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27 février 2009 5 27 /02 /février /2009 00:07
Reprise tendue des négociations en l'absence du Medef
   
Les négociations ont repris jeudi à Pointe-à-Pitre en présence du préfet, des médiateurs, du LKP mais en l'absence du Medef et d'autres fédérations patronales qui dénoncent « le climat d'intimidation et de violence qui règne dans les réunions ».
Les discussions ont commencé vers 16 h 30, avec deux heures de retard.
Le Medef, la CGPME et six autres organisations patronales ont affirmé dans un communiqué que la réunion de négociations de la veille avait donné lieu à « une escalade sans précédent », expliquant ainsi leur refus de venir.
Le président du Medef, Willy Angèle, affirme avoir « été victime d'une nouvelle agression de la part d'Elie Domota (le leader du LKP) qui n'a pas hésité à sauter par-dessus la table de négociation pour venir le frapper ».
« Tout cela en présence du préfet qui n'a rien fait et n'a pas dénoncé des agissements » poursuit le texte qui affirme que « seule l'intervention du GIGN a permis » à M. Angèle  « de sortir sans coups et blessures ».

« Les masques tombent »

« C'est pas grave. M. Angèle, il dit ce qu'il veut, il fait ce qu'il veut », a répondu à la presse M. Domota à propos des accusations de M. Angèle, sans pour autant les démentir.
Les organisations patronales se disent prêtes à « retourner à la table des négociations » pour signer un accord mais uniquement basé sur leur « dixième proposition » (avec une augmentation de 50 à 90 euros des salaires de leur côté) et ce dès que « l'Etat aura pris toute disposition pour assurer la sécurité des participants ». « Il n'y aura pas d'autre proposition », préviennent-elles.
Pour M. Domota, l'absence du Medef n'empêche pas la signature d'un accord car il est minoritaire, « ne représentant que 4 000 sur 80 000 salariés ».
Juste après la reprise des débats, deux dirigeants du LKP sont sortis pour s'exprimer devant les quelques centaines de personnes rassemblées devant les Affaires maritimes, où ont lieu les négociations, pour soutenir, au son des tambours, la délégation de l'intersyndicale.
L'un d'eux, Patrice Tacita, a affirmé que l'accord qui pourrait être conclu dans la journée ferait l'objet d'un arrêté préfectoral qui s'imposerait à toutes les entreprises, signataires ou non.
Selon lui, l'absence du Medef est l'illustration d'un « système oligarchique » où certains « refusent de partager les richesses », citant les noms de familles békés. « Les masques tombent », a-t-il dit.
Sûrement.

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André-Jean Vidal
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rachel 27/02/2009 00:52

"l'accord qui pourrait être conclu dans la journée ferait l'objet d'un arrêté préfectoral qui s'imposerait à toutes les entreprises, signataires ou non," dixit P Tacita.
ça c'est de la négociation musclée et téléguidée ! A ce propos, on ne l'entend plus trop, le préfet...

André-Jean Vidal 09/03/2009 01:07


Il réfléchit à une nouvelle affactation. Ça urge !


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