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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 23:09
TRIBUNE LIBRE
Lettre ouverte de Patrick COCO aux Antillais

A  ceux qui pensent que leurs idéologies politiques ont plus de valeurs que la vie de deux hommes,  à ceux qui provoquent des tensions raciales, des conflits sociaux, des blocages, à ceux qui massacrent notre économie, nous disons maintenant que notre esprit est plus fort  et ne peut pas être brisé. Sachez que vous ne pourrez jamais nous avoir à l’usure, et nous vous battrons.
Parce que nous savons que notre héritage composite est une force, et  non une faiblesse.
Le peuple Antillais est composé de noirs, de chabins, de mulâtres, de coolies, de blancs, de blancs pays, de békés, tous chrétiens,  musulmans, juifs ou hindous et non croyants. Nous sommes tous façonnés par notre passé, nos langues et nos cultures, venues de tous les bouts de cette terre.
Et parce que nous avons goûté à la potion amère de l’esclavage et émergé de ce chapitre sombre de notre histoire commune encore plus forts et plus unis, nous ne pouvons que croire que les vieilles haines héritées des fractures tribales se dissoudront bientôt,   le monde deviendra alors plus petit, notre commune humanité se révèlera ;  la Guadeloupe et la Martinique devront  jouer leur rôle pour participer et promouvoir cette nouvelle ère de paix.
Aux dirigeants syndicaux et politiques de nos îles qui cherchent à semer le conflit ou à rejeter les maux de notre société sur l’une ou l’autre de sa composante - sachez que les guadeloupéens et les Martiniquais vous jugeront sur ce que vous pouvez construire, pas sur ce que vous aurez détruit.
A ceux qui s’arroge le pouvoir sans y avoir été invité par les urnes,  à travers le mensonge, la désinformation, la violence, l’intimidation et le baillonnage, sachez que vous êtes du mauvais côté de l’histoire, mais que nous étendrons la main vers vous si vous voulez desserrer votre poing.
Nos défis peuvent être nouveaux. Les instruments avec lesquels nous les relèverons peuvent être nouveaux. Mais les valeurs sur lesquelles reposent notre succès - travail acharné et honnêteté, courage, humilité, tolérance vis-à-vis de l’autre, curiosité, loyauté et patriotisme - ces choses sont anciennes. Ces choses sont vraies. Elles ont été la force tranquille à la base du progrès tout au long de l’histoire des Antilles.
Ce qui est demandé est de retourner à ces vérités. Ce qui est attendu de nous est une nouvelle ère de responsabilité - une reconnaissance de la part de chaque antillais, que nous avons des devoirs envers nous-mêmes, devoirs que nous ne devons pas accepter avec réticence, mais saisir avec bonheur, ferme dans la connaissance qu’il n’y a rien de plus satisfaisant pour l’esprit, de stimulant pour notre caractère, que de se donner tout entier à une tâche difficile.
C’est la signification de notre liberté et notre croyance - la raison pour laquelle des hommes, des femmes, des enfants de toute race et religion peuvent s’entendre sur ces îles magnifiques que sont la Guadeloupe et la Martinique. Et la raison pour laquelle un homme dont l’arrière arrière grand-père, il y a cent soixante ans n’était pas libre, peut maintenant se tenir debout devant vous et écrire ces lignes.
Alors, mes frères , tournons la page de cette crise avec le souvenir de qui nous sommes et combien nous avons voyagé.
Guadeloupéens,  Martiniquais, en face de nos dangers communs, sous cette pluie de difficultés, avec l’espoir et la vertu, bravons une fois de plus ce cyclone qui nous a ravagé et supportons les orages à venir  quels qu’ils soient. Qu’il soit dit par les enfants de nos enfants que lorsque nous avons été mis à l’épreuve, nous n’avons pas tourné le dos, ni faibli ; et les yeux fixés sur l’horizon et avec la grâce de Dieu sur nous, que nous avons fait gagner le bon sens, la paix et la liberté dans nos îles et les avons transmis en toute sécurité aux futures générations.
Patrick COCO
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André-Jean Vidal
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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 19:26
INDISCRÉTIONS
Richard
Richard Samuel sera entouré dans sa mission de délégué général à l'outre-mer, d’une équipe d’expert « qui ont une certaine connaissance de l’outre-mer ». Françoise Vergès est une historienne et politologue originaire de l'île de La Réunion, Fred Constant est un Martiniquais, professeur des universités, ancien de la préfectorale avant d’entamer sa carrière académique à l’université des Antilles et de la Guyane. Il est devenu ensuite DRAC. Daniel Maximin, ancien DRAC, est Guadeloupéen. C'est un écrivain de grand talent. Tout cela est trop intello. S'il fallait placer des copains !..

Akiyo
Akiyo participera au siècle du jazz, Africa-jazz au musée du quai Branly, du 20 au 28 mars 2009 ! En 1984, année de la mort de Vélo, maître tambouyé de la Guadeloupe, Akiyo se constitue en association loi 1901 et se baptise mouvement culturel ». Akiyo, depuis sa fondation, s'est positionné sur un terrain militant et de résistance culturelle. Ce groupe n'a pas cessé de dénoncer la répression, le malaise social, le colonialisme, les guerres et les essais nucléaires.

Serge, Daniel, Georges...
La mission commune d’information du Sénat sur la situation des départements d’outre-mer a constitué son bureau. Serge Larcher (Soc – Martinique), Daniel Marsin (RDSE – Guadeloupe), Georges Patient (Soc – Guyane), Gaston Flosse (NI – Polynésie française), Jean-Paul Virapoullé (UMP – La Réunion) font partie de ce bureau du Sénat. L’actualité de la mission est sur www.senat.fr/commission/missions/outre_mer/index.html.
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André-Jean Vidal
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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 19:25
INDISCRETIONS
Patrick
Patrick Karam, délégué interministériel pour l'égalité des chances des Français d'outre-mer, signe ce matin avec Pierre Pluton, président de l'Association métropolitaine des élus originaires des départements de l'Outre-mer, un protocole pour une plus grande représentativité des Ultramarins dans la sphère politique. Bof, on connaît, ça sert pas à grand-chose. Gageons que rien ne changera vraiment sous le ciel plombé de l'Hexagone.

Victorin
Sportif en chambre ? Le président de Région a visité trois clubs sportifs et reçu les présidents des ligues et des comités vendredi. L’USBM et d'autres organisations sportives, à Baie-Mahault, puis la Red Star et, enfin, la Solidarité Scolaire, ont permis à M. Lurel de visiter les installations et de rencontrer les dirigeants, les cadres et les sportifs. Que leur a-t-il dit ? Que la courageuse et louable participation régionale au financement de l'accord Jacques-Bino a fait que les ligues et comités sportifs seront à la portion congrue cette année ? Mais non, il a revu avec eux le schéma directeur des infrastructures sportives ! « Le sport ne sera plus une variable budgétaire en période de difficultés économiques », leur a-t-il dit.

Gugusses
Un ami observateur attentif de l'actualité politique est allé faire un tour au pensum du Cagi, vendredi soir, à l'UAG. Commentaire : « Consternant ! La pensée en vase clos d'une brochette d'anciens nationalistes forts de leurs diplômes. Zéro apport conceptuel, des analyses sans proposition concrète. Tous d'accord, de plus. On s'attendrait à ce que quelqu'un dise qu'il n'est pas d'accord. Non, consensus plat. C'est la mort d'un certain nationalisme actif. Ce qu'ils font, c'est du feeling, du ressenti, rien d'autre. » Hé bien !..

Nicolas
Comme Astérix, le petit Gaulois, dont il a le format, Nicolas Vion, président du groupement des hôteliers et directeur de la maison créole, une structure hôtelière du Gosier, oppose une farouche résistance et ne signe pas l'accord Jacques-Bino. Bien secoué au cours des émeutes au Gosier, il s'est étonné que les personnes encagoulées, des djeuns incontrôlés, qui ont tenté de pénétrer de force, armées de fusils de chasse, dans l'enceinte de l'hôtel, le 16 février, l'aient interpellé par son nom, de l'autre côté de la grille, lui promettant deux balles... Bien informée la caillera, qui s'est vengée de la résistance du petit bonhomme en allant piller Leader Price, tout proche !

Patrice
Jamais content, le grognon Patrice Tirolien, maire de Grand-Bourg, qui « recevra, par devoir, comme une vingtaine d'autres ministres depuis qu'il est en fonction, Yves Jégo, ce matin. Je regrette que cette visite soit si courte... » Sur une journée passée en Guadeloupe, Yves Jégo consacre 50% de son temps à Marie-Galante. De quoi se plaignent-ils ?
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André-Jean Vidal
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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 19:10
MAMA MONDÉSIR PARLE CRÉOLE

Monique Raikovic, médecin et journaliste médical, vient de publier son quatrième roman aux Editions du Cygne. En créole.



L'histoire est belle. Il s'agit d'une histoire dans l'histoire. Monique Raikovic n'est pas née créole. Elle ne parle pas le créole depuis sa petite enfance mais elle a écrit un roman entier en créole. Comment a-t-elle fait ? Par curiosité, elle découvre une méthode, l'achète, apprend le créole en cinq ans. Et elle se met à l'écriture de son roman, qui met en action une femme de chez nous, Léonce Mondésir, dite Mama, infirmière de nuit. Exilée en France, elle préserve son créole, mais emploie un créole différent, très francisé quand elle s'adresse à son entourage plus jeune. Une vie entière défile, rythmée par le créole.
A noter qu'Hector Poullet a préfacé et excellent roman.

Comment ne pas aimer ce roman qui devient, dans l'histoire de la littérature comme une sorte de première pierre posée. Pourquoi ne pas écrire autre chose que des contes, de courtes histoires. Pourquoi pas un roman TOTALEMENT écrit en créole ? Chiche !

Moi je voudrais recommander ce roman à tous ceux qui veulent se plonger dans ce qui fait l'essence même d'une population créole : la langue, les coutumes. L'histoire,ce passé un peu lourd.

EXTRAIT
« O premyé konmansman kréyòl té dwètèt brital. Davwa kò a-yo té on byen a on mèt blan, Nèg pa té ni pon biten annisòf lapawòl a-yo. Kifè, plaita, tout sé pèp nèg èsklav ka konpwann kréyòl té ka lidantité a-yo, péyi a-yo plimyé pasé latè karayib la. Alòs, tan a chanté é tan a tipawòl konmansé. On jou plilwen, kréyòl kay divini on gran lang, asiré pa pétèt. »
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André-Jean Vidal
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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 19:07
LE PRÉ-RAPPORT SUR LE CARBURANT

Voici le pré-rapport sur la formation des prix du carburant tel que publié sur le site franceantilles.fr

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André-Jean Vidal
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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 15:23
21 Mars 2009
JOURNEE INTERNATIONALE CONTRE LE RACISME

 
La journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale a été proclamée le 21 mars 1966 par l’Assemblée Générale des Nations Unies, en souvenir du massacre de Shappeville, en Afrique du Sud, où en 1960 la police a ouvert le feu et tué 69 personnes qui
manifestaient pacifiquement leur indignation contre l’apartheid.
Si ce régime, contraire à la dignité humaine a été aboli, grâce à la lutte héroïque de Nelson Mandela, des femmes et des hommes de l’ANC et de tous ceux qui, à travers le monde, par leur action ont porté de rudes coups à ce système discriminatoire, il faut admettre aujourd’hui que la logique de l’exclusion et de la discrimination est loin d’avoir disparue. 
Elle s’exerce encore contre des personnes au seul motif de la couleur de leur peau et de leur appartenance ethnique.
En France, qui se targue d’être « la patrie des droits de l’homme », il existe des comportements et des phénomènes racistes, qui montrent que ce pays n’est pas prêt d’assumer son passé colonial et se montre frileux dès lors qu’il est question d’engagements à combattre le racisme sur son sol.
En Guadeloupe, la tragédie de l’histoire coloniale, quoique ayant enfanté des groupes « raciaux » qui vivent sur ce territoire, ne dément pas cette triste réalité de la discrimination. Ici, cent soixante ans après l’abolition de l’esclavage, des personnes sont encore en butte à l’hostilité et au dénigrement en raison de la couleur de leur peau.
Le mouvement social du 20 janvier 2009 initié par le LKP a braqué les projecteurs  du monde sur la Guadeloupe. Il a montré un pays dont l’économie est entre les mains d’une petite oligarchie dont la puissance repose sur  la discrimination à l’encontre du reste de la
population. Cette discrimination qui se retrouve  même dans les politiques publiques de l’Etat, porte atteinte à la dignité humaine et au respect des droits humains et met gravement en jeu la cohésion sociale.
La Ligue des droits de l'Homme (sections de la Guadeloupe) ne peut tolérer la persistance de tels comportements. A l’occasion de la journée internationale contre le racisme elle :
- réaffirme son engagement à combattre le racisme et toutes les discriminations et à défendre ceux qui en seraient victimes ;
- réaffirme  également son engagement à défendre les libertés et l’égalité des droits au travail des femmes et des hommes quelles que soient leurs situations sur le sol guadeloupéen. 
 
Hubert Jabot, vice-président de la section de Pointe-à-Pitre. Pour tout contact : Le Président Fred Hermantin (0590 83 44 07 ou 0590 85 85 17) et le vice-Président Hubert Jabot (0690 56 26 15)
.
 
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André-Jean Vidal
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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 15:22
ÇA COURT SUR LE WEB

A vous de juger...


Lorsqu'on sait que le petit Louis (dernier de Sarkosy)
est scolarisé depuis septembre à Dubaï l'article s'éclaire d'un jour  nouveau !
C'est intéressant.

 Pendant que le gouvernement ratiboise les effectifs des profs, Sarkozy veut imposer une réforme géniale. Il a décidé d'offrir aux expatriés la gratuité des écoles et lycées français de l'étranger. Un cadeau sympa, non ? Sauf qu'il va surtout profiter aux plus aisés, et que l'addition, pour l'Etat, s'annonce carabinée. Ces écoles, très cotées  étaient jusqu'à présent payantes. Certains lycées sont des établissements publics, d'autres, privés sous contrat. En tout 160  000 élèves y sont scolarisés, dont 80 000 français. Sous la tutelle du Quai d'Orsay, chaque établissement fixe assez librement ses tarifs et ça atteint des sommets: 5 500 euros l'année à Tokyo, 6 500 à Londres, 15 000 à New York et 17 000 euros -le record- à San Francisco. Au diable l'avarice! Pour les expatriés modestes, un système de bourses plutôt généreux est déjà en place.

A New York, par exemple, il faut gagner moins de 65 000 euros par an -pas vraiment le smic- pour décrocher 4 500 euros d'aide. Environ un quart des élèves français bénéficient d'une bourse. Mais pour Sarko, ce n'était pas assez. Depuis l'an dernier et à la demande express de l'Elysée, l'Etat prend en charge l'intégralité des frais de scolarité des élèves français de terminale... quels que soient les revenus des parents. Plus besoin de bourse ! A la rentrée de septembre, ce sera le tour des premières, puis des secondes l'an prochain, et ainsi de suite. "
J'aurais pu commencer la gratuité par la maternelle, a expliqué Sarko,  le 20 juin dernier, devant la communauté française d'Athènes. Mais  j'ai voulu commencer par l'année la plus chère pour que vous puissiez constater la générosité des pouvoirs publics français." Encore merci !

Mais générosité pour qui ? A Londres, l'une des familles concernées par ce généreux cadeau déclare plus de 2 millions d'euros de revenus annuels. Et deux autres gagnent plus d'un million. Jusqu'alors, une partie du financement était assurée par des grandes entreprises françaises désireuses d'attirer leurs cadres vers l'étranger. Ces boites, comme Darty ou Auchan, rentrent déjà leur chéquier : pourquoi  payer les frais de leurs expat' si l'Etat régale ? Un coût qui fait boum Au Quai d'Orsay, l'Agence française de l'enseignement à  l'étranger a simulé le coût de cette plaisanterie mais s'est bien gardé d'en publier le résultat. Lequel est tout de même tombé dans les palmes du "Canard". D'ici dix ans, appliquée du lycée jusqu'au CP  (sans parler de la maternelle), la gratuité coûterait à l'Etat la  bagatelle de 713 millions d'euros par an !
Intenable !
La vraie priorité, c'est l'ouverture de nouveaux établissements, pas la gratuité. Mais pourquoi Nicolas Sarkozy s'est lancé la dedans ? Peut-être parce qu'il se sent personnellement concerné par la question : après avoir été annoncé à New York puis à  Londres, petit Louis est finalement inscrit au lycée français de Doha... Et il va falloir payer ! Auditionné par le Sénat à la fin juin, Bernard Kouchner n'a pas nié ces menus "inconvénients". Son  cabinet songe d'ailleurs à couper la poire en deux : une gratuité  partielle... mais toujours sans conditions de revenus. Sauf que, pour  le moment, Sarko n'en veut pas. "Je tiens beaucoup à la gratuité", s'entête-t-il à chaque déclaration à l'étranger. Sans prendre le temps de préciser comment sera financée cette très généreuse gratuité !

Et puisqu'il faut faire des économies à l'Education Nationale, je vous  laisse juges.

Tout va bien. Surtout pour certains.

Il n'y a plus d'argent ?
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André-Jean Vidal
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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 15:21
TRIBUNE LIBRE
Les « 40% de vie chère » , une écharde de plus en plus douloureuse
Le hasard fait qu'un béké de Martinique, explique les bienfaits de l'esclavage et confesse publiquement son aversion pour le métissage et le choix de son clan de « préserver la race » , au moment même où Guyanais, Guadeloupéens et Martiniquais luttent pour leur pouvoir d'achat et l'emploi. Ainsi, deux des fondamentaux de la société antillaise sont mis en évidence de manière crue : la persistance du préjugé racial et de l'injustice sociale.
Mais le sursalaire des fonctionnaires, même discret, est bien présent. Ne serait-ce que par la surreprésentation des fonctionnaires, notamment de l'éducation nationale, dans l'encadrement de ces mouvements.
C'est que cette prime de vie chère a valeur de secret de famille aux Antilles françaises. Du genre de ces abus (pwofitasyon) qu'il arrive aux plus forts d'exercer à un moment donné, sur les plus faibles, à huis clos. Ce qui entraîne pour les uns de très graves dommages et pour les autres la recherche désespérée de rédemption par des actions réparatrices.
Le problème est né en Martinique, dans les années 1880 à cause de l'arrivée dans le corps enseignant du primaire, qui venait d'être laïcisé, d'instituteurs (trices) nés et recrutés dans cette colonie. Ici, contrairement à ce qui s'est passé en Guadeloupe, les Congréganistes durent quitter les écoles publiques qu'ils tenaient, avant que des maîtres locaux ne soient formés. Aussi, le premier corps enseignant laïc, en Martinique, a été exclusivement constitué d'instituteurs (trices) métropolitains recrutés sous contrat, par petites annonces, à partir de 1881.
L'arrivée, dans ce corps, des instituteurs (trices) créoles posa, d'emblée, le problème du montant de leurs soldes, par rapport à leurs collègues.
Avant 1946, les colonies bénéficiaient de l'autonomie budgétaire. La colonie devait prévoir dans son budget propre, la totalité des recettes pour payer la solde des fonctionnaires, les dépenses d'équipement, de fonctionnement, etc.
Les priorités budgétaires étaient arrêtées par votes du Conseil général et les dépenses, ordonnées et liquidées par le Gouverneur.
C'est dans ce cadre que les Conseillers généraux Martiniquais luttèrent pour imposer l'égalité de traitement et de considération entre tous les enseignants, au nom du principe de justice, mais aussi par fidélité à leur choix politique consensuel et permanent en faveur de l'assimilation de leur colonie à un département français et de l'assimilation complète du corps enseignant local à son homologue français.
Dans la pratique, ce principe se heurta au nombre croissant des instituteurs (trices), mais, surtout aux dispositions d'un des deux décrets du 26 septembre 1890, par lesquels les lois scolaires de Jules Ferry sont promulguées dans les colonies.
La distinction au sein de la fonction publique entre un cadre général (nés en métropole) et un cadre local (nés dans la colonie), permettait de justifier des écarts de salaires importants, en modulant le supplément colonial, qui s'ajoutait à la solde d'Europe. En 1890 : +100% pour les premiers et +25% pour les seconds.
Une véritable blessure du corps social antillais
Le refus obstiné des instituteurs métropolitains, approuvé par le Ministre des colonies et le Conseil d'Etat (avis d'avril 1887), d'accepter toute diminution de leur supplément colonial força les élus à fixer la solde des fonctionnaires, pour l'essentiel, sur celle consentie au cadre général. L'argent ainsi utilisé pour payer le supplément colonial au taux le plus élevé à tous a fait défaut pour le recrutement des instituteurs (trices) nécessaires au développement de l'instruction publique dans les campagnes et les mornes.
Précisément, là où se sont réfugiés le gros des descendants des anciens esclaves libérés en 1848. De ce fait, ceux-ci ont été tenus à l'écart de l'instruction publique pendant plus d'un siècle, contrairement à la population des bourgs, de Saint-Pierre et Fort-de-France.
Ce développement séparé des parties rurale et urbaine de la population a les effets très visibles aujourd'hui.
En 1939, 70% des hameaux éligibles à une école en étaient dépourvus en Martinique.
Jusqu'en 1946, on a surpayé des fonctionnaires au lieu d'ouvrir des écoles pour les nègres des mornes. D'où une cassure entre l'élite formée et assimilée et le gros de la population resté analphabète.
Après 1946, le législateur maintint l'existence des deux cadres, plaça les instituteurs et institutrices dans le cadre général mais décida de les rémunérer au taux inférieur du cadre local. D'où les deux longues grèves de 1950 (33 jours) et 1953 (65 jours) qui mobilisèrent l'ensemble des fonctionnaires de Martinique, Guadeloupe et Guyane. Les suppléments de salaire, 65% (cadre général) et 25% (cadre local) sont harmonisés à « 40% de vie chère » pour tous les fonctionnaires.
Cette prime, qui établissait l'égalité des droits entre les fonctionnaires approfondissait le fossé déjà créé par le différentiel de scolarisation accumulé jusque-là, précisément à cause du supplément colonial, entre ceux qui s'en sortaient par l'instruction et les laissés-pour-compte.
Elle apparaît comme une véritable blessure du corps social antillais, ce que soulignait, le vice-recteur de la Martinique, Alain Plénel.
« On ne saurait les blâmer d'avoir si bien défendu leur cause. Mais ils l'ont défendue égoïstement et ne prennent guère conscience de la place privilégiée qu'ils tiennent dans la société antillaise. Le décalage avec la misère ouvrière est immense et sans commune mesure avec celui qui sépare en Europe fonctionnaires et ouvriers. Intellectuellement [les fonctionnaires] sont les plus assimilés, et les plus méprisants pour leur petit pays. »
Le surcoût de la vie outremer par rapport à la métropole, qui existe du fait de la périphéricité, n'atteint pas 40%. Il y a donc une fraction de cette prime qui ne correspond à aucune contrepartie, même si elle est rognée par l'inflation.
Alignés sur les salaires des fonctionnaires d'Etat, les prix sont hors de portée du reste de la population laborieuse.
Les dommages sont d'autant plus importants que le taux de chômage a toujours été très élevé et que le montant du SMIG, créé dans les DOM en 1954, est resté très inférieur à sa valeur métropolitaine, jusqu'en 1996. Ceux qui ne trouvaient pas leur place dans ce contexte furent contraints de partir en France.
La défense de ce curieux « acquis » , contre les tentatives de suppression ou de réduction de son taux passa par son extension à d'autres catégories : collectivités territoriales, hôpitaux, énergie, Sécurité sociale et même bourses scolaires ou allocations de doctorants.
Aujourd'hui, la hausse substantielle des bas salaires réclamée légitimement par l'immense majorité de la population, ne vise-t-elle pas à étendre le principe des « 40% de vie chère » au secteur privé ? Surtout si les fonds sont fournis par le Trésor public ?
Mais, qu'en sera-t-il pour l'avenir de ce « tous fonctionnaires » , dans un contexte d'évolution institutionnelle de ces DOM ?
De plus, qui seront les réels bénéficiaires de ces mesures, dès lors que la logique du supplément colonial que l'on retrouve inchangée dans les « 40% de vie chère » a toujours été d'encourager les métropolitains à servir outremer ?

Sylvère Farraudière,
Ancien Inspecteur d'académie
Source : L'école aux Antilles françaises
Le rendez-vous manqué de la démocratie L'Harmattan, Paris 2008, p. 55-79.
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André-Jean Vidal
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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 15:17
LES BÉKÉS EN QUESTION - RENCONTRE À PARIS

"La place des Békés dans la société antillaise, Mythes et réalités", tel était le thème de la conférence-débat organisée par Patrick Karam à la salle Félix Éboué du secrétariat d'état à l'outre-mer. Un thème d'actualité donc alors que la crise aux Antilles s'achève à peine.  

Les Békés appelés aussi "Blancs pays" en Guadeloupe (où ils sont moins nombreux qu'en Martinique) sont les descendants des colons européens. Ils ont été indexés par certains des leaders des collectifs contre la vie chère en Martinique et en Guadeloupe et dépeint comme les "profiteurs" du système économique. Peu présents dans les médias, ils ont néanmoins répondu à l'invitation de Patrick Karam.  Le délégué interministériel avait convié à la table
des débats des représentants des Békés (Hervé Damoiseau, président des Rhum Damoiseau, Jean Louis de Lucy, agriculteur, Roger de Jaham, chef d'entreprises), des personnes ressources (Willy Angèle, président du Medef Guadeloupe, Phillipe Lavil, artiste, José Marraud Desgrottes, expert comptable) interrogés par un panel (Serge Romana, président du CM98, Daniel Dalin, président du collectif Dom et Pierre Pluton, maire d'Evry-grery-sur Yerres).
 
"Les manifestations contre la vie chère aux Antilles ne sont pas des conflits de races comme cela a été dit dans la presse et sur Internet. C'est une politique de bouc-émissaires. La question des Békés pose le problème de la faillite de la république et la responsabilité de l'État aux Antilles depuis 60 ans (...) Il vaut mieux une entreprise locale dirigé par un Béké, qu'une multinationale à capitaux étrangers. Je préfère la capitalisme régional au capitalisme
international.Les Békés sont des guadeloupéens et des martiniquais comme les autres" a déclaré Patrick
Karam dans son allocution d'ouverture.  Il fut relayé au micro, par Willy Angèle, le président du Medef guadeloupeéen, qui a insisté sur les difficultés économiques des DOM-TOM et qui a donné ses pistes de réflexion pour une sortie définitive de la crise, affirmant au passage que rabâcher le passé ne l'intéressait pas. 
"Nous devons en finir avec ce faux problème de préjugés de race. L'identité antillaise, est une identité ouverte non fermée. Fort de cet atout, je propose un développement endogène pour rattraper le PIB par habitant de la métropole, sachant que le PIB guadeloupéen est inférieur de 44% du PIB métropolitain. Nous devons savoir ce que nous sommes et ce que nous voulons être. Nous ne pouvons rien changer à notre passé, mais nous pouvons agir sur notre avenir (...)Une des pistes pour faire avancer l'outre-mer est de s'orienter vers la création de richesse immatérielle". 
 
Ensuite, les représentants des Békés eurent droit à la parole. De Phillipe Lavil à Roger de Jaham en passant par José Marraud Desgrottes, ils ont tentés de contredire ce qu'ils estimaient être de la désinformation de la part des médias . "Les Békés ne représentaient en 2007 que 14% du PIB de la Guadeloupe alors qu'on parlait de 85% dans les
Média" a expliqué José Marraud Desgrottes, expert comptable. "Les situations socio-professionnelles des Békés sont le reflet de la société antillaise"] s'est défendu, Roger de Jaham, chef d'entreprise, qui a souligné qu'avant la loi
Taubira, il avait déjà entamé des démarches pour reconnaître l'esclavage comme "crime contre l'humanité". 
José Marraud DesGrottes a apporté un éclairage intéressant au niveau des chiffres de l'économie en outre mer. Il a par exemple précisé que les Antilles n'étaient pas un cimetière pour Bac+5 puisque le chômage de ces derniers se situait grosso modo au niveau de la moyenne nationale entre 7 et 9%. Il a souligné que la distance rendait
nécessairement les produits importés plus chers aux Antilles qu'en métropole, mais n'a cependant pas analysé la problématique consistant à savoir si certains distributeurs s'octroyaient des marges trop élevées. 
A la question de savoir pourquoi la banane (produite sur place!) était plus chère aux Antilles qu'en métropole, il a répondu que le prix local était effectivement plus cher, mais a ajouté que le prix en métropole était fluctuant tandis qu'il ne variait pas aux Antilles. Ainsi le prix du carton de bananes a pu varier de 8,50 euros à près de 18 euros en quelques mois en métropole. 
 
En conséquence, la fluctuation des prix rendrait moins évidente l'assertion selon laquelle la banane est moins chère en métropole qu'aux Antilles. La mise en place d'un observatoire des prix devrait permettre selon lui de faire des
comparaisons plus précises.  Cependant, comme nous l'avons dit précédemment, l'éclairage de Monsieur Marraud
Desgrottes était intéressant, mais on peut regretter qu'il n'y ait pas eu pour lui répondre des intervenants aussi bien préparés, et surtout ayant un point de vue différent du sien. Cette absence de répartie a quelque peu déséquilibré le débat sur l'existence ou non d'un monopole béké, et sur l'économie des Antilles puisqu'il n'avait personne
pour discuter statistiques économiques. La présence de représentants du LKP par exemple aurait donc été très fortement bienvenue.  On peut aussi souligner que que si un certains nombres d'entreprises du secteur de la grande distribution ont pu baisser les prix sur une série de produits de première nécessité en Martinique comme en Guadeloupe, c'est bien que les marges étaient assez (sans doute trop!) élevées pour pouvoir être réduites sans que ces entreprises ne fassent faillite. 
 
De son côté Serge Romana, président du CM98, a souligné que les thématiques liées à l'esclavage étaient encore présentes dans la société antillaise. Il a ajouté que pendant 150 ans, par honte, on n'avait pas parlé de l'esclavage, ni chez les békés, ni chez les descendants d'esclaves, et que cela ne faisait qu'une dizaine d'années que le thème
était ouvertement débattu.  Selon lui, penser qu'on pourrait balayer d'un revers de main les conséquences de l'esclavage c'est faire fausse route. Il a souhaité un travail et une collaboration plus importante entre la
communauté béké et les descendants d'esclaves, afin que les Béké comprennent mieux l'impact que l'esclavage a laissé jusqu'à aujourd'hui, dans les sociétés antillaises. Il a aussi souligné qu'il faudrait du temps pour aplanir les différends. Roger de Jaham, qui avait eu l'occasion de rencontrer M Romana auparavant, a reconnu qu'il
n'imaginait pas que le malaise lié à l'esclavage était aussi profond. 
 
Devant un assistance passionnée et souhaitant participer au débat, la rencontre dura plus longtemps que prévu. Programmée initialement pour durer deux heures, elle dura au final trois heures. Malgré plusieurs points de désaccords entre les différents courants présents, tout le monde s'est accordé à dire que cette rencontre débat qui était une première, devait en engendrer d'autres, pour le bien commun de tous les habitants de l'Outre-mer. S'il faudra plus que des réunions pour résoudre le malaise existant en outre-mer, les prochaines assises de l'outre-mer prévues pour débuter en avril prochain, sont un bon point de départ. 

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André-Jean Vidal
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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 15:13
LES BÉKÉS EN QUESTION - RENCONTRE A PARIS

Un ami, Claude, a assisté à la rencontre qui s'est tenue à Pris, en milieu de semaine, à l'initiative de Patrick karam, délégué interministériel pour l'égalité des chances des français d'outre-mer. il témoigne.

Chers parents, chers amis.
Je me suis rendu, sur invitation de Mme Liliane ALMANZOR à la rencontre-débat qui s'est tenue à Paris, 27 rue Oudinot sur le thème "La place des Békés dans la société antillaise : mythes et réalités". Cette réunion était organisée à l'initiative de Patrick KARAM,  Délégué interministériel pour l'Egalité des chances des Français d'Outre-Mer,   Patrick KARAM a introduit le débat en disant que le problème aux Antilles était de faire fonctionner une société très métissée, avant-garde de la société de demain. Qu'il était important de comprendre les rapports qui existent entre les différentes ethnies et leur place respective dans la société et, particulièrement, de mettre les choses au point en ce qui concerne les békés parce que beaucoup de bêtises ont été dites et montrées à leur sujet dans les médias, la presse écrite (même Le Monde a-t-il précisé) et sur Internet : allégations sans fondements, chiffres délirants, accusations à l'emporte pièce, etc. Philippes LAVIL est intervenu brièvement pour dire que le problème était sérieux et qu'en revanche il n'existait pas de racisme dans le milieu artistique. Willy ANGELE, président du MEDEF Guadeloupe est intervenu pour déclarer que le problème béké ne le concernait absolument pas et que d'ailleurs cette catégorie de personnes n'existait pas en Guadeloupe où les descendants des colons s'appellent "blancs pays". Il s'est longuement étendu ensuite sur sa préoccupation majeure : l'économie de la Guadeloupe. Celle-ci possède 10 000 entreprises dont 70% sont des petites ou très petites entreprises. Le problème majeur pour lui est que la Guadeloupe puisse, je le cite "capter les flux financiers". Il a expliqué que le moteur du développement en Guadeloupe aujourd'hui était la consommation, avec un déséquilibre croissant entre les importations et ce qui est produit sur place. Il a longuement insisté pour que la Guadeloupe s'insère dans un processus de services et de développement des technologies de l'information, etc. "Je ne puis accepter que mon pays reste indéfiniment un territoire de consommation" a-t-il dit. Il propose de développer une "stratégie de francophilie" vers le Canada, La Louisiane, etc. et en même temps qu'une ouverture vers le Brésil, pays de métissage par excellence. Il a dit bien d'autres choses encore, mais je dois forcément me limiter dans ce premier compte-rendu. Il a eu cette phrase magnifique en conclusion : "Les fleurs hybrides sont toujours les plus belles !" Roger de JAHAM est ensuite intervenu pour présenter son associations "Tous créoles". Il a montré très clairement en citant des noms de familles que contrairement à certaines allégations, la propriété foncière n'a pas été transmise héréditairement depuis l'esclavage jusqu'à nos jours, mais qu'elle avait au contraire très souvent changé de mains entre 1848 (date de l'abolition de l'esclavage) et aujourd'hui, incluant notamment des familles mulâtres. Mais il a estimé que la plupart de ces échanges n'avaient abouti qu'à des "faillites". Ce qui pose le problème de la viabilité des entreprises agricoles aux Antilles. Il a réaffirmé que sa prise de conscience l'a amené à confirmer qu'il y avait bien eu participation de nos ancêtres à ce crime contre l'humanité que représente l'esclavage. Il a été très calme, très précis dans ses réponses aux différentes questions posées par la salle. (Pour l'appuyer, je suis intervenu un peu plus tard en me présentant et illustrant l'exemple d'un béké au parcours, certes atypique et assez solitaire (syndicaliste, etc.), mais qui voulait montrer que tous les békés ne sont pas des grands propriétaires terriens, exploiteurs et rêvant de rétablir l'esclavage aux Antilles. Je conserve cependant un œil critique sur certains travers de la société béké et je souhaite désormais que chaque béké qui prend la parole en public ou devant une caméra de télévision précise qu'il le fait en son nom personnel). Serge ROMANA a dit : "Voici à ma connaissance la première réunion et le premier début de dialogue entre les descendants d'esclaves et les descendants d'esclavagistes". Il a insisté sur le fait que ce fléau continue aujourd'hui de produire des effets psychologiques néfastes sur les personnes, les familles, l'insertion sociale des gens de couleur qui ont eu un ancêtre esclave et qu'il faut accepter de prendre ce phénomène en considération, ce qu'il reproche à Roger de Jaham de ne pas faire suffisamment. (Dans mon intervention j'ai dit que j'étais d'accord avec ce fait, mais que je ne partageais pas toutes ses conclusions). José MARAUD DESGROTTES, expert comptable a été lui aussi très clair, très précis sur les chiffres. Il a indiqué la très grande difficulté qu'il y avait tenir une comptabilité exacte des revenus réels et de qui possède quoi. Il a cité beaucoup de chiffres qu'il serait fastidieux et impossible de donner dans ce court compte-rendu. Je pense qu'on les retrouvera dans le compte-rendu officiel. Sur l'accusation de "monopoleurs" attribuée aux békés, il a expliqué qu'à sa connaissance il n'existait en fait de vrais monopoles que La Sara pétrole), les ciments, la CGM (transports maritimes), les compagnies aériennes... (J'ai été très impressionné par la qualité et la précision de son intervention.) Daniel DALIN, président du collectif DOM  a posé le problème de la compensation à accorder aux descendants d'esclaves. Il y a eu d'autres interventions moins significatives à mes yeux. Mais j'en parlerai dans un prochain compte-rendu sous forme de commentaires au compte-rendu officiel qui, je l'espère, sera bientôt publié. Je me permets aussi de dire que Patrick Karam a fait preuve d'une grande maturité politique en insistant beaucoup sur le fait que les échanges devaient rester courtois. Il est vrai que nombre des presque 400 personnes réunies dans cette assemblée étaient venues là pour "pisser le vinaigre". Il a su parfaitement contrôler cette tendance. Je vous souhaite bonne réception.
Amicalement.
Claude
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André-Jean Vidal
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