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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 17:09


Lettre ouverte aux conseillers régionaux
et généraux de la Guadeloupe

Mes Cher (e)s collègues,

Nous affirmons très souvent que nous sommes les seuls élus légitimes du peuple et que cette légitimité nous la tirons du suffrage universel, donc, du vote des citoyens. Cela, pour bien montrer que ce n’est pas «la rue» qui décide, mais les élus qui représentent le peuple.
Nous affirmons aussi que nous sommes pour la démocratie, le respect des institutions, pour la légalité.

Tout cela est très bien. Mais pensons nous un seul instant que cette légitimité, ce pouvoir que nous donnent les citoyens à travers leur vote  implique aussi des devoirs et une exigence éthique et morale qui sont : le respect des engagements pris devant les citoyens et des décisions prises dans les institutions que nous dirigeons ou dans lesquels nous siégeons en leur nom ?

Ce qui s’est passé à la réunion de mise en place du Comité Guadeloupéen de Projet décidé par le congrès des élus départementaux et régionaux, le vendredi 4 juin dernier, montre à l’évidence que non.

Dans le silence complice ou gêné de la majorité des élus, les Présidents du Congrès  reniant leurs déclarations prononcées le 24 juin 2009, ont décidé d’imposer à l’ensemble de la représentation élue et par delà à tout le peuple, les choix sur l’avenir de la Guadeloupe qu’ils ont déjà comme négocié dans le secret des cabinets.

Ce faisant, ils ont sciemment violé la résolution adoptée par le congrès le 24 juin. Sans s’expliquer sur leurs carences  à l’origine des retards constatés, ils veulent imposer aux élus et au peuple un calendrier au service de manœuvres politiques et d’ambitions de pouvoir personnel.
Allons-nous nous associer à cette dérive anti-démocratique, à ce détournement de la résolution que nous avons voté dans le respect de la légalité institutionnelle et à cette attitude de mépris envers le peuple, qui légitiment le pouvoir de la rue ?

J’en appelle à la conscience et  au sens moral des élus guadeloupéens pour refuser la soumission à une forme de gouvernance dictatoriale qui se met en place dans les institutions guadeloupéennes.

J’invite tous les élus qui ont un sens éthique à exiger que la résolution du 24 juin soit respectée et à dénoncer le comportement déloyal des Présidents du congrès qui abusent de leur position pour orienter et cadenasser le débat.
Dans les conditions actuelles  de déni de démocratie et de non respect  de la résolution du congrès je ne peux participer aux travaux du Comité Guadeloupéen de Projet.

   Jacques Kancel, Conseiller  Régional  et Général
   Sainte – Anne le 9 juin 2010                                                                      

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André-Jean Vidal
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