans succès. Nos collectivités dans la mesure de leurs moyens financiers ont également décidé de faire des efforts substantiels pour les foyers les plus modestes et pour participer à la réduction des prix des produits de premières nécessités. Vous connaissez le dispositif, c’est au total, 54 M€ donnés par les communes, le Département et la Région. 20 M€ pour le Département, 34 M€ avec les 12 M€ d’octroi de mer, aujourd’hui réduit à 7M€ puisque à la demande même des partenaires, du collectif et des entreprises, la taxe sur le gasoil est différée puisque nous avons obtenu des baisses significatives, et j’image qu’il y a  d’autres dividendes à engranger en matière pétrolière.
Plus que jamais les élus que nous sommes, les élus que, vous, Guadeloupéens avaient désignés pour conduire les affaires du pays, restons mobilisés pour améliorer votre quotidien et pour lutter contre toutes les injustices et toutes les inégalités.

C’est ainsi que nous restons à la disposition des partenaires sociaux pour les aider à trouver un accord salarial équilibré, et je peux vous assurer qu’on n’a pas ménagé nos efforts ni notre énergie, ni notre temps, et parfois nos nuits pour tenter de raccorder les parties. Et cela devient de plus en plus nécessaire maintenant que l’Etat vient de dire qu’il ne lui appartenait pas de financer les augmentations de salaires du secteur privé.

Nous avons d’ailleurs des propositions concrètes à faire aujourd’hui, le conseil régional et le conseil général plus unis que jamais, et vous me permettrez de rendre un hommage à Jacques Gillot et au tandem que nous formons, nous avons passé quelques tempêtes mais nous continuons à résister et ce n’est pas faute de quelques tentatives de division des exécutifs que nous sommes. Je rends un hommage à Jacques Gillot pour la qualité des relations, la résistance opposée aux petites méchancetés et si j’ose dire à la difficulté de la situation présente.
Nous avons combattu une malédiction si j’ose dire, presque fatalement ces deux collectivités devaient s’affronter, nous sommes encore là pour proposer au nom de nos deux collectivités les propositions qui consistent à dire puisque tout est en panne et bien nous acceptons d’octroyer : une prime salariale de 50€ chacun, 50 pour le conseil régional et 50 pour le conseil général au total 100€, une forte contribution pour atteindre les 200 €, à tous les salariés qui touchent un salaire inférieur à 1,4 SMIC. Calcul fait, cela concerne à peu près 40.000 salariés. Que cette prime salariale se fera sur 3 mois, mars, avril, mai, on peut même trouver une soudure pour juin, puisque le patronat a fait quelques propositions qui ne sont pas de nature à débloquer la situation et bien les deux collectivités proposent, puisque l’état s’est retiré et a renié sa parole.

 Et vous me permettrez de dire que ce que j’entends et ce que je lis dans la presse nationale, ce n’est pas juste. Autant j’ai défendu quelque part le courage du ministre mais autant Jacques GILLOT était là et moi-même, le collectif LKP, le patronat, nous pouvons témoigner, qu’un accord avait été négocié et même accepté. J’ai même participé à la rédaction avec le patronat d’une sorte de codicille qui devait et qui apparemment avait l’agrément de Matignon. Et donc autant je respecte notre ministre, mais je n’aimerais pas pour d’autres motifs que nous pouvons comprendre la parole donnée. Une parole c’est mieux qu’un contrat. Et cette parole avait été donnée, elle avait même été lue publiquement par un préfet de Région. Mais c’est dernière nous ce n’est pas la peine épiloguer. Le temps est à la positivité, nous proposons cette prime et singulièrement pour les TPE, les PME et les PMI.
Pendant ces trois mois nous ferons la soudure entre cette période et le vote de la LODEOM, qui est la loi d’orientation pour le développement économique des Outremers. Jacques Gillot et moi, et je suis presque sûr que les autres parlementaires seront d’accord, au-delà de ce qui avait été demandé dans un premier temps, un report du vote de l’examen cette loi, compte tenu des engagements que le ministre a pris avec nous, j’espère qu’il n’y aura pas de reniement, là, compte tenu de la déclaration du premier ministre Monsieur Fillon, nous demandons qu’il y ait une déclaration d’urgence sur le texte. Qu’il y ait donc une lecture au Sénat, ça commence le 10 mars au Sénat, une lecture à l’Assemblée nationale avec les amendements que j’ai ici, que nous avons préparé, que nous allons améliorer qui seront très bientôt déposés pour alléger singulièrement et significativement les charges d’exploitation de nos entreprises.

Nous sommes convaincus que cette soudure par préfinancement d’une prime salariale de trois mois est de nature à rapprocher les partis. C’est une perche tendue et au collectif et au patronat pour leur permettre de trouver au cours de cette période les voies et les moyens d’un bon accord, un accord équilibré.
Nous demanderons également, Jacques Gillot vous le dira une coalition, une meilleure coordination avec les présidents des DFA, Martinique Guyane Guadeloupe. ET si la Réunion veut se coaliser avec nous ce serait parfait.

Toutefois, en notre qualité d’élus responsables, soucieux du respect de la démocratie et de l’intérêt général du pays, nous estimons qu’il convient d’éviter aujourd’hui d’entrer dans une logique qui serait contraire à nos intérêts. Nous estimons aussi que les enfants doivent pouvoir aller à l’école, que les Guadeloupéens doivent pouvoir se déplacer et que l’activité doit pouvoir fonctionner plus normalement.
Vous le voyez, nous demandons des assouplissements au mouvement de grève générale. Nous ne demandons pas l’arrêt de la mobilisation puisque des avancées significatives ont été obtenues, sur une centaine de points. Mais sur le point nodal et crucial, les choses ne se sont pas dénouées. Et donc, nous demandons avec la proposition qui est faite d’octroyer une prime salariale de trois mois aux salariés percevant moins de 1,4 fois le SMIC, dans les TPE et PME, PMI, et bien nous demandons un assouplissement pour que le pays vive plus normalement.
Nous appelons donc à la reprise des cours dans les établissements scolaires, à la reprise des activités et bien entendu nous appelons aussi au respect mutuel entre toutes les composantes humaines de notre société ainsi qu’au respect mutuel de tous les partenaires. Qu’ils soient du côté salarial, que du côté patronal.
Vous me permettrez d’ajouter puisque nous avons entendu de manière lancinante, de manière récurrente, les appels des uns et des autres, venant apparemment du fonds de la société, qu’il faut un projet guadeloupéen, et que les cadres peut-être étriqués du statut actuel seraient devenus aujourd’hui insuffisants, ou seraient arrivés peut être au bout de ses ressources ou de ses possibilités. Que nous vivons au-delà de la crise économique, au-delà de la vie chère, au-delà de la question du pouvoir d’achat, nous vivons une crise de société, d’aucun appelle cela une crise sociétale, et que l’argent ne va pas traiter ces bobos là, et qu’il convient donc d’être à l’écoute. C’est bien le rôle des élus que nous sommes, d’être à l’écoute, d’entendre, de comprendre d’approuver et parfois mieux encore de précéder.
Vous connaissez ma posture sur le sujet, contrairement à ce que d’aucun pense, que je soignerais uniquement une échéance, celle de 2010. Je pense que c’est une erreur fondamentale pour convaincre la population guadeloupéenne d’organiser des congrès et des référendums avant les échéances normales. Mais compte tenu de ce qui monte du fonds et des tréfonds de la société guadeloupéenne, j’appellerai avec Jacques Gillot à ce que nous fassions des états généraux ou les assises de la société guadeloupéenne, pour définir qu’elle sera la Guadeloupe de demain que nous voulons. Quelle est la Guadeloupe que nous voulons ? Et s’il faut réunir pour cela tous les congrès qu’il convient pour en discuter et bien nous le ferons, sitôt cette crise dénouée. Et que si nous voulons être sincères avec nous même et ne pas faire un coup politique, pour dire que j’ai la paternité de tel ou tel appel et que j’ai été au devant des aspirations populaires.
Si nous voulons véritablement convaincre la population guadeloupéenne qui est le décideur en dernière instance, contrairement à ce qui se passe dans l’hexagone, nous devons nécessairement passer par une consultation de type référendaire. Quel que soit ce que monsieur Balladur fera. Si nous voulons réussir, nous ne pouvons le faire qu’ensemble, c'est-à-dire gauche et droite réunies. Et non pas dans des individualités, des personnalités qui croient entraîner dans leur sillage le peuple guadeloupéen. Si nous voulons avoir l’adhésion populaire, donc emporter leur adhésion, donc bénéficier de leur confiance, il nous faut être unis.
Il nous faut trouver un projet consensuel et pour cela il faut réfléchir, donc pour cela appeler à des états généraux ou à des assises de la société guadeloupéenne qui prépareraient un projet nouveau, qui définirait la Guadeloupe de demain. Nous le ferons sitôt cette crise dénouée, et si nous arrivons à trouver les voies et les moyens de manière consensuelle entre droite et gauche. Si le Congrès est une instance nécessaire, je pense qu’il sera nécessaire pour réfléchir, presque pour faire du brainstorming collectif, pour mettre en place les armatures fondamentales d’un projet pour la Guadeloupe de demain. Nous le ferons. Voilà ce que nous voulions dire sur l’aspect politique.
Merci de votre attention




Commentaire : il est à noter que le nom de Jacques Gillot est prononcé une dizaine de fois par Victorin Lurel. Le président Gillot ne cite pas une seule fois Victorin Lurel... Même en période de crise la politique se poursuit.

Partager cet article

Repost 0
André-Jean Vidal
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de André-Jean Vidal
  • : Revue de l'actualité politique locale
  • Contact

Texte Libre

Recherche

Liens