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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 22:05

QUID DE LA PECHE EN GUADELOUPE


• 95% des zones de pêche guadeloupéennes sont
 propre à la consommation
• Sur le littoral bordant le « croissant bananier »,
 entre Goyave et Trois-Rivières, l’activité halieutique
 est interdite sur une bande côtière de 500 mètres et
 le prélèvement des crabes de terre proscrit.
• A ce stade c’est le principe de précaution qui s’impose
 en attendant d’autres résultats.

 

Bien s’approvisionner, bien acheter :
le poisson est sain pour la santé
Les études en milieu marin ont montré que la plupart des espèces de pois-
sons et notamment les grands pélagiques, très consommés en Martinique et
en Guadeloupe, sont à l’abri de la pollution. Toutefois, certaines zones côtiè-
res sont impactées entre Goyave et Trois-Rivières. Des mesures préventives
ont donc été prises en concertation avec les marins-pêcheurs. Les produits en
vente sur les étals sont donc recommandés pour la santé !
Il s’agit de ne pas perdre la confiance des consommateurs guadeloupéens.
Mais les pêcheurs consomment le poisson qu’ils vendent. Par conséquent, ils
ne vont pas inutilement exposer leur famille. Dans ce contexte, les poissons
proposés à la vente ne présentent aucun danger. Le système de commerciali-
sation, et c’est une particularité locale, permet aux Guadeloupéens de savoir
d’où vient le produit. Il est vendu sur la zone où il a été pêché. Les pêcheurs
bénéficierons prochainement d’outils et de documentations permettant l’in-
formation au plus grand nombre.
Nous rappelons que des contrôles sont effectués très régulièrement sur les
zones de pêches et de débarquement par les services de l’Etat.
Les professionnels de la pêche souhaitent rappeler à la population que dans
un précédent constitué par la Ciguatera ils avaient été parfaitement trans-
parents et avaient pris les bonnes décisions. Depuis, aucune espèce pouvant
être touchée par cette neurotoxine n’est proposée sur les étals de Guade-
loupe. La liste des poissons concernés est connue de tous et respectée scru-
puleusement. On ne trouve plus aujourd’hui du barracuda sur les étals des
pécheurs professionnels.

 


Ne pas perdre le capital confiance nutrition
Depuis plusieurs années, les nutritionnistes recommandent la consommation de poisson
au moins 2 fois par semaine et pas uniquement pour chouchouter nos papilles gustatives.
Riche en vitamines (dont la vitamine D essentielle à l’ossification), minéraux et oligoélé-
ments, le poisson contient aussi des acides gras indispensables comme les oméga 3 (dont
certains interviennent dans la constitution des cellules nerveuses). Un aliment excellent
pour notre fonctionnement quotidien, mais aussi en période de grossesse et d’allaite-
ment. Les Guadeloupéens ont intégré dans leur alimentation le poisson frais. Il convient
de maintenir ce lien.
Préjudice
Il va y avoir un préjudice direct pour une centaine de navires exploitant la zone concernée
par l’interdiction. Mais d’ores et déjà ils pêchent en dehors de la zone des 500 mètres et
ont redéployés leur plan de travail. Pour autant, il y a également de la satisfaction de con-
naître la zone concernée. Il y a un an, l’ampleur de la zone contaminée était inconnue. On
sait aujourd’hui que 95% des eaux guadeloupéennes sont propres à la consommation.
Pour un grand nombre d’espèces qui sont aujourd’hui interdites à la commercialisation,
c’est le principe de précaution qui a prévalu. Plusieurs résultats d’analyses sont encore
attendus.
Il ne doit pas y avoir de doute chez le consommateur. Il est important de mener une cam-
pagne d’information auprès des Guadeloupéens et sensibiliser les marins pêcheurs. Par
circulaire en date du 11 mars 2010, le Ministère de la Santé et le Ministère de l’alimenta-
tion, de l’agriculture et de la pêche demandent au Préfet de Guadeloupe de définir un zo-
nage en matière de limitation des pêches dans les zones maritimes où une contamination
relative de la faune halieutique par la chlordécone a été identifiée.

Seulement 5% des zones totales
de pêche interdite en Guadeloupe
Les résultats d’analyses révèlent que la contamination de la faune halieuti-
que par la chlordécone est essentiellement localisée au niveau des secteurs
maritimes situés en contrebas des zones historiques de culture de la banane
: il s’agit du « croissant bananier » s’étendant de la commune de Petit-Bourg
jusqu’à la commune de Vieux-Habitants sur l’île de la Basse-Terre.
Ces secteurs maritimes ne représentent qu’environ 5 %  du tonnage des pro-
duits de la pêche issus des eaux guadeloupéennes. C’est sur ses secteurs que
sont localisés 91% des résultats non-conformes observés, soit 131 résultats
non conformes sur un total de 144 contrôles.
La zone principale touchée, concentrant l’essentiel des résultats défavorables,
concerne le secteur maritime bordant les trois communes de Goyave, Capes-
terre-Belle-Eau et Trois-Rivières. Une contamination à un niveau moindre et
limitée à certaines espèces est observée en périphérie de cette zone princi-
pale, à la fois au nord, correspondant au Petit Cul-De-Sac marin et à l’ouest.
Quelques espèces visées
L’étude des espèces présentes dans ces secteurs a révélé que la contamina-
tion concernait principalement les espèces carnivores vivant sur le plateau
continental alors que les espèces herbivores (poissons perroquets, bourses,
chirurgiens, lambis, langoustes royales...) semblent épargnées de même que
les espèces pélagiques (balaous, daurades coryphènes...). Il est à noter que les
espèces herbivores pêchées sur le plateau continental représentent une part
très importante du tonnage débarqué: le poisson-perroquet ou chat, espèce
particulièrement appréciée localement, représente ainsi à lui seul 50 % du
tonnage issu de la pêche au filet en zone côtière et 26 % de la pêche à la
nasse ou casier.

 

DP - CRPMEM

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André-Jean Vidal
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