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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 13:03

Déclaration d’Amédée ADELAIDE
 
 
Madame, Messieurs les Chefs d’Entreprises,
 
J’ai décidé de soutenir de jeunes Chefs d’Entreprises Guadeloupéens qui m’ont sollicité  dans leur désir de participer à l’animation et à la gestion de la Chambre de Commerce et d’Industrie Territoriale des Iles de Guadeloupe.
 
J’ai en conséquence, déposé ma candidature à cette élection dans la catégorie Service 0 à 9 salariés. Et j’ai accepté d’être  parmi eux sur une liste intitulée «Une Chambre Nouvelle Pour La Guadeloupe» qui ne comporte que les petites catégories, à savoir :
 
Service 0 à 9 salariés, Commerce 0 à 9 salariés, Industries 0 à 50 salariés.
 
Deux raisons majeures ont présidé à ma décision.
 
D’abord, ce sont des «Petits Patrons» de très petites entreprises, et ils considèrent (non sans quelques raisons) qu’ils ont toujours été exclus de la gestion de cette institution et en tirent, à tord selon moi, le sentiment que la Chambre est le domaine réservé des Patrons de grosses entreprises. Il m’a semblé raisonnable, dans un esprit de cohésion (qui doit être celui qui prédomine dans une institution consulaire) de répondre à leur besoin de participation à une institution essentielle au développement économique et social de notre petit pays.
 
Mais la raison majeure de mon engagement est ailleurs.
 
Il s’agit de l’avenir de l’aéroport « Guadeloupe Pôle Caraïbes » (actuellement concession de la CCI) sur lequel, avec d’autres, je me suis personnellement trop investi lorsque j’étais élu consulaire pour pouvoir m’en désintéresser totalement aujourd’hui.
 
Pour comprendre, il faut savoir que, dès 1972, contournant l’avis d’Air France et de l’Etat qui estimaient à l’époque que l’aéroport du Raizet suffirait à assurer le développement du trafic aérien, les élus consulaires ont décidé de commencer à acquérir, sur les fonds propres de la chambre, les premiers terrains sur lesquels devait être édifiée la nouvelle aérogare au nord de la piste. Et cette démarche a été poursuivie par les différents élus qui se sont succédés, jusqu’en 1986, époque où le bureau de la Chambre a décidé de relancer officiellement ce dossier auprès de l’Etat.
 
 
C’est en 1994 qu’ont commencés les travaux, et l’inauguration s’est faite en février 1996. C’est dire, qu’il a fallut vingt quatre ans, à partir du moment où les élus consulaires ont décidés de cette opération, pour qu’elle voit le jour. Et dix ans pour sa réalisation effective. Or, dans un projet soutenu par l’équipe sortante, l’Etat envisage de privatiser la gestion de «Guadeloupe Pôle Caraïbes».
 
Je considère que cette décision est une erreur grave qui est dangereuse pour le développement futur de notre petit pays.
 
Comment  croire en effet qu’un gestionnaire privé, opérant dans une situation de non concurrence, avec le souci d’une gestion annuelle lui assurant un maximum de profits, aurait à cœur d’investir sur des opérations avec une perspective de 24 ans.
 
Je suis donc de ceux qui pensent que la gestion de l’aéroport « Guadeloupe Pôle Caraïbes » doit rester du domaine public de l’Etat, soit sous forme de Concession à la CCI, soit encore par le biais d’un Etablissement Public de l’Etat du type de celui du Port Autonome  de la Guadeloupe.
 
Nous ne pouvons ignorer que si nous avons aujourd’hui des infrastructures de communication portuaire et aéroportuaire aussi performants, c’est parce qu’ils étaient confiés à des établissements publics de l’Etat dans la direction desquels les socioprofessionnels étaient engagés majoritairement et bénévolement ; ces structures étant uniques pour notre île, leur situation de monopole nécessite donc que leur fonctionnement ne soit pas privatisé.
 
Enfin la question que je me suis posée avant de décider de me lancer dans cette élection est la suivante : est-ce que les personnes qui ont exercées des responsabilités en Guadeloupe, dans quelque domaine que ce soit, qui entendent ce qui  se passe ici où dans la gestion des affaires publiques, peuvent continuer éternellement à se taire lorsqu’il est visible à l’œil nu que les affaires publiques sont détournées à des fins personnelles ou familiales ?
 
Je sais que cette dernière remarque ne plaira pas à tout le monde. Mais je sais aussi qu’aujourd’hui, dans le siècle où nous vivons et dans notre Guadeloupe en particulier, de telles questions, lorsqu’elles sont occultées ou enterrées, finissent par  éclater au grand jour. Les silences et les enterrements au bout du compte coûtent plus cher que la vérité, car ils alimentent la contestation des plus virulents. En un mot, ils interdisent la cohésion sociale.
 
Voilà pourquoi je demande à tous les chefs d’entreprises, les grosses comme les petites, d’y réfléchir et de m’apporter leur soutien en votant et en faisant voter pour les membres de la liste :
 
« Une Chambre Nouvelle pour la Guadeloupe »
 
Amédée ADELAÏDE
Chef d’Entreprise Guadeloupéen
15 novembre 2011

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André-Jean Vidal
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