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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 22:35
Plénière au Département : des sous, des sous...

La première assemblée plénière de 2009 a permis, ce mardi, de procéder à la transcription budgétaire des engagements pris au nom du Conseil Général dans le cadre du mouvement social qu’a connu la Guadeloupe.
Voici l'intégralité du discours prononcé en ce moment (17 h 45), par Jacques gillot, président du conseil général.
A noter « l'hommage appuyé »... à Victorin Lurel...

Mesdames et messieurs 
Mes chers collègues,
 
Notre première assemblée plénière de 2009 nous conduit à procéder à la
transcription budgétaire des engagements que nous avons pris au nom du Conseil
Général dans le cadre du mouvement social qu’a connu la Guadeloupe.
 
Nul ne peut en effet contester le rôle fondamental joué par le Conseil Régional et le
Conseil Général qui ont été les premiers à formuler des propositions concrètes
favorisant la sortie de crise.
 
Et je tiens à cet égard à rendre un hommage appuyé et mérité à mon ami Victorin
LUREL, auquel j’associe l’ensemble des groupes politiques qui composent les
majorités de nos assemblées.
 
Dès le départ, nous avons apporté des réponses aux revendications posées par le
mouvement social dans nos domaines de compétences.
 
Chaque fois qu’il a fallu prendre des décisions, et souvent dans l’urgence, j’ai toujours
pris soin d’y associer les chefs de groupes politiques de la majorité départementale,
voire l’ensemble des élus de l’assemblée lorsque c’était possible.
 
Et lorsque les évènements nous ont conduits à faire évoluer ces propositions, en
dépassant le périmètre de nos compétences, nous avons pris nos responsabilités en
gardant le seul cap de l’intérêt général.
 
 
Mers chers collègues, 
Ce sont ces engagements qu’il nous appartient aujourd’hui de traduire
budgétairement au travers de la décision modificative soumise à votre approbation :
 
Il s’agit notamment de notre engagement à cofinancer pendant un an l’augmentation
des salaires compris entre 1 et 1,4 SMIC à raison de 25€ par salarié, pour un coût total
de 12M€, 
 
De la prise en charge d’une réduction de 20% du prix payé par les usagers du
transport interurbain de voyageurs pour un montant de 3M€, et de 
l’accompagnement du plan d’aide au départ mise en place par la CCSBT à
concurrence de 360000€,
 
Il s’agit de l’augmentation de 550 000€ du Fonds Social de Solidarité Logement, et de
l’attribution de 50 000€ au projet de création d’un bureau d’études ouvrières,
 
Ou encore de la baisse de 9% de la taxe d’habitation et de 7% de la taxe foncière sur
les propriétés bâties,
 
Dans tous ces domaines, le Conseil Général a assumé toutes ses responsabilités, en
effectuant, à périmètre budgétaire constant, un effort de plus de 25M€ qui nous
contraindra à réaffecter certains crédits votés au titre du Budget Primitif 2009,
comme le décrit le rapport soumis à votre approbation.
 
C’est cela, mes chers collègues, le sens des responsabilités !
 
C’est faire face en toute circonstance avec courage et dignité en projetant une vision
d’ensemble,
 
C’est savoir expliquer à nos compatriotes le champ du possible en exposant nos
contraintes,
 
Et c’est surtout pour nous, élus du peuple, remettre sans cesse en question nos
objectifs et nos stratégies en vue de trouver chaque jour la meilleure manière de
répondre aux aspirations de nos compatriotes.
 
Agir c’est bien mais toute action suppose une orientation, une dynamique allant en
direction d’un but, un système de valeurs.
 
Les nombreuses réflexions et prises de position ont ainsi montré, à l’évidence, qu’une
nouvelle donne est nécessaire et qu’en particulier, nous devons tout mettre en œuvre
pour panser les plaies et construire une nouvelle Guadeloupe autour d’un projet
fédérateur.
 
Quel modèle économique voulons-nous bâtir ?
 
Comment revisiter nos rapports sociaux ?
 
Quelle nouvelle gouvernance, quels moyens à utiliser pour atteindre les objectifs ?
Quelle Guadeloupe voulons-nous construire ensemble? 
 
Ce sont des questions qui engagent l’avenir de tout un peuple. 
 
Ce sont des questions que nous ne pouvons ni esquiver ni sous-estimer et encore
moins ignorer.
 
Oui, nous avons un défi à relever ensemble mes chers collègues pour reconstruire la
Guadeloupe! 
 
Un défi majeur : celui d’une refondation de notre action politique !
 
C’est la raison pour laquelle, dans le droit fil de l’engagement pris dès la fin d’année
dernière, je vous propose de réunir dès le mois prochain le Congrès des élus
départementaux et régionaux afin de débattre de la méthode qui favorisera
l’élaboration collective de ce projet de société pour une nouvelle Guadeloupe.
 
Il ne s’agira pas d’un Congrès de plus, mes chers collègues,
Il s’agira d’un Congrès fondateur de la Guadeloupe de demain.
Et si nous vous proposons d’abord de réfléchir sur la méthode et les stratégies, c’est
bien parce qu’il ne s’agit pas pour nous d’imposer un projet mais au contraire de faire
en sorte qu’il soit le résultat de la plus large consultation et de la plus libre
expression. 
 
C’est à dire que nous ferons le pari de l’intelligence collective pour réorienter le destin
de la Guadeloupe en ayant comme boussole la plus grande responsabilité possible
dans la prise en charge des affaires du pays.
 
Le mouvement social que nous avons connu est le symptôme d’une société meurtrie
par ses inégalités, ses cloisonnements et ses contradictions.
 
La Guadeloupe est un peuple mes chers collègues !
 
Un peuple qui vient des profondeurs d’une histoire qui l’a obligé, pas à pas, à
reconquérir son humanité et à se donner les armes de la dignité. 
 
Un peuple qui aspire à exister, à être reconnu, à habiter son destin, tout simplement. 
 
Il suffit de relire les interventions de personnalités politiques illustres comme
Hégesippe Légitimus, Paul Valentino, Gerty Achimède ou Frédéric Jalton mes chers
collègues.
 
Tous ces parlementaires ont interpelé vigoureusement les gouvernements successifs
afin qu’ils comprennent que l’enjeu n’était pas une assimilation truquée mais une 
émancipation responsable, loyale, salutaire, respectueuse des droits et des devoirs de
l’homme et du citoyen français. 
 
Alors oui mes chers collègues, comme j’ai eu l’occasion de l’affirmer la semaine
dernière à la tribune du Sénat, une refondation s’impose aujourd’hui. 
 
Cette refondation est en marche dans les consciences et commande que nous
revisitions le contrat social qui nous unit à ce territoire en bousculant les idées reçues,
les archaïsmes et les inerties. 
 
Et sur ce point, je tiens à affirmer solennellement que ce ne sont pas les Etats
Généraux qui règleront tous les problèmes de la Guadeloupe !
 
Dans le prolongement de l’examen de la LODEOM en urgence, ces Etats Généraux
constituent la réponse du gouvernement à la crise profonde qu’a traversé l’outremer, 
 
En élus républicains et responsables, nous participerons à ces Etats Généraux afin de
contribuer à apporter des réponses concrètes aux difficultés, notamment
économiques, qui minent la Guadeloupe.
 
Mais nous le disons aussi avec force : 
 
C’est aux guadeloupéens eux-mêmes, au delà de leurs différences et de
leurs divergences, sans limite, ni carcan, ni calendrier, qu’il appartient
de bâtir l’avenir de la Guadeloupe !
 
Oui mes chers collègues, il est nécessaire de repenser les rapports entre l’Etat et la
Guadeloupe, mais également les rapports entre le territoire et nous mêmes afin de
trouver, ou plutôt d’inventer ce qu’Aimé Césaire appelait « la route des arrivées ».
 
La route des arrivées pour la production en lieu et place de l’unique corset du
consumérisme.
 
La route des arrivées pour le recrutement local.
 
La route des arrivées pour des prix plus justes.
 
La route des arrivées pour la responsabilité.

La route des arrivées pour la jeunesse.
 
La route des arrivées pour le rayonnement culturel et le partage de l’identité.
 
La route des arrivées pour une Guadeloupe à l’heure d’elle même, tout simplement !
 
Cette route est longue et difficile mes chers collègues, elle est semée d’embûches
 
Mais il n’y a pas de route plus exaltante que celle qui conduit un peuple à mieux
prendre en main sa destinée…
 
Alors mettons nous sans plus tarder au travail !

 
LE CONSEIL GENERAL  CONFIRME SES ENGAGEMENTS
 
Face au mouvement social qu’a connu la Guadeloupe, le Conseil Général a montré sa
volonté de répondre aux attentes des guadeloupéens et s’est engagé à financer les différentes
mesures visant au règlement du conflit pour un montant de près de  25 M€ en 2009.
 
 
NIVEAU DE VIE ET POUVOIR D’’ACHAT
- Versement d’une prime exceptionnelle de 25€ par mois sur 12 mois aux
40 000 salariés rémunérés entre 1 et 1,4 SMIC. Le coût total de la mesure est
de 12M€

- Réduction des taux de taxe d’habitation de 9% et de taxe foncière sur les
propriétés bâties de 7% à compter de 2010. Le coût  pour le Département en
terme de réduction de ses recettes fiscales est estimé à 6M€ en 2010.
 
- Aux côtés de l’Etat, de la Région, et de la Fédération de la Boulangerie, le Conseil
Général a signé une charte sur le gel en 2009 du prix de la baguette de pain de 250
grammes.
 
- Attribution d’une subvention de 50 000€
 
  pour la création d’un bureau d’études ouvrières notamment chargé du suivi des prix.
- Co-signature du Département, l’Etat, la Région et les banques d’une charte relative à
la baisse de 5 à 10% des tarifs bancaires applicables à 3 produits courants par banque.
 
- Concours administratif et technique à la mise en place d’un syndicat unique de
gestion et de distribution de l’eau à l’échelle de la Guadeloupe.
 
 
 
 LOGEMENT
- L’augmentation du Fonds de Solidarité Logement de 550 000€ soit une enveloppe totale de 1,4M€.
- Engagement conjoint avec la Région à mettre en place des garanties pour le
lancement de la construction de 3000 logements en 2009.

- Participation conjointe avec la Région au programme ANRU de Pointe-à-Pitre et des
Abymes pour un montant cumulé de plus 85M€.
 
- Le Conseil Général s’engage à mettre gratuitement à disposition des bailleurs sociaux
des terrains destinés à la construction de logements sociaux.
 
- Aux côtés de la Région, le Département consacrera en 2009 un budget cumulé de
13M€ au profit de l’amélioration de l’habitat.
 
 
 
TRANSPORTS
- Prise en charge d’une réduction du tarif du transport public terrestre
interurbain de voyageurs, de 20% en moyenne, soit un coût de 3M€

- Mise en place dans les transports publics interurbains de voyageurs d’une
tarification spécifique en faveur des personnes âgées, étudiants et
demandeurs d’emplois soit 2M€ environ.
- S’agissant des transporteurs « clandestins », le Conseil Général s’engage, après
réalisation d’un audit interne sur la mise en œuvre des conventions de service public,
à solliciter leur intégration auprès des groupements éventuellement défaillants
 
- Participation au versement d’une aide financière de solidarité au profit des anciens
transporteurs de la CCSBT en situation de précarité, pour un coût total de
 
360 000€.
-  Avec le concours de l’Etat et la Région, le Département étudiera les conditions et les
modalités d’amélioration de fonctionnement du transport maritime inter-îles.
 
 
FORMATION PROFESSIONNELLE ET EMPLOI DES JEUNES
- Le Conseil Général s’engage à mobiliser ses moyens pour faciliter l’accès direct à
l’emploi pour ceux qui sont employables.
 
- Contribution du Département à la mise en place d’un plan d’urgence pour la
formation et l’emploi des jeunes.

SERVICES PUBLICS
- Le Département contribuera au projet de reconstruction du CHU par la mise à niveau
des voiries de desserte.
 
 
PRODUCTION AGRICOLE ET PêCHE
- Conjointement l’Etat et la Région, la Collectivité Départementale s’engage à financer
la construction d’un second abattoir en région Sud Basse-Terre.
 
- En accord avec le Conseil Régional, le Conseil Général mettra à disposition des ex
salariés de la ferme de Campêche le foncier nécessaire pour la mise en œuvre d’un
projet de développement agricole intégré.
 
- Reconduction, si nécessaire, de la contribution financière de 125 000€ à la
COMAPEGA.
 
 
AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET INFRASTRUCTURES
- Le Conseil Général se dit favorable à la création d’une commission d’évaluation et de
contrôle annuel de la surface agricole.
 
- Le Département affirme son opposition au projet « Vigie Gate » et sa volonté
d’accompagner un projet de développement durable et responsable dans le nord de la
Grande-Terre
 
 
CULTURE
- Signalétique : Double fléchage en créole et en français des bâtiments du Conseil
Général recevant le public.

- Poursuite des efforts en matière de valorisation de la culture guadeloupéenne
et de la langue créole (notamment dans le cadre des activités du bureau de
développement de la langue créole et de la culture guadeloupéenne initié par le
Conseil Général).
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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 01:23
Les collectivités choisissent le covoiturage !

De plus en plus de collectivités se mettent à proposer des solutions de covoiturage pour leurs salariés et/ou leurs administrés. Le covoiturage, labélisé développement durable, séduit par ses attraits économiques, environnementaux et solidaires. Il a le mérite de répondre pleinement aux problématiques transports auxquelles les collectivités sont confrontées.
 

 
Le covoiturage c’est développement durable et ça marche dans les collectivités !

Agglomérations, communautés de communes, Conseils généraux et autres collectivités se tournent de plus en plus vers le covoiturage. Cette solution de transport est organisée le plus souvent à partir d’un site dédié de covoiturage au couleur de la collectivité et intégrée sur la plateforme web de celle-ci.
L’Agglomération de Besançon, de Montpellier ou encore le CG Val de Marne ont choisi de mettre en place cette solution de transport alternative sur leur territoire. Après avoir réalisé un Agenda 21 et poser noir sur blanc les problématiques énergie-transport, le covoiturage apparait comme une alternative viable tant sur le plan économique, environnemental que social.
Pour les collectivités le covoiturage est donc un moyen d’allier les trois caractéristiques essentielles du développement durable. En effet, approche conviviale de la mobilité, le covoiturage favorise le développement des territoires ruraux et urbains en permettant une meilleure gestion des bassins de populations (désenclavement des régions, d’où développement économique…) tout en favorisant le porte monnaie des utilisateurs et la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Plus qu’un phénomène de mode, le covoiturage rencontre un véritable succès. Le site grand public 123envoiture.com compte aujourd’hui plus de 300 000 covoitureurs partout en France ! Les collectivités, dans le cadre de leurs compétences ont véritablement flairé cet engouement et propose des plateformes de covoiturage dédiées à leurs salariés, administrés et leurs salariés des entreprises du territoire. Elles s’appuient sur le réseau de covoitureurs d’123envoiture.com pour commencer la mise en place de ce transport alternatif sur leur territoire.

Les collectivités misent sur l’intermodalité

L'intermodalité désigne l'utilisation de plusieurs modes de transport au cours d'un même déplacement. Elle vise à réduire l'usage de la voiture particulière et les nuisances qu'elle génère au profit d'un usage combiné de différents modes moins polluants : transports collectifs, marche, covoiturage, vélos, rollers, auto-partage… Le développement de l'intermodalité suppose d'optimiser au préalable l'offre de transports alternative à la voiture particulière.
Avec le covoiturage, les collectivités s’engagent pleinement dans l’intermodalité, en d’autre terme dans la complémentarité en matière de transport. En effet, il n’est pas ici question d’instituer une quelconque concurrence avec d’autres transports collectifs, mais au contraire d’offrir des solutions alternatives qui viennent en complément de l’offre déjà existante.
Concrètement, le covoiturage permet le rabattement vers les gares SNCF, gares routières et autres stations de tram et métro. Le taux de remplissage de ces transports s’en trouve donc amélioré.  Par ailleurs, la plateforme de covoiturage doit s’appuyer sur un contexte local, prendre en compte les particularités des zones géographiques couvertes, et s’appuyer sur l’infrastructure de transport en commun.

Simple et efficace : le covoiturage ravit les collectivités !
 
Le covoiturage suscite de vives attentes de la part des collectivités. Il est simple à mettre en place et vise à faire baisser le trafic et la pollution, réduire les frais de transport des habitants, à offrir une complémentarité aux transports en commun, à diminuer les problèmes de stationnement, à agir sur les économies d’énergie et à réduire les accidents de la route.
La plateforme de covoiturage est souvent accompagnée d’une campagne de communication et de la mise en place d’aire de covoiturage. Ce triptyque assure une visibilité sur le terrain d’un projet de covoiturage mené par une collectivité.
Le Conseil général du Morbihan compte aujourd’hui 8372 inscrits sur sa plateforme de covoiturage édité en 2007. Une véritable réussite qui tient également à la mise en place de 25 aires de covoiturage présentes sur tout le territoire. Le Syndicat mixte des transports de l’Oise a misé sur une pertinente campagne de communication pour développer le covoiturage sur son territoire.
Enfin, des incitations sont parfois nécessaires, outre les avantages économiques et écologiques que représente le covoiturage pour convaincre les utilisateurs. La Principauté de Monaco a ainsi divisé les coûts des parkings par 4 pour favoriser le développement du covoiturage. Aujourd’hui, 700 places sont attribuées à des véhicules covoiturant, c'est-à-dire avec au moins 2 propriétaires à bord de voiture issus de foyers différents.

A propos de Green Cove
Créée en 2003, la société Green Cove Ingénierie, dirigée par Arnaud Sarfati, développe des solutions de covoiturage pour les collectivités, les entreprises, les particuliers et les manifestations événementielles. Cela se traduit par l’exploitation au quotidien du premier site de covoiturage en France : www.123envoiture.com. Véritable solution de transport alternative, Green Cove travaille avec les principaux opérateurs de transport pour favoriser le désengorgement urbain, le désenclavement rural et la complémentarité avec les gares et tous les transports en commun. 
Pour plus d’efficacité, la base de données du site est mutualisée avec de nombreux sites partenaires, dont des médias importants tels que Radio France ou Le Parisien. De nouveaux partenaires médias sont attendus pour cette année.
Aujourd’hui, Green Cove c’est plus de 300 000 utilisateurs et 450 nouvelles inscriptions chaque jour.
 
Simon ROMANET
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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 01:21
ECHANGES FLOSSE-JEGO

Faut-il en rire ou en pleurer ? A voir.



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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 01:20

La Région Guadeloupe multiplie les mesures

Réunie sous la présidence de Patrice Tirolien, la première commission permanente du mois de mars a validé de nombreuses mesures en faveur de la formation, de l’emploi et de l’éducation, illustrant la relance de l’action régionale après six semaines de ralentissement en raison de la crise sociale.

Emploi, apprentissage et formation professionnelle

Convention 2008 de la Mission Locale Région Guadeloupe
La commission permanente a ainsi approuvé la subvention d’un montant de 203.725 euros au titre de l’année 2008, au profit de la Mission Locale de Guadeloupe pour la mise en place de son programme d’actions. Il s’agira pour cet organisme d’assurer la coordination du réseau d’accueil et d’orientation du public de 16 à 26 ans. La collectivité régionale apportera son aide technique et financière afin que la Mission Locale de Guadeloupe mette également en place des actions d’accompagnement pour la réalisation de tables rondes et de visites d’entreprises, d’un village régional de l’emploi ainsi que pour la mise à jour de bornes d’information dédiées à la création d’entreprises.

L’aménagement du Centre de formation d’apprentis de l’OGEC Jean Belloc
La commission permanente a approuvé le programme d’investissement d’un montant de 545.826 euros pour le CFA de l’OGEC JB pour la réalisation de la deuxième tranche de l’Equipement pédagogique des 4 ateliers des sections d’apprentissage, ainsi que la réhabilitation et l’aménagement de l’internat. La collectivité régionale apportera son aide technique et financière aux élèves, aux équipes pédagogiques et aux établissements scolaires dont les projets seront retenus.

Aide à la rémunération pour la création des Emplois tremplins
La commission permanente a approuvé le versement d’un montant de 888.000 euros, au titre du dispositif régional d’emplois tremplins en faveur de 38 entreprises et associations, pour la création de 74 emplois. Ce dispositif régional existe depuis novembre 2005 et vise à aider à la rémunération et à la formation des salariés dénommés « emplois tremplins ».
 La collectivité soutiendra 74 emplois et versera le montant de 888.000 euros.

Emploi et interventions économiques

L’aide régionale au démarrage d’activité - ARDA
Les élus ont approuvé la subvention au profit de 34 entreprises de Guadeloupe pour permettre à ces jeunes entrepreneurs de voir émerger leur projet. Cette aide régionale d’un montant de 273.075 euros vise à soutenir les micro-projets d’un public ne pouvant bénéficier des dispositifs classiques des subventions et du circuit bancaire.

L’aide régionale à l’investissement des entreprises - ARIE
La commission permanente a attribué la subvention d’un montant de 535.269 euros au profit de 35 entreprises de Guadeloupe afin de faciliter leur développement économique. Ce montant leur permettra de mettre en œuvre leur programme d’investissements et d’embauche.

L’aide régionale à l’investissement des entreprises – Prime régionale à l’emploi
La commission permanente a approuvé la subvention au profit de 14 entreprises de Guadeloupe. Cette aide régionale d’un montant de 249.910 euros leur permettra de mettre en œuvre leur programme d’investissements et d’embauche.

Ainsi, ce sont 83 jeunes entreprises qui bénéficieront d’une aide de la Région pour un montant total de 1.058.254 euros.

Education, jeunesse et sports

L’aide exceptionnelle du LEGT de Baimbridge
La commission permanente a approuvé la prise en charge d’une aide exceptionnelle au profit du lycée LEGT de Baimbridge. Il s’agit pour la collectivité de soutenir les actions pédagogiques poursuivies par le lycée, en participant aux frais de mise en place du dispositif de préparation au concours d’IEP, tout en finançant les frais de fonctionnement et d’équipement de ce dernier. La collectivité accompagnera les 37 jeunes en grande difficulté en participant financièrement aux charges relatives au transport de ces derniers, aux fournitures scolaires ainsi qu’aux frais vestimentaires.
La collectivité accompagnera le lycée de Baimbridge à hauteur de 79.772 €.

Les Aides aux 556 étudiants de la promotion 2008/2009
La commission permanente a décidé d’allouer un crédit de 1.135.550 euros au titre du dispositif régional d’aide aux étudiants pour l’année universitaire 2008/2009, en faveur des 556 étudiants, inscrits en formation supérieure. La collectivité régionale améliorera ainsi les conditions matérielles de l’étudiant dans le cadre de sa formation, afin d’élever leur niveau de formation et de leur faciliter l’accès au monde professionnel.

Les Aides exceptionnelles aux 949 étudiants de la promotion 2008/2009
La commission permanente a approuvé l’aide exceptionnelle d’un montant de           189.800 euros en faveur des étudiants inscrits en formation en Guadeloupe. La collectivité régionale a décidé de revaloriser de 200 euros l’aide accordée aux étudiants afin de leur permettre de faire face aux difficultés liées au coût de la vie, conformément au protocole d’accord signé le 4 mars 2009 suite au mouvement social.




Le prêt à taux zéro pour les 81 étudiants
La commission permanente a approuvé la prise en charge de la bonification des prêts étudiants dans la limite de 4.000 euros. Il s’agit pour la collectivité régionale de financer le montant de 46.615 euros qui concerne la prise en charge des frais financiers induits par les prêts aux étudiants consentis par les banques, de telle sorte que le taux de sortie soit de 0% pour les étudiants.

Les Stages et formations extra-régionaux des 12 étudiants
La commission permanente a approuvé le montant de 31.000 euros pour financer le programme régional de financement des stages et des formations extra régionaux en faveur de 12 étudiants. La collectivité régionale apportera son soutien à ces jeunes qui souhaitent acquérir des compétences supplémentaires en Angleterre, au Canada, ou encore au Sénégal, en complément de leur formation universitaire.

Les Bourses sanitaires 2008/2009 des 17 étudiants en soins infirmiers
La commission permanente a décidé d’allouer un crédit de 58.590 euros au titre du dispositif régional de bourses sanitaires pour l’année scolaire 208/2009, en faveur des 17 étudiants en soins infirmiers, inscrits en 1ère, 2nde et 3ème année. La collectivité régionale améliorera ainsi les conditions matérielles de l’étudiant dans le cadre de sa formation initiale du secteur paramédical.

Les Bourses sociales 2008/2009 des 14 étudiants inscrits en formation sociale
La commission permanente a décidé d’allouer un crédit de 39.695 euros au titre du dispositif régional de bourses sociales pour l’année scolaire 2008/2009, en faveur des 14 étudiants, inscrits en 1ère, 2nde et 3ème année dans les établissements de formations sociales. La collectivité régionale améliorera ainsi les conditions matérielles de l’étudiant dans le cadre de sa formation initiale du secteur social.
 
Le semi marathon international des Abymes – Ville des Abymes
La commission permanente a approuvé la subvention de 15.000 euros au profit de la ville des Abymes pour l’organisation de l’édition 2008, du semi-marathon international des Abymes. La collectivité régionale s’est engagée dans une politique active de soutien au sport, vecteur de développement économique.

Agriculture, pêche et développement rural

La création et la rénovation d’ateliers de production porcine
Les élus régionaux ont approuvé les demandes de financement déposées par 6 éleveurs de porcins de Guadeloupe pour la mise en place d’un programme d’investissement relatif à la création de 316 places en production porcine. Il s’agit pour eux de reconquérir des parts de marché et de moderniser les élevages en améliorant le bilan environnemental des exploitations.
L’enveloppe régionale s’élève à 350.661 €.

Tourisme

La plate-forme d’observation de la deuxième chute du Carbet
Les élus régionaux ont voté la prise en charge par la Région Guadeloupe, de la maîtrise d’ouvrage pour la réalisation de la plate-forme d’observation de la deuxième chute du Carbet, située dans le périmètre du Parc National de la Guadeloupe. La Région Guadeloupe aura donc mandat pour mettre en œuvre les procédures nécessaires à la réalisation de cette plate-forme qui permettra d’améliorer l’accueil du public dans les sites naturels. Le montant estimé pour la réalisation de cet ouvrage est de 600.000 euros dont 336.000 euros portés par la Région Guadeloupe.

L’aide financière accordée par le CTIG, dans le cadre d’u dispositif « Plan Qualité Tourisme »
La Région financera le dispositif « Plan Qualité Tourisme » qui permet au CTIG de poursuivre la mission dans laquelle il s’est engagé, à savoir assurer l’animation du dispositif. L’objectif de la mise en œuvre de ce plan est de permettre à la Guadeloupe de se différencier par rapport à la concurrence et de restaurer la confiance en améliorant fortement la qualité des services.
La collectivité régionale supportera l’intégralité de la dépense soit 29.000 €.

Aménagement du territoire

La cuisine centrale intercommunale du Nord Grande-Terre - Communauté de Commune du nord Grande-Terre
Les élus régionaux ont voté une subvention de 500.000 € pour la réalisation d’une cuisine centrale intercommunale du nord Grande-Terre, dont le montant global s’élève à 1.500.000 euros. Ce projet porté par la Communauté de Commune Nord Grande Terre – CCNGT, a pour objet d’améliorer le fonctionnement et d’augmenter la capacité de la cuisine centrale d’Anse Bertrand, pour une demande évaluée à 500.000 repas par an. La Région Guadeloupe soutient cette initiative qui permettra de renforcer l’Unité Centrale de Production tout en assurant la promotion des productions locales de légumes et de fruits secs. La restauration scolaire des élèves du futur lycée professionnel de Port Louis sera ainsi assurée.

Culture et Formation artistique

Insertion professionnelle par la danse
La commission permanente a approuvé la demande déposée par l’association Papillon pour la mise en œuvre du projet d’insertion professionnelle par la danse. Ce projet vise à insérer, sur une durée de 3 ans, 11 jeunes en situation précaire. Le montant total de cette opération s’élève à 400 736,70 euros versé en partie par la direction du travail pour le financement des postes, la mise en place de la future structure et la formation des jeunes.
La Région Guadeloupe prendra en charge l’encadrement de ces jeunes et versera la subvention exceptionnelle de 18.335 euros.

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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 01:18
Premier déplacement d'Yves Jégo aux Antilles depuis la crise


Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, Yves Jégo, effectuera du jeudi 19 au mardi 24 mars son premier déplacement aux Antilles depuis la sortie de la crise dans ces deux départements, a-t-on appris lundi auprès du secrétariat d'Etat.
M. Jégo se rendra d'abord dans les nouvelles collectivités de Saint-Martin et Saint-Barth avant d'aller en Guadeloupe, notamment dans les îles du sud de la Guadeloupe, puis en Martinique, a-t-on appris de même source.
Le secrétaire d'Etat abordera les problèmes du tourisme et de la relance de l'activité économique dans les deux départements, après la crise qui les a touchés et s'est achevée samedi dernier seulement en Martinique.
Il préparera également les états généraux de l'outre-mer décidés par le président Nicolas Sarkozy, que celui-ci doit lancer en avril en Guadeloupe.
M. Jégo retrouvera en Guadeloupe le nouveau délégué général à l'outre-mer, Richard Samuel, également chef de projet pour ces états généraux.
M. Samuel a indiqué qu'il quitterait Paris mercredi et serait en Guadeloupe jusqu'à samedi, pour "préparer ces états généraux".
L'ancien directeur de cabinet de François Baroin au ministère de l'Outre-mer, qui est lui-même Guadeloupéen, rencontrera les responsables économiques, politiques et syndicaux du département.
M. Samuel accompagnera ensuite M. Jégo en Martinique où il restera jusqu'à mardi.
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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 01:16
Journée d'action intersyndicale, l'Outre-mer toujours d'actualité

Jeudi, journée interprofessionnelle d'action à l'appel de tous les syndicats, constituera le temps fort d'une semaine sociale qui devrait aussi voir le gouvernement se prononcer sur l'extension ou pas à toute la Guadeloupe de l'accord salarial signé le 4 mars.

Insatisfaits des mesures qu'ils ont jugées "insuffisantes" prises par le gouvernement à l'issue du "sommet social" du 18 février, salariés, retraités et chômeurs battront le pavé le 19 mars, à l'initiative des organisations CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Unsa et Solidaires (Sud), rééditant le scénario du 29 janvier.
Alors que se multiplient les plans de licenciements, les revendications syndicales restent identiques: maintien, au minimum, du pouvoir d'achat, gel des réductions d'effectifs dans la Fonction publique (déjà entamé par les mobilisations universitaires), exigence de contreparties sociales aux aides aux entreprises, etc..
Après le succès du 29 janvier, avec entre un million (police) et 2,5 millions (CGT) de manifestants dans les rues, les syndicats sont condamnés jeudi à rassembler autant de monde.

L'exemple de la Guadeloupe


"L'idéal serait de faire plus, mais si on parvenait au même niveau de mobilisation, ce serait déjà une grosse réussite", a confié Bernard Thibault (CGT). François Chérèque s'est dit "persuadé" que les salariés "seraient aussi nombreux dans la rue que le 29 janvier".
Côté gouvernement, le Premier ministre François Fillon entend tenir bon. Il a assuré qu'il n'y aurait "aucune enveloppe supplémentaire, car c'est de la dette supplémentaire".
Outre les agents publics (Education, SNCF, La Poste, EDF...) les salariés du privé devraient également battre le pavé.
Des arrêts de travail sont prévus chez Saint-Gobain, Auchan, Carrefour, Total, au coeur d'une polémique après l'annonce de suppressions de postes alors qu'il a engrangé de gros bénéfices.
Cette journée sera par ailleurs l'occasion pour le mouvement universitaire, qui entre dans sa septième semaine de grève, d'entretenir la contestation de la réforme de la formation des enseignants des premier et second degrés, son nouveau cheval de bataille après le statut des enseignants-chercheurs.

Le Médef Guadeloupe tient un point presse... à Paris

La semaine sera aussi marquée par des crispations dans certaines entreprises, notamment chez le groupe de chimie Rhodia.
Mardi des suppressions d'emploi pourraient y être annoncées au cours de la réunion du comité central d'entreprise. Lors de la présentation des résultats annuels 2008, le PDG avait estimé que Rhodia nécessitait une "restructuration".
Vendredi, les salariés guadeloupéens, qui ont obtenu une augmentation de 200 euros pour les bas salaires le 4 mars après une grève générale de 44 jours, seront suspendus à la décision du gouvernement d'étendre ou pas cet accord à l'ensemble de l'île.
Signé seulement par des organisations patronales minoritaires, celui-ci ne bénéficie pour l'instant qu'à 15 à 30 000 salariés.
Le ministre du Travail, Brice Hortefeux, attendra pour se prononcer la réunion vendredi d'une commission nationale qui doit au préalable donner son avis.
Mercredi, conscients des enjeux, le Medef Guadeloupe et celui de Martinique, où un protocole de sortie de crise a été signé après 38 jours de grève, organisent un point de presse à Paris pour faire un "état de la situation économique et sociale" dans le deux départements.
A la Réunion, où se poursuit le mouvement contre la vie chère entamé plus tard qu'aux Antilles, les négociations pourraient reprendre.
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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 00:57
TRIBUNE LIBRE

Etats Généraux : Donner le temps au temps !


La plateforme de revendications formulée par le « Liyannaj Kont Pwofitasyon » le 20 janvier a, dans un premier temps, fait sourire certains observateurs qui  ont cru entendre, au pire, un coup de starter pour libérer les voix contrebasses et les « bwa difé a mas », au mieux, un prétexte pour faire revenir par la fenêtre, une revendication statutaire déjà chassée par la  porte. Les débats ont montré que les choses étaient plus complexes. Qu’au-delà des apparences, c’est une nouvelle grille de lecture  des mouvements revendicatifs à connotation sociale qui était proposée .La preuve : le mouvement a joui d’une mobilisation populaire exceptionnelle et le courant n’a été  renvoyé qu’après 44jours de panne du secteur économique!
Pendant que ce long cri strident sonorisait nos longues journées, des voix d’élus se faisaient  entendre pour suggérer que l’on revisite la société guadeloupéenne. Nous en étions. C’est dans ces conditions que l’idée d’Etats Généraux fut avancée pour la première fois par nous, arguant que les problèmes soulevés ne pouvaient trouver des solutions pérennes que par un décorticage soigneux de notre société. L’idée fructifia, au  point d’être considérée comme acquise par les présidents des  deux assemblées territoriales.

Des Etats Généraux comme potion magique ?
Oui mais voilà : entre temps,  la Martinique s’était embrasée, le chaudron de  la Réunion bouillonnait et la Guyane commençait à babiller. Autant de raisons pour suggérer au Président de la République une recette inespérée : les Etats Généraux de l’Outre Mer « pour débattre sans tabous  des grands enjeux de territoire, qu’ils soient économiques, sociaux, culturels mais aussi identitaires ou institutionnels ».Telle était sa  formule.
Fort bien ! Proposition tardive mais proposition tout de même, dirons certains. Sauf que, à l’analyse, elle n’est acceptable ni dans la forme (axes de réflexions unilatéralement définis par le pouvoir central) ni dans le calendrier (travail précipité à l’échéance avril 2009, et bâclé, bouclé en 2mois).
Agir ainsi c’est faire la preuve que l’on n’a pas perçu le sens de cette crise : Les gens ont des choses à dire. Beaucoup de concitoyens ont des difficultés à joindre les deux bouts et ne sont par ailleurs pas insensibles aux problèmes des autres, ce qu’atteste d’ailleurs la vitalité de la vie associative. La société civile, à partir du mouvement du L.K.P. réclame le droit d'être auteur-acteur dans son pays, le droit de participer à la construction de son territoire avec les ferments de son propre terroir, le droit à ce que son histoire, ses traditions, ses mythes, son identité culturelle soient reconnus et respectés.
La mobilisation initiée par le L.K.P. doit nous inviter à réfléchir en profondeur et à décider de façon consensuelle de nos choix de société, de ce que nous voulons transmettre à nos enfants.
En effet, quelque soit le domaine de l’action locale (aménagement, urbanisme, environnement, transport, santé, enseignement, sports, culture, social, développement   économique…), l’importance stratégique des questions qui seront en débat, nécessitera une introspection de la société guadeloupéenne, un dialogue innovant et constructif avec l’ensemble des acteurs du territoire : entreprises, syndicats, associations, citoyens-usagers, intellectuels, élus des collectivités territoriales, représentants et services extérieurs de l’Etat.

Tout cela nécessite du temps…
Le temps de la nécessaire appropriation des thèmes par l’ensemble de la population pour qu’elle fasse remonter à la surface toutes les problématiques du territoire.
Le temps qui nécessite la contribution de tous à toutes les phases du processus de décision.
Le temps pour que les solistes et les choristes se fassent entendre.
Le temps pour que les répondeurs puissent répondre aux tanbouyés.
Bref, le temps qui permet d’assurer la durée, et qui est l’ennemi juré de l’urgence dictée par l’échéance, comme le développe fort opportunément Marc JALET dans un remarquable ouvrage : « l’urgence, l’échéance, la durée ».
Pourtant, à l’instar d’un certain nombre d’instruments nécessaires au développement de la Guadeloupe, (schéma d’aménagement régional, projet d’extension du Parc National de Guadeloupe), c’est « au pas de course » que l’on nous propose de traverser les thèmes, comme si on voulait bâillonner les voix de rebelles potentielles pour ne pas contrarier l’office.
Plus que jamais est donc posée la question de l’inadaptation du calendrier.
Nous rejetons cette démarche imposée outre atlantique qui ne donne pas le temps au temps, ni de manière absolue, ni de manière relative.
Le calendrier de mise en oeuvre de ces Etats Généraux est, on l’a vu, trop resserré dans l’absolu. Mais il l’est tout autant par rapport au contexte particulier dans lequel la réflexion doit être menée : ceux qui ont fixé le tempo n’ont pas tenu compte du fait que la société civile guadeloupéenne est actuellement occupée à relancer ses activités après presque deux  mois de paralysie.
Les Guadeloupéens ont montré leur volonté d’aller vers la résolution de problèmes majeurs, restés depuis trop longtemps non traités.
Or, c’est en expérimentant et en partageant avec l’ensemble de la population, (appuyé par des experts guadeloupéens, et avec la vision d’une classe politique responsable qui doit revisiter radicalement son mode de fonctionnement) que l’on  pourra féconder le terreau à partir duquel le peuple pourra s’épanouir.

Peuple majeur
Mais au-delà des acteurs à associer et du calendrier de mise en place de ces EtatsGénéraux, la problématique déterminante du contenu reste entière. Car il va de soi qu’outre les cinq sujets suggérés par le Président de la République, c’est à partir des fondamentaux de notre culture, du développement et du partage équitable de nos ressources, de l’éducation de nos jeunes enfants, de nos rapports avec nos voisins caribéens ,   que nous parviendrons à bâtir une société moderne. C'est sur les bases d'une planification globale de développement que notre pays retrouvera la voie de la dignité et de la responsabilité.
Oui en peuple majeur, nous appelons à une revue objective et réfléchie des problèmes de développement et de bien être qui se posent à notre archipel aujourd’hui.
La Guadeloupe des talents exige  le droit de construire  et de déterminer son devenir dans le respect, la responsabilité et l’exemplarité.
Le C.A.U.E. (Conseil d’Architecture d’Urbanisme et de l’Environnement de la Guadeloupe) l’a compris. Par son expertise du territoire, il  est bien placé pour constater que, trop souvent, les enjeux et les objectifs stratégiques sont occultés par des considérations techniques, financières ou d’échéances électorales.
Il propose un atelier sur une réflexion méthodologique collective relativement à la tenue des États Généraux.
Elle doit être versée aux débats.
Mais à tout prendre, en lieu et place des Etats Généraux de l’outre-mer (qui fait fi de la reconnaissance constitutionnelle  de chacune des collectivités relevant de cette catégorie particulière), nous suggérons au Président de la République de mettre en place dans chaque territoire, une commission  (sous la forme de la commission Balladur). Elle jouirait de moyens et de pouvoir d’investigation sur les thèmes relevant de la gouvernance de l’Etat et des politiques publiques, dans chaque outre-mer, et singulièrement en Guadeloupe, pour ce qui nous concerne.
Ainsi, nous, élus guadeloupéens, dans une Guadeloupe en mouvement, nous travaillerons à relancer l’économie, à maintenir le dialogue social et à préparer les travaux du Congrès, pendant que l’Etat  chercherait à jeter les bases d’une nécessaire réforme de ses politiques publiques.

Georges BREDENT
Conseiller général

Président du Rassemblement pour une nouvelle démocratie (R.N.D.)










 
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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 00:56
Les états généraux de l'Outre-mer en débat
Ce mardi, à 17 h 30, à l'Université des Antilles-Guyane - Amphithéâtre de médecine, un atelier de travail est initié par le CAUE et la Société des études juridiques et politiques de la Guadeloupe (SEJPG) sur le thème « Mais quels états généraux pour la Guadeloupe ? »
Le 19 février dernier, alors que la Guadeloupe connaît un mouvement d’une ampleur sans précédent, le président de République Française propose l’organisation d’Etats généraux dans chaque collectivité d’outre-mer, pour débattre « sans tabous » des grands enjeux de territoire, qu’ils soient économiques, sociaux, culturels mais aussi identitaires ou institutionnels. Nicolas Sarkozy affirme vouloir faire de ces Etats Généraux, «la plus grande consultation jamais réalisée en outre-mer », proposant néanmoins un calendrier de mise en œuvre étalé sur 3 mois.
L’initiative présidentielle apparaît comme intéressante, dès lors que la tenue de ces Etats généraux met en oeuvre une organisation efficace et des moyens dédiés, à la hauteur des enjeux et de l’ambition affichée.
A ce jour, au delà des acteurs à associer et du calendrier de mise en place de cette consultation, la problématique du contenu et de la méthode reste entière.
On peut, par exemple, s’interroger sur l’utilisation qui sera faite des nombreux travaux, études, assises, séminaires, états généraux et autres réflexions…menés depuis tant d’années, sur l’avenir de la Guadeloupe.
Dans une logique constructive, les acteurs de l'aménagement et du cadre de vie de Guadeloupe, sont invités à se fédérer autour d'un atelier de travail sur l'organisation souhaitable pour ces Etats Généraux.
 
 
 
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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 00:53
INDISCRETIONS
Jean
Jean Hamot est fâché. Diable ! Diantre, plutôt en l'occurrence. Le vicaire général, administrateur du diocèse (à quant le nouveau Pa... pardon, décidément, évêque ?) ne veut plus que le Pasteur Philippe utilise son nom et trompe ainsi les ouailles de l'Eglise catholique, quand il organise des rencontres de prières. Voilà, c'est dit. Et puis, C'est pas bien de fâcher le RP Hamot !

Christian
Christian Céleste a été longtemps secrétaire général du PCG. Il a été remplacé à ce poste historique par Félix Flémin fils, membre éminent du LKP. Dans un texte expédié aux médias, M. Céleste égrène les florilèges : « Un accord historique qui sonne l’heure de nous-mêmes !પ An nou ay ! », « C’est une défaite cuisante pour le grand patronat et les pouvoirs politiques », « La lutte de classes, le moteur de ce mouvement social », « Le changement de statut politique pour organiser le développement de notre pays est de notre responsabilité ». Ah, c'est donc là qu'on voulait en venir ? Qu'en dit Elie Domota qui a toujours soutenu, au long des 44 jours de mobilisation/grève générale, que la question de statut n'était pas l'objet de la discussion ? Sans doute Félix Flémin n'a-t-il pas écouté la leçon...

Victorin
Victorin Lurel, président du conseil régional, est étonné. L'aide régionale et départementale (3 millions en tout) à la baisse du prix de l'essence courait jusqu'au 15 mars. Les prix restant gelés jusqu'à la remise d'un rapport détaillant le prix du carburant aux Antilles françaises ou jusqu'au 15 mars. Depuis ce matin, plus d'aide des collectivités. Que fait l'Etat en attendant la remise du document ? Il doit cracher au bassinet car les collectivités locales ne le feront pas pour lui.

Elie
Il faut voter — et des deux mains — pour que la marionnette Elie Domota, des Guignols de l'info, sur Canal +, ne soit pas réexpédiée aux oubliettes. Cette marionnette est irrésistible. Et puis, c'est la première fois — marionnette de sportifs connus mises à part — que l'on a un Domien ainsi honoré. L'homme qui a fait plier l'Etat outre-mer a bien droit à cet honneur...

José
José Toribio, maire de Lamentin, conseiller général, fustigeait, hier, « la carcan législatif, administratif.. » qui empêche les élus locaux d'exprimer leur sollicitude à tous ceux qui souffrent. « Dans ce système nous sommes pieds et poings liés, un centre décidant pour la périphérie... », « En Guadeloupe, il n'y a pas de répartition de la richesse sociale... », « Il faut aller plus loin... Qui construit la richesse sociale ? Ce sont les travailleurs... » Allo, Besancenot ?..
André-Jean VIDAL
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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 00:51
Sondage : le LKP et les Guadeloupéens

Qualistat vient de réaliser — et de diffuser sur son site— un sondage Les Guadeloupéens et la grève générale du LKP.
Il s'agissait d'appréhender la perception du mouvement initié par le LKP, l'adhésion à ce mouvement, les images des négociateurs du mouvement auprès de la population, le bilan de la grève générale et l'impact sur le débat sur l'évolution statutaire.
Les baromètres sociaux de Qualistat ont été mise en place en août 1998. Depuis, avec 93% d'adhésion des sondés au mouvement initié par le collectif Liyannaj kont pwòfitasyon (LKP), c'est le plus haut score jamais enregistré. Détaillons. 98% des sondés adhèrent à la volonté de baisse des prix dans les grands et moyennes surfaces. 98% adhèrent tout autant à la transparence des prix de l'eau, du carburant et du gaz. Ceci semble évident. 91% adhèrent au relèvement des bas salaires et des petites pensions de 200 euros. 
Là encore, cela semble évident.
Selon Qualistat « A la fin du conflit, trois Guadeloupéens sur quatre soutenaient le mouvement. » Ceux qui ne l'ont pas soutenu reprochent à cette mobilisation sa forme (18% sont contre les entraves à la circulation, ce qu'on appelle plus vulgairement des barrages routiers), 38% craignent pour l'économie de la Guadeloupe, 30% craignent pour la scolarité des élèves. On serait tenté de dire en s'étonnant... Si peu ?..

Lire le sondage
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