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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 21:53


EN SOUVENIR DE PATRICK SAINT-ELOI

Le poète s’en est allé
Il avait goût de mer  et parfum d’arc-en-ciel
L’amour chantait à travers lui
Comme un songe de bambou
Et le cerf-volant faisait chanter le vent

Poète
Tu berçais l’île
Et la farine était douce dans ta voix d’arbre-à-pain
Et les étoiles clignaient de l’œil
Et nous habitions avec toi le feu créole de l’amour
Et nous habitions  avec toi la chevelure des vanilles

Qui portera pour nous le chapeau des étoiles ?
Qui demandera justice et réparation?
Qui tressera les fils du soleil ?

Fils de l’étoile filante
De l’illumination
De la révélation
De la révolution secrète des orchidées
Nous voilà silencieux
Au creux même de la douleur
Etourdi comme iguanes du midi

Patrick  s’en est allé
Les étoiles ne chantent plus
Et le ciel à voix basse chuchote une prière d’écume
Et nous voilà faisant peuple
Feuilles d’un même arbre blessé
Bourgeonnant une saison d’harmonie
Pour la Soif Etanchée des mots
Plus doux
Plus créoles
Plus aimants
Plus amants

La voix s’en est allée
C’était voix d’incendie
Voix de cassave chaude
Et d’anses fragiles creusant nos  rêves
A l’heure où la mer tend un bouquet d’algues douces au balancement des îles
A l’heure où l’abeille murit son miel dans un chant d’acacia
La voix s’en est allée
Voler plus haut
Chanter plus loin
Et nous sommes sourds de nos propres hurlements
Géreurs de nos silences
Chantant déjà la nostalgie du chant
Comme d’une absence la perle inconsolée
Filez étoiles
Filez
La musique est à nous
Même si nous l’offrons à la fraternité du ciel

Ernest Pépin
22 septembre 2010




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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 21:52

NOUS DILATOIRES
Par Dominique DOMIQUIN
 
Persistent décidément chez nous des habitudes (sinon des vices) que je ne
comprendrai jamais. Je viens de lire sur le blog du « Scrutateur » un plaidoyer
de M Edouard Boulogne tentant de minimiser la gravité des propos tenus par
Alain Huygues Despointes dans le reportage « Les derniers maîtres de la
Martinique », diffusé durant la grosse crise de 2009. Propos qui lui valent
aujourd’hui de comparaître devant la justice pour incitation à la haine raciale et
apologie de crimes contre l’humanité. Il n’y a pourtant pas à tergiverser. Les
propos de monsieur Huygues Despointes sont racistes et sans la moindre
ambiguïté. 
 
Que dans nos familles de noirs, de blancs, d’indiens, d’asiatiques et de syro-
libanais des discours et injures racistes soient régulièrement tenus sur le ton le
plus badin ne fait aucun doute pour votre serviteur. Ils n’en sont pas moins, en
droit positif français, condamnables lorsqu’ils sont prononcés dans la sphère
publique. Faut-il donc systématiquement que la justice nous le rappelle ? Notre
Histoire locale et plus largement celle de l’humanité ne nous auraient donc rien
enseigné ?
 
Malgré les séquelles de l’Histoire, gardons nous de notre vieille tendance à tout
mélanger ; la race, la politique, la lutte des classes, l’histoire, la mémoire,
l’économie, la tradition ou la culture en un bébélé de moins en moins digeste
pour les générations montantes. La Guadeloupe et la Martinique ne sont
aucunement deux rochers aux arêtes insensibles aux eaux tumultueuses du
temps. Ce n’est pas parce que nos sociétés sont nées du racisme que nous
devons à toute force nous barricader dans l’Habitation. Que nous devons être
complaisants envers le phénotype auquel l’évidence semble nous rattacher. En
tout cas, que l’on ne compte pas sur moi pour la solidarité aveugle de race ou
d’idéologie. 
 
La conséquence la plus grave de cette atmosphère délétère -que nous ne cessons
pourtant d’entretenir avec une volupté morbide- est que notre jeunesse fout le
camp au propre comme au figuré. Autant à cause du chômage que parce qu’elle
est lasse de nos ataviques guéguerres de tranchées. Elle a de l’ambition, elle
raisonne et n’hésite pas à aller voir ailleurs si l’air est plus respirable.
 
Il eût peut-être été courageux que monsieur Despointes adoptât l’une des
positions suivantes : 
La première : qu’il dise franchement « ében wè mon chè ! Man rasis, man pa
enmé nèg, métisaj ka dégouté mwen. Mé fôk nou séryé, isi-ya nèg pa enmé
mélanjé kô-yo an granjou épi blan nonplis. Alos annou arété épi bagay-jé ta-
a ! » Mais qu’il assume son credo devant la justice, la société martiniquaise et
toute la France en général.
 
La seconde eut été pour lui d’admettre : « Mézanmi, man fouté sékèl o séryé…
C’est vrai, j’ai déconné grave, rien ne m’excuse et je suis prêt à assumer la
sentence quelle qu’elle soit. »
 
Il est quand même curieux que a kaz an nou, lorsqu’il s’agit d’affronter la
justice pour des raisons idéologiques, chez les noirs comme chez les blancs, plus
rien n’est assumé. Une fois dans le box, nos grosses graines font pschiitt ! Y’a
plus personne ! Peut-être à cause de la conscience soudaine du regard de
l’Autre ? Quand M Huygues Despointes dit que ses propos ont été déformés,
retirés de leur contexte ou enregistrés à son insu, ça change quoi ? Tout ceci
ressemble fort à une tentative de zanzolaj désespéré. 
 
Durant la campagne précédant le référendum statutaire en Martinique, M Claude
Cayol avait tenu des propos infamants envers des enseignants qu’il qualifiait de
« blancs qui ne sont même pas coiffés et qui sentent » qu’il assume, lui aussi.
Pourquoi faut-il encore qu’on nous explique cela ? On peut être indépendantiste,
légitimiste ou sanfouté sans être raciste. Pour renverser l’adage de Sonny
Rupaire, je dirais « Viser l’Autre, pourquoi pas, mais n’oublions pas pour autant
de nous viser nous-mêmes ». 
 
On me dira « Nous sommes humains. Nous pouvons tous déraper de temps à
autres. Et puis cette liberté d’expression, ce pluralisme d’idées qui vous est si
cher ? Ne faut-il pas craindre qu’ils ne soient, à terme, muselés par des barbelés
juridiques en plus de l’impalpable bienpensance sclérosante ? » Je répondrai que
c’est justement à cela que le courage des opinions se mesure. Gran nonm paka
wont. 
 
Dans un tout autre registre, (qui ne touche pas à la race mais aux dérives lors des
luttes socio-idéologiques) quand un syndicaliste guadeloupéen refuse de rendre
compte de ses actes et d’en accepter les conséquences sous prétexte qu’il ne peut
s’exprimer qu’en créole, en 2010… on aura beau hurler à la justice coloniale,
j’appelle ça une toute petite tentative de masko.  Après cela, qu’on ne vienne pas
me dire que nous avons envie d’être responsables en Martinique ou en
Guadeloupe. Ni en tant que département français, ni en tant que Pays.
 
 
Dominique DOMIQUIN
Goyave, le 23 Septembre 2010

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 01:12

HOMMAGE

PATRICK, AU FIRMAMENT

Patrick Saint-Eloi est décédé samedi dernier.

Patrick Saint-Eloi s'en est allé, après une longue maladie. Le roi du Zouk Love ne chantera plus. « Nul doute qu’il sirote déjà un punch coco avec Féla Kuti, Vicentico Valdez, Pacheco, Stellio, Fitzgerald, Hendrix, Oum Kalthoum, Brassens, Mozart, Loyson et les autres », comme dirait Patrick Domiquin, un ami. Nous ajouterons Gilles Floro.
Pointois, Patrick Saint-Eloi s'est envolé pour Paris alors qu'il n'avait que 17 ans. Admirateur de Nat King Cole et Harry Belafonte, il a pris des cours de chants pour devenir LE crooner de Kassav.
Avec le groupe mythique de Georges et Pierre-Edouard Décimus et Freddy Marshall, accompagné de Jocelyne Béroard, Jacob Desvarieux, Jean-Philippe Marthély, Jean-Claude Naimro, Patrick Saint-Eloi a révolutionné la musique, notamment avec le fameux titre Zouk sé sèl médikaman nou ni.

Une véritable star
Des tournées dans le monde entier pendant vingt ans avant de quitter cette belle aventure pour voler résuolument en solo.
Depuis quelques années, Patrick Saint-Eloi menait une carrière parallèle, en sortant West Indies, dont il était l'auteur et l'interprète. C'est le premier tube de Zouk Love, sorti en 1985 sur son premier album solo, Mizik Sé Lanmou.
A partir de 2002, Patrick Saint-Eloi, PSE, va devenir la voix des Antilles. Chantant exclusivement en créole, d'une voix pure, sur des musiques donnant la part belle aux rythmes de chez nous, il accumule les disques d'or. L'Olympia, le Zénith, les plus grandes salles parisiennes l'accueillent à guichets fermés.
Le 13 août 2008, un concert-hommage, au Moule, affole les autorités. Le préfet demande, sur les ondes, que plus personne ne se rende à Damencourt, les routes de la Grande-Terre sont saturées. 40 000 personnes hurlent leur amour pour celui qui devient ce jour-là, une icône, une idole. Une star.
Elle brille au firmament.



Discographie
Zoukolexion vol. 2, 2008
Zoukolexion, 2007
Plezi, 2005
Swing karaïb, 2002
À la demande, 1990
À l'Olympia, 2000
Lovtans, 1988
Zoukamine, 1994
Bizouk, 1992
Mizik Sé Lanmou, 1985

 

FRANCE-ANTILLES DIFFUSE, SAMEDI, UNE ÉDITION SPÉCIALE DE TV MAGAZINE CONSACRÉE À PATRICK SAINT-ELOI. FAITES PASSER LE MOT.

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 17:40

INDISCRÉTIONS
Gugusse
Mais qui était ce journaliste bien connu de la télé qui courait devant le cercueil de Patrick Saint-Eloi, hier, micro tendu en main ? Trop tard pour une dernière interview, camarade !

Gabrielle
La maire du Moule, qui accueillait plus de trente mille personnes sur un carré de savane n'a pas pensé qu'il fallait bien, pour pouvoir tenir plusieurs heures, que les gens puissent se soulager; Pas un seul chalet de nécessité à proximité. Dans les veillées on pisse pas ?..

Gabrielle
Coup de chapeau néanmoins pour ce qui concerne l'organisation de la manifestation. La mairie du Moule, sous la houlette de Mme Carabin, a su faire les choses avec efficacité. Service d'ordre municipal parfait, très professionnel... Ne manquaient que les tinettes !

Victorin
A l'arrivée de Gabrielle Louis-Carabin, certains ont crié « Là, là ! ». Et tout le monde s'est précipité contre les barrières pour voir arriver PSE. A celle de Victorin Lurel, certains, dans la foule, ont encore crié « C'est lui, c'est lui ! » Tout le monde a encore cru que c'était PSE. Non, c'était Mme Carabin, puis M. Lurel !

Jean
Jean Fabre, préfet de Guadeloupe, accompagnait Marie-Luce Penchard, ministre délégué à l'Outre-mer. En « petit blanc », qui est la tenue de préfet, manches courtes, sans veste. M. Fabre a salué la dépouille mortelle avec beaucoup de solennité. et une petite grimace due aux flashes des photographes qui n'ont épargné personne. Non, la photo ne sera pas publiée !

Pierre-Edouard
Pierre-Edouard Décimus, l'un des fondateurs de Kassav, retenait difficilement son émotion, au moment de venir près du cercueil de Patrick Saint-Eloi. Il est l'un de ceux qui l'ont découvert et l'ont lancé... il y a plus de trente ans !

Freddy
Freddy Marshal, autre fondateur de Kassav, errait un peu, le regard vide, visiblement marqué par ce décès d'un chanteur qu'il a vu grandir au fil des années, jusqu'à devenir une star à part entière.

Jocelyne
Beaucoup d'émotion dans les yeux de Jocelyne Béroard. Qui est une femme forte sur scène mais hypersensible à la ville. Une vraie femme, quoi !
André-Jean VIDAL

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 17:39

La Guadeloupe rend hommage à Patrick Saint-Eloi

Combien étaient-ils, hier soir, sur la petite savane à l’entrée du Moule, où se tenait la veillée mortuaire de Patrick Saint-Eloi ? Des dizaines de milliers. Venus de toute la Guadeloupe rendre hommage au Roi du Zouk Love... comme à Damencourt, il y a deux ans.
Aujourd’hui, à partir de 15 heures, une cérémonie funéraire aura lieu sur le même site, avant une bénédiction du corps et l’inhumation au cimetière communal.


Un cri dans la nuit. Des hurlements de douleur. «  Non, non ! », crie la foule qui, en voyant apparaître le cercueil porté à dos d’hommes, ne peut retenir ses larmes. La réalité de la mort de Patrick Saint-Eloi est là, dans ce petit cercueil étroit qui traverse lentement ce monde amassé derrière des barrières. Jusqu’à une estrade qui fait face à cette foule émue jusqu’aux larmes.
Avant 19 heures, le moment où est apparu le cortège funèbre, sur la savane où se dresse le buste de Louis Delgrès, c’était le son des chansons de Patrick Saint-Eloi qui rythmait le tempo. Un podium, qui accueillera plus tard des musiciens, un barriérage, une petite estrade, sous une toile de tente. Pas plus dun millier de personnes, en blanc ou en noir, certains en noir et blanc. Un écran géant diffusait les clips les plus connus du chanteur. Certains avaient passé la nuit là, d’autre y étaient venus dès le petit matin. Pour ne pas manquer l’hommage au plus grand chanteur que la Guadeloupe ait connu.
Pas de chagrin encore, un peu de mélancolie… Quelques rires, mêmes au gré des rencontres.

Une masse innombrable
La petite foule, grossit lentement pour devenir marée humaine.
Et puis, l’arrivée de personnalités, Victorin Lurel, Gabrielle Louis-Carabin, Marie-Luce Penchard, d’autres encore, des élus, des musiciens, des chanteurs, des écrivains, tout le monde culturel était là. La tombée de la nuit, l’agitation des forces de l’ordre, a changé l’ambiance. Ceux qui riaient se sont soudainement tus au moment de l’annonce puis du passage du cortège, le corbillard suivi d’un minicar où la famille avait pris place. Un court silence de stupeur et puis des hurlements, des chants, lancinants.
Tandis que le convoi s’arrêtait à l’entrée de la savane, les Guadeloupéens ont entamé leur long défilé. Toute la nuit ils sont passés devant le cercueil de Patrick Saint-Eloi, tandis que les témoignages se succédaient au micro.
Entourés des élus, Marie-Luce Penchard et le préfet Jean Fabre, se sont approchés du cercueil, pour s'incliner.
Emotion intense, celle du groupe Kassav, entourant le cercueil. Des larmes écrasées, des têtes levées vers le ciel, baissées vers le sol, les mains caressant lentement le bois rouge du cercueil.
La foule silencieuse, respectant cette communion autour de celui qui a été quinze ans compositeur, parolier, chanteur vedette de Kassav.
Fendant la nuit, des centaines de musiciens, connus ou anonymes, vêtus de blanc, s'engageaient dans la foule descendue de bus venus de Basse-Terre, Capesterre, Bouillante. D'ailleurs. de partout. Un va-et-vient incessant sur le boulevard du bord de mer envahi de kaz a bokits sur roues.
A 20 h 45, le groupe Mas ka klé a interprété un chant plein d'émotion : « Patwik ou ka voyajé », repris par la foule. Un court intermède de chansons de PSE avant le groupe Vim du Moule.
Toute la nuit, ils ont joué pour Patrick. Sur le podium mais aussi, des tanbouyés, sur la pelouse, dans les rues adjacentes. Toute la nuit et encore aujourd’hui. Avant qu’à 15 heures, le cercueil traverse la foule pour des obsèques religieuses.
André-Jean VIDAL

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André-Jean Vidal
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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 17:39

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André-Jean Vidal
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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 17:37

Victorin LUREL révèle l’existence d’un nouveau chèque de 81 millions d’euros du gouvernement aux compagnies pétrolières d'outre-mer ce qui porte à 175 M€ la somme versée à ces compagnies depuis juillet 2009 !

Victorin LUREL, député et Président du Conseil régional de la Guadeloupe, vice-président du groupe socialiste chargé de l’outre-mer révèle que le gouvernement prévoit, dans le projet de décret d’avance et d’annulation de crédits examiné ce lundi par la commission des finances de l’Assemblée nationale et qui sera validé dans la prochaine loi de finances une nouvelle ouverture de crédits de 81 millions d’euros sur la mission « économie » afin, prétendent-ils, de compenser les pertes de recettes subies par les compagnies pétrolières suite au gel des prix du carburant pour la période allant de novembre 2009 à août 2010.

Après les 44 millions d’euros versés en juillet 2009 et les 50 millions d’euros versés en novembre 2009 par le Gouvernement, ce nouveau cadeau de 81 M€ porte donc à 175 M€ le chèque total du Gouvernement à ces compagnies qui sont pourtant, comme l’a souligné le Président de la commission des finances lundi, des « entités juridiques indépendantes qui sont des sociétés appartenant ou rendant des comptes à  Total » !

Il rappelle que, dans le même temps, le prix à la pompe a subi 4 augmentations depuis le début de l’année qui sont très loin d’avoir été compensées par la légère baisse annoncée en fanfare par la ministre de l’outre-mer début septembre.

« La gestion du prix des carburants outre-mer reste absolument chaotique, juridiquement très fragile et le lobby pétrolier ne rogne strictement rien de ses marges puisque le contribuable et le consommateur continuent de payer la « rente » de ces compagnies, pourtant dénoncée  par des rapports de l'Inspection générale des Finances et de l'Autorité de la Concurrence » souligne Victorin LUREL.

Enfin, il est prévisible que ce nouveau chèque ne soit pas le dernier car, comme l’indique le projet de décret : « les négociations en cours avec les compagnies pétrolières sont conditionnées à un engagement ferme de l’Etat sur le montant maximum du préjudice », montant qui n’est donc toujours pas déterminé !

Dans ce dossier ultrasensible du prix des carburants outre-mer,  le Gouvernement commet visiblement une faute morale en traitant dans la plus grande opacité avec un lobby des plus puissants et fait manifestement preuve d’irresponsabilité dans le contexte budgétaire actuel.

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André-Jean Vidal
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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 23:24

INDISCRÉTIONS
Patrick
Patick Karam, délégué interministériel pour l’Égalité des chances des Français d’outre-mer, a proposé un hommage national pour Patrick Saint-Eloi. Sauf que Patrick Saint-Eloi fuyait les pompes et la solennité. Alors, un hommage national...

Frédéric
Frédéric Mitterrand a enfin réagi, hier lundi, à la mort de Patrick Saint-Eloi survenue samedi dernier. Le ministre de la Culture fera-t-il le déplacement demain, pour les obsèques de notre roi du zouk love ?
Après le couac relevé par Patrick Karam lors des obsèques de Jenny Alpha (pas d'officiel de haut rang), ce serait bien. Sauf si la famille de PSE s'y oppose.

David
Bonne nouvelle, David Drumeaux, le boss de Lakasa, à Baie-Mahault, a retrouvé sa fourgonnette volée il y a trois semaines. Avec le feeling qui le caractérise, David a discuté avec les uns et les autres et, une fois retrouvé le véhicule, il a averti les gendarmes qui menaient en vain l'enquête depuis quinze jours. Ne leur restait plus qu'à conclure les investigations menées avec succès... par la victime du vol !

Philippe
« Le consommateur ne fait pas le lien entre la banane qu'il mange et tout le travail que nous faisons sur le terrain, a expliqué Philippe Ruelle, directeur général de l'Union des Groupements de Producteurs de Bananes de Guadeloupe et Martinique (UGPBAN). Il vient de lancer un plan de relance du secteur,n jusqu'en 2013. Avec plus de 6 500 salariés la banane est le premier employeur privé de Martinique et Guadeloupe. Il a plusieurs objectifs : il vise à encourager une baisse de l'utilisation des pesticides. Il veut aussi favoriser une amélioration des conditions sociales des salariés dont 90% sont en contrat à durée indéterminé...

Pat
Patrick Kancel, dit Pat, humoriste radiophonique à la dent dure, était l'un des amis les plus proches de Patrick Saint-Eloi. Depuis samedi, il n'est pas bien, souffre de cette absence, pourtant prévisible. Les chroniqueurs sont — heureusement — les plus sensibles des hommes. Fòs Pat !
André-Jean VIDAL

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 23:23

PATRICK
Par Dominique DOMIQUIN
 
Nul doute qu’il sirote déjà un punch coco avec Féla Kuti, Vicentico Valdez,
Pacheco, Stellio, Fitzgerald, Hendrix, Oum Kalthoum, Brassens, Mozart,
Loyson et les autres. Il avait dans la voix ce tonnerre fragile qui nous est propre
et qui touche à l’universel. Ses textes comme ses mélodies disaient la
profondeur et la légèreté de nos vies d’hommes et de femmes guadeloupéens,
antillais, créoles et plus largement caribéens. Patrick Saint-Eloi ne savait pas
chanter sans son âme. Il avait le courage, la folie de se mettre à nu devant des
foules immenses sans jamais se départir d’une grande pudeur. Sa sensibilité
n’était jamais sensiblerie. Pas de guimauve chez ce magicien de génie mais une
tendresse authentique, une Humanité qui coulait, se répandait en nous comme un
secret. 
 
Il était notre proche. Chacun de nous a son lien personnel avec l’une ou
plusieurs de ses chansons. Feu Jean-Louis Mérault (l’un des plus grands
pianistes que la Guadeloupe ait engendré) disait souvent : « S’il nous fallait
arrêter un hymne pour la Caraïbe, le choix serait terriblement difficile entre
Redemption Song, Café et le West Indies de Patrick… Peut-être nous faudrait-il
mélanger les trois ! » 
 
Faisant frissonner chaque orteil de notre âme avec le groupe Kassav, Patrick a
fait exploser le Zouk ! Combien de miles parcourus dans le monde pour faire
partager notre culture, notre langue et notre musique assumées ? Combien de
pistes artistiques explorées, défrichées ? Son art extrêmement difficile, il avait la
politesse de nous le faire passer pour simple. Monstre de talent, crooner de ces
dames, artiste engagé à ses heures, souvent imité, jamais approché, Patrick
Saint-Eloi chérissait cette île-papillon où son lonbwik est enterré. Le voilà parti
virer en Guinée… Quand nous aurons ravalé la tristesse, il nous restera sa
musique et son cri comme sillons. Avec lui, la Guadeloupe toute entière perd un
intime.
 
Mèsi on pil, ti-mal.
Lonnè èk Rèspé.
 
 
Dominique DOMIQUIN
Fort-de-France, le 18 Septembre 2010
 
 

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 20:16

INDISCRÉTIONS
Audry
Marrant comme tout le premier maire adjoint de la commune de Baie-Mahault, chargé de la vie scolaire (pour un prof c'est tout trouvé !), jeudi sur RCI. Audry Cornano, interrogé par Judith, sur le fait que les enfants ont leur ration et jamais de rab à la cantine, s'est dit outré qu'une dame, disant être employée de cantine dans cette commune, se soit permis de déclarer à l'antenne que les plats ne passaient jamais deux fois mais que les employés municipaux rentraient chez eux les gamelles pleines. « Nous luttons contre l'obésité », a dit M. Cornano. Sauf pour les agents municipaux, dirait-on...

Judith
Toujours dans la même émission, Judith s'est inquiétée : è Surtout pas de sanctions contre cette employée municipale... », a-t-elle demandé à M. Cornano. « Nous allons réunir les agents pour les sensibiliser. Il ne faut pas qu'ils aillent se répandre sur les ondes. » Ça va chauffer dans les services ! D'ici que la bande enregistrée soit saisie et la voix comparée à celle des employées de la cantine !..

Victorin
Victorin Lurel interrompt le processus d'explication de l'évolution institutionnelle. Depuis quelques semaines, il parcourt les communes, tient des conférences, distribue des brochures pédagogiques. Souvent, son alter ego du conseil général, Jacques Gillot, assiste à ces rencontres avec la population. Et puis, jeudi, krak ! L'Assemblée nationale a adopté le texte de la loi dite de réforme territoriale, ce texte  incluant les DOM, dont la Guadeloupe, ce qui indique que le gouvernement et la majorité reviennent sur les engagements de Nicolas Sarkozy en décidant d'appliquer la réforme territoriale à l'identique dans l'Hexagone et dans les DOM. « Le Conseil constitutionnel tranchera ! », s'est écrié M. Lurel.

Gugusses
Des déchets et des maires. Il semble que plus rien n'aille entre les maires de Guadeloupe dès lors qu'il s'agit de parler de traitement des déchets. Si l'an passé ils faisaient bloc commun pour que celui-ci soit effectué dans le respect de l'environnement et du cadre de vie des Guadeloupéens, il semble bien qu'aux dernières réunions, ils ne se soient pas entendus pour poursuivre dans ce sens. Désormais, c'est chacun pour soi et l'incohérence qui prévalent. Et pourtant, si les maires ne reviennent pas à de meilleures intentions, l'accumulation des déchets risque, à terme, de rendre notre vie bien pénible.
André-Jean VIDAL

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