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10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 01:12
INDISCRETIONS
Eric
Eric Jalton, qui vient d'obtenir sur Marie-Galante, Les Saintes, La Désirade, une zone franche d'activité exonérant à 100% les bénéfices provenant des exploitations situées dans les îles du sud pour une période de trois ans entre le 31 décembre 2008 et le 31 décembre 2011, ainsi qu'un avantage fiscal en matière de taxe foncière à 100% pour les entreprises installées sur ces territoires, s'en glorifie à juste titre. Il a pris le dossier à bras le corps et l'a mené à bien. Bravo !

Jacques
Jacques Gillot et Victorin Lurel, quand ils ne se surveillent pas en Guadeloupe, font de l'excellent travail à Paris. Suivis de leurs équipes, ils arpentent les couloirs, qui de l'Assemblée, qui du Sénat, ceux du secrétariat à l'Outre-mer, de Matignon. Bref, ils sont partout où on demande qu'ils soient pour rattraper cette impression de déficit d'image (et d'action) constaté depuis le début de l'année... Une impression seulement. Mais qui a permis à certains, encouragés depuis la Guadeloupe, de se pousser du col. N'est-ce pas Jeanny ?

Christiane
Christiane Taubira, députée de Guyane, a fait de la pwòfitasyon son fond de commerce. Eric Jalton intervenait à l'Assemblée, pour expliquer à M. Mariton, son collègue ce que voulaient dire les mots « La Gwadloup sé tan nou; la Gwadloup sé pa ta yo, yo pé ké fé sa yo vlé adan péyé an nou », devise popularisée par le LKP et qui devra, sans doute un jour, figurer sur les armoiries de la Gwada. « Je traduirai ainsi, a dit M. Jalton : la Guadeloupe nous appartient, à nous qui la construisons et qui voulons la construire solidairement. Elle n'appartient pas et ne doit pas appartenir... » Un cri dans la salle : « Aux profiteurs ! » C'était Christiane Taubira.

Nicolas et Elie
Un point commun de plus entre Nicolas Desforges, préfet, et Elie Domota, porte-parole du LKP : ils ont tous deux perdu quatre kilos durant les 44 jours de leur épopée.

Nicolas 2
Le préfet Desforges recevait la presse, hier, pour expliquer aux béotiens la philosophie de cette grand messe. Comme il proposait des rendez-vous réguliers, un journaliste un tantinet frondeur lui a conseillé de ne pas faire de plan sur la comète puisque les deux autres préfets de Guadeloupe qui avaient programmé des rencontres récurrentes avec la presse... ont été rapidement mutés. Sans que la presse y soit pour quoi que ce soir, précisons-le...

Claude
Claude Giraud, haut fonctionnaire du ministère de l'Intérieur, chargé de coordonner les ateliers des Etats-Généraux, l'a bien compris au fil de la discussion avec le préfet Desforges : s'il y a eu de bons résultats des ateliers, c'est le préfet qui rapportera les conclusions à Paris, s'il y a eu du tiraillement, ce sera lui... Mais non, c'est une blague ! Bienvenue en Guadeloupe.
André-Jean VIDAL
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André-Jean Vidal
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10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 00:56
Lodeom : Lurel s'abstient et s'explique

Victorin Lurel s’est abstenu sur la Loi pour le développement économique des outremers mais il salue les avancées historiques du texte, fruit du travail conjoint des parlementaires et du gouvernement.
 

Victorin Lurel, député et vice-président du groupe Socialiste, radical et citoyen, s’est
abstenu lors du vote de la loi pour le développement économique des outremers (Lodeom), « un
texte qui, dit-il, malgré des insuffisances en matière de lutte contre les « pwofitasyons », comporte
des avancées historiques, fruits du travail conjoint des parlementaires et du gouvernement.
Ainsi, la loi adoptée par les députés valide la demande d’habilitation de la Région Guadeloupe
à légiférer, dans le cadre de l’article 73 de la Constitution, dans les domaines de la formation
professionnelle et dans les énergies renouvelables. Cette décision historique, saluée comme
telle par le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer et d’autres parlementaires, constitue une innovation
institutionnelle majeure qui permettra au Conseil régional de la Guadeloupe de fixer ses
propres règles dans ces deux domaines en agissant au plus près des réalités locales. »
 
Victorin Lurel « salue également la création d’un véritable « bouclier insulaire » pour les Iles
du sud, dont les entreprises bénéficieront d’un « troisième étage » de zone franche, et il se
réjouit que les communes de la Côte sous le vent et du sud Basse-Terre soient désormais
éligibles à un dispositif de zones franches rurales très favorable, mis au point par la
Commission des finances de l’Assemblée nationale. »
 
Le député « se réjouit aussi de l’intégration historique dans la pharmacopée française des
plantes médicinales ultramarines, qui leur offre des perspectives de développement
considérables, de même que du vote de l’amendement cosigné avec son collègue réunionnais
Fruteau ouvrant la voie à une meilleure valorisation de l’électricité produite à partir de la
bagasse, dont bénéficieront les planteurs de canne. »
 
Ultime concession obtenue du gouvernement par les députés de l’opposition : le vote d’un
amendement qui indique que le créole fait partie du patrimoine national, offrant ainsi au
créole une nouvelle reconnaissance législative, après sa reconnaissance constitutionnelle.
 
Victorin Lurel souligne « que nombre de ces avancées auront à être concrétisées très
rapidement par le gouvernement et il rappelle que le travail doit se poursuivre pour lutter pour
la défense du pouvoir d’achat des ultramarins et contre les monopoles et les « profitations ». »

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André-Jean Vidal
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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 13:57
Aubry veut aller "beaucoup plus loin" que les Etats généraux


Martine Aubry, première secrétaire du PS, a souhaité mercredi aller "beaucoup plus loin" sur l'outre-mer que les Etats généraux, qu'elle juge "à court terme", et a appelé à un "modèle de développement" qui parte "des atouts et de l'histoire" de ces territoires.
Alors que les Etats généraux de l'Outre-mer sont prévus mi-avril, Mme Aubry a réuni au siège du PS pour la première fois le "Comité outre-mer", avec une dizaine de parlementaires ultra-marins de gauche, dont les députés Serge Letchimy (Martinique) et Christiane Taubira (Guyane).
Interrogée sur le refus du LKP de se rendre aux Etats généraux, Mme Aubry a estimé que "ce que reproche le LKP, on peut l'entendre (...) On a un peu l'impression que le gouvernement vient avec une liste toute faite, un agenda tout fait" et que face à une "crise identitaire aussi forte", "il faut être capable (...) d'aller beaucoup plus loin que des réponses ponctuelles et à court terme".
"Nous souhaitons ici que tout le monde soit autour de la table, car cette question nous interroge tous", a-t-elle cependant observé.

Pas de secrétaire national à l'outre-mer
"On ne règle pas le problème de l'outre-mer en donnant uniquement des exonérations fiscales. On doit porter un modèle de développement qui parte des atouts et de l'histoire de ces territoires", a-t-elle déclaré à l'issue des travaux.
"Les Etats généraux me semblent beaucoup plus ponctuels. Nous voulons aller sur le fond des choses", a affirmé Mme Aubry.
Mme Aubry a confirmé l'absence de secrétaire national PS à l'outre-mer, souhaitant aller "beaucoup plus loin que cela". Les députés Christian Paul, ancien secrétaire d'Etat à l'outre-mer, et François Lamy, envoyés en mission par le PS aux Antilles, "vont porter la réflexion globale", "se partagent" les responsabilités (de ce secrétariat) mais "chaque secrétaire national a lui aussi dans son domaine la responsabilité de l'outre-mer".
"J'ai demandé à chacun des membres de la direction du PS d'intégrer l'outre-mer dans sa propre réflexion", a-t-elle ajouté.
Le "Comité outre-mer" a été créé le 25 février, après une réunion autour de Mme Aubry, en pleine crise aux Antilles, d'une quinzaine d'élus de gauche d'outre-mer.
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André-Jean Vidal
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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 13:52
UNE PETITE BOMBE DE BON SENS...

Un ami m'expédie, ce matin, ce document qui retrace avec beaucoup d'à-propos les récents événements
et en tire des conclusions hardies. A méditer sereinement... quand même !


 
TOUT ÇA POUR ÇA
 
 
LE PROTOCOLE DE FIN DE CONFLIT :
 
Le mouvement du LKP qui a bloqué la Guadeloupe du 20 janvier au 4 mars 2009 a produit 
l’accord Bino et le protocole de fin de conflit du 4 Mars : C’est sur ces deux éléments qu’il faut
se baser pour mieux comprendre et définir ce mouvement sur lequel beaucoup de choses ont été
dites.
 
L’accord Bino, à part son préambule sur lequel il faudra revenir, définit que les entreprises 
verseront 50 euros, l’Etat 100 euros (provisoirement), les collectivités 50 euros
(provisoirement).
 
L’accord du 4 Mars comporte 165 points alors que la plateforme déposée le 20/01 en
comportait 119 donc 46 point supplémentaires, pourquoi ?
 
Voici les rubriques traitées :
• Prestations sociales, minimas sociaux et salaires
• Baisse des prix produits de première nécessite
• Baisse des prix des carburants
• Baisse du prix de l’eau
• Logement
• Transport
• Education
• Formation professionnelle et emploi des jeunes
• Droits syndicaux
• Services publics
• Production : volet agricole et volet pêche
• Aménagement du territoire et infrastructure
• Culture
• Dispositions finales et diverses.
 
On aurait aimé imaginer qu’il s’agisse du projet de société que la Guadeloupe aurait fait pour
elle même ....
Pas du tout, ce sont les domaines dans lesquels la Guadeloupe exige qu’on fasse pour elle.
« fé sa ban mwen ! »
 
L’Etat (et ses administrations) est concerné 104 fois 
Les collectivités locales et divers organismes locaux sont concernés 78 fois.
....88 fois, l’un ou l’autre est sollicité financièrement d’une manière ou d’une autre.
 
Chaque fois qu’elles sont citées, les entreprises ou les employeurs que sont les administrations,
le sont financièrement d’une manière ou d’une autre.
« ban mwen l’agent »
 
La situation que traduit ces documents illustre effectivement que ceux qui les ont promus sont
toujours dans le schéma de l’économie de plantation (préambule de l’accord Bino) où il y a un
« patron » plein de privilèges et de sous, et une masse de travailleurs opprimés.
 
Il est évident que les choses ont sensiblement changées au cours du XXè siècle, mais surtout,
les craquements qui annoncent, non pas des évolutions, mais des ruptures imminentes ne sont
absolument pas prises en compte.
 
Mais pourquoi faire compliqué quand on peu faire simple, même si c’est faux, c’est un
excellent levier.
 
Ainsi, sur 182 points (104+78), l’Etat, la Région, le Département sont  d’accord pour modifier
immédiatement leur budgets, leur organisation, leurs projets, leurs tâches, leur politique.
 
Si tel est le cas, ce n’est pas un protocole de fin de conflit qu’ils auraient dû signer, mais leur
démission.
 
Ou bien  notre organisation démocratique est incapable de correspondre aux attentes du peuple,
Ou bien on fait exprimer au peuple des attentes qui ne sont pas démocratiques.
Mais dans les deux cas il y a un problème fondamental.
 
A l’exception des 50 euros payés par les entreprises, les énormes budgets mobilisés pour
l’exécution de l’accord, sont des fonds publics, par définition budgétés, ce qui veut dire qu’ils
sont limités et  déjà affectés. 
 
Les sommes réaffectées hâtivement pour calmer le LKP vont entraîner des coupes sombres
dans les projets mûrement choisis et programmés en fonction de l’intérêt supérieur de la
communauté, ou augmenter les prélèvements.
 
On parle là de 25 millions pour le Conseil Général, environ 50 pour le conseil Régional, soit en
coût direct 75 millions sur les finances locales : une paille !
 
Si c’est la pression de la rue qui dicte la politique et les budgets, la pwofitacyon ce sont les élus
payés et qui ne servent à rien.
 
Résultant de l’accord Bino, on voit (pour la première fois à ma connaissance) l’argent public
faire irruption dans les salaires : Grève ou pas, les élus ont-ils le droit d’utiliser l’argent public
pour abonder (même sous forme de prime), ce qui est demandé par le LKP : une augmentation
de salaire ?
 
Outre ce financement anormal, voire illégal, il est évident que cet accord entraîne :
 
 Un effet inflationniste immédiat
 Un renforcement de la dépendance de l’économie à l’argent du contribuable
 Un pallier de plus franchi dans l’économie virtuelle.
 Une accentuation du clivage entre nos territoires et leurs voisins tant pour le niveau de
vie que pour l’assistanat.
 Une attractivité des produits de métropole renforcée (coûts de production moins élevés)
 
On voit bien que cette mesure n’a donc qu’un seul effet : la démagogie.
 ... car les effets cités plus haut son justement les axes contre lesquels le LKP dit se battre.
Sans oublier les milliers d’emplois et les banqueroutes que le blocage va laisser derrière lui.
 
 
 
 
 
UNE GRÈVE ?
 
Ainsi nommée par l’ensemble des acteurs, à commencer par le LKP, suivi par l’ensemble des
interlocuteurs.... pourquoi ?
 
Une grève c’est :
Mouvement collectif pris à l'initiative de tout ou partie du personnel d'une entreprise, destiné en
général à contraindre l'employeur à la négociation des conditions de travail et de rémunération.
 
J’ai vu plutôt :
 
La sédition :
Trouble contre l'ordre public, contre l'autorité légale, qui est concerté, a des meneurs et n'est
pas l'action d'un rassemblement fortuit.
 
La subversion :
Action visant à saper les valeurs et l’ordre établi. 
 
Un mouvement populiste :
Mouvement politique mené par un homme fort, fondé sur le recours au peuple, orienté vers la
dénonciation de ce qui menace le peuple en question, et appelant à un changement, à une
régénération.
 
Si, dès le début, ils avaient mis les bons mots sur les évènements, MM Lurel, Gillot, Desforges
et Jégo ne seraient pas tombés dans le piège du LKP et auraient évité de passer pour des
incapables.
 
Si on soigne une migraine alors qu’il s’agit d’une méningite, on se fait moins de soucis, mais
on décède. 
 
Le populisme, c’est quoi ?
 
Un mouvement populiste voit généralement le jour quand on perçoit mal le projet commun,
quand les valeurs et les institutions en place s’essoufflent, et quand les égoïsmes sont exacerbés
dans une population qui se paupérise.
 
Dans ce contexte, un leader charismatique rencontre une attente sécuritaire (providentielle ?)
face à des menaces qu’il n’est pas difficile de cibler.
 
Le Leader charismatique est le pivot du système.
 
Tout repose sur son discours caractérisé par une grande violence symbolique, un nationalisme
radical, une opposition systématique entre le peuple, (la masse des travailleurs, est toujours
désigné comme un tout homogène, une communauté, paré de toutes les vertus et qui incarne les
vraies valeurs nationales) opposé aux ennemis chargés de tous les maux.
 
C'est une action sociale et politique abrupte et rapide, dont l’objectif est de 
changer de régime politique, sans plan stratégique net ni idéologie structurée, mais parfaitement
rôdée à la manipulation des foules, à la controverse politique et idéologique, aux rapports de
forces.
 
Avec un langage simple, avec peu de termes techniques, facilement compréhensible par tous, il
développe une réthorique pleine de bon sens populaire, promet ce qui rassemble une frange
déstabilisée de la population, exacerbe une bi-polarisation de la Société (les bons contre les
mauvais) et  fait l’éloge du peuple à travers sa culture, son histoire, ses blessures, son folklore,
ses martyres pour donner tout son poids à l’identité nationale à laquelle il promet de redonner
toute la place qu’elle n’a pas.
 
Après cette brève définition faut-il envoyer les sous-titres  pour vous aider à faire le
rapprochement avec des personnes ou des faits ?....
 
En Amérique du Sud et en Afrique, les mouvements populistes qui sont arrivés au pouvoir n’ont
jamais engendré de démocratie, mais on a vu de solides dictatures durer. Durer très longtemps.
 
Seule la nationalisation des ressources vives du pays a permis de mettre en œuvre les politiques
annoncées.
 
A part en nationalisant des dettes, comment peut-on se payer une telle aventure en
Guadeloupe ?
 
Cette brève analyse permet de comprendre que le blocage de Février n’est qu’une première
étape et que la suite est clairement balisée si l’on n’arrive pas à infléchir le cours des
évènements.
 
Dans le même temps, les évènements ont administré la preuve que la mouvance LKP avait sous
son contrôle :
 
 Les administrations
 La distribution des produits pétroliers
 Le trafic portuaire
 Le trafic aéro portuaire
 L’électricité
 Les transports terrestres personnes et marchandises.
 La distribution des biens de consommation.
 Les principaux médias
 La santé
 Les hordes de voyous
 Des commandos de makoutes
 
... Désolé si le tableau est inquiétant, mais il vaut mieux avoir une vue objective du champ de
bataille et des forces en présence : il s’agit bien d’un rapport de forces !
 
*****
 
Au delà de l’évènement créé par le LKP, la seule question importante et urgentissime, c’est
l’indépendance de la Guadeloupe :
 
400 000 habitants
40% de fonctionnaires (25% en France 20% dans le reste de l’Europe)
30% de chômeurs., RMI et autres
Quand on importe 100 €, on n’exporte que 7€
95% de ce que l’on consomme est importé.
 
La France est encore plus en faillite aujourd’hui que quand Mr Fillon l’annonçait l’an dernier....
et la dette publique voisine avec le crime contre l’humanité à l’encontre des générations
futures.
 
Comment imaginer sereinement de continuer de dépendre à 70% du contribuable d’un Etat
malade et à 95% de compagnies de transport incontrôlables ?
 
Dans un tel contexte, le moindre faux pas entraînera famine et guerre civile.
Une révolution serait suicidaire.
 
Aussi, plutôt que de dresser les uns contre les autres, il faut courageusement réunir autour
d’une table toutes les compétences et dessiner le plan de la Guadeloupe de demain capable de
s’assumer autant qu’elle le peut. 
 
 
Ça va changer : au lieu de demander de sous, il va falloir bosser !
.... et en plus faire preuve d’imagination car la marge de manœuvre est bien mince :
 
Quelles sont les ressources de la Guadeloupe ?
 
La canne échappe totalement à notre contrôle : le sucre est sous contrôle de Bruxelles, et son
prix doit baisser de 36% sur 8 ans. Nos unités sont gravement déficitaires alors que le prix n’a
pas fini de baisser.
 
La banane n’a aucune visibilité dans le cadre de l’OCM.
 
Le tourisme est sabré chaque fois qu’il semble rebondir. La crise internationale va-t-elle
préserver ce secteur ? Rien n’est moins  sûr.
 
Toute activité de production se heurte à l’étroitesse du marché :
Face à une offre mondialisée, comment imaginer produire un quelconque bien de
consommation localement sans s’appuyer sur une protection douanière ou normative, et sans
bénéficier d’exonérations ou subventions quelconques ?
 
Les « nouvelles technologies » sont apparues comme une solution possible à un certain moment
mais on a vite vu que le « nomadisme » profitait à l’ensemble du monde et le marché est
actuellement dominé par des pays émergeants : sommes nous au niveau ?
 
C’est pourtant avec ce contexte compliqué qu’il faut trouver un moyen de conserver, autant que
faire se peut, le niveau de vie que nous connaissons, ce qui semble être l’option minimum.
 
Qui peut relever le défi ? le LKP ou les « pwofitasyoneurs » puisque le décors bi-pôlaire est
planté ?
 
  Ni l’un ni l’autre.              
 
  Surtout pas l’un contre l’autre.             
 
  Peut-être l’un avec l’autre....
 
... Ce qui supposerait que l’une et l’autre des deux parties soient disposées à s’asseoir autour
d’une table pour construire.
 
Peut-on attendre d’un mouvement, subversif, séditieux, populiste, qu’il devienne un partenaire
valable pour construire quelque chose, avec qui que ce soit, qui ne lui est pas complètement
inféodé, surtout quand il se sent fort ?
 
On a bien vu tout au long des « négociations » le LKP esquiver ostentatoirement toutes les
mains tendues et brandir la menace jusqu’à l’absurde.
 
En refusant de participer aux Etats Généraux, (ça peut changer disent certains ?) le LKP
confirme son positionnement :
 
Pas besoin de se gratter la tête pour savoir quel avenir pour le pays : le schéma est tracé : c’est
une dictature populiste (choisir le modèle dans la liste...)
 
Pas besoin de savoir comment financer un quelconque développement puisqu’ils feront main
basse sur toutes les richesses disponibles au profit de « l’appareil», quelque soit le sort du
peuple qu’il dit défendre ou d’une économie qui sera confisquée.
 
Surtout ne pas s’impliquer dans un quelconque plan avec les institutions en place ou le camp
désigné comme responsable de tous les maux : ce serait se priver du pouvoir de briser à volonté 
les tentatives de redressement qui déjà sont sur la route.
 
Face à cette posture simpliste mais terriblement efficace en terme de nocivité, la tâche de ceux
qui doivent reconstruire n’est pas facile.
 
De plus, pour reconstruire, il faut des bases solides : des fondations.
 
Au cours des évènements nous avons vu :
 
 Entrave à la liberté de circulation
 Entrave à la liberté de travailler,
 Pressions sur les personnes 
 Intimidations physiques et morales
 Exactions diverses et multiples
 Pillages
 Emeutes
 Partialité des médias
 
Les discours incantatoires du Préfet n’ont eu aucun effet : le LKP a fait ce qu’il voulait quand il
voulait et l’a fait savoir.
La seule consolation est qu’il n’y a pas eu de mort à cause des forces de l’ordre : c’est une
attitude on ne peut plus minimaliste.
 
Comment aujourd’hui rétablir un fonctionnement conforme à l’Etat de droit que la constitution
garantit et que le Préfet est là pour faire respecter ?
 
Comment, dans ce contexte, élaborer un plan de relance et de développement réaliste ?
 
Avant d’écoper, il faut commencer par colmater les voies d’eau, non ?
 
Autrement dit, il revient à l’Etat d’apporter les garanties qu’il saura faire respecter l’Etat de
droit dans l’Ile et qu’il est en mesure de contenir les mouvement séditieux et subversifs, faute
de quoi, tout projet est voué à l’échec.
 
A moins qu’il ne se résigne :
 
A faire le jeu de ceux qui descendent dans la rue
A jouer le Père Noël indéfiniment aux frais du contribuable
A quitter la scène de la Guadeloupe parce que c’est plus facile et moins coûteux.
 
Les réactions enregistrées au cours du mois de Mars semblent montrer que tous les acteurs
contournent soigneusement le sujet central : Courage fuyons !
 
 
 
 
 
 
 
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André-Jean Vidal
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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 13:51
Très bon niveau des lycées guadeloupéens révélé par Le Figaro

Le très bon niveau national des lycées guadeloupéens a été révélé dans
le palmarès publié ce jour par Le Figaro (http://www.lefigaro.fr/lycees-2009/).
Selon ce classement, la Guadeloupe place pas moins de 5 établissements dans
les 290 premiers, sur un total de 1915 lycées évalués, avec une 15ème place
nationale pour le lycée de Versailles, à Basse-Terre, ce qui constitue un
excellent résultat.
Le lycée de Grand-Bourg est classé 203ème, Jardin d’essai est 206ème, Pointe-
Noire apparaît à la 272ème place et le lycée Charles Coeffin atteint la 287ème
place.
Victorin Lurel, président de Région, se réjouit de voir ainsi reconnus les efforts conjoints de toute la
communauté enseignante et de la Région Guadeloupe, en charge des lycées, qui
a fait de l’éducation une priorité absolue de l’action régionale engagée en 2004.
« Notre ambition est de poursuivre nos investissements en faveur de notre
jeunesse pour que l’égalité des chances soit une réalité concrète et qu’elle
permette à nos lycéens d’atteindre l’excellence si importante Guadeloupe de demain », a déclaré le président de Région.
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André-Jean Vidal
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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 01:28
INDISCRETIONS
Victorin
Il fait feu de tout bois. Cela fait dix jours qu'il est dans l'Hexagone Victorin Lurel, pour convaincre ses amis socialistes, mais aussi le Gouvernement, qu'il est toujours crédible. C'est vrai qu'il a été sérieusement bousculé durant la mobilisation LKP et qu'il lui faut redorer un blason quelque peu terni à loisirs par ceux qui veulent le déquiller aux prochaines régionales, Jacques Gillot en tête. Mais aussi celui qu'il a fait élire à Pointe-à-pitre, Jacques Bangou. D'autres encore qui lui reprochent d'être républicain... et français dans l'âme. Alors, faisons feu de tout bois pour détruire la statue ! Pouah, quelle lâcheté !..

Willy
Willy Angèle, vous connaissez ? C'est le président du Médef, le patron des patrons local. Certains, durant les récents événements, ont dit qu'il était « le larbin des békés », pour affaiblir, mettre à bas cet homme qui s'est soudain, une fois les négociations se durcissant avec le LKP, retrouvé tout seul, très seul, certains ayant préféré (mais n'ont-ils pas de la même façon soulagé un peu le malheureux en arrêtant de faire pression sur lui ?) aller faire du shopping à Paris et le laisser se dé... brouiller. Willy Angèle se promène, contrairement à d'autres, sans gardes du corps. C'est à cela qu'on reconnaît l'homme à l'aise dans son pays.

Jacques
Jacques Gillot, président du conseil général, intervenait hier sur une radio périphérique, pour lancer son Congrès de la méthode, trouvaille bien intello (n'y a-t-il pas eu déjà le Discours de la méthode, d'un certain... Descartes ?). « Nous, nous, nous... » utilise-t-il chaque fois qu'il parle de la mobilisation du LKP. Que l'on sache, on ne l'a jamais vu défiler au milieu des manifestants. Voilà un « nous » bien de circonstance ! Mais est-on dupe au LKP ? Gageons que non. Que de reptations sous le ciel de Guadeloupe en ce moment !

Elie
Marrant de constater que les prochaines élections seront faites par le bon vouloir d'Elie Domota, celui qui clame qu'il n'a aucune ambition politique. S'il ne se présente pas, c'est sans doute qu'il veut éviter l'affre d'un soir d'élection et l'attente de résultats souvent décevants. Pourquoi prendre ce risque ? C'est pourtant lui qui va donner le la ces prochains mois. En secouant le cocotier, d'abord, comme il l'a fait durant 44 jours récemment, comme il va sans doute le refaire rapidement, mais encore en expédiant ses envoyés dans les communes, dans les associations, partout... Pour préparer un terrain fertile, il faut bien labourer !
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André-Jean Vidal
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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 01:27
Outre-mer: l'Assemblée vote l'aide à la rénovation des hôtels


L'Assemblée a voté mercredi soir une aide à la rénovation des hôtels dans les départements d'Outre-mer, à Mayotte, Saint-Martin et Saint-Pierre et Miquelon, sans toucher à la TVA, tout en choisissant de reporter le débat sur le coût des appels téléphoniques.
Déterminé par décret, le montant de l'aide "ne peut être supérieur à 7.500 euros par chambre à rénover dans la limite de 100 chambres", précise l'article 13 du projet de loi sur le développement économique Outre-mer actuellement examiné à l'Assemblée nationale.
Cette aide est créée jusqu'au 31 décembre 2017, mais ne concerne pas les gîtes ruraux.
En revanche, l'Assemblée a rejeté deux amendements identiques de René-Paul Victoria (UMP Réunion) et Victorin Lurel (PS, Guadeloupe) qui demandaient une exonération temporaire de TVA (six ans dans un cas, deux ans dans l'autre) dans les départements d'outre-mer pour les prestations hôtelières et touristiques.

Les coûts des appels téléphoniques à l'automne
"Les parlementaires de Guadeloupe savent très bien que sur ce sujet, la question de la TVA n'a jamais été mise sur la table", a déclaré le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Yves Jégo.
M. Jégo a estimé que "100% d'exonération de la taxe professionnelle, ça joue beaucoup plus sur les comptes d'exploitation des hôtels qu'une TVA à 2,1%. 100% dès cette année, 80% d'exonération de l'impôt sur les sociétés, c'est ce que nous sommes en train de voter pour les hôtels", a-t-il poursuivi, mentionnant encore "des baisses de charges" patronales.
Par ailleurs, M. Jégo, a renvoyé à l'automne le débat sur le coût des appels téléphoniques émis de métropole vers l'outre-mer.
"Il s'agit là d'une vraie question car les tarifs d'appel entre la métropole et l'outre-mer sont élevés. Le gouvernement a donc demandé à l'Arcep (l'Autorité de régulation des télécoms) de réaliser, avant la fin de septembre 2009, un rapport qui étudie les différentes voies pour faire baisser les tarifs", indique l'amendement du gouvernement qui a été adopté.
Le projet de loi a déjà été adopté le 13 mars au Sénat.
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André-Jean Vidal
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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 01:26
Durée du RSTA outre-mer: Jégo sera "pragmatique"

Le secrétaire d'Etat Yves Jégo a affirmé mercredi soir à l'Assemblée nationale que le gouvernement sera "pragmatique" pour la durée du revenu supplémentaire de solidarité active (RSTA) de 100 euros dont doivent bénéficier certains salariés des DOM pendant trois ans.
Le RSTA, prévu par l'accord salarial Bino conclu en Guadeloupe pour mettre fin à la crise sociale, est une allocation forfaitaire mensuelle payée par l'Etat aux salariés travaillant à temps plein qui ont une rémunération horaire inférieure ou égale à 1,4 smic.
"C'est mis en place pour trois ans, il ne faut pas s'enfermer pour savoir ce que sera l'état de l'économie dans trois ans, toute mesure qui présuppose ce qui se passera dans trois ans en matière économique est une mesure qui est appelée à ne pas avoir de cohérence", a déclaré M. Jégo.

S'adapter
"Il faut être pragmatique, personne ne sait ce que sera l'économie dans trois ans, le gouvernement sera pragmatique pour s'adapter à la situation de l'économie", a-t-il ajouté.
Selon le secrétaire d'Etat, "il faut voir comment cette mesure, formatée pour répondre à la crise sociale dans les Antilles, va vivre, l'expérimenter, pour mesurer son efficacité, c'est du pouvoir d'achat pour les bas salaires, avec pour objectif que le travail rapporte plus que le non travail".
Concernant l'extension de l'accord Bino à toutes les entreprises, "le gouvernement confirme son engagement, son souhait d'étendre cet accord, c'est-à-dire que les mesures salariales puissent s'appliquer à toute la Guadeloupe cette année", a déclaré M. Jégo.
"C'est le ministre du travail qui est compétent, on fixera assez vite ces modalités, le gouvernement veut être souple, pragmatique", a-t-il ajouté.
Plusieurs entreprises publiques et privées sont touchées en Guadeloupe depuis la mi-mars par des grèves de salariés réclamant l'application de l'accord Bino.
Les grévistes réclament notamment, outre l'application de l'accord Bino aux salariés de droit privé, la reprise de l'ancienneté des personnels sous contrat à durée déterminée lors de leur titularisation.
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André-Jean Vidal
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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 21:26
Défiscalisation: les députés adoptent le nouvel encadrement

L'Assemblée nationale a adopté hier les dispositions du projet de loi de développement économique des outre-mer encadrant jusqu'en 2017 la défiscalisation des investissements productifs outre-mer.
Le rapporteur du texte, Gaël Yanno (UMP, Nouvelle-Calédonie), a appelé le gouvernement à « faire attention » pour la modification du régime.
Le texte de « compromis », selon M. Yanno, adopté par les députés, prévoit que pour pouvoir bénéficier de la défiscalisation, les investissements en secteurs sensibles (navigation de plaisance, agriculture, pêche, construction navale, rénovation hôtelière, ...) doivent bénéficier d'un agrément administratif dès le premier euro dans le cas où l'entreprise a moins de deux ans.
Si elle a plus de deux ans, le seuil d'agrément sera de 250 000 euros, contre 300 000 euros aujourd'hui.
Cependant, dans le secteur des transports, que l'entreprise ait plus ou moins de deux ans, l'agrément des investissements par les services fiscaux interviendra dès le premier euro pour mettre fin à certaines dérives observées en Guadeloupe, selon le secrétaire d'Etat à l'outre-mer Yves Jégo.
Il y aura par ailleurs obligation de déclaration au premier euro d'investissement, pour l'ensemble des investissements défiscalisés, et non les seuls investissements donnés en location.
En cas de non déclaration, la moitié de l'avantage fiscal sera reprise. En cas de faillite, la reprise d'avantage fiscal par Bercy sera limitée aux trois quarts du montant de la réduction d'impôt.
L'avantage fiscal pourra également être transféré d'une entreprise à une autre en cas de défaillance de l'exploitant.
Le taux de défiscalisation des investissements réalisés dans la navigation de plaisance est ramené de 70% à 50%.
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André-Jean Vidal
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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 20:04
Lurel et la tarification d'Internet

Face à la situation d’urgence économique et sociale dans les DOM, il apparaît nécessaire, affirmait,hier, Victorin Lurel, à l'Assemblée nationale, « de faire baisser rapidement les tarifications de l’internet qui est un instrument essentiel pour le développement de ces territoires. Les tarifs de détail d’accès internet sont nettement plus élevés qu’en métropole du fait notamment des coûts d’acheminement via les câbles sous-marins. »
Et de porposer un amendement : « Afin de contribuer à une évolution rapide de ces tarifs, le présent amendement propose de mettre à disposition les capacités des câbles sous-marins exploités dans le cadre de l’article L. 1425-1 du Code général des collectivités territoriales à tout opérateur qui en fait la demande, selon une tarification orientée vers les coûts et des modalités transparentes et non discriminatoires.
Le présent amendement impose donc aux exploitants de ces câbles sous-marins de fournir aux opérateurs qui en font la demande une réponse sous 15 jours, avec une offre orientée vers les coûts. A défaut, l’ARCEP pourra être saisie pour règlement de différend, aux fins de fixer un tarif effectivement orienté vers les coûts. »
Outremer Télécom a réagi immédiatement, soutenant : « Nous soutenons cette proposition, car l’ouverture du câble permettra de proposer du haut débit 8 mégas au même tarif que le 1 méga pour tous les particuliers et toutes les entreprises des Antilles. »
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André-Jean Vidal
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