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26 février 2009 4 26 /02 /février /2009 23:50
Les patrons refusent « la violence ambiante »

Les patrons ne se sont pas déplacés en négociation hier après-midi.
Ils dénoncent le climat de violence qui règne sur celles-ci.
Ils accusent le préfet Desforges de laisser faire.


Hier après-midi, à la reprise des négociations entre le patronat et les syndicats de Liyannaj kont pwòfitasyon (LKP), pas de Médef, pas de CGPME, pas de FAPHT, pas de GHTG, pas de FTPE, ni de FBTP, ni de MPI, pas d'UNAPL. Bref, sous ses sigles, il y a un ensemble d'organisations patronales qui représentent des entreprises qui emploie un certain nombre de salariés.
En dehors de l'absence de l'emblématique — a-t-il réellement cherché cette célébrité ? — Willy Angèle, que faut-il déduire de cette posture ?
Un communiqué, puis une conférence de presse tenue en fin de journée en donnent les raisons : « Nous dénonçons, disent les patrons, le climat d'intimidation et de violence qui règne dans les réunions de négociation convoquées par l'Etat et sous la présidence du préfet. »
On savait depuis la veille que la dernière rencontre avait été particulièrement tendue. « Pendant toutes les négociations, les insultes et les agressions verbales de la part du LKP ont été permanentes, dit-on au Médef. Hier (mercredi), une escalade sans précédent a eu lieu. En pleine négociation, le président du Medef (Willy Angèle) a été victime d’une nouvelle agression de la part d’Elie Domota (porte-parole du LKP) qui n’a pas hésité à sauter par-dessus la table de négociation pour venir le frapper. Tout cela en présence du préfet qui n’a rien fait et n’a pas dénoncé des agissements. » Il semblerait que l'intervention dans un premier temps de Jean-Marie Nomertin (secrétaire général de la CGTG), qui s'est interposé pour calmer son camarade, ait permis d'éviter le pire, l'agression physique. Un autre patron dit avoir été menacé d'un coup de chaise...

« Comment parler de dialogue social ? »
« Seule l’intervention du GIGN a permis au président du MEDEF de sortir sans coups et blessures. Ces procédés sont inacceptables : tant de la part des syndicats que du préfet qui est garant de l’intégrité, de la sécurité et du respect de ceux qu’il convoque à la table des négociations. Comment parler de dialogue social et de négociations lorsque l’on laisse s’installer un climat d’insultes et de  violences ? », s'étonne-t-on au Médef.
On y rappelle : « Toutes les méthodes de blocage de la Guadeloupe — barrages routiers, fermeture des stations d’essence, des commerces, violences physiques envers les chefs d’entreprise et de tous ceux qui prétendaient résister à leurs diktats —, ont été utilisées. Aujourd’hui que le LKP a satisfaction, c’est la surenchère. Durant toutes les négociations, le LKP n’a fait aucune proposition et s’est contenté de répondre invariablement qu’il voulait 200 euros. Aujourd’hui qu’il a obtenu ces 200 euros pour tous les salariés ayant moins de 1.4 fois le SMIC, il demande plus. On peut donc se demander quel est l’objet de cette asphyxie générale de la Guadeloupe depuis 38 jours. Pourquoi tant de souffrances infligées à notre population. Quel but est donc recherché par le LKP ? »

A prendre ou à laisser
Les organisations patronales qui ont décidé de ne plus se rendre à la table des négociations tant que l'Etat n'aura pas pris toutes les dispositions nécessaires pour assurer la sécurité des participants affirment que la proposition qu'elles ont faites mercredi « est l'ultime proposition » : « Il n'y en aura pas d'autre. Chaque jour qui passe de plus en plus d'entreprises en grande difficulté prennent des mesures de chômage, de licenciement ou se rapprochent du dépôt de bilan. Nous appelons chacun à revenir à la réalité et à accepter cette proposition. »
Quels sont les termes exacts de cette proposition du patronal sur laquelle buttent les négociations ? « Tandis que l'Etat est revenu sur ce qu'il avait dit, tandis que le LKP n'a fait aucune proposition, notre dixième proposition vise à accorder un bonus de 50 à 90 euros par salarié, de 1 à 1,4 Smic, selon la taille de l'entreprise et à procéder à une augmentation de salaire de 3% pour les autres salariés jusqu'à 2 Smic. Avec l'aide de l'Etat et des collectivités, c'est une augmentation de 200 à 240 euros par salarié qui est ainsi obtenue. »
André-Jean VIDAL


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