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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 01:36
Sarkozy débarque en Guadeloupe

Nicolas Sarkozy est ce vendredi en Guadeloupe. Il y vient pour participer aux états généraux de l'outre-mer. Mais aussi pour rappeler quelques principes républicains...

Le chef de l'Etat est en Guadeloupe aujourd'hui. Il était depuis hier à Fort-de-France, présentant à la classe politique locale et aux martiniquais deux nouveaux ministres, celui de l'Intérieur, Brice Hortefeux, et surtout la secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, la Guadeloupéenne Marie-Luce Penchard (voir en page 3).
Décidés en mars, pour apaiser le conflit social aux Antilles, les états généraux devaient voir en avril, leur l'ouverture sous le haut patronnage du président de la République. Mais Nicolas Sarkozy a repoussé son voyage. Le bruit a couru qu'il viendrait en mai, à mi-parcours. Puis plus rien et, il y a quinze jours, la décision de venir ces 25 et 26 juin. Nicolas Sarkozy l'avait dit : il ne viendrait que quand il y aurait eu un « retour au calme ». Selon paris, c'est fait.
Cependant, sur place, si le déblocage par l'Etat d'une enveloppe de 580 millions d'euros le 19 février (pour faire droit à l'accord Bino) a progressivement mis un terme aux grèves générales, le malaise social — entretenu par un LKP insatisfait en Guadeloupe —, et politique, soutenu par les querelles entre partisans de l'article 73 et tenants de l'article 74 de la Constitution, ne s'est pas dissipé.
Tout ceci sur fond de grave crise économique (6 000 chômeurs de plus en mars-avril-mai), liée, selon des observateurs à 44 jours d'inactivités économique, selon le LKP à un patronat qui prend prétexte de cette grève longue pour éliminer les canards boiteux et reprendre leurs billes pour aller investir ailleurs.
L'une comme l'autre affirmation ne sont pas totalement fausses.
Les états généraux ? Ils poursuivent leur petit bonhomme de chemin, malgré l'indifférence de la population et l'hostilité marquée du LKP, qui boude cette consultation au prétexte que « tout a déjà été décidé par l'Etat » qui « revient sur ses engagements ». Mais en Guadeloupe, Claude Giraud, le coordonateur des ateliers, se veut résolument optimiste. Et les présidents des ateliers font leur job, préparant leur synthèse pour le 7 juillet.

Déplacement sous haute sécurité
Au début de cette semaine de mobilisation décrétée par le LKP dans l'attente de la visite de Nicolas Sarkozy, il s'agissait de défier le pouvoir par la grève (en manifestant devant quelques entreprises désignées à la vindicte syndicale, manifestations qui n'ont pas connu un grand succès et le blocage d'une poignée de stations-service (lundi, 4 stations sur 120, le lendemain, tout était rentré dans l'ordre). Le problème qui se pose c'est celui de la capacité de remobiliser du LKP. Là, c'est l'incertitude et la navigation à vue. Un grand défilé à Pointe-à-Pitre est prévu samedi.
Aujourd'hui en Guadeloupe, Nicolas sarkozy rencontre à huis clos les élus de l'île à l'aéroport, puis le monde socio-économique, avant de visiter le Régiment du service militaire adapté (RSMA) au camp de la Jaille, à Baie-Mahault. Il prononcera un discours à Petit-Bourg, en fin d'après-midi, avant de repartir à Paris.
A tout hasard, près de 900 gendarmes mobiles ont été dépêchés en renfort pour parer à toute éventualité et le programme de la visite a été conçu pour éviter tout risque de confrontation (déplacement en hélico entre chaque site).
Chacune de ces étapes doit être l'occasion pour Nicolas Sarkozy de délivrer des messages forts, annonce son entourage. Ainsi, devant les états généraux, après avoir entendu les présidents d'ateliers, et notamment celui de la gouvernance, présidé par Maurice Marianne qui ne cache pas sa préférence pour une autonomie, voire l'indépendance de la Guadeloupe, il souhaite, nous dit-on, « apporter sa contribution, ses idées, suggestions et intuitions à un processus de réflexion qui doit permettre de bâtir un modèle refondé de relations entre les Antilles et la métropole ». Ce qui n'exclut aucune perspective.
En fait, au regard de ce qui s'est passé ces derniers mois, de ce qui se dégage de la situation économique, sociale, politique, actuelle, le chef de l'Etat entend se prononcer sans ergotter sur l'avenir des Antilles.

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André-Jean Vidal
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