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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 15:48
Haïti: flambée de violences et de pillages à Port-au-Prince, avertit le CICR

" Les incidents violents et les pillages sont en hausse alors que monte le désespoir" parmi les survivants affamés et assoiffés du violent séisme qui a frappé Haïti mardi dernier, a indiqué lundi le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) dans un communiqué.
"La population de Port-au-Prince lutte maintenant pour simplement survivre. Les nerfs sont en train de craquer alors que les survivants affamés et assoiffés réalisent l'étendue de leurs pertes", a constaté le CICR. "La population est à bout", a expliqué la porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha) Elisabeth Byrs.
Six jours après le séisme, l'aide commençait cependant à monter en puissance, avec 105.000 rations d'aide alimentaire distribuées et la sélection d'un premier site pouvant accueillir 100.000 sans-abri, selon les agences humanitaires de l'ONU.
Le CICR "redouble ses efforts et touche des milliers de sinistrés pour leur procurer de la nourriture, de l'eau et des médicaments", a indiqué de son côté l'organisation humanitaire basée à Genève.
Malgré tout, "pour beaucoup d'habitants de Port-au-Prince, la situation est catastrophique", a souligné le CICR. "L'accès à des abris, à l'eau potable, aux sanitaires, aux soins médicaux reste extrêmement limité", selon le chef de la délégation du CICR en Haïti Riccardo Conti.
"Même si la présence des agences d'aide humanitaire commence à produire des effets dans les hôpitaux et les cliniques, beaucoup de centres de soins de Port-au-Prince manquent toujours de personnel et de médicaments et la tâche que doivent affronter les organisations humanitaires est écrasante", a indiqué M. Conti.
"On accélère la cadence mais les besoins sont énormes", a renchéri Mme Byrs, en précisant que l'ONU "appelle la population à dégager les routes pour laisser passer les convois d'aide". La route entre Saint-Domingue et Port-au-Prince est embouteillée et le trajet prend 18 heures pour acheminer l'aide.
"Les gens deviennent plus agressifs car ils ont besoin d'eau et de nourriture", a expliqué au CICR Sherley, une rescapée âgée de 29 ans.
"A Delmas (un quartier au nord-est de Port-au-Prince, ndlr), où je vis, il y a du pillage", a aussi témoigné auprès du CICR Verlène, une secrétaire de 31 ans. "La nuit, nous nous barricadons. Les habitants ont des armes et s'en servent", a-t-elle ajouté.


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