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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 23:56
INDISCRETIONS
Jacques
On peut comprendre l'amertume de Jacques Gillot qui avait présenté de nombreux amendements lors du débat sur la Lodéom au sénat. Seuls deux ou trois, dont celui sur la taxation réversible aux Dom sur les produits des jeux de hasard, a été retenu. La Sara peut dormir sur ses deux oreilles, on ne s'intéressera pas trop à elle. Le Sénat s'y est opposé !

Anne-Marie
Anne-Marie-Payet (UC), sénatrice de la réunion, a fait adopter un amendements favorisant l'écoulement des productions agricoles locales dans les cantines scolaires et les administrations. « Il est nécessaire de créer un marché pour toutes nos productions locales si l'on veut permettre aux DOM de progresser vers l'autonomie alimentaire », a-t-elle dit. Qu'en pensent nos producteurs locaux. Vont-ils se battre avec des élus... qui ont leurs habitudes avec la grande distribution ?..

Jeanny
A la plage de La Perle, à Deshaies, il y a depuis six mois un éclairage d'enfer chaque soir... du sable. La mer reste dans l'obscurité absolue. Nous ne savions pas que Jeanny marc, député de la troisième circonscription, maire de Deshaies, entretenait d'aussi étroits rapports avec EDF, car elle ne doit sûrement pas payer d'électricité, sinon elle aurait déjà envisage des plages(sans jeu de mots) horaires différentes. Là, c'est éclairé toute la nuit... Toute ! Et tous les jours de la semaine, depuis des mois.

Elie
La question se pose de savoir si Elie Domota, porte-parole de Liyannaj kont pwòfitasyon, est devenu un personnage historique. Qu'est-ce qu'un personnage historique ? Quelqu'un qui a fortement marqué son époque. Bloquer la Guadeloupe durant 44 jours pour changer la société, c'est faire preuve d'une assez grande capacité personnelle. capacité reconnue à l'échelle planétaire, les TV du monde entier ayant débarqué en Guadeloupe, pour voir ce qui s'y passait. « A Paris, on l'adore, Domota », me dit une amie très branchée cocktails parisiens. Donc, à Paris, dans la tête de ceux qui font l'opinion ou croient la faire, Elie Domota, c'est in. Alors, Domota, dans le Larousse l'an prochain ?
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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 23:44
Jégo/Adelaïde : les courriers qui fâchent

Il y a quelques jours, Amédée Adelaïde, ancien président de la CCI de Pointe-à-Pitre, ancien président du conseil d'administration du port autonome, interpellait le chef de l'Etat dans un courrier faisant état des insuffisances du secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, Yves Jégo dans le traitement de la crise en Guadeloupe.
Yves Jégo, piqué au vif (et sans doute vertement sermonné par Nicolas Sarkozy), a répondu à Amédée Adelaïde.




Cher Monsieur,

j'ai pris connaissance du courrier que vous avez adressé au Président de la république.
Vous imaginez que je ne suis pas forcément d'accord sur votre analyse consistant à dire que
j'étais mal informé des réalités, ou que pire encore j'ai cru naïvement qu'il suffisait de
vilipender les chefs d'entrepriuses. Votre vision des choses est, permettez-moi de vous le dire,
très partielle et peut-être même partiale.
Je serais très heureux d'ne parler avec vous afin de vous éclairer et vous remercie des remarques
que contenaient votre courrier.
Yves Jégo


Amédée Adalaïde, qui n'aime pas ne pas avoir le derneir mot, a répondu à son tour à M. Jégo.
Voici sa réponse :

 
 
Lettre ouverte à Monsieur YVES JEGO
Secrétaire d’Etat chargé de l’Outre-Mer
 
 
 
Monsieur le Ministre,
 
J'ai bien reçu votre courrier du 05/03/2009, évoquant les écrits que j'ai adressés à Monsieur le Président
de la République, sous la forme d’une lettre ouverte.
 
Je regrette que l'analyse que j'y développe ait pu vous apparaître comme une mise en cause personnelle.
 
Mais, les fait sont là : et il n'y a d'ailleurs rien d'étonnant à ce qu’un ministre nouvellement installé, relayé
par un préfet nouvellement nommé,  soit décontenancé face à une situation atypique survenue outre-mer.
 
Ajoutons que les sources d'informations dont peut disposer le pouvoir sur les réalités locales sont
actuellement évanescentes (des hauts fonctionnaires en perpétuel transit; et … un parti politique
présidentiel en totale déshérence, au point de n’avoir pas émis un seul mot, un seul avis, sur une crise
sociale aussi grave pour l’avenir du pays).
 
Vous avez donc, à l’évidence, pris le train des négociations, en méconnaissance :
 
- de l'engagement politique extrémiste, anti-démocratique, anti-capitaliste, et foncièrement anti-français
des principaux dirigeants du LKP.
 
- de leur choix délibéré de la violence pour faire aboutir leur démarche (de la séquestration des
négociateurs, à la promotion de malfaiteurs armés dans les rues et sur les barrages, avec les conséquences
que vous avez pu découvrir).
 
- de l'absence, en conséquence, de tout désir de transaction crédible avec le patronat local, assimilé de
manière abusive et raciste à la communauté békée, prétendument héritière  des bénéfices de l'esclavage.
 
- des intentions souterraines des principaux dirigeants du mouvement, qui, non contents d'avoir su drainer
l'adhésion populaire autour de problèmes réels, malheureusement laissés en friche par le pouvoir,
s'attachent à des exigences salariales démagogiques, qui constituent le véritable piège; leur rejet par les
acteurs économiques permettra à coup sûr d'entretenir indéfiniment des foyers d'agitation multiples; leur
acceptation sous la contrainte déstabilisera sans coup férir les entreprises, l'emploi, et les collectivités
locales directement ou indirectement impliquées dans le « deal » préparant le terrain pour une mainmise
politique  future (que ces mouvements n'ont jamais pu obtenir par les urnes).
 
Dès les premiers jours des négociations, vous avez donné l'impression de vouloir désamorcer la
situation en contraignant les représentants locaux de l'État et le patronat à céder aux exigences du
LKP, comme si la justesse de certaines revendications pouvait justifier le désordre et la violence; je
ne présume pas de vos intentions profondes, mais vous êtes trop au fait de la chose politique pour
ignorer combien l'impression première peut être décisive dans ce domaine.
 
La reprise, par vous même du terme « pwofitasyon » procède de la même démarche; les mots n'étant pas
innocents, reprendre ceux de ses contradicteurs les conforte et les renforce, ce qui n'est pas avisé lors
d'une négociation.
 
Il faut noter que, cette expression péjorative, empruntée au langage des écoliers, évoque surtout l'attitude
du «grand » qui s'attaque à un enfant plus faible; dans le but de lui imposer abusivement sa volonté ou
d'en tirer un avantage indu (la morale du préau imposait au contraire de n'affronter qu'un élève aussi fort
que soi).
 
A titre d'illustrations, les quelques 380.000 guadeloupéens désarmés (entrepreneurs, ouvriers, employés,
retraités, enfants....) qui ne participaient pas aux manifestations du LKP, mais qui subissaient les exactions
quotidiennes de ses nervis, armés et brutaux (entreprises fermées de force, privation de soins, d'essence,
de moyens de transports, d'écoles, de commerces, de média libres, des libertés de circuler et de
travailler...) en l'absence de toute réaction sérieuse des pouvoirs publics, étaient victimes d'une
authentique « pwofitasyon »; de même, les chefs d'entreprise subissent aujourd'hui une « pwofitasyon »,
dès lors qu'on les contraint par la violence, les menaces et la paralysie de leur entreprises à signer un
« accord » (avalisé par le Préfet ?) présentant dans son préambule la situation du département français de
la  Guadeloupe comme la pérennisation « d'une économie de plantation » fondée sur les  « rentes de
situation » et l' « l'injustice ».
 
En fait, l'expression a été utilisée par le LKP pour stigmatiser les dérapages attribués à des puissants, au
détriment des faibles (il s'agit des patrons pour les bas salaires, de l'état ou des collectivités, pour les
prestations sociales jugées insuffisantes, des importateurs et grandes surfaces pour les prix, des
organismes publics ou parapublics pour les divers tarifs fixés ou régis par l'autorité publique...).
 
Plus que de la « Pwofitasyon », ces dérapages sont le fait d'un double phénomène qu'il convenait
d'analyser en temps utile et de corriger, sans attendre que le LKP mobilise les foules sur ce thème:
 
- La constitution de monopoles de fait ou de droit, qui libèrent l'opérateur public ou privé de la
pression à la baisse générée par la concurrence.
 
- L'absence de politique visant les causes de la cherté de la vie et les moyens d’y remédier,
situation qui est, pour une grande part, de la responsabilité de l’Etat et des collectivités locales,
et qui leur permet de collecter d’importantes « contributions », réputées indolores (jusqu'à un
certain point...).
 
En effet, avant de s'en prendre au patronat Guadeloupéen, le représentant de l'état aurait peut-être gagné à
balayer devant sa porte; pour mémoire :
 
- la collaboration SARA-Préfecture quant à la fixation du prix de l'essence (la Guadeloupe a
connu en une seule génération, le prix de l'essence le plus bas de France, et le prix le plus
élevé, sans avoir jamais reçu la moindre justification à ce sujet).
 
- La fixation arbitraire d’un prélèvement de 2% des taxes portuaires, par l'administration des
douanes, au titre de sa rémunération pour la perception des dites taxes, alors même que ce
prélèvement n'est que de 0,5% dans les autres ports autonomes de l'hexagone (informer la
population sur la destination exacte de ces 2% ne serait pas inutile...).
 
- L’Octroi-de-mer, droit de douane, perçu au profit des collectivités locales, frappant
définitivement les marchandises à l’entrée du territoire et portant sur leur prix d’achat, plus le
coût du transport (Il s’agit d’une taxe inflationniste, dont les socio- professionnels avertis
réclament en vain la modification depuis des décennies, afin que son mode de perception soit
logiquement calqué sur celui de la TVA).
 
La connaissance précise de la situation et du véritable interlocuteur « syndical » (cf. ci-dessus) vous aurait
permis d'éviter ces erreurs, dont les effets mécaniques sont:
 
- d'accorder une victoire morale au LKP et de donner une stature médiatique et politique inédite
à ses dirigeants. (ceux d'entre eux qui ont affronté les élections n'ont jamais dépassé un
pourcentage confidentiel des suffrages).
 
-   d'alimenter la poursuite en toute hypothèse des menées subversives locales.
 
- de garantir la contagion automatique aux autres DOM. La « boite de Pandore » ayant été
ouverte.
 
- d'annoncer les voies et moyens d'une généralisation des troubles à la métropole (MM
Besancenot et Bové ne s'y sont pas trompés).
 
 
Continuer, au XXIème siècle, dans un pays démocratique, à laisser croire à la population que des
relations de droit valides et durables entre les hommes peuvent être instaurées par la violence et la
contrainte est un message particulièrement négatif.
 
 
A contrario, le maintien de l'ordre républicain ne comporte aucune création de droit; il n'a qu'une
fonction conservatoire, visant à privilégier le recours aux seuls moyens démocratiques de changer
les choses, à savoir, le consensus négocié et l'appel aux urnes; il s'exerce avec fermeté dans les
démocraties modernes, ce qui n'exclut ni le sang-froid, ni le souci des vies humaines, ni le respect
de la dignité des personnes.
 
Se soustraire à l'évidente obligation de rétablir l'ordre républicain et les libertés fondamentales, au
prétexte des 87(!!) morts de 1967, constitue une troisième erreur, aux conséquences dramatiques
pour l'économie, l'emploi, et le moral de tous ceux qui travaillent ou créent des activités aux
Antilles.
 
Comment lancer enfin un tel chiffre, lourd de significations historique et politique, sans avoir
l'obligation morale, voire juridique, de l'étayer de façon décisive par des preuves irréfutables ? 
tant il est vrai qu’un peuple, dont la mémoire est falsifiée doit craindre pour son avenir.
 
Le gouvernement serait donc bien avisé de lever définitivement toute ambiguïté sur les chiffres
officiels concernant cette affaire, preuves et archives à l’appui.
 
Concernant les événements de mai 1967 en Guadeloupe, la « vulgate » indépendantiste  parle du « massacre » de plus
de 100 personnes, froidement décidé par le « pouvoir  colonialiste », à l'aide de « forces de répression racistes
et violentes », dans le but de « décapiter le mouvement nationaliste » et de mater le peuple; pour parer à
l'impossibilité  d'avancer une liste sérieuse de ces morts clandestins, on argue sans vergogne de la
 dissimulation des archives, de l'existence de « charniers » secrets, ou  « d'enterrements à la sauvette par les familles
terrorisées ».
  
  Il y a quelques années, le ministre LEMOINE, reprenait cette antienne, en parlant de 87 morts, sans juger utile de
préciser ses sources (il s'agissait alors de se concilier le  mouvement nationaliste) ni de produire un quelconque
recensement des personnes ou  familles concernées; ces précision auraient pourtant été utiles, puisque les propos
du ministre s'inscrivaient en faux contre l'unique rapport officiel qui n'évoquait « que » 7  morts. 
 
Il se trouve qu'il existe un état civil en Guadeloupe, on n'y disparaît pas à la sauvette; de surcroît, dans ce petit pays,
il n'est pas de famille si discrètes, ni de lieux si retirés, qui permettent de dissimuler longtemps les cadavres de 87
personnes décédées de mort violente.
 
Il n’y a pas eu de « massacre » en Guadeloupe en 1967 ; mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde.
 
Il y a certainement eu trop de morts et de blessés lors des troubles de 1967 ; les origines du drame sont parfaitement
connues :
 
- un incident stupide entre un marchand de chaussures « blanc » et un cordonnier « noir » officiant sur le parvis 
du magasin en cause.
 
- Une grève des ouvriers « noirs » du bâtiment, réclamant une augmentation à un entrepreneur « blanc ».
 
- Un mouvement « nationaliste », à l’affut de tout incident de ce type, dans l’optique d’exacerber, à  son profit les
moindres colères et frustrations des milieux populaires, et n’hésitant pas, comme on le constate encore
aujourd’hui, à jouer sans nuance des antagonismes ethniques, voire à placer des armes mortelles dans la main de
redoutables marginaux qu’on a  chauffés à blanc.
 
- Une autorité préfectorale et ses forces de maintien l’ordre, amenés à intervenir, au vu des premiers blessés, dans
l’affolement et l’impréparation totale (méconnaissance des « codes » d’expression des populations locales, chez
qui le verbe haut ne débouche pas nécessairement sur la violence ou la mort ; non-disposition de matériel adapté
à l’affrontement de manifestants civils…).
 
C’est dans ce contexte d’excitation, d’inconséquences, et d’incohérences partagées que des personnes ont été blessées
ou tuées, devenant de nouveaux « martyrs » du peuple Guadeloupéen, dans la terminologie nationaliste.
 
C’est ainsi qu’avant longtemps, on nous dira que le malheureux syndicaliste Binot, assassiné par un malfaisant armé
par ses propres amis, au motif « qu'on l'a pris pour un policier en civil », sera présenté comme une victime des
« forces colonialistes françaises » ou du « patronat Béké ».
 
Certain de l'intérêt que vous accorderez à la lecture de ces observations, je vous prie d'agréer, Monsieur
le Ministre, l'expression de ma particulière considération.
 
 
 
        Amédée ADELAIDE
    Citoyen français d’origine guadeloupéenne
                  Résident en Guadeloupe
Ancien Président, de la CCI de Pointe-à-Pitre
         du Port Autonome de la Guadeloupe
   de la Société Immobilière de la Guadeloupe
 
 
 
 
PS : subsidiairement, les annonces itératives émanant de parlementaire de votre majorité remettant en
cause les 40% de sur-salaires accordés par les textes aux fonctionnaires outre-mer, ont jeté bon nombre
de bénéficiaires dans les rangs des mécontents, abondant les troupes du LKP dans la rue.
 
 
 
Email : amedeeadelaide@opinpub.fr    site   http://www.opinpub.fr
 
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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 15:32
INDISCRETIONS
Frédéric
Frédéric Jalton, aujourd'hui décédé, alors maire des Abymes, tenait ce discours en 1976, devant olivier Stirn , secrétaire d'Etat à l'Outre-mer : « Nous souhaitons tout simplement que vous soyez le dernier, autant dire que soit supprimé purement et simplement ce ministère des Dom-Tom qui ne paraît avoir été créé que pour officialiser les discriminations entre les Français de l'Hexagone et ceux de l'Outre-mer. Cela répondra tout à la fois au changement et à l'austérité qui marquent l'ère nouvelle. » Trente-trois ans plus tard, le ministère est toujours là... et rien n'a réellement changé.

Frédéric 2
Qui a dit ? « Tout se décide ici dans des bureaux climatisés, sans consulter ceux qui sont concernés comme s'il s'agissait d"'éviter des pestiférés et les élus locaux ne sont pas épargnés qui prennent connaissance d'un conflit ou d'une situation catastrophique par le journal ou la radio ». Qui a dit ? « Nous craignons que le même scénario étant mis en place depuis 28 ans, vous ne laissiez nos rives en emportant avec vous l'illusion d'un pays sans problèmes sérieux, puisque vous serez pris en main par des élus qui aujourd'hui ne représentent pratiquement qu'eux-mêmes et par vos fonctionnaires qui, depuis quelque temps,  et pour la plupart, se comportent comme s'ils avaient reçu l'ordre d'indisposer au maximum la population qu'ils administrent. » Frédéric Jalton, toujours, lors de cette même visite officielle.

Paul
Paul Tomiche, ancien syndicaliste, vient de publier, en deux tomes, chez L'Harmattan, Luttes syndicales et politiques en Guadeloupe. Il s'agit d'un magnifique témoignage de toute une époque de luttes syndicales, entre 1960 et 1996. Cadre du commerce, Paul Tomiche a été dirigeant de la CGTG, du PCG et du Front guadeloupéen pour l'autonomie. La mobilisation générale et la grève qui a suivi a empêché à ce jour la promotion de cet ouvrage qui est en librairie. C'est chose faite ici.

Monique et Ektò
Monique Raikovic vient de publier, aux Editions du Cygne, avec une préface de notre konpè Ektò Poullet, le premier roman en créole écrit par une non créolophone de souche. Monique Raikovic a appris la langue créole pour saisir la vérité de son héroïne, Mama Mondésir. D’où la nécessaire et heureuse rencontre entre l’auteur de ce « roman créole » et Hector Poullet, chantre de la créolité guadeloupéenne.

Victorin
Hommage à Victorin Lurel qui associe toujours Jacques Gillot à toutes ses démarches politiques. L'inverse n'est pas souvent le cas, le Dr Gillot se contentant de dire, quand on lui pose la question, qu'on s'étonne de ces silences, que « Toto » est son ami. Oui, mais il faut l'arracher aux forceps !

Jacques
Il se murmure — et la rumeur devient assourdissante — que Jacques Gillot, par son habileté, par les accords qu'il est en train de nouer, dont certains sont stupéfiants (merci Dominique Larifla, mon bon cousin), serait le grand gagnant de la lutte qui va s'engager pour la présidence de l'assemblée unique. 
André-Jean VIDAL
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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 15:31
Canne : le secteur peut exploser à tout moment

Rien ne va plus dans les négociations entre patrons et syndicats de salariés dans le secteur canne-sucre-rhum.
Si l'application de l'accord Jacques-Bino a été signée sans difficultés, reste à discuter de la plate-forme de revendication des salariés du secteur.
Déjà, Ivan de Dieuleveult, p.-d.g. de Gardel SA, la dernière sucrerie du continent, refuse d'envisager de céder à ce qu'il considère comme un ukase.


Les planteurs, combien de divisions ?.. Plusieurs milliers de personnes intéressées d'une façon ou d'une autre à la campagne cannière de coupe, broyage, stockage du sucre produit.
On parle généralement de 5 000 planteurs, avec Marie Galante, dont 3 500 pour la Guadeloupe continentale.
Ces travailleurs de la terre, mais aussi tous ceux qui vivent de leur travail de production de la canne, à savoir les coupeurs ou les coopératives qui possèdent les machines à couper, les transporteurs de cannes, les techniciens des centres de pesage, les ouvriers permanents et saisonniers de l'usine, les ensacheurs, les transporteurs de sucre, etc. attendent les résultats des négociations en cours. Un peu plus de 10 000 personnes seraient directement concernées par la pérennité de l'activité.

Grand froid
Depuis mardi, il y a eu une première réunion, pour entériner l'accord Jacques-Bino d'augmentation des bas salaires de 200 euros.
« Pas question de signer l'accord, avec son préambule disant que nous sommes en Guadeloupe "dans une économie de plantation" », s'écriait un grand patron. Après d'âpres négociations au cours desquelles un nouveau venu a fait son apparition dans le secteur, l'application des mesures de l'accord a été signé.
« Maintenant, lançait le nouveau, Ruddy Teissier, secrétaire général adjoint de l'UGTG, bombant son torse enserré d'un superbe tee-shirt du LKP, nous allons passer aux négociations salariales du secteur. »
Grand froid dans la pièce où avaient pris place une trentaine de personnes, dont seize syndicalistes de l'UGTG, six de la CGTG, le reste, des patrons, canniers, sucriers, rhumiers.

Dépôt de bilan ?
Les syndicats UGTG et CGTG, majoritaires dans le secteur, demandaient alors le paiement intégral des jours de grève, 3% de plus pour tout le monde, des tickets-restaurant, l'augmentation de la prime de transport, l'augmentation du panier de nuit.
« L'application de l'accord Bino est insoutenable (voir ci-contre).
Mais ce n'est pas tout, dans les NAO de la branche, ce que les syndicats ont demandé nous coûterait, pour le paiement des jours de grève dans les 800 000€, l'augmentation de 3% pour tous, en plus de l'accord Bino, un peu plus de 300 000€ sur une année pleine, la mise en place de tickets restaurant, demande récurrente depuis 3 ans, environ 350 000€, sans compter l'augmentation de la prime de transport, qui est à chiffrer, l'augmentation du panier de nuit qui est à 21€ par nuit postée. Ceci conduirait Gardel à une procédure d'alerte, étape précédant le dépôt de bilan, dans des délais très brefs », soutient M. de Dieuleveult.

La répartition des économies
Les négociations ont été suspendues quand Rudy Teissier a soutenu que les économies réalisées grâce à la mobilisation du LKP, notamment sur les prix de l'eau, de l'électricité, du carburant, la refonte de la taxe professionnelle, permettrait aux entreprises d'augmenter les salariés... Après avoir payé les 44 jours de grève (52 à Gardel).
Actuellement, les syndicats examinent les dépenses des entreprises du secteur en carburant pour 2008 afin de calculer les économies réalisables en 2009, après la baisse du prix de celui-ci... Une fois ceci fait, les parties ont décidé de se retrouver ce matin pour poursuivre des négociations que les observateurs estiment compromises.
Et maintenant ? « Les patrons ne céderont pas. Les syndicats non plus. Ça va être un bras de fer. Et dans la canne, quand on prend les planteurs en otages, quand ça chauffe... », dit un observateur.
Il est vrai que les conflits dans la canne ont souvent été sanglants.
André-Jean VIDAL


NOIR AU BLANC
Des investissements importants
Pendant l'intercampagne 2007/2008 il a été fait à Gardel pour 2,5M€ de travaux neufs. Cette année 2008/2009, seulement 1M€ parce que les cofinancements qui permettent d'avoir accès aux fonds européens (nouveau PDR 2007/2013) n'ont pas été obtenus et que Gardel, selon son directeur général, ne peut pas financer ces travaux uniquement sur fonds propres.
« Nous avons besoin de l'aide de l'UE, explique Ivan de Dieuleveult, mais il faut au préalable un cofinancement de l'état ou de la région. Ce qui permet d'être subventionné entre 50% pour l'agricole et 60% pour l'industriel. Tous nos dossiers proposés en pré-comités depuis un an ont été ajournés. De ce fait, pour la prochaine inter-campagne 2009/2010, nous ne prévoyons aucun chantier de travaux neufs, alors que nous avons un urgent besoin d'investir dans du matériel inox pour garantir la qualité de nos sucres de bouche. »



IL A DIT
« Un gouffre financier »
Ivan de Dieuleveult, p.-d.g. de Gardel SA
L'application des accords Bino, tant que l'Etat verse 100€ de son côté pendant 3 ans et que Gardel en verse 100, pour les 330 ETP de l'année 2008, année particulièrement faible, représente plus de 450 000€. Lorsque l'état arrêtera sa participation et comme nous devrons verser du net les 200€ deviennent 354€ par individu. Nos simulations, toujours sur 330 ETP, représentent plus de 1,2 million d'euros/an par rapport à la situation actuelle, en tenant compte bien sûr des exonérations connues à ce jour. Si la loi de finances et la LODEOM sont modifiées, nous ajusterons. Ce sera toujours trop pour une entreprise comme Gardel qui est dans un marché encadré, avec des prix fixés et en diminution dans le cadre de la réforme de l'OCM sucre. Des charges qui galopent tous les ans, des recettes qui diminuent tous les ans, ça s'appelle un gouffre financier.
Si on démarre la campagne tout de suite, ce sera tout de même environ 5 millions d'euros de recettes manquantes sur cet exercice. Malgré une reprise probable de 1,3 million d'euros de provision passée pour le moratoire de la CGSS, je prédis un résultat négatif entre 6 et 8 millions d'euros suivant la qualité de la campagne s'il y en a une. S'il n'y a pas de campagne c'est une autre affaire pour nous tous.

LE POINT DE VUE DE L'EXPERT
Pourquoi la campagne sera mauvaise
Le carême est bien installé. Les températures diurnes avoisinent les 30/32°C tous les jours. Les températures nocturnes descendent jusqu'à 20/22°C, ce qui est excellent, nous dit un technicien, pour le stress thermique.
Le patron de Gardel n'est cependant pas optimiste : « Il reste trois semaines de travail dans l'usine pour mettre l'outil en état de marche pour broyer les premières cannes. Nous sommes le 12 mars. Si les employés reprenaient le travail demain 13 mars, les prmeières cannes pourraient arriver au mieux le 7 ou 8 avril. Nous pensons qu'il y a environ 600 000T de cannes pour Gardel. Si nous parvenons à tenir une cadence moyenne de 5 400T/jour, cela veut dire 111 jours de roulaison et 132 à 135 jours calendaires. La campagne se déroulerait donc jusqu'à la mi-août.
Le cœur de la campagne se trouverait en peline période des pluies, entre mai et juillet. Après trois semaines de pluies continues et denses, comme cela arrive fréquemment en mai, la plante repart en croissance et la courbe de la richesse saccharine s'effondre. Ce n'est pas gagné ! »



LE PLANTEUR
« Que chacun prenne ses responsabilités »
Georges Magdeleine, planteur de canne, secrétaire général de l'Union des paysans de Guadeloupe, président du Groupement d'intérêts économiques (GIE) cannes
Nous allons rencontrer les syndicats demain (ce matin, NDLR). Il faut trouver une solution. Moi, je défends ma profession, des milliers de planteurs de cannes qui n'ont que cela pour vivre et faire vivre leur famille. Je souhaite que les uns et les autres, les syndicats et les patrons, s'entendent, trouvent des solutions pour que la campagne démarre enfin. Nous avons déjà pris du retard.
Que chacun prenne ses responsabilités.


CHIFFRES
182
Gardel compte 182 permanents (usine, exploitation agricole et parc matériel), mais son effectif pendant la campagne monte jusqu'à 420 personnes dans l'usine et les champs. « Nous avons, explique Ivan de Dieuleveult, un effectif équivalent temps plein (ETP) de 350 personnes. Nous souhaiterions ne pas dépasser 330 ETP, comme cette année en raison de la faible durée de la campagne (507 000T de cannes). »

10
La masse salariale annuelle varie en fonction de la durée de la campagne mais elle dépasse les 10M€, même les toutes petites années comme 2008. »

14 000
Les surfaces agricoles consacrées à la culture de la canne à sucre seraient d'environ 14 000 hectares, y compris les cannes à rhum et avec Marie-Galante. Il y aurait un tout petit moins de 10 000 hectares en cannes destinées à Gardel.

8
Pour les travaux de maintenance et d'entretien de l'outil en inter-campagne, tous les ans ce sont des montants de 6 à 8M€, charges de personnel incluses qui sont consacrés.

6
Les travaux sont toujours du même ordre. L'essentiel du matériel est démonté, nettoyé, révisé, réparé, remonté. Ceci afin d'avoir le taux de panne le plus faible possible pendant la campagne. Grâce aux investissements et aux travaux de maintenance systématique, Gardel est passée de 15% de taux de panne dans les années 2000 à 6% l'an dernier.

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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 15:14
Résolutions du XIIe Congrès
Extrait du site UGTG.org
url : http://ugtg.org/article_58.html
Résolutions du XIIe Congrès
- Expressions -  Résolutions -
Date de mise en ligne : jeudi 24 juillet 2008
Date de parution : 4 avril 2008
Mis à jour le : jeudi 24 juillet 2008
UGTG.org
Creative Commons by-nc-nd 2.0 - UGTG.org - Le Congrès Page 1/14
Résolutions du XIIe Congrès
 
RÉSOLUTION GENERALE N1
Le XIIème CONGRÈS DE L'UGTG RÉUNI AU LAMENTIN LES 02 - 03 - 04 - 05 AVRIL 2008
 Considérant les rapports de domination coloniale, raciale et capitaliste qui caractérisent la société
Guadeloupéenne avec au sommet de l'échelle sociale les blancs Français, Békés et Européens et en bas, les
Guadeloupéens d'origine Africaine et Indienne ;
 Considérant la résolution 1514 de l'Assemblée générale de l'ONU du 14/12/1960 reconnaissant :    - Le désir
passionné de liberté de tous les Peuples dépendants et le rôle décisif de ces Peuples dans leur accession à
l'indépendance ;     - Que les Peuples du monde souhaitent ardemment la fin du colonialisme dans toutes ses
manifestations ;     - Que tous les Peuples ont un droit  inaliénable à la pleine liberté, à l'exercice de leur souveraineté
et à l'intégrité de leur territoire national ;     - Que tous les peuples ont droit à la libre détermination de leur statut
politique et de leur développement économique, social et culturel ;
 Considérant l'existence du Peuple Guadeloupéen confirmé par son histoire particulière, sa langue, son territoire,
ses croyances, ses pratiques sociales et culturelles, mès é labitid an nou ;
 Considérant la revendication des Guadeloupéens à être maîtres de leur devenir ; revendication perpétuellement
niée et invalidée par l'Etat colonial Français avec la complicité des élus locaux ;
 Considérant l'immigration massive, organisée, des Français et Européens en Guadeloupe visant à terme le
génocide par substitution du Peuple Guadeloupéen ;
 Considérant la remise en cause des conquêtes sociales, des libertés démocratiques, du droit et de la liberté
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Résolutions du XIIe Congrès
syndicale par l'Etat colonial Français et le patronat ; et cela au nom de la sacro sainte mondialisation, de la
responsabilité citoyenne, du réalisme économique et de l'alliance capital-travail notamment par la mise en place des
zones franches globales d'activités ;
 Considérant toutes les tentatives de musellement, de domestication et de diabolisation des Syndicats de lutte de
classe et de masse par une répression farouche contre les militants syndicalistes, la criminalisation de l'action
syndicale et le vèglaj du dialogue social institutionnalisé ;
 Considérant l'échec de toutes les politiques publiques (loi Pons, Loi Perben, Loi d'orientation, Loi Girardin, Loi
Programme, ...) n'ayant engendré ni développement économique, ni création d'emploi en Guadeloupe mais
garantissant encore et encore au patronat plus d'exonérations de charges et plus de défiscalisation ;
Le XIIème CONGRÈS DE L'UGTG RÉUNI AU LAMENTIN LES 02 - 03 - 04 - 05 AVRIL 2008
Affirme :
 Que le chômage de masse qui frappe près de 40 % de la population active, la précarité, la misère, l'exclusion, la
prostitution, les cancers et autres pathologies directement liées à l'utilisation de produits prohibés en Europe mais
autorisés an Péyi annou, la drogue, le sida, l'échec scolaire, la dengue, le nombre croissant des IVG, la délinquance,
la pollution des sols aux pesticides, ..... ne relèvent ni de la fatalité ni d'une quelconque malédiction mais sont les
résultats, la conséquence de choix politiques délibérés de l'Etat Français, validés et soutenus par les valets locaux,
visant à nous démouné et à annihiler toutes velléités de contestation sociale et politique des Guadeloupéens à
l'égard de l'ordre colonial établi ;
Soutient :
 Que le droit du Peuple Guadeloupéen à l'autodétermination et à l'indépendance nationale est naturel, légitime et
inaliénable ;
 Que les intérêts de la classe ouvrière, des producteurs, de la jeunesse, des créateurs, des retraités, ...., ne seront
préservés que par leur engagement dans la lutte pour la libération nationale et la pleine souveraineté ;
 L'organisation d'une Conférence des Organisations Syndicales des Nations Sans Etat en défense des libertés
fondamentales et singulièrement du droit des Peuples à disposer d'eux-mêmes ;
Réaffirme :
 L'appartenance de l'UGTG à la ligne syndicale de lutte de classe, de masse, de confrontation, de contestation et
de transformation sociale visant à éradiquer les rapports de domination capitaliste et colonialiste an Péyi annou pour
l'instauration d'une société plus juste et plus équitable ;
 La nécessaire et indispensable unité et la solidarité des Travailleurs et de leurs Organisations Syndicales tant au
niveau Nasyonal Gwadloup que sur le plan international afin de défendre les droits et intérêts des larges masses ;
Exhorte :
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Résolutions du XIIe Congrès
 L'ensemble des militants des Unions et Secteurs de l'UGTG à mettre en oeuvre, dans tous les secteurs d'activités,
des revendications tant stratégiques que quotidiennes, répondant aux exigences des Travailleurs et du Peuple de
Guadeloupe pour la libération complète de la classe ouvrière et du Peuple Guadeloupéen, pour l'indépendance
nationale ;
Confirme :
 PON DISOU PA PÈD. ANNOU KONTNIYE NOURI LALIT, PADAVWA SE SILON JAN OU BITYE OU KAPAB
REKOLTÉ SA OU PLANTE.
 
RESOLUTION N2 MOUVMAN BALAN É KRÉASYON,
ON LÉKOL I.G.T.G.
Le XIIème CONGRÈS DE L'UGTG RÉUNI AU LAMENTIN LES 02 - 03 - 04 - 05 AVRIL 2008
 Considérant la dimension historique de l'UGTG, syndicat révolutionnaire de lutte de classe et de ligne de masse.
 Considérant que la ligne politique de l'UGTG nous invite à plus d'engagement pour la transformation de nos
militants en militants politiques assurant une tâche syndicale.
 Considérant que seule la conscience de classe détermine l'action collective pour la transformation sociale au profit
d'une société plus juste.
 Considérant que l'élévation du niveau de conscience de nos militants, dirigeants passe nécessairement par un
dispositif de formation.
 Considérant que la grève est un moyen de lutte à encourager et aussi un espace de formation de construction pour
nos adhérents, militants et dirigeants.
 Considérant l'engagement, la transmission des valeurs idéologiques de l'U.G.T.G., la conviction et la filiation d'une
ligne politique pour une adhésion au style et méthode de travail, aux fondamentaux de l'U.G.T.G.
Le XIIème CONGRÈS DE L'UGTG RÉUNI AU LAMENTIN LES 02 - 03 - 04 - 05 AVRIL 2008
- Déclare tout mettre en oeuvre afin de créer « on lékol I.G.T.G. » Espace de libération de la conscience « a
FANM é NONM Gwadloup an kaskod avè sistèm kapitalis é kolonyalis fwansé ».
PON DISOU PA PÈD
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Résolutions du XIIe Congrès
 
 REZOLISYON TWA (N3) POU KILTI A PÉP GWADLOUP
XIIème Kongré a UGTG, sanblé Jou 2, 3, 4 é 5 Avril 2008, an komin Manten Gwadloup, ka déklaré,
Yon...Sé vwè, Pèp Gwadloup chouké avè kilti, mès é labitid ki tay, ki konstwi lanné asi lanné, jénérasyon asi
jénérasyon avè tipilo kilti, mès é labitid a Pèp Caraibe, Pèp Afrique, Pèp Inde é Pèp Europe ;
Dé...Sé vwè, lesklavaj, kolonizasyon, lasimilasyon é mondyalizasyon prévwa voyé douvan kilti, mès é labilitid
a loksidan é éséyé détwi kontribisyon a pitit à Pèp Caraibe, a Pèp Inde, a Pèp Afrique, padavwa pou
kolonyalis Éwopéyen, pou enpéryalis, nou pa moun menm jan ki yo, kilti an nou ka fwenné komès a yo ;
Twa...Sé vwè loksidan détwi sosyété, dékatyé Fanm é Nonm, pou tousa ki lavi fonksyoné jan i désidé ;
Kat...Sé vwè, on Pèp san kilti, san mémwa, an Pèp ki pa kapab voyé douvan sa i ka kwè ki bon pouy, sé on
pèp ki toupwé lanmô ;  Sé pousa Nou Gwadloupéyen douwé pran lontan plis konsyans a fondé a kilti an nou
;
Padavwa kilti sé lavi
Padavwa kilti sé lyannaj a pèp
Padavwa kilti a chak pèp sé richès a limanité
XIIème Kongré a UGTG ka mandé,
 Travayè
 Kréyatè
 Fanm é Nonm Gwadloup
 Fanmi a timoun
 Métrès é Mèt lékolpèp Afrique é pèp Inde poté ban nou,
Yon, an nou palé ban nou é kontinyé nouri kilti, mès é labitid ki pèp Caraibe,
Dé, kréyol annou, tanbou annou, jan nou ka maché, jan nou ka abiyé, jan nou ka frékanté fanm annou, nonm
annou, jan nou ka ri, oben pléré, chivé grénè a bon enpé adan nou, chyen kréyol annou, kolonbo, tikonkonm
é madè, koubouyon roukou annou...sé nou !
Twa,
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Résolutions du XIIe Congrès
Piplis nou ké kontan nou,
Piplis nou ké konnèt listwa an nou,
Piplis nou ké bèl é vayan,
Sé piplis nou ké baré van a démounaj, a lasimilasyon, a mondyalizasyon  ki kapitalis é kolonyalis fwansé
owganizé an Péyi annou
Wi kilti a Pèp Gwadloup vivan
Nou sé Nou...Nou sé Moun
Nou sé Gwadloupéyen
PON DISOU PA PED ! !
 
RESOLUTION N4 MWA MÉ
Le XIIème CONGRÈS DE L'UGTG RÉUNI AU LAMENTIN LES 02 - 03 - 04 - 05 AVRIL 2008 au Lamentin
 Considérant le sens du mois de Mai dans l'Histoire du Peuple de Guadeloupe, Mwa Mé, Mwa Mémwa, Mwa lit,
Mwa Konsyans, Mwa lespwa,
 Considérant Mai 1802, Mai 67, an filaj é an lyannaj...Mai 2008 sé ké Kanpech pou lespwa éklo, an syon a 12ème
Kongré à UGTG
Le XIIème CONGRÈS DE L'UGTG RÉUNI AU LAMENTIN LES 02 - 03 - 04 - 05 AVRIL 2008 au Lamentin
 Confirme sa solidarité aux Peuples et aux Travailleurs du Monde en lutte contre les répressions et les
oppressions sur toutes les formes et d'où qu'elles viennent,
 Exhorte les travailleurs de Gwadloup et leurs organisations à réaffirmer la portée politique de renforcement
de la classe ouvrière et de revendications, des rendez-vous du Mois de Mai autant pour le Peuple de
Guadeloupe que pour les travailleurs.
 Appelle tous les travailleurs et le Peuple de Guadeloupe à participer aux manifestations du 1er Mai et
singulièrement à celles retenues par l'UGTG et L'UPG, à Kanpech pour la production, la défense de nos
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Résolutions du XIIe Congrès
patrimoines (terre, culture, Mès é labitid) et contre la dilapidation des terres agricoles ;
 Exige cette année encore toute la vérité sur la tuerie des 26 et 27 Mai 67 à Pointe-à-Pitre.
 Appelle les organisations politiques et syndicales de Guadeloupe à soutenir l'association ANMWÉ 67 dans
ce combat.
MWA ME, MWA LESPWA, MWA KONBA, MWA SOLIDARITE, MWA A TOUT TRAVAYE
PON DISOU PA PED
 
RESOLUTION N5 RESOLUTION SUR L'EMPLOI ET LA
FORMATION PROFESSIONNELLE
Le XIIème CONGRÈS DE L'UGTG RÉUNI AU LAMENTIN LES 02 - 03 - 04 - 05 AVRIL 2008
 Considérant le chômage et le sous emploi de masse qui frappe plus de 50 % de la population active, soit 100 000
personnes sur un total 190 000 actifs.
 Considérant que 82% des demandeurs d'emploi inscrits à l'ANPE ont au plus un niveau CAP/BEP,
 Considérant que le transfert par l'État à la Région Guadeloupe des prérogatives en matière de formation et
d'orientation professionnelles a précédé la liquéfaction des dispositifs (financements et programmes) et la liquidation
par le Conseil Régional des structures (centres de formation) pouvant assurer aux dizaines de milliers de
Guadeloupéens dans le besoin une formation de qualité ;
 Considérant que l'absence de politique régionale en tout domaine et par conséquent sur la formation relève aussi
de la responsabilité propre des élus régionaux ;
 Considérant la vitalité de l'économie coloniale consacrant la main mise d'une classe béké et de multinationales sur
plus de 80 % de toutes les activités et principalement dans l'import-distribution,
 Considérant la raréfaction et le type des emplois utilisés par ces activités (CDD, Temps Partiel, Sous-traitance)
malgré des richesses accumulées et réalisées selon une croissance constante de plus de 3% l'an,
 Considérant le chantage à l'emploi et au licenciement fait aux Travailleurs pour nous imposer l'augmentation du
temps de travail, sans augmentation de salaire au motif de solidarité avec les aînés et les handicapés et à l'abandon
de nos droits, de nos conquis sociaux ;
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Résolutions du XIIe Congrès
 Considérant les 44 propositions du MEDEF envisageant l'abolition du Code du Travail et des Accords Collectifs
protégeant et organisant les droits des Travailleurs ; et considérant les décisions des gouvernements de l'Europe
démantelant par pans entiers les droits des travailleurs ;
 Considérant la large et fière riposte des organisations syndicales et singulièrement de l'UGTG en Guadeloupe,
contre les déréglementations et pour la conquête de nouveaux droits.
 Considérant que le chômage et les licenciements sont la résultante de choix politiques, économiques et sociaux
décidés par l'Etat et le pouvoir capitaliste, dans le cadre d'un vaste dispositif que nous qualifions de Kabouya ;
 Considérant que les employeurs, prétextant du bas niveau de formation et de compétence, privilégient de manière
systématique l'emploi de non Gwadloupéyen ; et ce à tous les niveaux de fonction ;
Le XIIème CONGRÈS DE L'UGTG RÉUNI AU LAMENTIN LES 02 - 03 - 04 - 05 AVRIL 2008
 Dénonce cette politique économique et le choix de développement qui s'y réfère, qui nous est imposé ;
 Soutient que le chômage, la précarité, le dénuement des Guadeloupéens résultent d'une volonté politique
de maintien de la soumission et de la dépendance ; et non de la fatalité, de la malédiction ou de nos tares ;
 Affirme que la perte des solidarités, des liens sociaux, et le délitement culturel en sont également la
conséquence ;
 Affirme qu'il s'agit en clair de l'exécution d'un schéma sinistre : exclusion du savoir - exclusion du travail -
exclusion sociale ;
 Appelle les Travailleurs de Guadeloupe et leurs organisations à :
1) Amplifier les luttes et initiatives visant à défendre toutes les libertés, tous nos droits et si singulièrement le droit au
travail pou nou tout an péyi annou,
2) Réclamer systématiquement des embauches supplémentaires et l'arrêt de toutes les situations précaires,
notamment dans les entreprises ayant bénéficié de subventions publiques, d'exonérations fiscales et d'emplois
aidés,
3) S'opposer à tout licenciement économique dans ces entreprises,
4) Dénoncer la responsabilité propre de politiciens japlod qui ne s'intéressent à l'emploi, à la jeunesse, que lors des
campagnes électorales,
5) Poursuivre la confrontation avec les décideurs politiques et économiques sur les voies et moyens nous permettant
de sortir de ce marasme et de kalbandé lespwatasyon kapitalis é kolonyalis.
EXIGE LA MISE EN PLACE d'un PLAN D'URGENCE POUR L'EMPLOI ET LA FORMATION PROFESSIONNELLE
DES GUADELOUPEENS prévoyant :
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Résolutions du XIIe Congrès
1) l'élaboration d'un dispositif de formation élaboré dans le cadre d'un partenariat stratégique entre les
socioprofessionnels et les institutions chargées de l'Emploi et de la Formation ;
2) la création d'une structure de formation en remplacement de l'AFPA délivrant des titres et qualifications
homologués par le Ministère de l'Emploi.
Kanmawad Travayè :
Nou savé byen nou pa ni pèkli, ni pòk, ni brak !!!
NOU PE, NOU DWET TRAVAY
AN PÉYI AN NOU !!!
PADAVWA PON DISOU PA PED
 
RESOLUTION N6 RESOLUTION SUR LA JEUNESSE
Le XIIème Congrès de l'UGTG réuni les 2 - 3 - 4 - 5 Avril 2008 au Lamentin
 Considérant que 50% du peuple Guadeloupéen a moins de 25 ans ;
 Considérant le faible développement des différentes formes d'apprentissage, caractérisé d'une part par le bas
niveau de scolarisation des 20/24 ans (20%) ; et d'autre part par le nombre important de jeunes sortant du système
éducatif sans aucune qualification ;
 Considérant l'absence d'insertion professionnelle et les 56% de taux de chômage frappant notre jeunesse ;
 Considérant le nombre de jeunes quittant le pays Guadeloupe pour poursuivre leurs études ou travailler à
l'étranger ;
 Considérant qu'ils sont les premières victimes du recours systématique par le patronat à l'emploi précaire,
sous-qualifié et au racisme à l'embauche ;
 Considérant l'explosion du nombre de jeunes vivant dans l'absolue pauvreté ; de jeunes filles mères ;
 Considérant tous les ravages provoqués par l'alcool et la drogue chez les jeunes, entraînant déficiences et
démounaj an tout sans ;
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Résolutions du XIIe Congrès
 Considérant la dislocation des lyannaj & CHOUKAJ familiaux, l'influence néfaste du modèle sociétal occidental sur
nous parents guadeloupéens, générant ainsi des « jenn moun obnibulés », par la possession de biens matériels et la
surconsommation ;
 Considérant qu'un peuple ne peut se construire sans jénès doubout
Le XIIème Congrès de l'UGTG réuni les 2 - 3 - 4 - 5 Avril 2008 au Lamentin
 Dénonce la déchéance sociale crée par un système éducatif inadapté outil d'un capitaliste qui prône
l'individualisme ;
 Dénonce la pusillanimité de nos dirigeants politiques incapables de mettre en place un schéma projectif
pour améliorer la situation professionnelle et sociale ;
 Affirme le retour à nos valeurs, mès é labitid an nou, redonner à la cellule familiale son rôle fédérateur ;
 Réaffirme le droit d'accès de tous aux savoirs ;
 Appelle les travailleurs à ne pas participer au processus de criminalisation et au dénigrement de notre
jeunesse ;
 Appelle tous les jeunes, dirigeants et militants à engager partout et systématiquement le débat et la
confrontation pour mettre en lumière le rapport étroit et immédiat entre l'absence d'emploi et de formation
d'une part et toutes les formes de déviances, de dérives d'autre part.
 Encourage tous les jeunes qui s'engagent et participent à la construction de notre société Guadeloupe à
rester doubout. PON DISOU PA PED
 
RESOLUTION N7 RESOLUTION SUR
L'INDEPENDANCE SYNDICALE
Le XIIème Congrès de l'UGTG, réuni les 2-3-4-5 avril 2008 au Lamentin,
 Considérant l'indépendance des Syndicats comme un moyen essentiel pour garantir à ces Organisations
Syndicales toutes leurs libertés ;
 Considérant les pressions de plus en plus fortes exercées par le grand capital et ses institutions contre les
syndicats pour leur faire accepter le dialogue social de compromission notamment sous la forme de « modernisation
» du droit du travail et de financement des syndicats par l'État et autres institutions ;
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Résolutions du XIIe Congrès
 Considérant le principe « celui qui paie décide » est contraire à l'indépendance syndicale ;
 Considérant que l'indépendance financière garantit l'indépendance syndicale
Le XIIème Congrès, réuni les 2-3-4-5 avril 2008 au Lamentin
 Réaffirme son indépendance idéologique, politique et financière vis-à-vis de toutes organisations et de
tous pouvoirs quels qu'ils soient ;
 Réaffirme sa décision de ne participer ni au dialogue social institutionnalisé, ni aux forums sociaux, outils
de neutralisation, de domestication et d'instrumentalisation des Syndicats de lutte ;
 Réaffirme sa ferme détermination a pa janmen manjé an men a yo.
 Le XIIème congrès mandate le nouveau Conseil syndical pour prendre toutes les dispositions nécessaires
en ce sens.
PON DISOU PA PED
 
RESOLUTION N8 RESOLUTION SUR LA SOLIDARITE
INTERNATIONALE
Le XIIème CONGRÈS DE L'UGTG RÉUNI AU LAMENTIN LES 02 - 03 - 04 - 05 AVRIL 2008
 Considérant le caractère d'organisation syndicale de la classe ouvrière, antirévisionniste et anti-impérialiste de
l'UGTG ;
 Considérant l'attachement de l'UGTG à l'internationalisme prolétarien ;
 Considérant que l'impérialisme est le produit du capitalisme qui lui-même engendre la mondialisation ;
 Considérant que cette mondialisation pour arriver à ses fins attaque les travailleurs de tous les états et de tous les
pays ;
 Considérant que ces attaques se font de concert par le grand capital et les États à sa solde ;
 Considérant que ce sont les institutions internationales (FMI- Banque Mondiale - OMC- Banque Européenne - CEE
etc.....) à la solde du grand capital international qui sont les donneurs d'ordre ;
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Résolutions du XIIe Congrès
 Considérant que cette situation se traduit pour les peuples par :
- Les guerres et occupations (IRAK-HAÏTI-DARFOUR-SOUDAN ect....)    - Les différents traités de libres échanges
imposés et au seul bénéfice de l'impérialisme et ses institutions (ALCA-ALENA-APE-CONSTITUTION
EUROPEENNE ect....)*    - La dislocation des peuples et des nations niant ainsi toute souveraineté aux peuples    -
La création de zones franches globales ou partielles.
 Considérant que l'isolement face à ces attaques favorise la déréglementation tout azimut, seul objectif du grand
capital ;
Le XIIème CONGRÈS DE L'UGTG RÉUNI AU LAMENTIN LES 02 - 03 - 04 - 05 AVRIL 2008
 Réaffirme appliquer avec conscience l'internationalisme prolétarien.
 S'unit à toutes les organisations authentiques de la classe ouvrière du monde entier, aux peuples et nations
opprimés, du tiers et du quart monde, dans la lutte menée en commun pour combattre le capitalisme, l'impérialisme,
le révisionnisme, le racisme pour parvenir à l'abolition sur le globe de l'exploitation de l'homme par l'homme.
Le XIIème CONGRÈS DE L'UGTG RÉUNI AU LAMENTIN LES 02 - 03 - 04 - 05 AVRIL 2008
 Apporte son soutien à tous les travailleurs et leurs organisations victimes de la répression et s'engage à participer
à toutes les initiatives de défense et de liberté démocratiques et singulièrement des libertés syndicales ;
 Exige la libération de tous les travailleurs emprisonnés à travers le monde pour leur engagement syndical.
 Réaffirme que l'unité des peuples et des travailleurs et de leurs organisations syndicales est l'un des maillons
essentiels à la défense des droits et des intérêts des larges masses et reste l'un des remparts indéfectibles face à
toutes ces attaques.
VIVE LA SOLIDARITE INTERNATIONALE.
*ALCA - Accord de libre échange Caraïbes Amériques  ALENA - Accord de libre échange du Nord Amérique  APE -
Accord de Partenariat Économique
 
RESOLUTION N9 RESOLUTION SUR KANPECH
 Considérant la situation de domination coloniale imposée an Gwadloup par la France ;
 Considérant les dispositifs mis en place par l'état colonial français, interdisant toutes formes de productions
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Résolutions du XIIe Congrès
industrielles et agricoles autres que celles imposées, destinées à le servir en qualité de '' Métropole '' ;
 Considérant la disparition de 1000 hectares de terre agricole par an et la dilapidation du patrimoine foncier
Gwadloup par les exécutifs et les élus locaux au profit de spéculateurs immobiliers ;
 Considérant la volonté de l'état colonial français visant à décourager toute initiative permettant une quelconque
production, quelle soit production agricole ou industrielle pour préserver les intérêts des importateurs et distributeurs
béké ;
 Considérant l'importation massive de produits agricole dont les conditions de production et la qualité sanitaire sont
le plus souvent condamnables et dommageables pour les travailleurs ;
 Considérant les visées de koudchanm sur les 32 hectares de terres agricoles de la ferme de campêche par des
affairistes mercenaires fouté pamal des intérêts du Peuple de Guadeloupe, avec la complicité des élus politiques et
de l'état colonial français ;
 Considérant la détermination et l'engagement des ex-salariés de la ferme de campêche à reprendre l'activité dans
l'objectif de nourrir autrement le peuple Gwadloupéyen.
Le XIIème CONGRÈS DE L'UGTG RÉUNI AU LAMENTIN LES 02 - 03 - 04 - 05 AVRIL 2008
Réaffirme :
 Le droit à l'acquisition de la ferme de campêche par ses anciens salariés tout comme l'ont exigé les
Travailleurs licenciés de ELF Valkanaers, de la pâtisserie RENEE, de la SAG, de TEXACO, ... ;
 Le droit de vivre, de travailler et d'entreprendre dans son pays est inaliénable tout comme le droit des
agriculteurs et éleveurs à disposer du foncier nécessaire aux besoins de leur exploitation ;
Le XIIème CONGRÈS DE L'UGTG RÉUNI AU LAMENTIN LES 02 - 03 - 04 - 05 AVRIL 2008 :
Exhorte le peuple Gwadloupéyen à tout mettre en oeuvre pour assurer la préservation du patrimoine foncier
Gwadloup en participant aux diverses actions organisées pour couper court à toutes spéculations
immobilières et foncières et de façon à nous garantir l'autosuffisance alimentaire par une production
agricole saine an Gwadloup.
Soutient que :
 S'approprier les 32 hectares de terres de la ferme kanpèch des aujourd'hui est ce qu'il nous faut pour nous
construire et révéler à notre peuple que l'action collective, non capitaliste, non latifundiaire peut non seulement
protéger nos terres agricoles mais également bien nous nourrir, participer à l'émergence d'une autre idée du
développement et enfin créer des emplois et des compétences.
 La protection du littoral, des mangroves, de l'écosystème et des terres cultivables devrait s'inscrire dans un vrai
schéma d'aménagement du territoire et de développement a péyi annou comme contribution a Pèp Gwadloup à la
préservation du patrimoine de l'humanité.
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Résolutions du XIIe Congrès
SÉ SILON JAN OU BITYÉ OU KAPAB RÉKOLTÉ SA OU PLANTÉ.
ANNOU KONTINYÉ NOURI LALIT.
PON DISOU PA PED
NOU KÉ GANNYÉ
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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 15:08
Animation club au CSBF

Le 22 mars, il y aura une journée animation Club à l’occasion de la régate multi séries Opti – Laser - Cata du Club sportif de Bas-du-Fort.
Au programme, 
· Apéro
· Barbecue à disposition (emmener vos merguez, cuisses de poulet, etc…)
· Boissons fournies par le Club
En attendant le retour des régatiers opérations :
· « Coup de propre »
· « Troca – CSBF » Bourse d’échange de matériel nautique

· 9h30  : Départ de la régate
· 10h30  : Ouverture du « Troca-CSBF »
              : Démarrage de l’opération « Coup de propre »
· 15h30  : Retour des régatiers
              : Barbecue
Tout au long de la journée nous récupèrerons les piles usagées, les bouchons et bouteilles en plastique.
L'équipe du CSBF compte sur votre présence. Bonne semaine et à dimanche !
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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 15:07
Le Tango, c'est un pas en avant, deux pas en arrière !

De Didier, ces quelques lignes.

Monseigneur Jacques Gillot fait savoir qu'après avoir produit au Sénat une intervention remarquée par son audace...

Après avoir obtenu que plusieurs de ses amendements (sur une CENTAINE !) soient adoptés...

Toute réflexion faite, il NE VOTERA PAS la LODEOM !

Quels amendements ?


1 - Gratuité de la carte orange pour les 4 zones en Région Parisienne, applicable aux 20000 RMIstes résidant en Guadeloupe


2 - Ticket gratuit pour la visite du Musée de l'Homme, valable pendant 3 ans, pour TOUS les Guadeloupéens, y compris ceux de Métropole.


Etc... Lire la suite sur http://surfer.over-blog.fr/article-28965980.html
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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 14:48
CHASSE A L'HOMME A JARRY

Info ou intox, il semble qu'un communiqué de presse de la CTu ait été expédié aux rédactions.
Que dit ce document troublant ?


« Les patrons de l'entreprise Jarry Alu ont décidé de prendre la poudre d'escampette.
Ce matin (13 mars), alors que les salariés se sont rendus sur leur lieu de travail, ils ont trouvé porte close.
La CTU lance dont un appel à l'opinion publique afin que la position de Messieurs Bone et Lafifi lui soit communiqués dès que ces personnages seront aperçus.
La CTU ofrira une « prime LKP » à toute personne qui lui donnera des renseignements susceptibes de la mettre sur la piste des fuyards. »

P/o le Secrétariat général
Alex Lollia

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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 14:46
RÉFLEXION SUR LA TAXATION DES JEUX

Alain Sorèze, qui a suivi le dossier, livre quelques réflexions personnelles et pertinentes sur la décision de taxer les jeus de hasard.

Concernant la proposition de Félix Proto de taxer les jeux , il me semble qu'à l'époque l'idée était de créer un "fonds d'investissement". Chargé de mission aux affaires sportives, je me souviens qu'il s'agissait de taxer les jeux ( noatamment loto sportif et pmu ) surtout pour financer directement des investissements sportifs car la Guadeloupe était "perdante" dans une répartition nationale aussi bien pour les sommes reversées par le FNDS ( CNDS actuellement ), basée sur le nombre de licenciés ou les grands projets et les sommes reversées aux clubs professionnels de football ( ce qui n'existe pas en Guadeloupe!).
Le contexte de l'époque avec la construction du vélodrome, la rénovation du CREPS et le projet de centre médico sportif, plaidait en ce sens surtout que le président Félix Proto a été à l'origine de la mèdecine sportive et est un passionné de sports.
L'amendement adopté mérite donc réflexions et analyses car les fonds créés par la taxe sur les jeux devant "financer du social" risquent en partie de financer à nouveau les jeux ( sans porter de jugement de valeur sur l'utilisation des aides sociales mais en analysant le circuit financier et le profil des joueurs) et en tout cas ne seront pas de façon sûre investis en Guadeloupe.
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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 14:45
TRIBUNE LIBRE - ANALYSE ÉCO

Analyse économique de la Gwada
L’accord signé entre le préfet de Guadeloupe et le collectif Liyanaj kont
pwofitasion (LKP), qui va être "copié-collé" en Martinique et probablement à la
Réunion, est un programme de "mise à niveau" sociale. En Guadeloupe,
Liyanaj est parvenu à mobiliser une grande partie de la population, et
longuement, parce qu’il a fondé cette mobilisation sur un programme sérieux.
Tout le monde admet aujourd’hui que la forte différence de niveau entre  les
prix des biens de consommation aux Antilles et les prix en Métropole –eux-
mêmes excessifs par rapport à d’autres pays d’Europe- n’avait aucun fondement
autre qu’une accumulation de marges et de rentes alimentant une "pwofitasion"
pour quelques-uns. Dans le cas des carburants, des pratiques délictueuses ont
même été mises en évidence.
Une perfusion de trente-six mois, mais ensuite?
La revendication sur les salaires du secteur privé, fondée dans son principe, ne
l’était pas dans son niveau. Aucune entreprise ne pouvait supporter une hausse
de 200€ par mois, surtout jusqu’à 1,4 fois le Smic. Aussi est-ce finalement
l’Etat qui, pour la moitié fait l’effort complété par celui des deux collectivités
territoriales à hauteur de 50€, mais pour 12 mois.
Le solde est évidemment supportable par les entreprises. Il représente une
hausse de l’ordre de 4% du Smic brut. La faiblesse de l’accord, c’est d’abord le
flou qui entoure ce qui se passera pour les 50€ des collectivités dans un an, et,
surtout, le refus de signature de certaines organisations patronales, malgré
l’effort de l’Etat qui a garanti sa prestation au-delà des 36 mois prévus
initialement. Mais, après tout, il appartiendra maintenant aux partenaires
sociaux de reprendre le dialogue, comme dans tout autre département français. 
Toutefois, cet accord n’est pas un projet économique et, qu’on le veuille ou non,
la pérennité des acquis est intimement liée au développement de l’économie, en
Guadeloupe, comme dans tous les DOM. Si le taux de chômage reste à 20%, et
50% chez les jeunes, ces acquis se consumeront comme braises et nous
risquons un rebond de frustration porteur d’un choc social plus grave encore.
Seuls des investissements productifs massifs garantiraient des créations
d’emplois
Il faut dire et redire que, hors perfusion de l’Etat qui ne peut s’amplifier sans
cesse, on ne peut distribuer que ce que l’on produit. On peut importer, à
condition d’exporter plus ou moins l’équivalent. Or l’accord, en termes de
production, ne mentionne que la réanimation des productions agricoles locales,
notamment en imposant leur consommation dans les cantines. La partie de
l’accord sur la formation des jeunes n’a de sens que si des emplois productifs
viennent s’ajouter aux 40% d’emplois administratifs.
Répétons donc que seule une forte vague d’investissements productifs,  en
Guadeloupe comme en Martinique et à la Réunion, peut garantir le développement
économique et les créations d’emplois. Certes, d’autres départements métropolitains
présentent aussi une balance production/consommation déficitaire. Mais pas à ce
point, et surtout pas dans le même contexte socio-racial.
Un projet de loi pour le développement économique d’outre-mer (PLOEDOM) est en
cours d’examen au Parlement; le Président, parmi les autres promesses budgétaires, a
annoncé une rallonge spéciale de 500 millions d'euros. Mais l’essentiel des mesures
est encore de caractère fiscal (zones franches,  baisse de charges sociales,
défiscalisation…), même si les parlementaires, sénateurs en tête, sont conscients du
fait que les défiscalisations précédentes ont "boosté" principalement les constructions
immobilières de luxe, et profité surtout à des contribuables aisés, au détriment
d’ailleurs du logement social!
Concernant les charges sociales, leur baisse répétée finit par sonner comme un aveu:
a-t-on abandonné l’idée de faire de nos DOM de "vrais" départements français,
compétitifs, autant que les autres, au sein du monde développé? En tous cas, selon ce
que l’on peut comprendre, en dehors de la rénovation d’hôtels et de l’aide aux
entreprises d’import  export,  115 millions seulement  sont  prévus pour des
investissements plus "productifs" dans les quatre DOM. On espère qu’un véritable
"plan" détaillé, sortira des Etats généraux prévus.  
Car il y a là un manque évident qui, s’il n’est pas comblé, aura rendu la mise à niveau
sociale que d’aucuns qualifient de "révolutionnaire", inutile voire nocive si elle
conduit à la disparition de nombreuses entreprises.
L'idée nocive d'une métropole ennemie
Pour les Antilles Elie Domota, comme Christiane Taubira, ont eu raison de
répéter que l’origine des manifestations était d’abord sociale. Malheureusement,
l’affrontement social a aussi "déplacé" un antagonisme racial latent. Nul ne peut
nier que la dialectique sociale qui opposait les détenteurs des moyens de
production et d’échange, et le peuple, était aussi, pour une part importante, un
antagonisme, sourd, latent, mais bien réel, entre noirs et "blancs pays" ou békés.
Et nul ne peut le reprocher aux Guadeloupéens noirs. Seuls peuvent le
comprendre ceux dont les arrière grand parents étaient encore esclaves ou
venaient d’être affranchis et soumis à une domination économique équivalente
jusqu’en 1946.
L’affrontement dont nous venons de sortir aux Antilles a révélé à nouveau cette
réalité. Malheureusement, en accusant régulièrement l’Etat français de "se
débiner", et en le contraignant finalement à apporter le plus gros de l’effort
salarial, Elie Domota a pu accréditer, dans certains esprits moins subtils que le
sien, l’idée que la Métropole , représentée par cet Etat, était l’ennemi. Du coup,
selon ce que disent aujourd’hui de nombreux "métros", un certain ostracisme
s’étend aujourd’hui à tous les blancs y compris eux. Notamment chez les
adolescents qui n’ont plus guère de culture historique! 
Il faut espérer que ce n’est là qu’un trouble passager et que la raison entre tous,
reprendra ses droits, sur les bases sociales heureusement renouvelées. Mais si
l’économie ne suit pas, si le sous-développement persiste, compensé seulement
par les perfusions de la Métropole, le prochain sursaut risque d’être bien plus
dur, et surtout de conduire à une revendication d’indépendance, dont les
Antillais, comme le leur montre chaque jour la situation sociale dans les îles
voisines, seraient les premières victimes.

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