Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 23:12

Coopération régionale sur la culture du bananier

Il s'agit d'un projet InterReg original pour rapprocher la communauté des chercheurs et des producteurs des Antilles. 

Cultiver la banane en Guadeloupe, à la Martinique, à la Dominique, à Saint-Vincent, à Sainte-Lucie ou en République Dominicaine ce n'est pas la même chose. 
Les objectifs et les systèmes de production, les réglementations sont différentes et pourtant les liens qui unissent les producteurs (en Guadeloupe et Martinique l'UGPBAN) et les chercheurs des différentes îles sont évidents : un attachement particulier à cette plante et à sa culture, des contraintes communes et aussi des espoirs communs pour faire face aux nombreux défis environnementaux et économiques... 
C'est avec l'objectif de partager leur savoir faire, leurs connaissances mais aussi celui de progresser ensemble, parce que l'union fait la force, qu'ils se sont mobilisés pour construire et conduire ensemble un projet de recherche et développement de la filière  au niveau régional. Grâce à l'appui des Régions de Martinique et de Guadeloupe ainsi que de l’Europe, ils ont monté une initiative commune le Plan Banane Durable Caraïbes. Ce plan bénéficie de l'initiative du programme InterReg qui vise à favoriser la collaboration régionale dans la Caraïbe. 

Chercheurs et producteurs unis
Dans le cadre de cette initiative, ce sont près de 10 chercheurs et producteurs des 6 îles qui se réunissent cette semaine pour un atelier de travail à la station du Cirad de Neufchateau. 
Charles Meynard, agronome du CIRAD et spécialiste des systèmes de culture bananier, est coordonnateur de cet atelier. Avec Claire Amar, il explique les objectifs de la réunion : « L'agroécologie, expliquent-ils, a pour objectif de réduire voir supprimer l’utilisation des intrants chimiques polluants en améliorant les fonctions naturelles des écosystèmes et donc en intensifiant l’activité biologique dans et au dessus-des sols au bénéfice des producteurs et de l’environnement. Par exemple, l’utilisation de plantes  qui couvrent le sol, appelées plantes de couverture, de la bananeraie permet à la fois de contrôler biologiquement les mauvaises herbes et donc de réduire  l’utilisation d’es herbicides, de protéger les sols contre l’érosion, d’améliorer la structure du sol, d’assurer un environnement sain pour le bon développement du bananier vis à vis des attaques parasitaires. 
Claire Amar ajoute : « La coopération s’organise aussi afin de trouver des solutions vis-à-vis de la grave maladie sur bananier : la cercosporiose noire. En effet des hybrides de bananier résistants seront transférés bientôt et évalués à Saint-Vincent, à la Dominique, à Sainte Lucie et en République Dominicaine. Grace à ce programme InterReg nous espérons également démultiplier les efforts de nos collègues généticiens pour gagner la course contre la maladie de la cercosporiose noire ». 
Des problématiques communes, une coopération régionale, une communication directe entre chercheurs et producteurs, sans doute le secret pour innover.
La cercosporiose noire de la banane inquiète réellement les producteurs des Antilles.

Il a dit
Charles Meynard, agronome du CIRAD
Le projet Plan Banane Durable Caraïbes a deux grands objectifs: d'une part sélectionner et tester chez les  partenaires des différentes îles les variétés de bananiers résistants aux maladies, variétés issues de  croisements dans le cadre de la plateforme de sélection de Guadeloupe, d'autre part favoriser la mise en place de systèmes de culture basés sur les principes de l'agroécologie.

Partager cet article

Repost 0
André-Jean Vidal
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de André-Jean Vidal
  • : Revue de l'actualité politique locale
  • Contact

Texte Libre

Recherche

Liens