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16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 19:22
Libération de tous les interpellés (source judiciaire)
Hier ,en fin de matinée, plusieurs centaines de personnes se sont mobilisées autour du commissariat central, rue Gambetta, à Pointe-à-Pitre. C'est là qu'ont été conduits la plupart des militants syndicaux interpellés sur les barrages du Gosier et de La Boucan/Sainte-Rose. La cinquantaine de grévistes et manifestants guadeloupéens ont été libérés à la mi-journée, a annoncé une source judiciaire, en précisant que dix d'entre eux étaient convoqués devant la justice en juin.

Plusieurs interventions avaient été faites en leur faveur tout au long de la matinée :
VICTORIN LUREL
« Au moment où je parle, les incidents et les dérapages se multiplient en plusieurs points du territoire guadeloupéen.
En ma qualité de président de Région, j’appelle solennellement l’ensemble de la population à garder son calme et son sang froid. J’appelle également toutes celles et ceux qui s’expriment à savoir raison garder.
La montée aux extrêmes à laquelle nous sommes en train d’assister porte en elle les germes d’une défaite qui serait notre échec à tous.
Je condamne par avance toutes les violences et tous les dérapages, d’où qu’ils viennent. La mobilisation pour obtenir la satisfaction des légitimes revendications peut se poursuivre sans en arriver à des violences dont la Guadeloupe toute entière souffrirait.
J’appelle le représentant de l’Etat à ce qu’il conserve l’attitude responsable dont il a fait preuve depuis le début du conflit dans sa mission de maintien de l’ordre, puisqu’en 28 jours de mobilisation, il n’y a eu absolument aucun incident.
J’appelle aussi les responsables du LKP, mais aussi les milliers de Guadeloupéens qui se reconnaissent dans ce mouvement à faire preuve de modération en poursuivant leurs manifestations sans entraver les libertés individuelles et le droit d’aller et de venir sur le territoire.
Le reniement du gouvernement et de l’Etat qui a entraîné la Guadeloupe dans cette situation d’impasse a généré une colère et une exaspération auxquelles le gouvernement doit répondre dans les plus brefs délais. Et en aucun cas par une attitude de répression.
La matraque ne remplacera jamais la table des négociations. Je regrette que les mains tendues des deux collectivités n’aient pas été saisies par le collectif et par le patronat. C’est pourtant tous ensemble, et seulement tous ensemble, que nous pourrons trouver une issue à une paralysie qui chaque jour porte un peu plus atteinte à notre avenir.
Il y a aujourd’hui urgence. Ma place est encore à la table des négociations. Je n’hésiterai cependant pas à descendre dans la rue, en dernière extrémité, si le gouvernement persiste encore plus longtemps dans sa surdité et son mépris à l’égard de la Guadeloupe. »

JACQUES GILLOT
« Je suis profondément choqué par les évènements qui se sont déroulés ce matin en Guadeloupe et particulièrement au Gosier.
Depuis le début, cette mobilisation du peuple guadeloupéen s’est toujours déroulée dans le calme, le respect et la dignité.
Je répète que les revendications portées par le peuple guadeloupéen sont justes, et que le Président de la République lui même a reconnu qu’il y avait une Guadeloupe à deux vitesses.
Depuis ce matin les évènements prennent une tournure qui risque d’embraser la Guadeloupe, et je peux vous dire que je crains le pire.
C’est pourquoi Je demande solennellement au Gouvernement de tenir les engagements qui ont été pris au nom de l’Etat par Mr Jégo.
Nous demandons au Président de la République, conformément à la demande d’audience que nous avons formulée depuis samedi, de recevoir en urgence une délégation des élus de la Guadeloupe pour que l’Etat apporte des réponses qui permettront une sortie de crise rapide.
Je lance un appel au peuple guadeloupéen en lui demandant de ne pas céder aux provocations, de poursuivre sa mobilisation dans la dignité et la sagesse
Et je demande à tous les élus, aux maires, aux conseillers municipaux, aux conseillers généraux, aux conseillers régionaux, aux parlementaires de descendre dans les rues pour faire rempart contre la violence et l’embrasement de la Guadeloupe.
Il ne faut pas répondre à la violence par la violence mais par la dignité et la mobilisation pacifique. »


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André-Jean Vidal
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