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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 23:23

INDISCRÉTIONS
Lucette
« A ce jour, les aires de jeu sont la seule propriété de la Région Guadeloupe, ce que le conseil municipal a confirmé par délibération en date du 4 avril 2008 », nous écrit Lucette Michaux-Chevry, en réponse à notre édition du 7 juillet (voir Indiscrétions, page 4). Il n'empêche que ces aires de jeu incendiées il y a un an déparent bien la ville dirigée par Mme Michaux-Chevry. La même qui a fait édifier des œuvres d'art à tous les carrefours de la ville de Basse-Terre. Et que ces débris calcinés, outre qu'ils sont dangereux pour des enfants qui y joueraient, font moche dans le paysage. De plus, il semblerait que l'ouvrage ait été transféré à la ville du temps de la mandature municipale de Guy Georges. Alors, encore une péripétie de la haine ?..

Gina
Gina Théodore-Opheltès, présidente de l'Ecole de la deuxième chance, vient d'être débarquée de son poste. L'ancienne conseillère régionale, fan de Victorin Lurel, puis débarquée de l'équipe lors des dernières régionales quoique M. Lurel ait affirmé à plusieurs reprises qu'elle n'avait pas démérité, paie ainsi sans doute, son opposition municipale à Harry Chalus, à Baie-Mahault. M. Chalus s'est rallié au président de région. Allez Gina, faut pas pleurer, c'est ça la politique, une accumulation de petites trahisons...

Marie-Luce
Tandis que le gouvernement craque de toutes parts, il en est une qui ne fait pas parler d'elle. Il s'agit de Marie-Luce Penchard, ministre de l'Outre-mer. Il est vrai qu'elle n'est pas sur la sellette. On ne va pas la virer du prochain gouvernement comme le seront sûrement Bernard Kouchner, Fadela Amara, Rama Yade, etc.

Lucette 2
Il semblerait que Lucette Michaux-Chevry lance une offensive contre la proposition de reprise de l'A1 faite par Bruno Blandin, p.-d.g. du groupe Blandin, Jean-Paul Fischer, à titre personnel, Marie-Paule Bélénus-Romana, directrice de la Semsamar, à titre personnel, Daniel Erlong, le boss d'ICM, groupe de BTP et diverses institutions guadeloupéennes, dont la Semsamar. Projet soutenu par la Région de Victorin Lurel. En effet, Mme Michaux-Chevry aurait déniché un article du statut de la Semsamar qui dit que toute participation à une société privée doit être validée par les membres du conseil d'administration. Or, la mairie de Basse-Terre est membre de ce conseil...
André-Jean VIDAL

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André-Jean Vidal
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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 22:29

HAUSSE DES CARBURANTS
Victorin LUREL s’oppose aux nouvelles hausses annoncées du prix des carburants

 

Victorin LUREL, député et Président de la Région Guadeloupe réitère son opposition aux nouvelles annonces de hausse des carburants. En effet, le préfet de Guadeloupe réunit les membres de l’observatoire des prix pour leur annoncer une hausse du prix des carburants qui devrait être de + 9 centimes sur le super et de + 10 centimes sur le gazole. Une deuxième hausse de même niveau est envisagée dans les semaines à venir.

Même si le président du conseil régional admet que le prix des carburants ne peut rester fixe et doit être ajusté en fonction des prix du pétrole et du cours relatif du dollar et de l’euro, il regrette que le Gouvernement impose une augmentation du prix des carburants à marche forcée.

En effet, il était convenu que les prix resteraient à leur niveau actuel jusqu’à la remise du rapport final et définitif de l’ANACT en septembre. Force est de constater que la remise de ce rapport a été accélérée pour pouvoir procéder à une hausse pendant les vacances scolaires.

Il était également attendu de ce rapport des propositions précises en ce qui concerne les nécessaires modifications du décret qui fixe la formule de variation des prix notamment s’agissant du remplacement du PNI par la valeur en douanes et de la limitation des différentes marges. Une discussion globale sur ces propositions aurait dû précéder les hausses annoncées.

Victorin LUREL, déclare qu’il comprend que le transfert d’une part de la hausse sur le fuel lourd utilisé par EdF est une forme de péréquation de cette hausse entre les différentes formes de carburants qui épargne aux automobilistes une hausse encore plus forte, mais il regrette que l’idée d’instituer une péréquation au niveau national entre les prix HT moyen des carburants dans l’hexagone et dans les DOM n’ait finalement pas été retenue par le rapport de l’ANACT.

S’agissant du maintien de la SARA et de la péréquation du transport des carburants vers la Guyane, Victorin LUREL rappelle qu’il y est favorable. Il souhaite cependant que des compensations en termes d’emplois, d’investissement ou d’une autre nature soient définies en faveur de la Guadeloupe.

Quant à la question des normes européennes, elle appelle une réflexion plus approfondie afin d’identifier les pistes d’économie possibles.

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André-Jean Vidal
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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 17:40

Nomination et prise de fonctions de M. Philippe JAUMOUILLIE,
Secrétaire général de la préfecture,
Sous-préfet de l’arrondissement de Basse-Terre


Le préfet de la région Guadeloupe Jean FABRE informe que par décret du Président de la République
en date du 30 juin 2010, M. Philippe JAUMOUILLIE, sous-préfet hors classe, a été nommé en qualité
de secrétaire général de la préfecture de la Guadeloupe (1ère catégorie).

M. JAUMOUILLIE a pris ses fonctions de secrétaire général de la préfecture, sous-préfet
de l’arrondissement de Basse-Terre, le lundi 12 juillet 2010. Il succède ainsi à M. Hubert VERNET.

Ci-dessous la fiche biographique de M. JAUMOUILLIE :  

    Né le 25/05/1952 à Saint-Louis de Montferrand (Gironde)
      Chevalier des palmes académiques
      Chevalier de l’ordre national du mérite

01-01-1977     Attaché de préfecture
01-01-1986     Attaché principal de préfecture
06-11-1992    Directeur des services du cabinet du préfet de Tarn-et-
                                  Garonne
 01-01-1993      Directeur de préfecture
 24-05-1994      Sous-préfet de 2ème classe, directeur du cabinet du
Préfet du Tarn
 24-05-1995      Titularisé sous-préfet
 24-06-1996      Sous-préfet de Saint-Jean d'Angely (Charente-Maritime)
 24-05-1998      Sous-préfet de 1ère classe
 31-07-1999      Sous-préfet hors cadre, commissaire délégué de la
République province Nord en Nouvelle-Calédonie (mobilité)                            
 01-03-2002      Sous-préfet hors classe
 15-01-2003      Sous-préfet de Redon (Ile-et-Vilaine)
 08-08-2005      Secrétaire général de la préfecture de la Haute-Loire
 12-11-2008      Sous-préfet hors classe, sous-préfet des Andelys (Eure)

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André-Jean Vidal
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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 17:21

LES PROJETS DE DÉCRETS RELATIFS
AUX CONDITIONS D’IMPLANTATION
DES ACTIVITÉS DE MÉDECINE ET DE CHIRURGIE

Rapport du Conseiller Général, Jean GIRARD, Président du Conseil d’Administration du Centre Hospitalier de Marie Galante.

Rapport remis le 9  juillet 2010 à Monsieur le Sénateur Jacques GILLOT Président du Conseil Général de Guadeloupe.


Prévision cyclonique 2010
Un territoire régulièrement isolé par l’activité cyclonique et volcanique
Un territoire épargné par l’activité sismique et volcanique
Nouvelle explosion de la Soufrière de Montserrat et suspension du trafic aérien
Indisponibilité des hélicoptères de la Sécurité Civile




Le dispositif réglementaire envisagé

La DGOS a soumis au CNOS des projets de décrets relatifs aux conditions d’implantation des activités de soins de médecine et de chirurgie.

Ce dispositif réglementaire tend à sécuriser la prise en charge des populations par la définition de règles opposables à tous les établissements de santé quant aux conditions d’implantation et aux conditions techniques de fonctionnement.

Le gouvernement s’inscrit ainsi dans la continuité d’un chantier engagé pour chacune des activités de soins visées à l’article R 6122-25 du code de la santé publique, parmi lesquelles la médecine et la chirurgie.

Outre la fixation de conditions techniques, ces projets soumettent la délivrance d’une autorisation d’activité de chirurgie au respect d’un seuil minimal d’activité établi à 1500 interventions annuelles.

A défaut, l’établissement de santé ne sera pas autorisé à poursuivre son activité.

Aucune dérogation à ce seuil d’activité ne semble avoir été reconnue.

En effet, si les projets réfèrent à une dérogation pour les établissements qui réaliseraient 70% de l’activité seuil, celle-ci n’a pour seule vocation qu’à organiser un accompagnement de ces établissements dans une restructuration impliquant sa disparition à terme et ce sur une période de trois ans.

Pour ce faire, une autorisation dérogatoire d’activité de chirurgie pourra être reconnue à un établissement réalisant 70% de l’activité minimale que si et seulement si celui-ci : a conclu une convention de coopération avec un autre établissement chirurgical, et organisé, au bénéfice de ce dernier, la cession de son autorisation à échéance des trois ans.


La portée du dispositif

Au terme d’une période transitoire d’accompagnement (cf supra), aucun établissement de santé qui ne répondrait pas aux seuils minimaux d’activité ne sera autorisé à poursuivre son activité, sans que le pouvoir réglementaire n’ait prévu de cadre dérogatoire tenant aux spécificités et exceptions locales.

Le Centre Hospitalier Sainte Marie, sis à Marie Galante, compte parmi les établissements qui ont une activité chirurgicale qui n’atteint pas le seuil requis.

En application des projets de décrets, l’hôpital devrait cesser son activité sans bénéficier de la période d’accompagnement dès lors qu’il ne réalise pas 70% de l’activité minimale.


Un dispositif qui emporte une rupture dans l’accessibilité à une offre de soins

En l’absence de cadre dérogatoire, le seuil d’activité de 1500 interventions annuelles a été souhaité comme une valeur couperet.

Le pouvoir réglementaire a choisi la voie d’une norme quantitative systématique et abstraite, sans qu’il ait été envisagé la possibilité de résoudre des situations particulières et exceptionnelles, tenant notamment aux spécificités géographiques de l’implantation et de l’isolement de certaines populations et de leur dispositif sanitaire.

Pour les populations marie galantaises, ce dispositif a directement pour conséquence leur exclusion du système de santé.

Cette exclusion tient en plusieurs éléments.

En premier lieu, la double insularité qui caractérise la population marie galantaise la rend tributaire des moyens de transports maritimes et aériens pour un accès aux autres îles de la Guadeloupe et des Caraïbes.

A ce titre les chiffres communiqués par le SAMU 971 sont éloquents en termes d’indisponibilité de l’appareil destiné aux « EVASAN » (cf annexes). Soixante dix neuf jours d’indisponibilité que l’armée et la gendarmerie essaient de suppléer au détriment de leurs missions premières. Sachant par ailleurs, que même ces solutions de recours entraînent généralement des procédures de mises à disposition longues et aléatoires (plusieurs heures).

De plus, l’ile est desservie par trois navettes maritimes journalières en laissant 15heures d’amplitude sans possibilité de transfert vers Pointe-a-Pitre.

Or, les réalités géographiques, climatiques et géophysiques emportent régulièrement un isolement de l’Ile.

L’isolement peut être total (cyclones et tempêtes tropicales) ou ne concerner que le transport héliporté (vents forts, éruption volcanique Montserrat, mobilisation de l’appareil pour couvrir les catastrophes naturelles telles Haïti). Dans cette dernière hypothèse, aucun transport adapté à une situation d’urgence ne permet l’accessibilité à une autre structure sanitaire de court séjour. L’absence de couverture héliportée place ainsi l’île dans un isolement sanitaire, la voie maritime ne permettant d’assurer le transport de patients couchés et a fortiori urgents.

Cet isolement sanitaire varie entre 3 et 5 semaines annuelles. Il s’agit d’une valeur cumulée étant entendu que cet isolement oscille entre 48h et une semaine.
Dans ces périodes, les institutions et organisations marie galantaises doivent pouvoir répondre aux impératifs de ses populations tout particulièrement pour la protection de la santé. Ces périodes s’accompagnent le plus souvent d’une forte sollicitation des structures sanitaires, en lien direct avec la cause de l’isolement.

Les prises en charge reposent alors exclusivement sur les compétences médicales et chirurgicales implantées sur l’Ile.

La disparition de la chirurgie à l’Hôpital Sainte Marie, seule offre médico-chirurgicale et obstétricale de l’Ile, emporte purement et simplement l’abandon voire le sacrifice des populations marie galantaises, notamment dans les périodes où les besoins seront importants, ne permettant  pas aux populations un accès continu et permanent aux services de santé.

En second lieu, la disparition de la chirurgie ne peut dans le contexte insulaire de Marie Galante s’accompagner de mesures de reclassement ou de recomposition de l’offre sanitaire, comme elles semblent envisagées par le Ministère.

En effet, le besoin marie galantais n’est pas quantitatif mais qualitatif notamment par sa graduation, sa diversité et son accessibilité.

De même, et en admettant qu’il existe un besoin non satisfait sur l’Ile, les textes issus de la législation sanitaire et médico-sociale exigent la possibilité pour les acteurs relevant de ces législations un accès à un plateau technique de court séjour. Tel est le cas des activités de SSR récemment déposées auprès des tutelles sanitaires.

L’absence de besoin quantitatif corroboré par la nécessaire accessibilité à un plateau technique de court séjour ne permet pas à la structure hospitalière d’envisager une reconversion du site qui soit conforme à la couverture des besoins et aux dispositions législatives.

En sus, la structure hospitalière marie galantaise est de taille modeste et récemment reconstruite pour accueillir une activité technique de court séjour. Elle ne dispose donc pas de capacités d’accueil suffisantes et ne répond pas aux standards d’hébergement qu’exigerait toute activité de remplacement.

La disparition de la chirurgie emportera la disparition même de la structure hospitalière.

Enfin, la suppression de l’offre chirurgicale marie galantaise exige l’organisation d’un transfert de l’activité vers le CHU de Point à Pitre. Outre les difficultés actuellement rencontrées par le CHU, tenant à une restructuration immobilière lourde et qui a d’ailleurs conduit les deux structures à envisager un transfert partiel d’activité vers Marie Galante, ce transfert vient faire porter à celui-ci la responsabilité de la couverture d’un territoire isolé et par moment inaccessible. Sauf à accepter une rupture dans la couverture des territoires, et la responsabilité qui en découle, le CHU n’aura pas d’autres solutions que d’organiser une garde sur site, pour laquelle des moyens techniques devront être opérationnels. Une offre hospitalière se substituera alors à une autre offre hospitalière, à l’exception près que les forces médicales ne seront plus résidentes.


La nécessaire introduction d’un cadre dérogatoire aux seuils d’activité

Outre la recherche d’une efficience économique et financière des établissements publics de santé, la définition de seuils minimaux poursuit l’objectif d’une prise en charge «satisfaisante» (in Circ DH 18/11/98 relative à la sécurité périnatale et relativement au nombre minimal d’accouchements pour chaque centre périnatal) garante de la sécurité des patients.

Pour autant la définition de nouvelles conditions d’implantation d’activité de soins ne saurait remettre en cause les valeurs fondamentales portées par les lois de la République.

Ainsi de manière à «conjuguer accessibilité et sécurité» (circulaire DH susvisée), il doit être envisagé un cadre dérogatoire exceptionnel.


Une exclusion contraire aux valeurs fondatrices des lois de la République

Le dispositif réglementaire envisagé, par l’utilisation d’une norme par trop arithmétique, systématique et abstraite (cf JCl adm fasc 229-2), a pour incidence d’exclure des populations insulaires soumises aux risques géoclimatiques et géophysiques, de toute accessibilité à une offre de soins.

Cette exclusion est contraire à toutes les valeurs et principes fondateurs du droit français et des lois de la République.

En premier lieu, cette exclusion bafoue le principe d’égalité des citoyens et le droit fondamental à la protection de la santé, tels qu’énoncés par notre constitution et son préambule et déclinés comme valeurs essentielles de notre bloc de légalité en matière de santé publique (L1110-1 et suivants du code de la santé publique).

En outre, l’impossible accessibilité à une offre de soins adaptée aux besoins place les populations marie galantaises dans un schéma de rupture d’égalité de traitement des usagers du service public hospitalier.

A ce titre, il doit être relevé que les projets de décrets viennent contester et anéantir une planification sanitaire guadeloupéenne (PRS, SROS) qui avait pris en considération les spécificités locales dans un intérêt général et de santé publique.

Il résulte de ce constat que le pouvoir réglementaire, et le pouvoir législatif, doit pouvoir envisager une réponse adaptée à toutes les composantes de notre territoire, que nous rappellerons constitutionnellement indivisible et pour lequel une continuité territoriale doit être assurée. Pour ce faire, un pouvoir de dérogation, exceptionnel et dicté par l’intérêt général, doit pouvoir être reconnue aux tutelles sanitaires chargées de la mise en œuvre des politiques de santé publique dans le respect des priorités nationales de santé et des enjeux régionaux.


 Le principe d’un cadre dérogatoire

La notion de dérogation se rapproche de celle de l’exception, qui justifie que l’on s’écarte de la règle de principe pour atteindre un objectif d’intérêt général qu’une application trop stricte de cette règle viendrait contrecarrer. Telle est la définition retenue par les commentaires de l’arrêt CE 16/12/1994 SA Polyclinique des Minguettes.

Comme le révèle la jurisprudence susvisée, le cadre dérogatoire permet d’offrir à l’Administration une possibilité d’adapter les règles à la réalité et de résoudre des situations exceptionnelles.

Faut-il rappeler que le droit des dérogations permet au pouvoir réglementaire (ou législatif) de fixer les critères de celle-ci, le point commun de ces critères restant l’existence d’un intérêt général suffisant pour justifier la dérogation.

A contrario, la voie dérogatoire est exclue si les textes ne la prévoient pas explicitement.

En l’espèce, l’absence de cadre dérogatoire ne permettra pas à l’ARS qui constaterait une déficience dans la couverture de son territoire (Marie Galante étant clairement identifiée comme lieu d’implantation d’une offre complète par les outils actuels de la planification sanitaire) de délivrer valablement une autorisation chirurgicale dérogatoire au CH Ste Marie.


Un cadre dérogatoire largement usité dans la réglementation des activités de soins

Dans un souci d’adaptation des missions de santé publique confiées aux établissements de santé, le cadre dérogatoire a été largement usité par le pouvoir législatif et réglementaire en matière de législation hospitalière et de réglementation des activités de soins soumises à autorisation.

Ce cadre dérogatoire a particulièrement été utilisé pour les activités d’obstétrique et de traitement du cancer par radiothérapie. Il est intéressant de rappeler que pour ces activités le Ministère a explicité sa démarche dérogatoire au travers de circulaires fondées sur la nécessaire conciliation entre accessibilité et sécurité. De même, en matière de radiothérapie, le Ministre a considéré (circ DHOS 2009-105 du 14/04/09) que l’isolement et l’insularité constitués des critères de dérogation aux conditions d’implantation et ce au nom d’un principe d’accessibilité des populations et d’égalité de traitement des usagers.


Un cadre dérogatoire répondant à des circonstances exceptionnelles

Il s’agit là de rappeler que le cadre dérogatoire répond de critères stricts et cumulatifs, définis par la jurisprudence du Conseil d’Etat, ayant pour finalité une adaptation de la règle de droit sans qu’elle puisse être taxée de changeante, incertaine, voire contraire aux impératifs de sécurité sanitaire.

En ce sens, la jurisprudence a définit trois critères cumulatifs que sont :

la nécessité exceptionnelle d’adaptation du service de santé, parmi lesquels le service d’une population à besoins spécifiques ; à ce titre, le commissaire du gouvernement Vigouroux sur les conclusions de l’arrêt du Conseil d’Etat du 16 décembre 1994 (polyclinique des Minguettes) retient que «des impératifs exceptionnels de service de santé à des populations manifestement méconnues dans les cadres comptables peuvent justifier la dérogation».

un fort intérêt de santé public dans le seul domaine de la santé publique ; une dérogation doit être fondée exclusivement sur un impératif de santé publique, à l’exclusion de toute autre considération y compris d’aménagement du territoire, financier ou social.

Une absence d’atteinte trop grave à l’intérêt général que la loi hospitalière a pour objet de défendre.

Par ces trois critères jurisprudentiels, il s’agit de n’admettre la dérogation que dans des cas réellement exceptionnels où les besoins sanitaires de la population sont insatisfaits.

Dans la continuité du dernier critère, le cadre dérogatoire sollicité par le Centre Hospitalier Sainte Marie vise exclusivement le seuil d’activité, l’environnement technique et la permanence des soins ne pouvant faire l’objet d’une telle dérogation au risque d’emprunter le principe de sécurité.

En ce sens, le Centre Hospitalier Sainte Marie dispose d’un plateau technique chirurgical de qualité, récemment reconstruit (2005) aux normes techniques et de sécurité opposables.

A ce titre, la structure est conforme aux exigences antisismiques et anticycloniques, ce qui n’est pas le cas des autres structures hospitalières des îles guadeloupéennes. Ce constat peut naturellement désignée la structure comme un centre névralgique pour la Guadeloupe, en période de catastrophe naturelle.

Aussi, les indicateurs qualité de l’environnement opératoire placent l’établissement parmi les meilleurs établissements régionaux (indicateur ISO 5).

Il résulte de ces constats que, fort d’un plateau technique efficient, essentiel à l’accessibilité de populations isolées, le Centre Hospitalier nourrit de nouveaux développements vers la zone Caraïbes. En effet, la nécessité impérative de maintenir le plateau technique de l’hôpital doit conduire les acteurs à réfléchir le positionnement de l’établissement sur sa zone d’implantation.

Des actions de développement

Le positionnement de la structure, la question de sa pérennité et l’existence d’un plateau de qualité doivent nourrir de nouvelles ambitions pour le Centre Hospitalier Sainte Marie et ce en faveur de la couverture de la zone Sud Caraïbes. Pour ce faire, le projet d’établissement doit pouvoir s’appuyer tout à la fois sur les nouvelles dispositions de la loi HPST, notamment dans le mode de recrutement médical et la continuité des soins, mais aussi emprunter des voies innovantes notamment de coopération.

Les actions de développement pour l’activité de chirurgie reposent sur :

la consolidation de la chirurgie de premier recours ; celle-ci pourrait s’inscrire dans la reconnaissance du site comme un centre d’expertise (et de crise) pour la médecine de catastrophe dont pourrait bénéficier le Sud Caraïbes,
le développement de l’activité de chirurgie de spécialité (et d’endoscopie) par l’ouverture de vacations à de nouveaux praticiens (cf infra),
le développement des échanges avec le CHU de Point à Pitre pour un transfert de compétences et d’activité sur le site marie galantais,
le développement de la télémédecine,
le transfert d’activités des partenaires hospitaliers qui ne seraient pas en mesure d’assurer la couverture des besoins exprimés : incapacité temporaire (restructuration, incidents) incapacité définitive (développements de nouveaux segments insusceptibles d’être développés).

Les outils de ce développement sont :

- le recrutement de praticiens par la mise en œuvre des nouveaux outils juridiques de la loi HPST, notamment ceux organisant un exercice libéral à l’hôpital,

- le conventionnement avec certains CHU pour un transfert de compétences dans le cadre de la formation de ses médecins et de la consolidation de leur exercice : promouvoir la mobilité des jeunes médecins dans le cadre d’un exercice de proximité (détachement), formation à une réponse sanitaire de catastrophe,…

- la coopération avec les acteurs régionaux pour une mutualisation des compétences et l’intervention régulière de compétences spécialisées ; il s’agit là notamment l’intervention de compétences chirurgicales de spécialité pour assurer la couverture des populations insulaires,

- la mise en place d’une réflexion ultramarine : partage d’expériences, transfert et échanges de compétences ; cette réflexion pourrait nourrir l’ambition de constituer un réseau de soins (sous un outil de coopération formalisé que pourrait être le Groupement de Coopération Sanitaire) qui organiserait la ressource médicale de ses membres et porterait un travail de développement de la coopération entre professionnel de santé,

- le développement de la coopération entre professionnel de santé, comme prévu par la loi HPST : transfert d’activité ou d’actes de soins au bénéfice de personnels de soins non médicaux dans le cadre d’un protocole de soins autorisé par l’ARS et l’HAS.
- le recrutement de praticiens étrangers agréés, qui pourrait être de la mission de la structure de coopération des acteurs ultramarins.

L’approche du recrutement médical doit pouvoir innover pour exercer un pouvoir attractif.

En ce sens, une étude de partenariat avec les Iles du Sud devrait pouvoir être initiée pour la couverture des besoins qui exige une réflexion sur la maîtrise des transport et l’hébergement des patients et leurs familles (hébergement ante natal des femmes enceintes, hébergement post-chirurgical dans le cadre d’une prise en charge ambulatoire, hébergement des accompagnants, …).

En sus, le Centre Hospitalier Sainte Marie entend s’engager dans une politique de formation de tous les personnels à une réponse aux situations de catastrophes naturelles et d’isolement, pour laquelle l’hôpital ambitionne de tenir un rôle d’expertise reconnu.

Aussi, une réflexion a-t-elle été engagée pour développer le transport notamment aérien, profitant des infrastructures aéroportuaires existantes. La maîtrise du transport constitue un élément essentiel du développement Sud Caraïbes.

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André-Jean Vidal
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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 17:19

CINÉ AN FÓ : Tous au Fort Delgrès le 15 juillet !


Dans le cadre de l’Année de la famille et de sa politique culturelle, le Conseil Général convie la population à une séance de cinéma en famille en plein air le jeudi 15 juillet 2010 à 19h au Fort Delgrès à Basse-Terre.

Pour cette séance, une projection sur écran géant du film « Le retour Roscoe Jenkins » sera proposée au public.

Soucieux de favoriser l’accès pour tous à des produits culturels de qualité, le Département s’implique tant pour la préservation et l’animation des sites patrimoniaux que pour une diffusion élargie d’œuvres cinématographiques.

Alors tous au Fort Delgrès le 15 juillet à 19h pour voir ou revoir gratuitement « Le retour de Roscoe Jenkins ».

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André-Jean Vidal
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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 17:18

Développement durable en Guadeloupe, infrastructures scolaires et de transport en Guyane, l’AFD engage 35 millions d’euros en faveur de l’Outre-mer.
 
L'AFD intervient auprès des collectivités françaises d'Outre-mer, dans son métier traditionnel d’institution financière, lorsque celles-ci sollicitent un financement auprès d’elle. Les lignes directrices de la politique générale de l’AFD sont définies en étroite collaboration  avec le Ministère chargé de l’Outre-mer, qui est l’un des représentants de l’Etat à son Comité de l’Outre-mer et à son Conseil d’administration.
 Dans le cadre de son activité habituelle, le Conseil d’administration du 8 juillet 2010 a décidé :
Guadeloupe : politique de développement durable de la Région
 
L’AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 25 millions d’euros à la Région Guadeloupe pour accompagner sa politique de développement durable.
 
En matière d’environnement, la Guadeloupe est en retard dans certains secteurs (notamment la gestion des déchets) et particulièrement exposée dans d’autres (notamment les risques naturels et climatiques). Le plan de relance de la Région comporte un volet environnemental volontariste. Le prêt de l’AFD contribuera au financement de ce plan de relance et permettra à la Région de poursuivre sa stratégie d’accompagnement des autres collectivités en matière de traitement des déchets et de gestion des risques naturels, secteurs jugés comme structurants et prioritaires pour la Guadeloupe. Il contribuera notamment au lancement du projet de plateforme environnementale multi filière de la Gabarre, aux opérations de lutte contre les inondations des rivières, à la réalisation d’ouvrages pour la protection des zones littorales ainsi qu’à la mise aux normes HQE de deux centres gérontologiques.
 
Guyane : infrastructures scolaires et de transports
 
L’AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 10 millions d’euros au Département de la Guyane pour le financement de son programme d’investissement 2010, notamment pour les infrastructures scolaires et de transport.
 
Dans le domaine de l’éducation, la Guyane doit faire face à la croissance rapide des besoins en infrastructures et en services scolaires, en raison de la forte croissance démographique (3,6% par an). Par ailleurs, avec une superficie de 83.500 km2, le département est confronté à un important défi d’aménagement du territoire, pour désenclaver les communes, favoriser le développement économique et touristique et améliorer la sécurité routière.
 
Le concours de l’AFD financera partiellement le programme d’investissement 2010 du Département en infrastructures scolaires (construction et réhabilitation d’établissements scolaires) et de transports (construction et réhabilitation de routes).
 
Etablissement public, l’Agence Française de Développement (AFD) agit depuis plus de soixante ans pour combattre la pauvreté et favoriser le développement dans les pays du Sud et dans l’Outre-mer. Elle met en œuvre la politique de développement définie par le Gouvernement français.
Présente sur le terrain dans neuf collectivités d’Outre-mer, l’AFD finance et accompagne des projets qui améliorent les conditions de vie des populations, soutiennent la croissance économique et protègent la planète. Ces projets peuvent être portés par les pouvoirs publics locaux, les entreprises publiques ou le secteur privé et associatif.
En 2009, l’Agence a consacré près d’un milliard d’euros au financement d’actions dans l’Outre-mer (sur un total de 6,2 milliards) selon quatre axes d’intervention : l’accompagnement des politiques publiques, le financement des PME, la préservation de l’environnement et la coopération régionale. Ils  ont notamment concerné la mise à disposition de facilités d’investissement pour 20 000 entreprises qui bénéficieront à 14 000 emplois, l’amélioration de réseaux d’assainissement qui serviront à 82 000 personnes, la construction et la réhabilitation de salles de classes qui profiteront à 22 500 élèves.
 
www.afd.fr
http://outremer.afd.fr

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André-Jean Vidal
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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 17:16

BAIGNADE EN MER  :
ATTENTION AUX MEDUSES


Une recrudescence de recours aux soins pour des piqûres liées à des méduses (Carybdea data) a été observée au cours des derniers jours  en Guadeloupe.

Il est recommandé, devant un tel phénomène, de sortir de l’eau immédiatement et d’appliquer le traitement local suivant :

Retirer les filaments visibles, le plus délicatement possible, à l’aide de gants, puis rincer abondamment à l’eau de mer afin d’enlever les restes de filaments non visibles ;
Eventuellement, si disponible, l’application de vinaigre neutralise les effets de l’agent toxique ;
Une technique consiste aussi à piéger les filaments dans du sable mouillé, puis à retirer le tout en raclant la peau avec un support rigide ;
Il est par ailleurs recommandé d’éviter d’aggraver la lésion en se grattant, ou bien en versant de l’eau douce sur la partie atteinte.

En cas de doute ou de complication consulter un médecin sans tarder.


Contact presse :
Mme Frédérique de Saint-Alary
Cellule de Veille Sanitaire
Tel : 0590 99 49 23
Fax 0590 99 49 24

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André-Jean Vidal
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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 13:37

Alors, augmentation ou non des prix des carburants en Guadeloupe ? Le préfet Jean Fabre a décidé de communiquer sur le sujet du prix des carburants un 13 juillet au soir, donc la veille du 14 juillet, fête nationale, jour férié. Et puis, comme on s'en va en pente douce jusqu'à la fin de la semaine (qui va se remuer vendredi si l'augmentation est annoncée ?), c'est tout bon.

 

L'invitation faite aux journalistes de la presse locale est laconique : « Le préfet de région M. Jean Fabre vous informe qu’il tiendra un point presse sur la fixation des nouveaux prix des carburants. »

 

Nous refera-t-il une leçon d'explication après la publication du rapport sur le calcul des prix des carburants (voir Indiscrétions) et les premiers commentaires de Marie-Luce Penchard, ministre de l'Outre-mer ?

 

Nous serions plutôt tentés de croire qu'il va annoncer une augmentation substantielle des prix.

 

Attendons de voir, ce soir, à quelle sauce le Gouvernement — et la Sara — vont nous dévorer. Gageons qu'elle sera aigre !

André-Jean VIDAL

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André-Jean Vidal
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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 00:13

Dominique Domiquin a retrouvé, dan ses archives, ce morceau d'anthologie.

Bonne lecture

 

Ouragan sur la Chiraquie
L’express.fr
Par Eric Conan, publié le 28/06/2004 - mis à jour le 18/10/2006 14:38
 
 
Michaux-Chevry, Lafleur, Flosse: en quelques semaines, les principaux
relais du président dans les DOM-TOM ont perdu leur pouvoir. Avec eux,
c'est un système très personnel - tant sur place qu'en métropole - qui a
sombré
 
Certains, y compris dans la majorité, y voient le signe d'un épuisement du
savoir-faire chiraquien: à quelques semaines d'intervalle viennent de s'effondrer
les trois principaux potentats ultramarins indéfectiblement fidèles, depuis
plusieurs générations, au président de la République, Lucette Michaux-Chevry
(75 ans) à la Guadeloupe, Jacques Lafleur (71 ans) en Nouvelle-Calédonie et
Gaston Flosse (73 ans) en Polynésie. La fin d'une histoire longue, d'un style de
gestion de ces populations lointaines. Comme si, tout d'un coup, de vieilles
recettes exotiques, dont on souriait plus souvent qu'on ne s'en scandalisait,
avaient perdu leurs capacités d'illusion.
 
Le chiraquisme de l'outre-mer mêlait habilement légende et réalités.
Contrairement à la première, qui le présentait à la fois comme bon connaisseur
et homme politique préféré des DOM-TOM, Jacques Chirac n'avait pas les
faveurs de son 1,3 million d'électeurs (4% du corps électoral): il fut distancé par
François Mitterrand en 1988 et devança de justesse (50,73%) Lionel Jospin en
1995. Il lui aura fallu attendre l'élection présidentielle de 2002 pour obtenir ses
meilleurs résultats. Et, question tropisme personnel, il aura passé plus de temps
en vacances à Maurice que dans les îles françaises...
 
Une relation exclusive avec l'Elysée
Cette légende devait cependant sa force à quelques solides réalités. D'abord, la
parfaite adéquation du charisme chiraquien aux chaudes exubérances locales.
Véritables fêtes souvent incontrôlables, les voyages présidentiels outre-mer
furent toujours de bruyantes réussites, y compris, comme l'été dernier, en
Nouvelle-Calédonie, le territoire à la fois le plus «froid» et le plus difficile pour
lui, depuis le drame d'Ouvéa, en 1988.
 
La clef du système ultramarin chiraquien reposait sur l'existence de «relais»
locaux, intermédiaires de confiance censés à la fois représenter et «tenir» ces
territoires où «il faut s'y prendre différemment». Ce mode de relations, qui n'a
pas réussi partout - Léon Bertrand ne s'est pas imposé au centre de la vie
politique guyanaise - se manifeste même à l'état de trace dans les situations
défavorables: Paul Vergès, leader insubmersible du très original Parti
communiste réunionnais, a toujours entretenu une complicité ambiguë avec
Jacques Chirac et, à la Martinique, le chiraquien Pierre Petit faisait partie de la
majorité régionale de l'indépendantiste Alfred Marie-Jeanne.
 
Lorsqu'un relais de confiance existe, rien ne lui est refusé. Alors qu'aucun d'eux
ne venait du gaullisme, Lucette Michaux-Chevry, Gaston Flosse et Jacques
Lafleur sont devenus progressivement des personnes clefs bénéficiaires d'une
confiance de plus en plus aveugle de Jacques Chirac. Ce qui a fait, pendant des
décennies, la réussite de ce système - le charisme, l'appétit de pouvoir et
l'énergie de ces relais - s'est transformé petit à petit en «problème». Chacun,
avec son propre style, a fait le vide autour de lui, détruisant toute perspective de
succession, multipliant les ressentiments parmi ses partisans et s'isolant au sein
d'un pouvoir féodal dont le ressort principal consistait à redistribuer l'argent de
la métropole, tout en prenant ses distances avec elle, au point de finir par
inquiéter des populations locales massivement légitimistes.
 
Jacques Chirac s'est ainsi enfermé dans ses rapports personnels avec «Lucette»,
«Gaston» et «Jacquot» jusqu'à ne plus pouvoir rien leur refuser. Ces trois-là
étaient devenus le cauchemar de tout ministre de l'Outre-Mer: ils avaient le
contact direct avec le président et finissaient invariablement par tout obtenir de
lui. Ce système en circuit fermé a tourné à la caricature quand Jacques Chirac a
décidé de nommer en 2002, au ministère de l'Outre-Mer, Brigitte Girardin, sa
conseillère technique à l'Elysée, qui n'aura de cesse qu'elle ne dépossède
Matignon de toute influence dans ce domaine, obtenant même qu'à l'UMP Eric
Raoult ne s'occupe plus des élus de l'outre-mer parce qu'il avait, notamment,
commis le crime d'avoir des relations avec Harold Martin, l'un des premiers
dissidents du «lafleurisme» et aujourd'hui nouveau président du Congrès à
Nouméa... La ligne était de tout leur passer, et pas seulement leurs petits
caprices, alors que les premiers signes de déclin devinrent évidents lors des
législatives de 2002.
 
 
Aventures institutionnelles
Ainsi, l'Elysée n'ose pas démentir quand Jacques Lafleur (Jacques Chirac ayant
tout fait pour regagner sa confiance après sa trahison balladurienne de 1995)
prétend publiquement que le président lui a demandé de se représenter aux
élections de 2004, qui confirmeront son rejet par la droite calédonienne après
l'avertissement de 2002. De même, l'Elysée modifie la Constitution pour
accorder, une fois de plus, à Gaston Flosse un statut sur mesure (en partie
censuré par le Conseil constitutionnel parce qu'il porte atteinte au principe
d'égalité). Et lui obéit en un temps record lorsque, pour l'appliquer au plus vite,
Flosse demande la dissolution de l'Assemblée de Polynésie, provoquant de
nouvelles élections qui lui seront fatales.
 
Mais surtout Jacques Chirac a fini par inquiéter sa base électorale en cautionnant
les aventures institutionnelles de Lucette Michaux-Chevry. Celle-ci, à mesure
que son destin judiciaire s'assombrissait et que se répétaient les mises en
examen, faisait de la surenchère et réclamait une «région autonome», avec
«pouvoir législatif», au point de signer un texte dans ce sens - la «Déclaration de
Basse-Terre» - avec l'indépendantiste martiniquais Alfred Marie-Jeanne. Jacques
Chirac ira jusqu'à saluer une «démarche intéressante» et, contre l'avis de
Matignon, à accorder à Lucette, en décembre 2003, l'organisation de deux
référendums aux Antilles, portant sur la création d'une institution remplaçant le
département, au moment même où il déclarait par ailleurs que ce dernier était
l'institution de base de la France. Ce confusionnisme juridique, illustré par la
modification absconse de l'article 73 de la Constitution sur l'organisation des
départements d'outre-mer, sera dénoncé par le Conseil d'Etat dans son dernier
rapport annuel et jugé «illisible» au sein du Conseil constitutionnel.
 
Ce fut là, de la part de Jacques Chirac et de Brigitte Girardin, une erreur de
jugement politique à l'égard de populations lassées et inquiétées par cette
réformite institutionnelle, simple dérivatif pour des élus qui ont présenté le
Saint-Graal de la «réforme de statut» comme la condition indispensable à un
avenir meilleur, alors qu'ils n'avaient pas vraiment utilisé les possibilités
d'adaptation locale que leur permettait déjà la Constitution. Ils se sont ainsi
défaussés de leurs responsabilités face aux vraies préoccupations des
populations que sont le chômage massif, la montée de l'insécurité, les grèves
permanentes et la drogue.
 
Largement subventionnées par l' «argent gratuit» de la «grosse mère poule», les
économies des DOM sont de plus en plus fondées sur la consommation et de
moins en moins sur la production. Le chiraquisme et ses relais n'auront cessé
d'éluder les questions taboues du travail au noir généralisé et des sursalaires des
fonctionnaires (supérieurs de 40 à 50% à ceux de la métropole), institués il y a
plus d'un siècle pour des raisons aujourd'hui obsolètes (insalubrité, isolement,
pénibilité des voyages en bateau à vapeur, etc.). La suppression de ces privilèges
indus, qui «plombent» des économies locales déjà asphyxiées, est régulièrement
présentée comme la question prioritaire par les experts (dont les auteurs du
rapport Mossé, le dernier en date commandé par le ministère de l'Outre-Mer),
mais aussi - en privé - par beaucoup d'élus...
 
Le retentissant double non antillais aux référendums de décembre 2003 a
constitué une sérieuse mise en garde, après l'échec de la
«bidépartementalisation» à la Réunion, où, sous la pression de la population, les
élus ont dû retirer leur projet et faire inscrire dans la Constitution que leur île
resterait un département comme un autre. Patrick Devedjian, alors ministre
délégué aux Libertés locales, en conclura que les élus locaux avaient été «un peu
désavoués». Au moins autant que la ministre de l'Outre-Mer, dont les
compétences techniques, régulièrement saluées (elle vient de faire voter à
l'unanimité la très délicate loi sur l'octroi de mer), ne suffisent plus à masquer un
bilan politique désastreux.
 
Jean-Pierre Raffarin avait imaginé pouvoir se séparer de Brigitte Girardin lors
du dernier remaniement. En vain. Peu portée à l'autocritique et mauvaise
joueuse, la ministre de l'Outre-Mer avait confié aux Réunionnais, quelques
semaines après l'échec des consultations aux Antilles, que, «pour la première
fois, on [sentait] au sein du gouvernement et de la majorité un sentiment de ras-
le-bol par rapport à l'outre-mer». L'éjection du trio Michaux-Chevry-Flosse-
Lafleur semble indiquer un «ras-le-bol» réciproque.
 
Post-scriptum
Brigitte Girardin a consacré une large place, dans sa visite de trois jours à la
Martinique, du 24 au 26 juin, à la lutte contre le trafic de drogue. La veille de
son départ, elle avait été conviée par Jacques Chirac au Conseil de sécurité
intérieure.
 

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André-Jean Vidal
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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 17:26

En Guadeloupe
L’Observatoire a localisé au cours du mois, dans une région de
450 km autour de la Guadeloupe, un total de 40 séismes
d’origine tectonique.
Le plus important, de magnitude 3.7 s'est produit le 28 juin à
18h25 locales à 100 km au sud-est de Marie-Galante et 17 km
de profondeur. Il n'a pas été ressenti.
Le 29 juin à 14h48 locales un séisme de magnitude 3.5 localisé
entre la Martinique et la Dominique et 150 km de profondeur a
été légèrement ressenti  en Martinique et en Guadeloupe
(Intensité II à III). Il est situé dans la zone de répliques du
séisme de Martinique du 29 novembre 2007. 
Un séisme de magnitude 4.2 s 'est produit le 06 juin à 21h28
locales, dans les îles Vierges à 50 km au nord-ouest d'Anguilla
et 28 km de profondeur. Il a été ressenti à Saint-Martin (Intensité maximale III).
14 séismes ont été localisés dans la zone de répliques du
séisme des Saintes du 21 novembre 2004, entre les Saintes et
la Dominique. Aucun de ces séismes n'a été ressenti. Le plus
important, de magnitude 2.6 s'est produit le 02 juin à 09h01
locales et a été localisé à 1 km au sud de Terre-de-Bas et 12 km
de profondeur. Ce mois-ci, 4 séismes, de magnitude maximale
2.6, ont été localisés sous la côte nord de la Dominique, dans
une région où la sismicité s'est réactivée depuis juin 2009. 


A Montserrat
Durant la majeure partie du mois de juin, l'activité de Soufriere
Hills de Montserrat a été faible. Elle a légèrement augmenté les
derniers jours.
Des éboulements et de petites coulées pyroclastiques  se  sont  déclenchées  depuis  la zone d'effondrement du 11 février 2010 témoignant de l'instabilité actuelle du dôme.
Les événements pluvieux ont engendré des
lahars dans la vallée de la Belham le 18 et le 24 juin. A partir du
25 juin, la sismicité volcanique a augmenté significativement, et
a été suivie d'émissions vigoureuses de cendres, principalement
dans la cicatrice du dôme du 11 février. Ces émissions de
cendre ont été audibles (rugissements) et visibles en plusieurs
points de l'île. La signification de ces événements n'est pas
encore claire. 
Le dôme est toujours constitué d'une importante masse de
matériaux chauds pouvant encore exploser ou s'écrouler, et
potentiellement générer d'importantes coulées pyroclastiques
dans les vallées.
  Le volcan et la zone dévastée restent exposés
à des phénomènes volcaniques particulièrement dangereux
(explosions, nuées ardentes, coulées de boue). L’accès au
volcan, aux zones alentours et aux abords de l’île sont interdits
ou soumis à restriction.
Pour plus d’information, reportez-vous
au site du MVO http://www.mvo.ms/.

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André-Jean Vidal
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