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19 avril 2009 7 19 /04 /avril /2009 17:56

TRIBUNE LIBRE
 
RÉFLEXIONS PRÉALABLES AUX ÉTATS GÉNÉRAUX  ET AU CONGRÈS DES ÉLUS
Par Nicolas Vion, président du GHTG

 
Depuis quelques jours on me presse, en tant que responsable dans le domaine
touristique, de donner, préalablement au Congrès des Élus et aux États
Généraux une vision, voire des orientations sur 
"quel tourisme pour la Guadeloupe" ?
 
Jusqu'à présent j'ai résisté fortement à plusieurs motifs.
 
Ce qui suit déplaira à plus d'un.
 
Mais comme CHURCHILL avait en son temps le courage de promettre avec
réalisme "des larmes et du sang", il faut avoir quand le temps est venu, 
"l'inconscience de dire ces vérités qui ne sont pas bonnes à dire".
 
Et pour rappeler ce qui est gravé sur le frontispice de l'Abbaye de Thélème :
 
FAIS CE QUE DOIT, ADVIENNE QUE POURRA
 
Pourquoi vouloir, une fois de plus parler du tourisme ?
 
Parce qu'il est des moments où l'histoire se cristallise en opportunités qu'il ne
faut pas rater, 
Parce qu'il est des instants où la vague est porteuse d'écume, 
Parce qu'il faut que les voix du silence osent exprimer, quand le temps est
opportun, quelques réalités face au tumulte.
 
La Guadeloupe vit un de ses moments spécifiques où l'histoire prend son souffle
et gonfle la voile, à charge pour le barreur de prendre le bon cap.
 
Pourtant, jusqu'ici,
 
I. Rapports, Colloques, Assises, n'ont pas été avares de production :
 
Nous savons à vrai dire que les bibliothèques de l’Assemblée nationale, du
Sénat, de la rue Oudinot et de Bercy croulent sous le poids des innombrables
rapports remis depuis des décennies sur l’Outre-mer en général ou par chaque
collectivité en particulier. Tous ont parfaitement diagnostiqué les problèmes en
présence, dont ceux ayant trait au tourisme. Localement et à Paris on ne compte
plus les incessants colloques, assises, assemblées où se produisent de doctes
experts, souvent extérieurs à la Guadeloupe, et qui viennent exposer
savamment les pathologies du grand malade ultramarin et de son tourisme.
                                                                            
Ce sont trop souvent des bavards incontinents qui déversent à chaque occasion
leur pédagogie stérile de consultants dont certains sont si peu consultés en
général, qu'ils ne peuvent même pas produire un bilan annuel révélateur d'un
chiffre d'affaires significatif sur plusieurs exercices.
 
Ce qui précède est partiellement d'Anna-Marie Le Pourhiet, professeur de
droit qui poursuit :
 
Tantôt ce sont les habituels plumitifs qui nous abreuvent de leur jargon
pédant et incompréhensible. Ils  nous expliquent ainsi refuser de «
s’enfermer dans une verticalité royale pour le moins involutive », et
proposent de prendre en compte « une réalité omnidimensionnelle,
laquelle devrait d’abord nous inviter à fixer l’impensable », puis d’« aller
en relations partenariales dans l’appétit d’un imaginaire libre », avant que
« d’aborder aux rives salubres du poétique » (Patrick Chamoiseau, Le
Monde, 14 mars 2009). 
Voilà qui fera assurément baisser les prix, le chômage et augmentera le
pouvoir d'achat !
 
Le GHTG, et sa Fédération, la F.APHT ont fourni en leurs temps des apports
touristiques, s'appuyant sur des résultats concrets et techniques du secteur,
avec des observations motivées sur un certain nombre de paramètres :
transports aérien maritime et routier, hébergements, environnement, emplois,
social, économie…. 
 
Ils ont alors émis humblement quelques remarques basiques pour un tourisme
de meilleur qualité, mieux accepté par la population, répondant mieux aux
attentes de la clientèle (qui pourrait être mondiale). 
 
Pour la F.APHT et le GHTG, le tourisme en Guadeloupe doit être un facteur de
développement des emplois et de valeur ajoutée plus grande, 
mais est-ce vraiment un sentiment partagé ?
 
Pour notre part, nous sommes convaincu que la Guadeloupe, plus que
beaucoup d'autres destinations, a en main des cartes majeures pour avoir un
destin touristique indéniable et envié, mais ce n'est pas suffisant.
 
On peur avoir du Gaz, mais sans Gazoduc, Méthaniers, stockage et usine de
traitement, terminal, on ne fait rien. Si un pays, pour une raison quelconque
(écologie, refus de pollution, respect de l'environnement naturel,…) décide de ne
pas réaliser les infrastructures indispensables, cette richesse latente demeure
inexploitée.
 
Il en est de même avec le tourisme en Guadeloupe à ceci près, que des
infrastuctures conséquentes existent aujourd'hui. Si elles ne sont pas
entretenues, d'abord par un flux suffisant de clients, elles vont se dégrader et
devenir obsolètes.
 
Or comme pour le Gaz, il suffit de fermer les vannes pour tarir l'apport.
 
Mais contrairement au Gaz, la vanne n'est pas facile à ré-ouvrir.
Pourquoi ? Parce que pour faire venir le tourisme il faut le séduire dans une
concurrence mondiale âpre, et il faut payer pour cela : promotion, salons,
publicité…
                                                                          
Si un territoire ne veut pas faire ce qui est INDISPENSABLE pour avoir une
industrie touristique économiquement viable, alors il se condamne lui-même au
profit de ses concurrents.
 
Et l'indispensable, c'est de SÉDUIRE, d'avoir une image irréprochable, un
accueil chaleureux, d'être capable de faire rêver, oublier ses soucis, se détendre
et savourer l'instant qui passe.
 
La Guadeloupe offre t'elle cela ?
 
A t'elle la volonté d'atteindre cette condition indispensable pour un tourisme
réussi parce qu'accepté ?
 
C'est une des nombreuses questions que n'ont cessés de poser depuis
plusieurs années le GHTG et sa Fédération, face à ceux qui critiquent sans avoir
jamais fait la preuve de leur capacité à réussir dans le tourisme.
 
S'il est vrai que nul n'est prophète en son pays, force est de constater que
jusqu'ici ces deux organisations sont plus écoutées hors de Guadeloupe, à Paris
et dans les Ministères, à la FEDOM et dans les autres DOM, qu'elles ne sont
appréciées in situe.
 
 
II .Quelques faits sont à souligner.
 
En tant que représentant du secteur touristique, je faisais partie, pendant les
évènements qui ont débuté le 20 janvier, de la délégation patronale, composée
de dix représentants, fasse aux dits représentants du LKP.
 
J'étais aux premières loges pour tenter de m'exprimer et pour observer.
 
Quelles remarques puis-je formuler maintenant ? :
 
21. D'abord il ne s'agit pas d'une grève de 44 jours, et ceci pour deux raisons :
 
Premièrement, Il n'y a eu pratiquement aucun gréviste dans l'hôtellerie pendant
tout le conflit, hormis les "grévistes professionnels habituels" qui font grève
quand on le leur demande, même si, dans leur entreprise un accord a été signé,
et qu'ils n'ont alors plus aucune raison rationnelle de ne pas reprendre le travail.
Certains n'ont pas repris le travail sans motif professionnel connu. 
 
Les preuves sont faciles à produire.
 
22. À ce sujet, il serait utile que les Services de l'État publient pour les mois de
février et mars 2009 le nombre d'heures de grève collectées et déduites des
feuilles de salaires. Ce nombre d'heures - et je ne doute pas que les leaders se
soient tous déclarés être grévistes – divisé par 151h 67 (horaire mensuel
correspondant à 35 heures hebdomadaires) nous donnerait le nombre réel de
grévistes salariés, avec une répartition des secteurs publics et privés. 
 
Par rapport aux chiffres que certains avancent, la différence serait constituée
alors de chômeurs, de retraités, d'indépendants, de femmes au foyer, de non-
productifs, hors demandeurs d'emploi, etc…
 
Cela donnerait une image représentative des mouvements de rue et permettrait
de trancher entre les querelles de chiffres.
 
Je ne doute pas que nous serions nombreux à vouloir observer ces résultats.
 
                                                                          
23. Deuxièmement, parce que, malgré la signature le 3 mars d'un accord par
des organisations minoritaires appelant à la reprise des activités, le conflit
perdure, perturbant durablement l'activité économique ce jour 9 avril, soit 80
jours après le début du conflit.
 
24. Parce qu'un certain nombre de Directions hôtelières sont encore harcelées à
ce jour pour signer un accord Bino, et quelles veulent disposer librement de leur
signature, ce qui ne semble pas du goût de ceux qui insistent au-delà de
l'imaginable. Ainsi Nouvelles Frontières vient de recevoir le 7 avril une lettre de
plus (la cinquième je crois) dans laquelle Mr LENDO décide dune réouverture du
site le 2 mai, sous condition de signature de la version accord Bino proposée par
Mr LENDO : C'est maintenant ce représentant du LKP qui déciderait de nos
dates de fonctionnement ? Espérons que le stade ultérieur ne sera pas le
contrôle de la caisse…. ?
 
25. Le dialogue véritable ne peut s'instaurer que dans le respect mutuel des
parties. Cela n'a pas été le cas. Insultes et menaces, agressions verbales
continuelles, tentative d'agression physique du Président du MEDEF dont nous
avons été les témoins, entraves à l'expression verbale, concrétisée par écrit
pendant les évènements, tout cela démontre une volonté évidente de refus du
dialogue du LKP, et leur détermination, confirmée par les propos sans
équivoque de leur leader, d'imposer leur vision manichéiste d'une société
composée de bons et de méchants, de profiteurs et d'exploités.
 
Remarquons que des insultes courantes comme "trou du cul", entendu ce soir 9
avril à la CCI, ne sont jamais que l'expression nauséabonde d'une bouche qui
exhale les puanteurs cruelles, comme le dit Baudelaire, d'un intellect qui baigne
plus dans la fange qu'il n'est éclairé par la spiritualité et la grâce. 
 
Ceux qui voudraient me persuader que la redondance des insultes qui sont
proférées n'est que l'expression d'une culture locale dont il faudrait tenir compte
ne parviendront pas à me convaincre, même si j'ai lu comme beaucoup "La
pesanteur et la grâce" de Simone Weil, car le culte de la pensée et du sensible
se situe, j'en suis intimement convaincu à un degré beaucoup plus élevé.
 
Face à ceux qui jugeraient ces propos dénués de tolérance, je répondrais que la
tolérance est souvent la justification facile et tragique de l'abandon et du
laxisme, et qu'on ne doit pas tout tolérer.
 
Il faut avoir des repères et des principes : passer outre n'est pas de la tolérance.
 
Cependant, face au refus du dialogue et aux insultes répétées, comment
envisager une Rénovation du Dialogue Social ?
 
Pourquoi le dialogue social existe t'il en Martinique et bloque t'il en Guadeloupe ?
 
Pourquoi l'accord de Martinique, que le Patronat Guadeloupéen aurait signé n'a
pas pu se concrétiser ici ?
 
Pourquoi a t'il fallu s'empêtrer dans un préambule inacceptable ?
 
Pourquoi fallait-il refuser avec autant d'obstination toute adaptation économique
à la réalité du contexte et des entreprises ?
 
L'extension de l'accord montrera que les observations du Patronat étaient
fondées.
 

Pourtant que de pressions n'a t'il subit au prétexte de la recherche d'un
compromis qui était injustifié !
 
L'économie a ses lois. Tous ceux qui ont voulu s'en affranchir, s'en sont mordu
les doigts, et l'histoire récente n'a pas pu occulter ces murs qui s'effondrent.
 
Comme l'exprime Anna-Marie Le Pourhiet :
 
Dénoncer la « profitation » de certains serait crédible si celle-ci n’était pas
la valeur la mieux partagée des sociétés d’outre-mer où chacun, du plus
humble RMIste au Béké, en passant par les fonctionnaires, les
syndicalistes et les élus locaux, fonctionne au passe-droit et au
clientélisme. 
 
J'ajoute :
 
Les plus humbles, ceux qui n'ont rien, ceux qui cachent leur pauvreté et
leur condition qui leur font honte, ceux qui serrent les dents sans rien dire
pour nourrir et élever leurs enfants, ceux qui répugnent à mendier, ceux qui
veulent s'en sortir par eux-mêmes dans la dignité et autrement que par
l'assistanat, les NOBLES et les obscurs, les Héros de notre société, ceux qui
connaissent tous les profiteurs qui les entourent, ont bien d'autres
préoccupations que le bruit et la fureur de quelques "beefsteackards"
protégés ou pas.
 
Lors des évènements, ceux qui parlaient du secteur privé appartenaient pour la
plupart au secteur public, l'un d'entre eux relevait du secteur libéral, et d'autres
étaient retraités.
 
Ils auraient tout à fait pu aborder la question des 40 % de la fonction publique,
au regard du vrai différentiel de vie chère, évalué selon certaines sources entre
18 et 28 %. Ils ne l'ont pas fait, c'est incontestable, et ne l'ayant pas fait, ils se
sont privés de transparence et de crédibilité concernant l'équité sociale.
 
Il était certes plus confortable intellectuellement (mais est-ce le mot exact ?) de
traiter les "AUTRES" de voleur, de faire psalmodier ce mot par la foule
complaisante. L'histoire est pleine de ces débordements populaires sans
retenue qui conduisent au bûcher ou à l'échafaud, dans l'injustice la plus criante. 
 
En l'espèce, il était plus facile de montrer du doigt la paille dans l'œil du voisin,
plutôt que d'observer la poutre qui aveuglait certains.
 
Aimé Césaire rappelait en 2005 : 
«Sortir de la victimisation est fondamental; c'est une tâche peu aisée.
L'éducation que nous avons reçue et la conception du monde qui en
découle sont responsables de notre irresponsabilité.»
 
Tant que l'Amour ne redeviendra pas le moteur du monde. Tant que
l'argent n'aura pas retrouvé son âme nichée dans le partage équitable, nos
peuples sombreront dans le désespoir et nos enfants dans la rage de
détruire.
 
Permettez-moi de citer également Mme Francette Rosamont pour son excellent
article dans le numéro spécial hors série d'Interentreprises de ce mois d'avril :
Pour inverser cette tendance mortifère, il suffit que nous en ayons la
volonté.
L’apothéose de la volonté passe par la réactivation de la confiance. 
 
Pour y arriver, nous devrons nier, avec douceur mais fermeté, ceux qui ont
fait le choix d'avoir une morale élastique. »
 
Et j'ajoute qui font parfois profession d'une haine entretenue, par trop facile.
 
Ceux qui par facilité n'ont pas hésité à flatter les plus bas instincts, 
 
Ceux qui ont réveillé un racisme latent présent encore malheureusement dans
l'inconscient de notre misérable condition humaine en devenir, 
 
Ceux qui ont sciemment attisé des braises qui auraient dû rester éteintes jusqu'à
ne plus pouvoir jamais être rallumées, 
 
Portent une lourde responsabilité face à notre humanité. 
 
Après que des Chefs d'entreprise aient été menacés récemment par des jeunes
cagoulés et parfois armés, après qu'ils aient été insultés, pensez-vous
raisonnablement que cela va favoriser l'embauche des jeunes ?
 
Pensez-vous que l'abnégation du Chef d'entreprise soit telle que demain, face à
un candidat à l'embauche, il aura tout oublié, et il n'aura pas un doute envers la
personne en face de lui ?
 
Et pourtant, il faut avoir la force d'espérer et d'oublier malgré les affirmations
sans nuance et sans retenue exprimant que  
"plus rien ne sera désormais comme avant" ?
 
Nous espérons qu'il n'en sera rien et que bientôt – je le souhaite de tout mon
cœur et de toute ma conscience – ces suspicions morbides que nous avions
crues à jamais disparues vont s'effacer pour des regards francs et loyaux et des
langues stériles de menaces.
 
L'un de nos députés s'est exprimé le 6 avril à l'Assemblée Nationale, pour
qualifier de "responsable" la gestion de l'ordre public par l'État, tout au long de
ces semaines. Celui-ci aurait, d'après lui, su trouver l'équilibre entre son devoir
de permettre aux Guadeloupéens d'aller et venir librement et la nécessité de
permettre à ceux qui voulaient manifester de le faire. 
Il s'agit là d'une appréciation, que chacun jugera à sa guise. 
 
Pour ma part, ceux qui connaissent notre territoire savent qu'il y avait des
barrages tenus par des personnes au visage caché. Que ces barrages
empêchaient la libre circulation. Que les salariés étaient empêchés de rejoindre
leur poste de travail, que les camions de livraison ne pouvaient pas passer, et
que des touristes devaient payer la dîme pour être autorisé à passer.
 
Moi-même, je n'ai pas pu me rendre à une réunion de négociation au port
autonome, et le lendemain Mr le préfet m'a fait accompagner par uns escorte.
 
Alors, pouvions-nous circuler librement ?
 
Je crois qu'il y a là, sinon nécessité que l'auteur de ces propos modernise sa
pensée, au moins et à minima qu'il l'actualise.
 
L'État dans sa mission régalienne doit assurer la Sécurité des citoyens et la libre
circulation des Biens et des personnes : chacun appréciera à sa façon, à travers
son vécu, la vraie attitude "Responsable" qu'il a eu.
 
Quant à moi je m'interroge aussi que puisse être toléré sur la voie publique et
dans tout espace public, en Guadeloupe comme ailleurs, des individus masqués

ou cagoulés, braqueurs de banque ou ayant d'autres desseins : comment les
différentier des terroristes ?
 
Au nom de la Laïcité on condamne le foulard de l'Islam, et on se tait sur l'autre ?
 
J'espère que les Élus de la Nation auront à cœur de se prononcer sur la
légitimité Républicaine de masquer son visage…
 
 
III . Rêve et Réalité
 
Ce qui précède ne relève pas du jugement, mais procède du constat, parfois
décevant, mais toujours honnête.
 
Nous avons vécu d'un côté, une expression d'insatisfaction, de mal être,
d'injustice, s'appuyant parfois sur des réalités partagées, parfois sur des à priori
qui ne pouvaient tolérer une quelconque contradiction.
 
C'était l'irrationnel et l'affectif face au rationalisme, ce qui rendait difficile tout
échange en vue d'un consensus.
 
Deux visions différentes de la société se sont exprimées et affrontées : 
• D'un côté le rejet global d'une société de consommation, tout en
demandant plus de revenus (théoriquement afin de consommer  plus),
avec une rupture brutale du mode de vie. Comme si le confetti
Guadeloupe pouvait s'extraire du monde économique planétaire et
devenir "l'omphalos", le nombril du monde, d'où allait naître un nouveau
monde ?
• De l'autre côté s'exprimait une acceptation progressiste de la société avec
des perfectionnements souhaitables dans la mesure du possible, dans le
cadre d'une évolution du modèle de société (le modèle sociétal) sans
remise en cause existentielle, sans rupture brutale avec le mode existant,
sans retour en arrière, sans passéisme, et surtout en restant ouvert sur le
reste du monde. Cette ouverture sur l'autre et sur le monde qui permet à
chacun de nous de se comparer à l'autre, qui nous renvoie à notre propre
image pour que nous puissions nous corriger et nous perfectionner, cet
autre qui est mon frère, car comme le dit St Exupéry, il m'enrichit et
m'élève en même temps que lui.
 
Cette différence de conceptions a conduit à un échange entre sourds.
 
À titre d'exemple parmi les idées parfois simplistes et contradictoires qui étaient
affirmées, dans une représentation actualisée, surréaliste et stupéfiante de
Germinal (Dumas), il était affirmé par les membres du LKP :
 
"Seuls les salariés créent la richesse".
 
La richesse n'étant pas, selon eux, au travers de cette affirmation, le résultat
d'un travail d'équipe ou chacun à sa part, patron, investisseurs, encadrement et
salariés. 
 
Ces derniers étant alors les seuls producteurs de richesse étaient donc
évidemment exploités, …… autrement que par la présence de comptes
d'exploitation de l'entreprise.
 
Si l'on répondait à ceux qui avaient choisi la fonction publique (par sécurité ?)
plutôt que d'être des entrepreneurs qu'ils auraient pu choisir d'être, qu'ils
pouvaient demain passer à l'acte et à la pratique, devenir entrepreneurs eux
 
aussi, embaucher les chômeurs qui allaient les rendre assurément riches, alors
on témoignait aussitôt à leur égard de mépris et d'irrespect.
 
Les grands mots, si souvent invoqués, étaient lâchés.
 
Il y a des gens qui reconnaissent avoir raté leur entrée dans une grande école à
cause de leurs lacunes sur tel ou tel sujet (physique, chimie, architecture…), et
d'autres qui prétendent que c'est à cause de leur condition sociale, de leur
couleur ou de leur non-appartenance à tel groupe philosophique.
 
Les premiers peuvent progresser, les seconds s'excluent d'eux-mêmes.
 
Là, est le cœur du débat et avant de parler de tourisme, je souhaitais préciser
certains de ces points.
 
Si chacun d'entre nous a le droit d'avoir sa propre vision du monde et de
l'exprimer, j'ai aussi le droit, moi qui travaille gracieusement pour le tourisme de
la Guadeloupe depuis 2000 de faire mes observations. 
 
Ceux qui me lieront ont le droit de ne pas partager mes appréciations.
 
Personne ne possède la VÉRITÉ, car si la Vérité existait, depuis que le monde
est monde, vérité révélée ou pas, elle se serait imposée universellement.
 
Notre monde est complexe. Il nécessite Force, Sagesse Beauté. 
 
o Force dans l'accomplissement de l'œuvre commune avec travail, effort,
persévérance, dans le but à atteindre;
 
o Sagesse dans le respect des autres et de l'environnement, dans le
respect de règles d'éthique et de vie. La physique nous enseigne que les
mouvements réversibles sont préférables aux mouvements irréversibles,
comme l'isotherme a un meilleur rendement que l'adiabatique : 
L'évolution engendre moins d'injustice et de malheur que la révolution.
 
o Beauté qui doit orner l'œuvre accomplie, bien mieux que Force et que
rage. Ce ne sont pas le bruit et la Fureur (Faulkner) qui pourront s'imposer
durablement sur l'Harmonie nécessaire qui en fin de compte s'épanouira.
 
Il est puéril de vouloir les revenus du travail sans travail, comme le flux financier
des touristes sans touristes, tout comme il serait illusoire d'attendre des revenus
de la France, sans les Français…
 
Rien n'est définitivement acquit, et seul l'effort intelligent et persévérant peut
avec humilité freiner l'inertie et l'entropie.
 
Il faut être cohérent dans ses choix. On peut croire au père noël un certain
temps, mais vient le moment où il faut offrir à son tour les cadeaux qui tombent
rarement du ciel.
 
Je disais donc en liminaire de cet exposé :
 
Depuis quelques jours on me presse, en tant que responsable dans le
Tourisme, de donner, préalablement au Congrès des Élus et aux États
Généraux une vision, voire des orientations sur 
"quel tourisme pour la Guadeloupe" ?
 
J'ai hésité et j'hésite fortement encore à traiter le sujet. Pourquoi ?
 
 
V. LA SEULE VRAIE QUESTION.
 
À quoi bon donner un  énième avis quand j'ai l'impression à tort ou raison, que
nous avons basculé dans l'affectif et l'irrationnel, alors que le tourisme exige
rationnellement d'analyser des aspects humains, sociologiques, économiques,
les transports et l'emplois, les infrastructures, les produits, la qualité de service,
l'environnement, l'offre culturelle, et j'en passe … ?
 
À quoi bon parler de Tourisme qui conditionne emplois et richesse, si les
Guadeloupéennes et Guadeloupéens n'en veulent pas, ou n'y croient pas ?
 
Ceux qui les représentent, une minorité il est vrai, si on se réfère aux quelques
75 % d'abstention aux dernières élections Prud'hommales (car 52 % de 25 %,
cela ne fait jamais tout au plus que 13 %) ont affirmé que 
 
Le Tourisme, c'était la Pwofitasyon ??? (de qui ?)
 
La récente étude d'IPSOS devrait interpeller, si ces conclusions s'avèrent
consolidées :
 
Le Tourisme ne viendrait chez les Guadeloupéens qu'en 5 ème position et ne
serait une priorité que pour 30 % d'entre eux, à égalité avec la vente de services
(formation, santé, technologie) aux pays caribéens voisins (29 %).
 
Viendrait avant l'emploi, la formation des jeunes, la mobilité, une incitation au
départ anticipé à la retraite (?), puis malgré leurs poids très relatifs dans la
valeur ajoutée :
 
• Le développement d'une industrie de transformation de la production
locale, 
 
• Le maintien et le développement du petit commerce et des marchés
traditionnels
 
• Le développement des zones franches et l'allègement des charges
patronales
 
Il n'apparaît donc pas, au travers de ce sondage, que l'important flux financier
importé en Guadeloupe par les touristes, les créations d'emplois qui en ont
résulté, les salaires qui sont distribués, soit une préoccupation majeure ressentie
par la population.
 
Si l'on relie cette information aux comportements sociaux vécus dans le secteur,
aux propos non-valorisants tenus par des représentants du personnel dans ce
secteur, leur non-implication réelle dans un organisme de promotion comme le
CTIG, on doit normalement s'interroger avec force :
 
La Guadeloupe n'aurait elle dans le tourisme pour seule vocation, au travers du
lycée hôtelier, que de former des jeunes à exporter, pour la plus grande
satisfaction des îles qui nous entourent (Martinique, République Dominicaine,
etc…) ?
 
Si cela s'avérait exact, cela donnerait raison aux propos de Mr PÉLISSON,
propos jugés scandaleux par certains, il n'y a pourtant pas si longtemps.
 
Ainsi, après la Canne et la Banane, la Guadeloupe abandonnerait son tourisme,
levier important et prometteur de son économie ?
 
Nous avons peine à le croire. Il est bien connu que la façon de poser les
questions peut influer les réponses. Pour être prudent et ne pas conclure trop
hâtivement, il conviendrait de revenir avec réflexion et mesure sur des choix qui
sont essentiels pour le devenir de la Guadeloupe : se tromper serait lourd, très
lourd de conséquences.
 
C'est cette question ESSENTIELLE qui m'a fait hésiter à m'engager sur le sujet,
car à quoi bon parler d'accueil, de technique, d'infrastructures, d'attentes
clientèles, bref de stratégie touristique : 
Si la population ne se sent pas concernée en tant que pays d'accueil ?
 
À quoi bon persévérer pour notre tourisme, si tout ce qui a été dit et écrit
pendant les évènements récents a l'approbation de la population ?
 
Que n'ai je entendu comme déclarations fantaisistes :
• Un membre du LKP prétendant publiquement devant le représentant de
l'État, (qui lui, n'éprouve pas le besoin de réagir autrement qu'en disant
"répondez", comme s'il considérait plausible la question !) :
 
• Que des hôteliers se mettent mensuellement dans la poche sur le dos des
salariés 183 € d'économies de charges patronales, ce qui permet à ces
hôteliers d'acquérir des hôtels en République Dominicaine, (quand on
demande d'ailleurs à l'auteur de ces propos copie des actes de propriété
pour prendre livraison de ces nouveaux biens, on se heurte aux
sarcasmes) 
 
• Mr LENDO, qui dit vouloir l'arrêt de toute pwofitasyon de la part des
patrons véreux de l'hôtellerie,
 
• De ce même Secrétaire Général de l'UTHTR qui affiche sa totale
méconnaissance économique et hôtelière quand :
 
 Il vilipende les grands groupes pourtant indispensables à une
industrie touristique, groupes qu'il accuse de s'enrichir en
Guadeloupe, alors que nous savons tous que ceux qui le peuvent
partent, et que la moitié des hôtels a disparu définitivement. 
 
 Il confond investissement et fonctionnement, 
 
 Il amalgame économies de charges pour soutenir l'emploi, et les
bénéfices qu'il demande de redistribuer aux salariés.
 
 Il ignore que les salaires pèsent en Guadeloupe plus de 50 % du
CA malgré les économies de charges patronales, contre 32 % dans
l'hexagone, sans économies de charges, et avec un temps de
travail salarié et une productivité, supérieurs,
 
 Il accuse de dettes sociales les gestions hôtelières de grands
groupes, à jour de leurs charges, alors que les effacements
discutables et prévus par une loi non encore votée concernent
plutôt des Gîtes,des  chambres d'hôtes et des petites structures,
 
 Il affirme qu'il ne laissera pas une bande de békés rétablir
l'esclavage en Guadeloupe, ????????
 
 Il considère que les employés de l'hôtellerie ne sont pas des
"chyen", ce qui illustre sans ambiguïté sa vision (tragique) du
tourisme qu'il prétend représenter au nom de l'UGTG et du LKP.
 
Alors dans ces conditions, quel dialogue social possible et quel devenir pour un
secteur confronté à de tels comportements ?
 
Qui osera dire enfin tout haut ce que beaucoup pensent et disent tout bas,  que
ces représentants d'un secteur qui devrait être un acteur clef de l'économie
Guadeloupéenne :
 
• Scient avec constance la branche sur laquelle ils sont assis ?
 
• Étouffent et tuent l'économie touristique
 
• Font fermer des Entreprises et font fuir des clients,
 
• Ne sont pas étrangers au refus d'installation en Guadeloupe de grandes
enseignes comme RADISON
 
• Participent à la disparition de l'emploi, avec déjà un lourd passif,
 
• Font preuve d'un assistanat continuel en se contentant de demander
toujours plus sans rien proposer en contrepartie pour améliorer une
économie fragile et en concurrence avec le monde entier.
 
Des idées préconçues exposées ci-dessus, dénuées de tout fondement
rationnel, la haine parfois affichée envers les entreprises hôtelières et leur
encadrement, permettent elles sincèrement :
 
• Un développement économique et de l'emploi ?
 
• Un dialogue serein ?
 
À quoi bon demander d'aller vers un tourisme haut de gamme quand on n'est
même pas capable de laisser vivre un tourisme moyen de gamme dont on
macule sans cesse l'image qu'on en donne à l'extérieur : c'est rêver d'entrer à
l'Académie Française, sans faire l'effort d'apprendre à lire et à écrire ! 
 
À moins que, dans la poursuite d'une logique de "pwofitasyon", le but non avoué
de la transformation du Kalenda en hôtel haut de gamme, soit de "caser en
priorité" ceux qui ont été partie présente dans la fermeture du Méridien et de
l'Anse des Rochers ?
 
Après ce long, mais nécessaire commentaire qui se voulait un préambule à la
situation touristique, le préambule apparaît se suffire à lui-même dans la mesure
où il pose la question essentielle :
 
La Guadeloupe veut-elle encore du Tourisme ?
 
Maintenant, il faut décider.
 
Et c'est à la population Guadeloupéenne qu'il appartient de décider, de
s'exprimer clairement si oui ou non elle veut :
 
• Une industrie touristique source de revenus et d'emplois ?
 
• Si elle préfère réduire le tourisme aux Gîtes et chambres d'hôtes ?
 
• Si elle préfère encore abandonner cette filière au profit d'une autre comme
l'agriculture ?
 
Il n'y a pas de mauvais choix, mais le choix implique des conséquences.
 
Sans hôtellerie, le trafic aérien va régresser.
 
Des investissements d'aéroports ne seront plus nécessaires.
 
Les structures d'animation (Jardin botanique, ski nautique, etc…) vont
disparaîtres faute de clients en nombre suffisant pour en assurer une rentabilité
indispensable.
 
Enfin il serait naïf de croire que "tuer" l'hôtellerie ferait mieux vivre les chambres
d'hôtes. Ce sont les hôtels qui, par les groupes et le fort flux de clients,
remplissent les avions. Ce ne sont pas, quelques clients, de-ci, de-là qui vont
s'éparpiller dans la nature, qui conditionneront la mise en service régulière
d'avions. Sans hôtellerie conséquente, il y a fort à parier qu'il y aura beaucoup
moins de clients pour remplir les chambres existantes chez l'habitant.
 
Le Gange ne coule jamais deux fois au même endroit.
 
La vie s'écoule, la concurrence s'intensifie, et celui qui a raté le train peut
toujours courir. Quand il est trop tard, c'est fini.
 
Si le choix qu'exprimera la population à travers les États Généraux et le Congrès
des Élus est d'abandonner son tourisme, comme le prônent déjà certains, alors
la messe sera dite.
 
Si au contraire comme je veux le croire, la population choisie d'être une
destination touristique, concurrentielle au plan mondial, source de
développement économique et d'emploi, elle devra alors assumer pleinement
ses choix.
 
C'est ce qu'a fait le Maroc.
 
Ce dernier a favorisé massivement l'investissement. Il a décrété : 
le TOURISME PRIORITÉ NATIONALE.
 
En contrepartie, tous les efforts étant tendus vers la réussite et l'atteinte des
objectifs, rien de ce qui se met au travers n'est toléré.
 
Si nous ne sommes pas prêts à ces choix clairs et déterminés,
 
Si la Guadeloupe persévère à faire des problèmes catégoriels des uns et des
autres, ses priorités absolues,
 
Si elle juge acceptable les grèves d'eau, d'électricité, les barrages routiers, ou
encore que des grévistes puissent tabasser un touriste à Pierre et Vacances,
comme cela s'est produit et a été filmé, s'il est normal de renverser la voiture du
touriste sur le toit au motif qu'il veut rentrer à son hôtel avec sa voiture et qu'un
gréviste s'y oppose, alors il faut en tirer toutes les conséquences :
 
Le tourisme est fichu pour la Guadeloupe, et il faut oser le dire sans se défiler :
 
La Guadeloupe est à nous et pas à toi touriste, 
Mais le reste de la planète est à toi, et prêt à t'accueillir chaleureusement.
 
L'heure du choix a sonné.
 
Actuellement :
 
• Le Manganao est fermé : 240 chambres et ses salariés peuvent
maintenant prétendre au chômage,
• Pierre et Vacances, 502 chambres est fermé
• Le Club Med est fermé : 329 chambres
• L'Arawak va fermer : 200 chambres
 
Tout cela parce que : 
• Le climat social n'est pas serein, 
• Que les hôtels sont harcelés pour signer, 
• Qu'on dénie aux responsables le droit de rester Maître de leur signature,
• Que les images données de la Guadeloupe font que plus personne ne
veut venir,
• Que les Tours Opérateurs nous déprogramment et nous sortent des
catalogues,
• QUE NOUS N'AVONS PLUS DE CLIENTS.
 
Au crépuscule de cette haute saison plus de 1.100 chambres sont fermées et
viennent s'ajouter aux 1.600 chambres disparues ces cinq dernières années.
 
Le mouvement récent a fait perdre plus de 35 % du CA, et les professionnels
estiment qu'il faudra deux à trois ans pour remonter la pente avec un travail
acharné et une image irréprochable.
 
C'est maintenant à la population, suffisamment éclairée je l'espère, de sortir du
silence, d'exprimer ses choix et D'AFFIRMER SON AVENIR.
 
Si ce choix est touristique, alors il lui faudra faire CONFIANCE à ceux qui en ont
charge et compétence : ce n'est pas à l'équipage de sans cesse remettre en
cause le cap, car c'est de la responsabilité du Capitaine.
 
POUR CONCLURE DÉFINITIVEMENT LE SUJET :
 
Tout au long du développement précédent, j'ai dit avec insistance :
C'est à la population de Guadeloupe de dire si elle veut du Tourisme.
 
Je n'ai pas dit volontairement : "C'est aux Élus"
 
Car le fait est là, les élus ont été et sont atones sur le tourisme, comme ils le
sont trop souvent sur le non-paiement des jours de grève.
 
Au CWTC, à côté d'un député, "Élu de la Nation" qui apportait (c'est son choix)
son approbation sans retenue aux propos du LKP, je n'ai rien entendu en
réplique.
 
Un maire soulignait avec une satisfaction affichée que son fils était de "l'autre
côté", dans une recherche consensuelle comme pour dire "on est entre nous, on
peut s'entendre"…  
 
Aucune volonté affichée de traiter d'économie et de tourisme : juste peut être la
préoccupation d'étouffer au plus vite l'incendie, dans l'espoir (???) que la vie
puisse reprendre son cours ?
 
Ceux qui ont investi dans le tourisme y ont cru.
 
Est-ce les seuls ?
 
On leur a dit "on va vous aider", et ils y ont cru, techniciens naïfs qu'ils sont.
 
Aujourd'hui, nous (professionnels du tourisme) n’avons plus rien à dire, ni à faire
tant que les conditions préalables à l’action ne seront pas remplies… aucun
plan, aucun schéma, aucune étude, aucun colloque…voir aucun budget n’y
changeront rien.
 
Il faut que nous arrêtions d'être des faire valoir à ceux qui veulent décider seuls
de l'avenir du tourisme.
 
Il y aura bien toujours un responsable de chambre d'hôtes, ou de syndicat non
représentatif du secteur pour participer à leurs réunions, colloques, assemblées
générales, et pour eux, représenter le tourisme.
 
Qu'ils décident d'investir là ou ailleurs pour faire un hôtel "haut de gamme" ne 
nous concerne plus.
 
Le jour où, mais seulement ce jour-là, la population réclamera avec force du
travail dans le tourisme, et une économie dynamique, alors les professionnels
qui auront survécu sauront s'exprimer si on le leur demande, pour dire le cap à
prendre et à tenir.
 
Si on veut continuer à décider à leur place, si la fonction publique veut décider
des salaires du privé, qu'on ne s'étonne pas, qu'on ne fasse plus semblant de
s'indigner, des propos de grands groupes qui n'ont pas besoin de la Guadeloupe
pour prouver, si ce n'était déjà fait, leur compétence reconnue dans le monde
entier.
 
La Guadeloupe veut-elle d'un Tourisme ?
 
À vous de répondre.
 
 
Pour la F.APHT, 
 
Nicolas VION, 

 
 

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André-Jean Vidal
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P. Aimar 19/04/2009 20:22

Une seule (et courte) réflexion à cette longue tribune. La député de Guyane Taubira a déclaré lorsqu'elle était canditate à la présidentielle : "Guadeloupéens, vous n'êtes pas fait pour le tourisme. Arrêtez le tourisme et lancez-vous dans la vente de services dans l'espace Caraïbe".
Sans commentaire.

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