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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 23:27

Une jeune Haïtienne de 14 ans reconduite dans son pays après 4 jours en zone d'attente

Une jeune Haïtienne de 14 ans, qui n'avait pas été admise sur le territoire français à son arrivée de Port au Prince lundi et qui était maintenue depuis en zone d'attente à l'aéroport de Pointe-à-Pitre, a finalement été reconduite dans son pays jeudi en fin d'après-midi, a-t-on appris de source policière.
Selon la préfecture, Stéphanie Bruno avait tenté de se faire admettre sur le territoire français en présentant de faux papiers et elle ne faisait l'objet d'aucune procédure de regroupement familial. De même source, les tentatives d'admission sur le territoire français d'Haïtiens munis de faux papiers seraient en accroissement depuis trois ou quatre semaines.
Une avocate, Me Sarah Aristide, s'affirmant "saisie par les parents de la jeune Stéphanie Bruno", avait adressé mercredi une "Lettre ouverte au préfet" dans laquelle elle affirmait que "les deux parents" de la jeune fille "vivent en France et son titulaires de titres de séjour, son père y travaillant régulièrement". "Elle n'a plus de toit là-bas, ce qui explique sa venue ici dans un premier temps, puisqu'elle s'apprêtait à rejoindre ses parents en France dans un second temps", concluait Me Aristide.
Sans lui répondre directement, le préfet Jean Fabre avait déclaré mercredi soir sur Télé-Guadeloupe que "il est hors de question d'encourager des filières de faux papiers, notamment par le biais des enfants". "Il n'y a pas de bons ou de mauvais moments (...), c'est une mineure, elle n'est pas demandée par ses parents et on n'a pas la preuve que ce soit un regroupement familial car il y a une procédure classique qu'elle pourrait suivre". "Il faut faire très attention à tout ce qui est trafic d'enfants et de faux papiers" avait ajouté le préfet.
Dans un communiqué commun rendu public jeudi à Paris, quelques heures avant l'embarquement de Stéphanie Bruno pour Haïti, l'ANAFE et le Collectif migrants outre-mer (MOM) affirmaient que son renvoi dans son pays ne pouvait s'effectuer "qu'en violation de textes fondamentaux".
Les deux organisations de soutien aux immigrés évoquaient à ce sujet "l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'Homme, qui garantit à chacun le respect d'une vie privée et familiale normale, ou l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, qui oblige l'administration à prendre en compte, dans toute décision concernant un mineur, +l'intérêt supérieur de l'enfant+". Elles concluaient en demandant "aux autorités françaises de suspendre toute mesure de renvoi de cette mineure".

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André-Jean Vidal
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dj.gano 16/04/2010 14:29


Dès que les avocats auront pu établir que les pièces d identité étaient autentiques l affaire resortira à moins que ....ces pièces ne soient ,comme le dit le préfet, des faux ....


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