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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 18:15
ERIKA : NOUS SOMMES EN VIGILANCE ORANGE
Tout au long de cette journée, nous donnerons des points météo pour suivre l'évolution du phénomène.
Erika est une tempête tropicale mais aussi, selon Météo France, « un système assez mal organisé dans lequel il y a plusieurs centres qui se forment et se désagrègent à tour de rôle. On a donc du mal à apprécier sa position et sa trajectoire. A 11 heures locales, on peut estimer le centre le plus net vers 16°Nord et 60°Ouest soit à  moins de 120 km au sud-est de la Désirade. »
Le déplacement du phénomène se fait vers l’ouest à une vitesse de l’ordre de 17 km/h.
Cette tempête tropicale est proche de nos îles désormais et ses effets se font sentir avec les premières averses depuis ce matin.
A quoi faut-il s'attendre pour les prochaines heures ?
« Il n'y a pas de vent fort prévu mais des vents irréguliers, parfois de direction inhabituelle. Et la présence d’une forte houle d’Est dès ce mercredi sur les côtes exposées. Ce n’est que demain jeudi que l’on pourrait connaître un renforcement des vents, lorsque ceux-ci tourneront au secteur Sud, avec des rafales voisines de 80 km/h parfois sous les grains. C’est aussi en cours ou fin de nuit que la partie la plus active devrait nous toucher avec de fortes pluies
probables  et des orages plus fréquents. Ce mauvais temps très perturbé durera la journée de jeudi voire peut-être
encore la nuit suivante.
Pourquoi le préfet a-t-il décidé le passage en orange aussi rapidement ? La encore, Météo France se veut prudent : « Vu les nombreuses incertitudes liées à l’activité de cette tempête et de sa position à venir, le niveau de vigilance Orange a été requis pour attirer l’attention de la population sur ce risque de très mauvais temps. »
De son côté, Victorin Lurel, président de Région, a appelé les marins-pecheurs à une grande vigilance.
« Je recommande aux marins-pécheurs guadeloupéens de sécuriser leurs embarcations. j'en appelle à la responsabilité de chacun afin de se prémunir de tout dégât évitable sur le matériel de pêche. Je recommande également de rester à l’écoute des bulletins de vigilance météorologique. »
A.-J.V.

ET APRÈS...
Voici un document qui permet d'apprécier l'évolution prévue d'Erika d'ici demain.

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André-Jean Vidal
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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 16:18
MÉTÉO : ÉRIKA REDESCEND...
ET LA PRUDENCE S'IMPOSE



A 5 heures locales, le centre d'Erika était localisé par 17,0°Nord et 59,6°Ouest soit à 150 km à l’est de la Désirade, centre peu discernable, cette position étant assez approximative donc.
Il s'agit d'une tempête tropicale modérée, avec un vent maximal moyen estimé à 85 km/h et des rafales à100 km/h. Cette tempête se déplace vers l’ouest à une vitesse très faible de 8 à 10 km/h.
A Météo France, on relativise l'impression de l'image satellite : « Durant la nuit dernière, le système nuageux s’est modifié, et le centre de la tempête tropicale a changé plusieurs fois de position. Ce matin il est situé
beaucoup plus au sud que prévu hier soir. Le cœur de la tempête devrait donc toucher nos îles la nuit prochaine et demain. Il y a peu de risques que Erika devienne un ouragan dans les 2 jours à venir.
Ainsi la Guadeloupe devrait connaître les effets d’une tempête tropicale avec
un impact modéré ou assez fort. Une vigilance orange est envisagée avant la
fin de journée. »
A quoi faut-il s'attendre ? Météo France prévient : « La houle va s’amplifier aujourd’hui pour atteindre 4 m en creux moyens ce soir, et c’est dans la nuit et surtout demain jeudi que les fortes pluies et les orages
risquent de nous intéresser. Les vents tourneront alors au Sud ou Sud-est en se renforçant avec des pointes pouvant dépasser 80 km/h.
La prudence est recommandée aux marins-pêcheurs, qu'ils évitent de partir en mer. Idem pour les aviateurs, s'ils se dirigent vers le sud de la Caraïbe.
Les randonnées en montagne doivent être reportées.
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André-Jean Vidal
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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 16:03
AMÉDÉE ADELAÏDE PERSISTE
 Le président de CSLR organise une réunion d'information le 12 septembrede 9 à 12 heures au domaine de Valombreuse.

« Je tiens à féliciter tous ceux d’entre vous qui ont participé à ces premières « Universités d’été » de Cohésion sociale et libertés républicaines. Par le nombre et la qualité des participants, par la haute tenue tant des ateliers que du débat, nous avons largement atteint nos objectifs que j’avais inscrit dans cette formule, "La force de penser et le courage d’agir".
La force de penser s’est traduite par l’ampleur et l’importance des propositions faites.
Le courage d’agir, ce fut déjà, le choix de renoncer à des obligations familiales ou autres pour consacrer son week-end à ces deux journées de travail et de réflexion. Mais s’est aussi l’engagement spontané de chacun de poursuivre le travail afin d’aboutir à un vrai projet de société pour notre chère Guadeloupe.
Comme je l’ai dit à l’ouverture de ces Universités d’été, "dans quelques temps, j’en suis sur, on distinguera ceux qui y étaient et ceux qui n’y étaient pas. Tant, j’en ai la conviction,  ce jour est le point de départ d’une autre façon de réfléchir à la manière de conduire les affaires de notre petit pays, pour le bien être de notre population. La force que nous représentons aujourd’hui est celle que porte la majorité silencieuse lorsqu’elle se met en marche pour réclamer justice et paix". »
M. Adelaïde soutient avoir un projet à finaliser avec les adhérents et sympathisants de son mouvement politique : « L’objectif est que ce projet soit achevé et présenté à la population et aux pouvoirs publics avant la fin du mois de septembre 2009.

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André-Jean Vidal
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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 02:07
Ayen pa fèt

C'est par ces mots que le LKP entend accueillir Marie-Luce Penchard, secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, à la préfecture de Basse-Terre, ce mercredi.

Ayen pa fèt !
Un tract, diffusé hier, appelle à un rendez-vous, ce mercredi, à 15 heures, devant la préfecture.
Le motif est tout trouvé : « Pwòfitasyon fini é byen fini »
Du moins pour ceux que visent les leaders du LKP.
De qui s'agit-il ? La société anonyme de raffinerie des Antilles, la Sara.
« Malgré le rapport de la commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire du 23 juillet 2009, Mme Penchard, accuse le tract, a décidé d'augmenter le prix de l'essence en Guadeloupe alors que les services de l'Etat sont incapables de justifier la base de calcul sur laquelle repose l'évaluation des prix. »
L'accusation vise plus directement la secrétaire d'Etat à l'Outre-mer : « Mais pour qui travaille-t-elle ? Sûrement pas pour les Guadeloupéens. »
Fidèle à sa stratégie de dénigrement de l'action de l'Etat (français), le LKP énumère ce qui, dans les articles 29, 30, 31, 32 et 90 du protocole du 4 mars 2009, n'a pas été mis en œuvre par le gouvernement.
Tout d'abord, la mise en place d'un nouveau dispositif de gestion des carburants, ensuite la suspension dans la structure des prix des carburants de la taxe sur la collecte des huiles usagées, encore la mise en place de dispositifs pour que les taxes soient collectées sur les volumes réels de carburants livrés aux distributeurs. Enfin, « faire rembourser les sommes indûment perçues par les compagnies pétrolières et la Sara dans le cadre d'un fonds pour la formation professionnelle. »
« Ayen pa fèt », conclue le LKP.
Le peuple, en trois lignes, est mis face à ces manquements. Le LKP appelle « le peuple guadeloupéen » à manifester.
Le LKP affirmait, hier soir, qu'il ne demanderait pas audience à la secrétaire d'Etat mais que ci celle-ci voulait lui parler... il lui suffirait de venir à sa rencontre...
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André-Jean Vidal
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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 01:05
Météo : vigilance jaune

Comme attendu depuis quelques jours, le système perturbé au large des Petites Antilles a enfin été nommé, et directement au stade de tempête tropicale. Erika a été baptisé à 400km à l’Est de l’archipel de Guadeloupe et poursuit son lent déplacement vers l’ouest-nord-ouest.  
Son renforcement est encore incertain mais les îles les plus au nord des Petites Antilles pourraient être concernées dans la journée de jeudi surtout. On peut s’attendre à des averses orageuses, un renforcement du vent temporaire et surtout un mer dangereuse sur les îles du Nord. La vigilance jaune cyclone est de mise pour ces îles. Elle pourrait passer en orange ce matin si la situation le nécessitait.
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André-Jean Vidal
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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 00:58
POLITIQUE : LE RETOUR D'AMÉDÉE ADELAÏDE

Samedi, le président de Cohésion sociale et libertés républicaines (CSLR) a réuni, au WTC de la pointe Jarry, des militants et sympathisants. Il a lancé les travaux de cette université d'été par un discours original publié dans son intégralité ci-dessous.
 
Mesdames, Messieurs 
Chers Amis,
Mes premiers mots seront pour remercier nos invités d’être présent ici à nos cotés pour partager ce désir de paix et de cohésion social qui est à l’origine de notre mouvement.
Merci à Yves Bonnet d’avoir fait tout spécialement le déplacement depuis l’hexagone, démontrant ainsi et si besoin était son attachement et son amitié en vers les guadeloupéens. Car cette crise nous a montré une fois de plus que c’est dans l’adversité que l’on reconnaît ses vrais amis. Et puis Yves Bonnet, ne serait-ce que par une longue carrière dans la préfectorale en Outre-mer et en Guadeloupe en particulier, est assurément l’une des personnalités de l’Hexagone qui connaît et aime le mieux, la Guadeloupe.
 
Amis guadeloupéens présent dans cette salle, et au delà à ceux qui nous écoutent par média interposé, c’est à vous que je voudrais m’adresser maintenant. Et d’abord vous dire Merci. Merci d’avoir répondu si nombreux à notre invitation de participer à nos universités d’été. Dans quelques temps, j’en suis sur, on distinguera ceux qui y étaient et ceux qui n’y était pas. Tant, j’en ai la conviction, ce jour est le point de départ d’une autre façon de réfléchir à la manière de conduire les affaires de notre petit pays, po ur le bien être de notre population. La force que nous représentons aujourd’hui est celle que porte la majorité silencieuse lorsqu’elle se met en marche pour réclamer justice et paix.
C’est cette même force qui animait l’apôtre de la paix, le grand Martin Luther King Jr. dans son grand dessin de réconciliation des races au sein d’une société américaine alors troublée par une domination de la race blanche, tandis que des noirs entendaient mettre fin à la ségrégation raciale par la violence, cependant que des blancs entendaient la maintenir par la violence. Et dans ces temps troublés et invivables, Martin Luther King proclamait : « Je fais un rêve : Je rêve que mes quatre petits enfants vivront un jour dans un pays où on ne les jugera pas à la couleur de leur peau mais à la nature de leur caractère. Je fais aujourd'hui un rêve ! ». Et incitant les américains à prendre parti dans cette grande aventure, il disait encore :  «A la fin, nous nous souviendrons non pas des mots de nos ennemis, mais des silences de nos amis.»
Alors oui, merci à vous tous mes amis guadeloupéens d’avoir rompu le silence. Aujourd’hui est un grand jour.
Pour comprendre ce qui s’est passé en Guadeloupe en janvier, février et mars 2009, il faut tout d’abord intégrer deux faits :
1°) Depuis que la loi du 19 mars 1946 nous a érigé en département français, il s’est toujours trouvé une minorité politique activiste pour tenter, par la violence, de nous emmener vers l’indépendance par des voies plus ou moins détournées. Le cycle de leurs exactions est de quinze à vingt ans et l’on pourrait pour s’en convaincre rappeler les désordres de 1967 ou encore ceux de 1985. 
Les évènements de ce début d’année n’échappent pas à cette règle :
Une stratégie préparer de longue date par un mouvement indépendantiste déguisé en mouvement syndical ; stratégie explicitée dans les conclusions du XIIème Congrès de cette organisation en avril 2008 et dont nous retiendrons ici ce seul extrait : « Exhorte : l’ensemble des militants des Unions et Secteurs … à mettre en œuvre, dans tous les secteurs d’activités, des revendications tant stratégiques que quotidiennes, répondant aux exigences des travailleurs et du peuple de Guadeloupe pour la libération complète de la classe ouvrière et du Peuple Guadeloupéen, pour l’indépendance nationale »
Les choses sont donc clairement exprimées ; l’objectif affiché de cette organisation est l’indépendance de la Guadeloupe.
 
2°) L’élection de Barack Obama, pour les américains, a été vécue comme celle de l’intelligence d’un homme, c'est-à-dire de sa capacité à comprendre les problèmes de son pays et à répondre aux aspirations de la société américaine. A telle enseigne que c’est d’abord la communauté blanche qui l’a en priorité porté, bien avant d’être rejointe par les autres communautés et finalement par la communauté noire. Il convient d’ailleurs de souligner l’hommage rendu par son adversaire le Sénateur John McCain qui aussitôt connu le résultat des élections déclarait :
« Le peuple américain a parlé, et il a parlé clairement. Il y a un instant, j'ai eu l'honneur d'appeler le sénateur Barack Obama pour le féliciter d'avoir été élu président de ce pays que nous chérissons tous les deux.
"Ces temps sont difficiles pour notre pays. Et je promets ce soir [au futur Président] de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour l'aider à nous faire traverser les épreuves qui nous attendent. Je demande à tous les Américains, à tous les Américains qui m'ont soutenu, non seulement de se joindre à moi pour féliciter [le sénateur Obama] mais également pour offrir à notre futur président notre bonne volonté et notre détermination pour parvenir aux compromis nécessaires afin d'aider à restaurer notre prospérité, de défendre notre pays dans un monde dangereux et de laisser à nos enfants et à nos petits-enfants un pays meilleur et plus fort que celui que nous avons reçu en héritage. […]" »
 
Mais les français de manière générale et les guadeloupéens en particulier, se sont sentis très fier de la victoire de Barak OBAMA et les noirs quant à eux l’on ressenti comme une revanche de l’histoire.
Une victoire des noirs américains sur tous les blancs de la planète.
 
C’est donc ainsi, sur toute une série de mystifications que s’est bâti ce mouvement de début d’année:
Mystification d’un syndicat à vocation politique extrémiste,
Mystification dans l’interprétation erronée de la victoire d’un homme noir à la Maison Blanche,
Mystification partout :
-          Mystification dans le choix de la date du 20 janvier 2009 comme début de ce mouvement, sous entendant le jour de la victoire des noirs américains sur les blancs,
-         Mystification dans la mise en avant de revendications universelles, telles que : la vie chère, le bonheur, la fierté d’être Noir, faire baisser les prix, augmenter les salaires, etc.…
-         Mystification dans l’idée d’une revanche à prendre : sous entendu C’est un juste retour des choses ; les blancs ont acquis ce qu’ils ont sur notre dos d’esclave, il est juste qu’il y est réparation.
-         Mystification dans l’occultation de revendications inavouables dans le contexte, telle que la défense des 40% des fonctionnaires.
-         Mystification dans la traduction du  « Yes we Can » par « Tout est possible ». Sous entendu, si les noirs américains y sont arrivés, nous aussi en nous mettant ensemble nous pouvons reprendre les rênes de notre pays, quitte à faire fi des lois républicaines. si nous les noirs, nous met tons ensemble, nous pouvons en un juste retour des choses, chasser les blancs et prendre leurs places.. Or on le sait, le « Yes we Can » n’a jamais voulu dire cela.    « Yes we Can » veut dire : la situation est difficile, mais nous sommes un pays démocratique qui reconnait la valeur du travail comme outil de promotion social. Donc si nous travaillons plus, cela sera sûrement difficile, mais nous y arriverons. si nous tous américains nous mettons ensemble, nous pouvons vaincre la crise, retrouver les chemins de la prospérité et améliorer le sort des plus défavoriser
Mais si ce mouvement a eu l’ampleur que nous savons, ne faut-il pas se demander si chacun a joué son rôle. A mon sens, il y avait essentiellement trois acteurs majeurs :
-         Le LKP d’abord, qui mené par l’UGTG n’a fait que ce qu’il a dit et écrit qu’il allait faire,
-         L’Etat ensuite, dont on dira pour faire court qu’il n’a pas fait ce que nous étions en droit d’attendre de lui. C’est-à-dire faire respecter les libertés républicaines. Pire encore, en flattant le  LKP, en s’en prenant aux élus locaux et vilipendant les chefs d’entreprises, il n’a fait qu’accroître le désordre social, oubliant par là que son rôle premier était de veiller à la cohésion de la Nation.
-         Enfin la majorité silence, qui en effet est restée passive et silencieuse, laissant l’opinion publique à la rue, oubliant ce fait essentiel que dans une démocratie moderne, aucun gouvernement n’agit sans tenir compte de l’opinion publique.
 
Ainsi faut-il donc reconnaître que si responsabilité il y a, elles sont bien partagées.
Que retenir des évènements de janvier février et mars 2009 ?
A ceux qui l’ont suivi, comme à ceux qui ne lui ont pas fait confiance, la victoire du LKP est une victoire à la Pyrrhus qui laisse un goût bien amère. Le bilan économique et social est catastrophique: Hausse générale des prix sur les marchés comme dans les magasins, dépôts de bilan en nombre,  explosion du chômage, et surtout remplacement du RSA par le RTSA.
Au total, ce mouvement aura eu au moins pour effet de révéler l’état d’âme profond des Guadeloupéens. Etat d’âme que l’on peut ainsi résumer :
- Un sentiment d’injustice,  puisant ses racines dans la vie quotidienne : les prix, les transports, les services publics, les administrations, la justice, la politique, etc…
- Un sentiment de revanche à prendre sur l’histoire, sur la vie même,
- Un sentiment de solidarité face à tous ceux qui viennent de l’extérieur et qui « réussissent » mieux que nous : ils nous prennent nos plages, nos terres, nos entreprises, nos emplois.< /p>
- Un sentiment enfin de fierté retrouvée: ensemble, nous avons fait quelque chose.

En ce sens nous pouvons dire que c’est une crise sociétale
Comment alors notre société guadeloupéenne peut elle réagir  à cette agression ?
Il ya en réalité seulement deux manières de voir les choses :
- laisser faire le temps, en constatant que les crises passées se sont calmées par elles-mêmes,
- que la majorité silencieuse s’organise pour être présente tous les jours dans le débat public et éviter qu’un tel gaspillage ne se reproduise.
Alors quelle voie allons-nous choisir ?
Deux textes aux auteurs inconnus et qui ont circulé sur internet permettent d’entrevoir la bonne démarche.
Avant de vous les livrer, je veux souligner ici le rôle exceptionnel d’internet et des internautes durant cette crise. Ils ont été plus qu’un palliatif à la carence des médias envahis –au sens propre comme au figuré- par la propagande du LKP. Grâce à eux l’information a pu circuler, permettant ainsi à tout un chacun de s’exprimer et se retrouver dans un contexte d’extrême manipulation de l’information. Des informations ont ainsi pu circuler dans le monde entier, apportant par la même des messages de vérité et d’espoir. Grâce soit rendue ici à Internet et aux Internautes.
Voici donc ces deux textes que je livre à notre réflexion :

«   Un homme dont la famille faisait partie de l'aristocratie allemande,  avant la seconde guerre mondiale, possédait un certain nombre de  grandes usines et de propriétés.
  Quand on lui demandait combien d'Allemands étaient de véritables  nazis, il faisait une réponse qui peut guider notre attitude au regard du fanatisme.
  Peu de gens sont de vrais nazis » disait-il, « mais nombreux sont  ceux qui se réjouissent du retour de la fierté allemande, et encore  plus n ombreux ceux qui sont trop occupés pour y faire attention.  J'étais l'un de ceux qui pensaient simplement que les nazis étaient  une bande de cinglés.  Aussi la majorité se contenta-t-elle de regarder et de laisser faire.  Soudain, avant que nous ayons pu réaliser, ils nous possédaient,  nous avions perdu toute liberté de manœuvre et la fin du monde était  arrivée. Ma famille perdit tout. Je terminai dans un camp de  concentration et les alliés détruisirent mes usines. »
…
et voici le deuxième texte :

« La Russie communiste était composée de Russes qui voulaient tout  simplement vivre en paix, bien que les communistes russes aient été  responsables du meurtre d'environ vingt millions de personnes. La  majorité pacifique n'était pas concernée.
L'immense population chinoise était, elle aussi, pacifique, mais les  communistes chinois réussirent à tuer le nombre stupéfiant de  soixante-dix millions de personnes.
Le japonais moyen, avant la deu xième guerre mondiale, n'était pas un  belliciste sadique. Le Japon, cependant, jalonna sa route, à travers  l'Asie du sud-est, de meurtres et de carnages dans une orgie de  tueries incluant l'abattage systématique de douze millions de civils  chinois, tués, pour la plupart, à coups d'épée, de pelle ou de  baïonnette.
Et qui peut oublier le Rwanda qui s'effondra dans une boucherie.  N'aurait-on pu dire que la majorité des Rwandais était pour « la  Paix et l'Amour » ?
Les leçons de l'Histoire sont souvent incroyablement simples et  brutales, cependant, malgré toutes nos facultés de raisonnement, nous passons souvent à côté des choses les plus élémentaires et les  moins compliquées : …
Les Allemands, les Japonais, les Chinois, les Russes, les Rwandais,  les Serbes, les Afghans, les Irakiens, les Palestiniens, les Nigériens, les Algériens, tous amoureux de la Paix, et beaucoup  d'autres peuples, sont morts parce que la majorité pacifique n'a pas  réagi avant qu'il ne soit trop tard. »
Fin de citation
Alors nous guadeloupéens, composante de cette majorité silencieuse, que pouvons nous faire pour ne pas resté passif ?
D’abord nous rassembler et c’est le sens même de notre association dont l’objet est de représenter la majorité silencieuse. Notre mouvement compte aujourd’hui 429 adhérents. 429 adhérents c’est bien. C’est encore insuffisant au regard de ce que nous voulons représenter. Mais c’est suffisant pour débuter une action.
Et notre action, aujourd’hui se sont nos universités d’été par lesquelles nous voulons répondre aux désarrois de notre population en faisant en sorte de :
- Chercher et dénoncer les raisons profondes de ce sentiment d’injustice
- Proposer des réformes qui permettent si non de gommer ces sentiments, du moins de les limités
- Proposer à nos compatriotes un Projet de société qui tienne compte des aspirations profondes de nos concitoyens.
Tel est le sens de ces Universités d’été aux quelles je vous convie maintenant, avec un objectif que je fixe en cette formule :
La Force de penser et le courage d’agir
C’est ainsi et ainsi seulement que chacun pourra
Etre maître de son destin.
 
Discours inaugural d' Amédée Adelaïde président du CSLR samedi 29 août.
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André-Jean Vidal
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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 23:14
INDISCRÉTIONS
Thierry
Thierry Alet, plasticien, donne rendez-vous à tous ceux qui aiment débattre samedi 12 septembre à partir de 15 heures pour une rencontre-débat sur L'image du noir dans la peinture Antillaise contemporaine. Il y a invité Jocely Valton, Ernest Pepin, Diana Ramassami et un intellectuel de Martinique à confirmer. Ou ?

Colette
Colette Koury, présidente de la CCI pointoise, est aux Universités d'été des CCI à Marseille. Entre deux colloques, comme elle aime le court-bouillon, qu'elle n'oublie pas d'aller déguster une bouillabaisse sur le Vieux Port ! C'est pareil, tout en étant bien différent...

Jacques et Victorin
Egalité ! E-ga-li-té ! Marie-Luce Penchard, secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, restera le même temps avec Victorin Lurel et Jacques Gillot, cet après-midi. Quarante-cinq minutes, montre en main. Un peu moins avec Jeanny Marc, vingt minutes, mais elle n'est pas présidente de collectivité. Quel est le malpalan qui soutenait qu'il y avait un chouchou ? E-ga-li-té, on vous dit.

Jacques
Il s'étonne — et nous aussi — qu'on veuille à propos de M. Palie, directeur de la Maison de l'enfance, le pousser dehors, sans autre forme de procès. C'est ce que demande un syndicat. Jacques Gillot : « J'ai demandé un audit. En attendant, qu'on ne vienne pas nous demander des choses pareilles. Je ne comprends pas ce raisonnement. » Si l'on s'en souvient bien, fut un temps où il était tout naturel pour les élus locaux de demander à Paris le renvoi d'un fonctionnaire indocile. Il est tout à l'honneur de M. Gillot de ne pas entrer dans ce type de pratique. Il est étonnant qu'un syndicat veuille ainsi la peau de ce qu'il faut bien appeler... un salarié ! Il y a de ces vieux réflexes...

Elie
Le bruit court qu'Elie Domota, syndicaliste, cadre de direction du Pôle emploi, pourrait se voir proposer une mutation-promotion à Saint-Martin ou dans l'île de la Réunion. Une direction comme carotte. Bruit ? Vent... Et pourquoi pas dans la Creuse, comme on faisait autrefois pour les directeurs coloniaux pas dociles ? Mais eux n'étaient pas des salariés protégés...

Michel
Michel Jacques, Capitaine Jacques, armateur bien connu, se plaint à juste raison que les collectivités ne se bougent pas beaucoup pour soutenir les armateurs locaux. « Plus ça va, moins il y a de bateaux qui font les îles. Les liaisons avec la Désirade ne sont plus assurées depuis le début de la semaine. A Terre-de-Bas, ils sont un millier d'habitants. Tout le monde s'en va. L'île se meurt faute de communications avec l'extérieur. » Brudey, cinq navires, out. Deher, quatre navires, out. Reste quelques armateurs courageux. Jusqu'à quand ?, s'inquiète notre Capitaine.
André-Jean VIDAL
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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 23:13
INDISCRÉTIONS
Lucette
Lucette Michaux-Chevry serait montée au créneau auprès du gouvernement de François Fillon, pour qu'on arrête de dire que sa fille, Marie-Luce Penchard, secrétaire d'Etat à l'outre-mer, ne connaît pas ses dossiers. Ce qui serait étonnant puisqu'elle était LA spécialiste de l'outre-mer à l'Elysée depuis l'accession de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République. Tst, malpalan !..

Marie-Luce
Marie-Luce Penchard va enfin faire son premier voyage officiel seule en Guadeloupe, ce mardi. Premier déplacement où elle pourra parler autant qu'elle voudra puisqu'elle ne sera pas, comme quand elle accompagnait le président de la République et son ministre de tutelle, Brice Hortefeux, fin juin, soumise à la règle du silence.

Marie-Luce 2
A l'aune des entretiens, Marie-Luce Penchard réservera, demain, 45 minutes à Victorin Lurel, 45 minutes à Jacques Gillot, 20 minutes à Jeanny Marc... Chacun comprendra qu'il y a une hiérarchie des priorités. C'est le protocole ? Ah bon...

Alain
« Le taux de couverture des importations par les exportations
de la Guadeloupe s’établit désormais à 6,7 % (contre 7 % en 2007 et 9,5 % en 2003) », indique l'IEDOM. Voilà sur quoi devraient plancher Alain Plaisir et ses amis. On importe à tout-va, on exporte de moins en moins (cette année, le sucre, ce sera - 20% !) Et encore, on exporte péniblement quelques bananes et un peu de sucre parce que la Guadeloupe appartient à un grand ensemble. Sinon...

Marcel
Marcel ! Quel plaisir de voir notre bon sous-préfet pointois inaugurer, aux côtés de Jacques Bangou, la rue Peynier, connexe du marché central de Pointe-à-Pitre, transformée en zone piétonne. On le disait partant, en instance de départ, parti même. Non, non, il est bien là ! et en forme si l'on en croît sa façon de manier les barrières de sécurité, levées d'une seule main. Bravo Marcel !

Richard-Viktor
Richard-Viktor Sainsily-Caylo, plasticien de renom, et Jocelyn Valton, critique d'art, ont débattu toute la matinée de dimanche sur Facebook, au détour de commentaires sur une œuvre monumentale de Driss Sans-Arcinet, dédiée au général Dumas, inaugurée tantôt, quant aux qualités d'une série de peintures de Nicole Réache, exposées au conseil régional, représentant des scènes de la vie d'antan en Guadeloupe. Tableaux qui ont donné lieu, à plusieurs reprises, à des débats passionnés. Il semble que, sur l'un d'eux, les seins d'une femme aux côtés d'un colon devant une plantation florissante ait enflammé les esprits ! A un moment, Thierry Alet, autre plasticien, a joué les modérateurs, mais rien n'y a fait, Richard-Viktor et Jocelyn étaient lancés.

Jocelyn
« Pour ma part je trouve plus pertinent de questionner l'action d'un responsable politique d'une "ancienne" colonie française qui subventionne une œuvre commémorative pour le général Dumas et dans le même temps maintient un peintre qui présente l'esclavage des nègres comme ayant permis de "faire avancer la civilisation" ! », disait hier encore Jocelyn Valton, à propos de Victorin Lurel. Ils ne lâchent pas le morceau ! Tout ça pour une croûte...

Edouard
Edouard Boulogne (lescrutateur.com) s'apprête à déposer plainte contre Jean Hamot, administrateur du diocèse, qui l'aurait accusé de racisme sur le site et le bulletin officiel du diocèse, Eglise de Guadeloupe. « Je défie quiconque de trouver une ligne de ma main... mon honneur d'homme et de chrétien est atteint !.. », s'indigne-t-il.

Louis
Louis Molinié, maire de Terre-de-Haut, confirmé secrétaire fédéral de l'UMP. Rien de nouveau sous le soleil, Louis Molinié est quasi incontournable. Cependant, il est un peu court pour être tête de liste aux prochaines régionales. Depuis que Gabrielle Louis-Carabin s'est plombée toute seule, que Laurent Bernier est plus que silencieux, qui reste-t-il pour mener une liste UMP en mai prochain ?

Jacques
A l'initiative de Jacques Gillot, président du conseil gnéral, une table ronde sur la petite enfance devrait se tenir cette semaine, avec la Région, la CAF. Pour revoir à la hausse l'accompagnement des crèches. Panama ! Euh, chapeau !
André-Jean VIDAL
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André-Jean Vidal
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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 22:55
La grippe A H1N1 en Guadeloupe : une situation qui se traduit par une augmentation des cas avérés


Au 1er septembre, la Guadeloupe compte 19 cas de grippe A H1N1 confirmés (contre 11 cas au 27 août). Si les premiers cas concernaient des personnes revenant de voyage, ceux qui ont suivi sont désormais des cas issus d’une circulation locale du virus.

Le décès d’un enfant de 13 mois le 26  août dernier annoncé sur les ondes est dû à une encéphalopathie aiguë rapidement évolutive. D'après le corps médical, le lien avec le virus A H1N1 de la grippe, s’il n’est pas exclu, n’est à ce jour pas établi. Des examens complémentaires sont en cours.

Actuellement les services de l’Etat en lien avec l’ensemble des partenaires hospitaliers, médicaux et collectivités locales se mobilisent pour faire face aux conséquences d’une éventuelle pandémie et à l’organisation d’une campagne de vaccination.

Les consignes d’hygiène rappelées jusqu’ici sont plus que jamais d’actualité.

Le Préfet présente toutes ses condoléances à la famille.
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André-Jean Vidal
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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 01:41
Un administrateur provisoire nommé à la Maison de l'enfance

Le Président du Conseil Général et le Préfet de Région proposent des solutions opérationnelles pour garantir la sécurité et le bien-être des mineurs accueillis.

Prolongement d’une initiative ancienne, « La Goutte de Lait », œuvre de bienfaisance créée en direction des jeunes enfants et de leurs familles, la Maison Départementale de l’Enfance (MDE) devient un établissement public départemental, régi par la législation hospitalière le 27 mars 1957.

De part son statut d’établissement public autonome, sous tutelle du Conseil Général, relevant du Secteur Public Hospitalier, la MDE possède la personnalité morale de droit public et l’autonomie administrative et financière.

Elle est administrée par un Conseil d’Administration (CA) qui définit avec le Directeur la politique générale, vote le budget et décide des investissements. En cela, le Directeur et le CA sont conseillés par plusieurs organes représentatifs : Comité Technique d’Etablissement, Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail, Commissions Administratives Paritaires Locales.

La MDE héberge de manière transitoire les enfants de la naissance à 18 ans, des jeunes majeurs au titres de l’assistance éducative, des femmes enceintes avec ou sans enfants de moins de 3 ans, pour des accueils d’urgence, provisoires ou à moyen terme, 7 jours sur 7 et 24h/24. La finalité est l’autonomie et la protection des personnes, la prévention de l’exclusion.

La loi impose certaines obligations à l’établissement dont les principales relèvent du respect des droits des enfants et des familles, de la construction avec eux à partir de leur consentement éclairé des prestations individualisées, de l’obligation de coopération territoriale et le travail en réseau, de la contractualisation avec les autorités et les partenaires.

L’établissement remplit une quadruple mission qui est mise en œuvre à partir de 3 fonctions :

Une mission d’accueil, d’hébergement et de protection des personnes qui lui sont confiées par les services de l’Aide Sociale à l’Enfance. Les raisons et les objectifs pour
le projet de placement constituent un cadre strict, mis en œuvre et servi par les professionnels dans leurs prestations.
Une mission d’accompagnement soit sur un temps court, soit sur un moyen terme.
Une mission de soutien des liens familiaux et de l’exercice de l’autorité parentale. L’objectif de ce soutien : favoriser, dans la mesure du possible un retour en famille, dans les limites fixées par l’autorité administrative et éventuellement judiciaire, informer les parents sur tous les éléments de la vie de leur enfant.
Une mission d’information régulière sur le sens et la réalité du travail engagé et les évolutions qu’il génère, chez la personne, ou dans les liens avec sa famille.

Depuis le début de conflit, le Conseil Général a pris toutes les dispositions pour tenter de concilier les parties, l’objectif prioritaire étant de garantir les conditions d’accueil des 80 enfants et jeunes mères qui sont placés à la MDE :

Dès les 01 et 02 avril 2009, puis le 15 avril : médiation de Pierre REINETTE, Directeur Général des Services du Conseil Général, autour de la plateforme de revendications présentée par le Personnel.

Plusieurs visites de contrôle à la MDE (2 par semaine) pour vérifier les conditions de prise en charge des enfants.

Le 20 avril : Proposition de trêve jusqu’au rendu de l’audit commandé par le président du Conseil Général conjointement avec les services de l’Etat.

23 avril : Constitution d’un conseil de surveillance destiné à conduire des discussions avec les personnels grévistes et trouver des solutions dans l’intérêt des enfants placés.

29 avril : visite du Directeur Général Adjoint du Conseil Général afin de préparer les documents nécessaires à l’audit qui doit être réalisé par la Protection Judiciaire de la Jeunesse dès la 1ère quinzaine du mois de juin 2009 et de vérifier de nouveau l’état de santé physique et moral des enfants accueillis.

A l’issue de cette visite, le conseil général a conclu à l’urgente nécessité de l’orientation de certains mineurs accueillis, et de procéder à l’examen de tous les dossiers des enfants accueillis en vue, en accord avec le personnel de la MDE, d’un éventuel déplacement vers les ASFAM (Assistantes Familiales) ou vers les Maisons d’Enfance à Caractère Social (MECS).

Et c’est dans cet esprit que depuis le 15 mai 2009, le conseil général envisage des dispositions concrètes pour orienter en tant que de besoin un certain nombre d’enfants et de jeunes accueillis, conformément aux obligations légales du Conseil Général en la matière.

Il convient de noter que tout au long des travaux, les représentants des institutions ont vérifié auprès des organisations syndicales leur posture par rapport à la situation du directeur, celle-ci n’a jamais varié et l’exigence formelle et récurrente étant le départ de M.Palie.

Au terme des travaux, alors que tous les points de revendications avaient été examinés et satisfaits, et que l’on pouvait envisager la signature, dès le 27/07, d’un protocole de suspension du conflit les représentants syndicaux ont fait connaître leur opposition à toute issue du conflit si la suspension de M. PALIE n’était pas satisfaite.

En outre, de réelles questions se posent quant à la santé, la sécurité et le bien-être physique et moral des enfants :

Correspondance en date du 24/07 de la cellule des psychologues de l’établissement décrivant «  le sentiment d’abandon se traduit par de la déprime des uns, d’irritabilité nerveuse ou provocatrice pour d’autres, de résignation passive, de somatisation, d’agitation maniaque…. »
Correspondance de cadres socio-éducatifs datée du 24 aout évoquant successivement le mal-être des mineurs et la mise à mal de leurs projets éducatifs
Rapport interne du Conseil Général dénonçant un climat délétère, émaillé de violences verbales dont on peut craindre qu’elles ne se transforment en violences physiques entre adultes
Rapport d’inspection conjoint du Conseil Général et de la DSDS du 27 aout dont les conclusions annoncent clairement que le bien être physique et moral des enfants est désormais compromis en l’absence d’une autorité effective dans l’établissement

Compte tenu de tous ces éléments, et du fait que la nomination d’un nouveau directeur ne soit pas une compétence de la collectivité départementale, la démarche du Conseil Général aujourd’hui conjointement avec le préfet de région est de continuer d’assumer ses responsabilités dans ce dossier en tenant compte du pourrissement du conflit et du risque qui pèse désormais sur les 80 enfants de la MDE, en proposant :

- la mise en œuvre d’une mesure conservatoire d’urgence : la nomination pour trois mois d’un administrateur provisoire, Gérard Amidieu, chargé d’exercer la gestion quotidienne de la structure, dans l’attente des conclusions de l’audit, étant entendu que cette décision ne doit pas être assimilée à une quelconque sanction, suspension ou renvoi de l’actuelle direction

- de rappeler le directeur adjoint actuellement en congé afin qu’il accompagne cet administrateur provisoire dans ses missions

Si la situation ne s’améliore pas à la MDE en dépit de ces nouvelles dispositions, le Conseil Général assumera ses responsabilités et procédera au placement des enfants concernés.
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André-Jean Vidal
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