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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 14:01
Monsieur le Président du Conseil régional,
Mesdames et messieurs les parlementaires,
Monsieur le Président de l’Association des Maires
Mesdames et messieurs les membres du congrès,
Mesdames et messieurs les personnalités invitées,
Chers compatriotes,

C’est avec un profond sentiment de responsabilité que j’ouvre les travaux de ce congrès des élus départementaux et régionaux.

Toute la Guadeloupe a été témoin des faits particulièrement graves qui se sont déroulés dans cette enceinte chargée d’Histoire le 7 mai dernier, empêchant la tenue de nos travaux.

Nous avons dénoncé ces agissements en ce qu’ils bafouaient la démarche de démocratie ouverte que nous entendons initier avec ce congrès.

Nous les avons dénoncés en réaffirmant notre volonté de faire émerger une Guadeloupe qui apprenne à se regarder dans les yeux et à débattre en respectant la différence de l’autre.

Au moment de démarrer nos travaux, je veux donc redire solennellement que nous laisserons toujours la porte ouverte à celles et ceux qui respectent la démocratie et la personne humaine.

La porte sera toujours ouverte aux filles et aux fils de Guadeloupe, et à tous ceux qui ont fait le choix de contribuer à développer cette terre.
La porte sera toujours ouverte à toutes celles et tous ceux qui, sincèrement, sans arrière pensée ni paravent, sont prêts à construire cette nouvelle Guadeloupe que tous nous appelons de nos vœux.

Mes chers compatriotes,

Hasard du calendrier, nos travaux interviennent dans un contexte marqué par la visite officielle du Président de la République qui sera accompagné par la nouvelle secrétaire d’Etat à l’outremer, la guadeloupéenne Marie-Luce PENCHARD.

Cette nomination d’une ressortissante de l’outremer à ce poste constitue effectivement une première.

Nous lui souhaitons, naturellement, un plein succès dans cette nouvelle mission, en formant surtout le vœu que cette nomination soit véritablement le gage d’une efficacité accrue au service des intérêts de la Guadeloupe et plus largement de l’outremer.

En tout état de cause, nous saurons demeurer vigilants pour faire avancer les dossiers du pays en obtenant des engagements concrets de ce nouveau Gouvernement.

Et c’est d’ailleurs dans cet état d’esprit que nous saisirons l’opportunité de sa visite en Guadeloupe pour interpeller à nouveau le Président de la République sur des sujets fondamentaux et d’une brûlante actualité.




Je veux parler de la mise en œuvre effective du plan d’urgence pour l’emploi et la formation des jeunes, en particulier au bénéfice des jeunes de 16 à 25 ans,

Je veux parler des finances des collectivités locales dont la situation alarmante appelle un effort particulier de l’Etat, au moment où elles se voient confrontées à la problématique de la pérennisation des contrats aidés,

Je veux parler de l’urgence d’un plan santé spécifique pour l’outremer après concertation avec les professionnels du secteur,

Je veux parler de notre forte inquiétude face à des licenciements qui se multiplient dans l’hôtellerie et dans le commerce,

Je veux parler de ces conflits sociaux qui perdurent, même si les avancées favorables observées depuis hier, à la Maison Départementale de l’Enfance comme dans le conflit des pompiers de l’aéroport, nous donnent des raisons d’espérer.

Oui mes chers compatriotes, tous ces sujets interpellent notre responsabilité politique car ils sont les symboles d’une société qui va mal.

Et, précisément, notre congrès intervient dans un contexte marqué par des mouvements sociaux qui ont exprimé avec force des inquiétudes, des interrogations et des protestations face à la crise profonde que connaît la Guadeloupe depuis plusieurs années.

Crise sociale assurément !

Crise identitaire inévitablement !

Mais surtout crise du sens dans la mesure où, par-delà les revendications contre la vie chère, l’on pouvait deviner l’appel à une refondation globale de notre société.

Les racines de cette crise sont bien antérieures au 20 janvier dernier.

Et c’est bien parce que nous sommes conscients de cette situation que dès mon discours de politique générale de mars 2008, j’avais annoncé mon intention de réunir le congrès des élus départementaux et régionaux sur cette question, en accord avec la majorité du conseil régional.

Car nous le mesurons tous au quotidien mes chers compatriotes, le malaise est profond.

Le malaise est dans l’ascenseur social en panne depuis plusieurs années,

Il est dans la crise des institutions et de leur représentativité,

Le malaise est dans les yeux des exclus et de ces mères de familles qui peinent à joindre les deux bouts,

Le malaise est dans notre jeunesse en partie désocialisée,

Il est dans l’échec scolaire, et dans une jeunesse diplômée mais sans emploi,

Dans la multiplication des faits de délinquance,
Dans ce sentiment tenace d’une incapacité des guadeloupéens à bâtir ensemble.
 
Ce malaise ronge les meilleures volontés.

Ce malaise fait obstacle au changement.

Je sais que la réforme n'est pas une fin en soi, mais je sais aussi qu’il y a des moments où elle devient indispensable à condition qu’elle soit mise au service d’un projet qui cimente notre société.

Et bien, mes chers compatriotes, nous sommes précisément appelés aujourd’hui à un engagement commun au service de cette solidarité.

Et cet appel là, nous avons le devoir de l’entendre et d’y rechercher les réponses appropriées.

Il y a deux manières d’aborder une pareille situation.

L’une consiste à faire la sourde oreille et à s’enfermer dans une sorte d’autisme totalement suicidaire.

L’autre invite à s’ouvrir, à percevoir le message et à comprendre que l’enjeu politique fondamental c’est tout simplement d’avoir la force de regarder l’avenir avec une conscience claire des objectifs à atteindre.

L’enjeu politique fondamental, c’est la volonté de construire une Guadeloupe non seulement plus juste mais encore davantage soucieuse d’assumer sa culture, son identité créole et son vouloir être.
L’enjeu politique fondamental c’est d’avoir l’audace d’éradiquer les vieilles pesanteurs coloniales ou néocoloniales.

En affirmant cela, je me rends compte de la singularité du défi que nous avons, toutes et tous, à relever.

C’est un défi colossal mais c’est aussi un défi exaltant car il replace la politique au cœur même de l’ambition collective.

En un mot, il s’agit de subir les évènements ou d’agir mieux.

Il ne s’agit plus de colmater les brèches.

Il ne s’agit plus de résoudre les fractures multiples avec de vieux onguents.

Il s’agit de les transcender en faisant preuve d’imagination, de courage et de lucidité.

Et à 48 heures de la venue en Guadeloupe de Nicolas SARKOZY, je veux réaffirmer solennellement ici que la Guadeloupe attend de la République qu’elle bannisse définitivement la vision jacobine et étriquée qui a trop longtemps caractérisé sa relation à l’outremer.

Oui mes chers compatriotes, c’est une véritable refondation de notre société que nous appelons de nos vœux.

Cette refondation ne se fera pas en calquant purement et simplement un modèle d’évolution administrative imaginé pour la France hexagonale qui consiste à fusionner région et département sans moyens supplémentaires, nous nous y opposerons !
Cette refondation ne se fera pas à la faveur d’une vision uniforme de l’outremer, car nous considérons que c’est à chaque peuple qu’il appartient de déterminer le rythme et les modalités d’évolution de ses institutions !

Cette refondation, nous ne la ferons pas seuls, et nous ne l’accomplirons pas dans le cadre de ce seul congrès, mais tous ensemble, avec toute la Guadeloupe.

Et en m’adressant à nous mêmes, mes chers compatriotes, je veux dire que l'avenir de la Guadeloupe, le modèle de société que nous voulons, ce n'est pas que l'affaire de quelques-uns, ce n'est pas que l'affaire de quelques experts.

Ce n'est pas que l'affaire des seuls hommes politiques.

C'est l'affaire de tout le corps social, de tous les citoyens et de toute la Guadeloupe.

Et parce que c’est l’affaire de tous, nous ne pouvons pas nous contenter de compter sur les autres.

Il nous faut compter d'abord sur nous-mêmes en créant les conditions du débat dans chaque commune, dans chaque section, dans chaque quartier, dans chaque foyer.

C’est la raison pour laquelle il m’a paru nécessaire de réunir le Congrès, non pas pour débattre du contenu d’un projet pour la Guadeloupe, mais pour rechercher les voies et moyens, les stratégies, et la méthode les plus efficaces pour mettre en chantier l’élaboration de ce projet de société fédérateur.

En effet, mes chers compatriotes, un projet ne se décrète pas.
Un projet suppose une large consultation, une grande participation, une belle adhésion et pour finir une forte mobilisation de toutes les intelligences.

Alors me dira t-on, pourquoi ne pas passer par les urnes ?
Elles sont le lieu privilégié de l’expression citoyenne !

Je répondrai que nous savons très bien qu’il arrive aux urnes de bégayer, précisément lorsqu’elles sont confrontées à un manque de clarté, à l’impression de suivre un chemin imposé, au sentiment de n’avoir pas participé non pas seulement à la réponse mais à l’élaboration de la question posée.

Ce fut le cas de la consultation sur l’évolution de nos institutions qui a débouché sur un non cinglant il y a près de 6 ans.

Il convient de prendre toute la mesure de ce « non ».

Pour ma part, je pense que le peuple guadeloupéen a répondu non, pour des raisons qui sont liées à sa perception à la fois du texte et du contexte.

Une raison de forme et trois raisons de fond, qui se rejoignent.

Il a répondu non, raison de forme, parce que les enjeux d’un projet élaboré pendant deux ans par les élus et les experts et qui lui était soumis en deux mois lui étaient illisibles. 



Les Guadeloupéens ont répondu non parce qu’ils ont craint que cette évolution ne les dépossède de la maîtrise de leur destin.

Ils ont répondu non parce qu’ils ont craint qu’un modèle de société ne leur soit imposé qui ne soit pas le modèle de société auquel ils adhèrent. 


Ils ont répondu non parce qu’ils ont eu peur de perdre leur identité.

Une raison politique, une raison sociale, une raison identitaire. 


Nous avons su tirer les enseignements politiques de cette situation.

Et c’est précisément cette profonde volonté de respecter le verdict du 07 décembre 2003 qui nous a poussé à initier avec le Président LUREL une synergie entre nos deux assemblées.

Une synergie sans complaisance qui n’a pour seule boussole que l’intérêt général,

N’en déplaise aux détracteurs et à certains observateurs souvent peu éclairés, cette synergie a fait ses preuves dans des domaines aussi divers que la gestion de l’eau, les transports, le logement, la problématique des déchets, la gestion du foncier agricole, même s’il reste encore beaucoup à faire.

Cette synergie a encore fait ses preuves en plein cœur du mouvement social de ces derniers mois dont certains voulaient qu’il contribue à fissurer notre unité.

Mais il n’en a rien été ... et nous sommes encore là, unis dans notre combat pour faire avancer les grands dossiers de la Guadeloupe.

Nous avons toujours fait face. Nous l’avons fait en guadeloupéens convaincus, en responsables conscients, en partenaires solidaires des souffrances.

Nous avons fait face en organisant des assises et en élaborant des schémas directeurs qui préfigurent la Guadeloupe des 5, 10, 15 prochaines années dans de nombreux domaines et qui constituent de précieuses contributions au débat.

Et nous faisons encore face en levant la tête pour élargir la perspective et dégager l’horizon.

Nous faisons face en réunissant ce Congrès pour permettre à la Guadeloupe d’être au rendez-vous d’elle-même, pour elle-même.

Alors non, mes chers compatriotes, l’heure n’est pas aux urnes !

L’heure est à la réflexion, au débat et à l’action pour trouver en nous-mêmes les bonnes solutions, car c’est le destin de la Guadeloupe qui est en jeu.

Un destin dont le passé est lourd, dont le présent est inconfortable mais dont l’avenir peut être digne, responsable et respectable.

Nous autres, les élus, nous sommes souvent stigmatisés, invectivés et même parfois discrédités.

C’est le résultat d’une incompréhension manifeste et d’une sorte de surestimation de nos pouvoirs réels dans le cadre actuel.
Prisonniers des lois, disposant de marges financières étroites, confrontés à des surenchères incessantes, vécus comme les bénéficiaires d’un système, bousculés par la pression sociale,

Nous sommes parfois contraints de gérer le quotidien, en subissant les événements dans le périmètre restreint de nos compétences.

Alors oui, mes chers compatriotes c’est le moment de nous regarder dans les yeux, de se parler et d’agir ensemble.

C’est maintenant qu’il faut œuvrer à ce que les Guadeloupéens soient un peuple plus solidaire, plus soudé, plus fraternel,

C’est maintenant qu’il faut agir pour offrir à nos enfants un avenir ouvert au lieu de leur léguer nos dettes.

Tous, nous avons la Guadeloupe en partage.

Et je veux le dire avec force, ce n'est pas par la confrontation et le conflit mais par le dialogue et le débat démocratique que nous ferons évoluer notre pacte social.

C'est précisément la démarche que nous avons suivie en nous attelant à la préparation de ce congrès.

Un congrès, je le répète, qui n'a qu'un seul et unique objectif : jeter les bases d’une méthode qui permette à chaque citoyen guadeloupéen de participer à la construction d’une nouvelle Guadeloupe.


Ce chantier a été préparé à la faveur d’une concertation approfondie qui a permis d'obtenir la contribution de dizaines et de dizaines de Guadeloupéens, leaders d’opinion, responsables d’associations, élus, syndicalistes, partis politiques, patrons, journalistes.

Et au moment où cette démarche est débattue devant la représentation politique de la Guadeloupe, il m’appartient de réaffirmer que la démarche que nous initions avec ce congrès n’est aucunement concurrente de celle des Etats Généraux.

Les Etats généraux constituent à mes yeux la réponse du gouvernement aux urgences posées par le mouvement social, tandis que l’élaboration d’un projet de société est une démarche à beaucoup plus long terme.

Une démarche à beaucoup plus long terme qui doit notamment nous permettre d’aborder sans tabou des questions de fond.

Je veux notamment parler de notre rapport au travail, de l’individualisme qui gangrène notre société, de notre rapport au territoire, de notre relation à l’autre, des rapports sociaux et de notre relation à notre passé douloureux.

Autant de questions de fond qui doivent être abordées en toute sérénité, en dehors du calendrier des Etats Généraux, de toute consultation électorale et notamment des élections régionales.

Autant de questions de fond qui nécessitent le temps du débat dans chaque commune, dans chaque section, dans chaque quartier,  dans chaque foyer,
Mes chers compatriotes, je voudrais aussi vous dire que ce congrès n’est pas un coup politique et qu’il n’est pas non plus le congrès de l’évolution institutionnelle ou statutaire.

L’Histoire nous a en effet enseigné qu’il faut d’abord partir d’un projet voulu, pensé et construit par les guadeloupéens eux mêmes avant d’envisager les outils institutionnels qui le serviront.

En un mot, ce qui importe c’est avant tout l’élaboration d’un projet de société qui rassemble l’immense majorité des guadeloupéens.

Nous ne sommes en compétition avec quiconque mes chers compatriotes.

Nous ne cherchons à invalider aucune approche.

Nous souhaitons simplement avancer pas à pas en évitant les deux redoutables écueils de la précipitation et de l’immobilisme.

Ni lièvre, ni tortue, nous prenons simplement nos responsabilités de manière à organiser l’expression vraie d’un vouloir collectif, car le peuple nous regarde et nous attend.

Mes chers compatriotes, vous l’aurez compris la réforme que nous engageons avec cette méthode renouvelée ne favorise pas une catégorie de Guadeloupéens au détriment d'une autre.

Elle est faite pour donner la parole à tous les citoyens, sans ostracisme, dans leur intérêt commun.

Et Face à cet enjeu d'intérêt général, il ne saurait y avoir ni vainqueur, ni vaincu, car si chacun prend sa part de l'effort de tous, c'est le pays rassemblé qui gagnera.

Nous aurons à expliquer, à convaincre, à encourager, mais aussi à empêcher, mes chers compatriotes.

Il nous faudra ainsi imposer la coopération contre l'esprit de clocher, le respect mutuel contre la domination, la solidarité et le partage contre le repli sur soi, le souci de l'avenir contre les calculs à court terme.

Et notre premier devoir sera sans doute de créer les conditions d’un débat serein en donnant nous-mêmes le bon exemple dès aujourd’hui.

C’est d’ailleurs dans cet esprit que nous avons convié un panel de personnalités représentatives de la société civile guadeloupéenne à porter leur contribution à nos travaux.

Qu’il s’agisse des partis politiques, des leaders d’opinion, des syndicats patronaux et ouvriers, du LKP, des universitaires, des experts, et du mouvement associatif, chacun pourra participer au débat, même si le nombre élevé des intervenants impose un exercice de concision des propos.

Oui mes chers compatriotes, le débat et l'expression des différences sont légitimes, ils sont même nécessaires dans une démocratie.



Mais en cet instant où il est possible d'abandonner, ne serait-ce qu'un moment, l'âpreté des compétitions politiques, j'en appelle à la cohésion de notre pays pour affronter les problèmes du temps.

Je le dis comme je le pense : rien d'efficace ne se fera sans la mobilisation de chacun !

Et dans ce contexte, les medias, les journalistes et les leaders d’opinion auront une responsabilité accrue.

C'est par l'implication de tous les citoyens que nous réussirons à donner un nouvel élan à la solidarité, qui est au cœur de notre engagement sur la base de trois valeurs fondamentales : L'espérance, la fidélité, et le courage,

Espérance dans la capacité du peuple guadeloupéen à s’inventer un nouvel avenir,

Fidélité aux idéaux de la République, garants des libertés individuelles pour rendre la parole au peuple guadeloupéen,

Courage, enfin. Car il faut un immense courage pour se battre, à l'heure où la pensée unique, la peur et la résignation semblent régner partout.

Réformer le pays, c'est renouer les fils de la solidarité.

Ce n'est pas dresser les Guadeloupéens les uns contre les autres, salariés contre patrons, secteur public contre secteur privé, citoyens contre élus.


Et il ne saurait être question de laisser se perpétuer en Guadeloupe un climat de tensions, de rivalités, d'antagonismes.

Cela demandera, nous le savons, beaucoup d'efforts et surement beaucoup de temps.

Chacun devra faire sa part du chemin, tenir ses engagements, accepter des compromis.

C'est seulement à ce prix que, dans un futur que nous souhaitons proche, nous parviendrons à faire en sorte que tous les citoyens guadeloupéens, puissent vivre paisiblement et en bonne intelligence.

A nous de faire en sorte que notre congres soit le début d'un processus destiné à se poursuivre et à s'amplifier.


A nous de mettre en place, d’ici la fin de l’année, les structures et les mécanismes permanents qui assureront la conduite et le suivi de ce chantier colossal.
 
A nous, surtout, d’impulser la construction des différents piliers de notre projet de société.

Oui, mes chers compatriotes, c'est une part de l'avenir de la Guadeloupe qui repose collectivement sur nos épaules par-delà nos origines, nos convictions personnelles, nos engagements.

Ce qui doit nous rassembler, c'est le sentiment de former une Nation, c'est-à-dire la conscience de partager la même histoire, l'adhésion aux mêmes principes.
C’est le fait de parler une même langue, la fierté d'avoir accompli de grandes choses ensemble, et la certitude d'avoir à en accomplir beaucoup d'autres encore.

Nous devons tous aborder l'avenir avec le plus grand esprit de responsabilité.

Alors faisons ensemble le choix de la confiance, du respect et de l'écoute.

L'avenir est à construire mes chers compatriotes.

Tous ensemble, Ici et Maintenant.




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André-Jean Vidal
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