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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 20:44

Que fête-t-on jeudi 2 Juin prochain ?


Qu'est-ce que l'Ascension ?
On fête l'Ascension, c'est-à-dire l'élévation de Jésus Christ au Ciel. L'Ascension est l'une des principales
fêtes chrétiennes.
Comme cet événement de l'Ascension se situe quarante jours après Pâques, cette fête tombe toujours un jeudi
et, cette année, le 2 juin (Pâques ayant été célébré, en 2011, le dimanche 24 avril).
Qu'est-ce que l'Ascension ?
Le livre des Actes des Apôtres rapporte que, pendant les quarante jours qui ont suivi Pâques, le Christ ressuscité
s'est plusieurs fois montré aux apôtres.
Puis, au cours d'un repas qu'Il prenait avec eux, le Christ leur a annoncé qu'ils allaient recevoir une force, « celle
du Saint-Esprit », qui viendrait sur eux. « Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la
Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre », a-t-Il ajouté (Actes des Apôtres 1, 8).
« Après ces paroles, ils le virent s'élever et disparaître à leurs yeux dans une nuée. Et comme ils fixaient encore
le ciel où Jésus s'en allait, voici que deux hommes en vêtements blancs se tenaient devant eux et disaient : "
Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? Jésus, qui a été enlevé du milieu de vous, reviendra
de la même manière que vous L'avez vu s'en aller vers le ciel » (Actes des Apôtres 1, 9-11).
L'évangéliste Luc précise quant à lui que les apôtres « retournèrent à Jérusalem, remplis de joie » (Luc 24,52).
Pourquoi l'Ascension est-elle célébrée dans la joie ?
Le Christ, fils de Dieu fait homme, né de la Vierge Marie, a pleinement assumé cette condition humaine depuis le
jour de sa naissance, dans la nuit de Noël. Environ trente-trois ans plus tard, sa présence terrestre s'achève avec
l'Ascension.
Pourtant, comme le mentionne saint Luc, les apôtres s'en retournent à Jérusalem « remplis de joie » et non
tristes, comme on aurait pu s'y attendre. De la même manière, l'Ascension est célébrée dans la joie par les
chrétiens.
L'Ascension fait en effet partie de l'événement inouï de Pâques : par sa mort et sa résurrection, le Christ a sauvé
l'homme qui, à sa suite, est désormais appelé à rejoindre Dieu pour vivre dans la gloire céleste.
Il ne s'agit pas, bien-sûr, de rejoindre le ciel au sens du firmament, l'espace que nous observons au-dessus de
nos têtes. Il s'agit d'un espace spirituel, celui de Dieu. A propos du ciel, le Catéchisme de l'Eglise catholique parle
de « l'état de bonheur suprême et définitif » . Il précise également que « ce mystère de communion bienheureuse
avec Dieu et avec tous ceux qui sont dans le Christ dépasse toute compréhension et toute représentation.
L'écriture nous en parle en images : vie, lumière, paix, festin de noces, vin du royaume, maison du Père,
Jérusalem céleste, paradis » .
Les deux hommes vêtus de blanc décrits par les Actes des Apôtres annoncent alors aux Apôtres que Jésus «
reviendra de la même manière ». Et, pour le moment, ils les incitent à ne pas rester les yeux vers le ciel : ils
doivent retourner à leurs responsabilités. Celles-ci leur avaient justement été indiquées par le Christ : être ses
témoins par toute la terre en annonçant sa Résurrection, en faisant connaître son enseignement, en baptisant.
L'Ascension est ainsi un envoi en mission adressé aux Apôtres comme aux hommes de tous temps. Il est
l'articulation entre le désir du ciel et le service des hommes.
La joie qui fait suite à cet événement s'explique aussi par cette annonce du Christ rapportée par Saint-Matthieu
(Mt 28, 20) (et lue au cours de la messe de l'Ascension) : « Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin
du monde ».
Autrement dit, le Christ est sans cesse présent auprès des hommes : même si, à la suite de l'Ascension, Il n'est
plus là physiquement, Il l'est dans les sacrements - dans l'eucharistie en particulier. Il l'est également auprès de
ceux qui prient, seuls ou à plusieurs : « Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d'eux »,
avait-Il dit un jour aux apôtres (Matthieu 18, 20). Finalement, l'achèvement de sa vie terrestre permet sa présence
auprès des hommes de tous temps et de tous lieux.
L'Ascension fait donc partie des événements fondateurs de la foi en Christ, et d'autant plus qu'il a donné aux
hommes leur liberté : loin de s'imposer à eux, le Christ les laisse libres de croire, et donc d'aimer véritablement.
La fête de l'Ascension, l'une des plus importantes du calendrier, complète celle de Pâques et prélude à la
Pentecôte, célébrée dix jours plus tard.
Le jour de l'Ascension, la couleur des vêtements liturgiques (que porte le prêtre) est le blanc, couleur de
la fête, de la lumière et de la joie.
L'Ascension est moins un départ qui créerait une absence et un vide qu'une situation nouvelle : Jésus est
invisible mais il n'est pas absent. Il est toujours présent, au contraire, mais d'une autre manière, présent là où
deux ou trois sont réunis en son Nom, présent dans le pain et le vin de l'eucharistie, présent dans l'affamé nourri
ou le malade visité, présent dans la liturgie communautaire comme dans la prière faite dans le secret de nos
chambres.
L'Ascension n'est donc pas un départ si ce n'est au sens de « début ».
A partir de ce triple évènement (Résurrection Ascension Pentecôte) qui n'en fait qu'un, même si nous les fêtons
séparément pour nous donner plus de joie et pour nous permettre d'admirer ce mystère sous plusieurs aspects,
nous vivons les temps nouveaux.
Cette fête de l'ascension nous rejoint tous au coeur, quelle que soit notre situation. Elle définit comme le point
stratégique de toute vie chrétienne, qui est tendue entre le désir du ciel et le service des hommes.

 

Mgr Jean Hamot +

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André-Jean Vidal
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