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1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 13:39
FÉLIX ÉBOUÉ ET LA GUADELOUPE

Félix Eboué (1884-1944), Ce noir ardemment français


Ce matin, 27 février, je décide de prendre un petit temps pour moi, avant de partir au bureau à jarry. Je m'adonne alors la lecture d'un livre qui me procure pas mal de plaisir : Ces noirs qui ont fait la France, du chevalier Saint-Georges à Aimé Césaire, de Benoït Hopquin, janvier 2009, ed. Calmann-Lévy (@lire), nous dit Betty Fausta.

Je reprends à la page 192, passage qui annonce les conditions entourant la naissance de ce démocrate français dans les terres de Guyane, portant statut de colonie à l'époque (26 décembre 1884). J'apprends à découvrir un peu plus ce résistant de la première heure de la seconde guerre mondiale. Je découvre un homme engagé et téméraire qui n'hésita pas en écrivant en tant que haut fonctionnaire de la Colonie en Afrique une directive pour une « nouvelle politique indigène en Afrique Equatoriale » où il exhorte le pouvoir colonial à respecter les us et coutumes locales.

Je m'arrête émue par un passage fort du gouverneur (équivalent préfet) Félix Eboué en Guadeloupe, page 201, qui me ramène à la situation de conflit, de grève générale que nous vivons actuellement :
[...] La mission ne se présente pas comme une sinécure. L'île est en ébullition, secouée de grèves et de et de manifestations qui virent aux émeutes meurtrières. Le gouverneur parvient à apaiser les tensions. Son doigté mais aussi la couleur de sa peau l'aide dans sa tâche pacificatrice. « Jai l'impression d'avoir sauvé la Guadeloupe de la Jacquerie, simplement par la présence et la parole », écrit-il à René Maran [...].
A la page 207, un autre passage résonne encore plus à mon émotion, un extrait de la conférence de Brazzaville [...] qui entend refonder la relation entre la métropole et ses colonies. « Les territoires africains doivent être acheminés vers la décentralisation administrative et la personnalité politique », estime le gouverneur. Ouvrant la conférence, de Gaulle abonde dans son sens : « Chaque individu lève la tête, regarde au-delà du jour et s'interroge sur son destin. En Afrique française, comme dans tous les territoires où des hommes vivent sous notre drapeau, il n'y aurait progrès qui soit un progrès, si les hommes, sur leur terre natale, n'en profitaient pas moralement et matériellement, s'ils ne pouvaient s'élever peu à peu jusqu'au niveau où ils seront capables de participer chez eux à la gestion de leurs propres affaires. »

Il y a dans ces extraits de deux républicains ayant en amour la patrie française et qui au-delà ont en valeur commune des valeurs universelles qui place le bonheur des hommes au centre de leurs actions.

Betty Fausta,
le vendredi 27 février 2009

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André-Jean Vidal
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