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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 21:15
J’AI VU LA GUADELOUPE


J’ai vu la Guadeloupe qui marche, la Guadeloupe en marche, une Guadeloupe qui en a assez qu’on lui marche sur les pieds. Cela m’a rappelé les grandes marches de l’histoire menées par des leaders comme Martin Luther King et Mahatma Ghandi. J’en avais des frissons et j’étais fière !

Le LKP a un leader charismatique en la personne d’Elie Domota. Il a un talent oratoire exceptionnel. Son air désinvolte et son style simple tranchent avec le fin stratège qu’il est. Ils ont pensé que les Guadeloupéens allaient faire des démonstrations de force comme par le passé et qu’ils pourraient ainsi les discréditer. Mais là, ils avaient à faire à un mouvement très organisé, très documenté. Ils étaient bluffés ! Ils peuvent tenter de décapiter le LKP, mais tèt an nou rèd ! Nous connaissons ces méthodes. Dignité, Respect, Solidarité !

C’est le même espoir qu’a insufflé le « yes we can » de Barack Obama que j’ai ressenti ces dernières semaines grâce au LKP. Nous sommes Guadeloupéens, pourtant nous sommes invisibles dans les postes d’encadrement dans les entreprises de Guadeloupe. Nous sommes sous payés. Il y a une politique tacite qui fait qu’entre deux candidats on choisit celui qui est originaire de l’Hexagone. Qui peut trouver cela normal ? Personne.

Pourquoi avoir attendu si longtemps ? Nous avons un héritage colonial lourd qui fait que nous avons cette capacité à souffrir en silence. Nous sommes dignes et fiers, mais nous sommes arrivés à un point où ne n’en pouvions plus.

J’ai vu des patrons qui, lorsqu’il y avait pénurie de carburant, venir chercher et ramener leur salarié. J’ai vu des patrons qui ont laissé leur véhicule à leur salarié pour leur permettre de venir travailler. J’ai vu la gendarmerie venir chercher des salariés (Agent de sureté aéroportuaire) à leur domicile pour les inviter à rejoindre leur lieu de travail. J’ai vu des hommes de fer (des battants), des femmes d’acier (des guerrières), des hommes de paille (ballotés), des hommes et des femmes en bois (durs et secs). J’ai vu des SMS plus ou moins rigolos circuler. Le mouvement a suscité l’imagination et les passions.

J’ai vu parmi les jeunes des jeunes désoeuvrés. Ils survivent seuls ou dans leur famille. Ils ne sont pas sûrs du lendemain. Ils soutiennent la lutte de conscience du LKP mais pour eux, le mot lutte est à prendre au sens propre du terme. Eh oui, j’ai vu ça aussi. J’ai vu des magasins pillés, incendiés. J’ai vu des familles en pleurs, angoissée pour leurs enfants accidentés ou en deuil pour leurs enfants disparus. Oui, j’ai vu ça aussi. J’ai vu une économie ralentir, s’immobiliser. Eh oui, j’ai vu ça aussi. J’ai vu que la pwofitasyon est une opportuniste. En effet, je fréquente régulièrement les lolos de mon quartier et j’ai noté que les prix avaient augmenté de 50 cts à 1€. Eh oui, j’ai vu ça aussi.

J’ai vu que la Guadeloupe a trouvé un hymne local : la Gwadloup sé tan nou, la Gwadloup sé pa ta yo… Qui eût cru que le « yo » aurait été l’objet d’un tel tollé ? Le « yo » ne m’a jamais choqué et ceux qui ont voulu racialiser le conflit en clamant que le yo s’appliquait aux Blancs (mousach o solèy ?), ce sont ceux- là même qui participent à diviser la Guadeloupe. Ce sont ceux-là même qui sédimentent le pays en faisant des lots comme la ménagère fait pour laver son linge sale. Car le yo, je vous le dis, s’applique à tous les profiteurs quelque soit leur couleur de peau. A toute cette minorité qui aime la Guadeloupe et qui la purge comme un citron pour en extraire le jus. Et ce jus, ils veulent se le garder pour le boire entre eux. Pourtant, j’ai des amis Blancs qui viennent de l’Hexagone ou même de Croatie et ils ne se sentent pas visés. Car eux ont voulu devenir les enfants adoptifs de la Guadeloupe en s’intégrant à la population et en ne vivant pas en cercle fermé. Eux n’ont pas voulu être les mamans et les papas de la Guadeloupe. Cessez de parler de racisme, c’est la réalité. Eh bien, le LKP dit non. Nous sommes la force vive du pays et il n’est pas question que nous soyons écartés de sa richesse. Dignité, Respect, Solidarité !

J’ai vu, bien avant la grève, des jeunes Guadeloupéens diplômés à Bac ++++ comme moi s’entêter à vouloir rester au pays pour travailler. Et quel travail ? Des postes discrets dans lesquels les employeurs tentent de payer le moins que possible. Des postes où les personnes qui vous encadrent, arrivés bien souvent de l’Hexagone, s’évertuent à vous infantiliser et à vous faire courber l’échine. On connaît l’adage qui dit que l’élève dépasse le maître dans l’enseignement ; et généralement le maître en est fier. Cependant, dans la vie pratique, il est hors de question que le sous-fifre, aussi talentueux puisse t’il être, dépasse le maître ou du moins l’égalise. Ces maîtres là ont la peau dure. Mais nous sommes la Guadeloupe. Nous ne courberons plus l’échine, nous avons mal au dos. Dignité, Respect, Solidarité !

J’ai vu… Non, je n’ai pas vu les Guadeloupéens vivant en Hexagone et ailleurs (nos chères personnalités). Je ne les ai pas vus et je ne les ai pas entendus. Ou peut-être ont t’ils murmuré leur soutien. Ou peut-être sont-ils bien loin physiquement et mentalement de la réalité guadeloupéenne. Asiré pa pétèt qu’ils sont à l’abri du besoin, peut-être le sont-ils aussi de la lutte pour la dignité et le respect. Peut-être ont-ils trouvé leur place dans ce monde (c’est tout le bien que je leur souhaite). Peut-être ne sont-ce que des chimères ou même des caprices comme l’ont laissé entendre ceux qui n’ont rien compris. Dignité, Respect, Solidarité !

Car j’ai vu aussi des gens, venus en vacances, nous expliquer que « la France était un pays très généreux en terme de politique sociale et qu’il ne fallait pas cracher dans la soupe ». Comme l’a dit Elie Domota, que ceux qui critiquent les grévistes échangent leur emploi avec eux. S’ils estiment que revendiquer des droits revient à « cracher dans la soupe », qu’ils laissent leur situation de privilégiés pour prendre celle d’un gréviste. Des volontaires ?

J’ai vu que le monde entier a entendu notre cri. La presse nationale s’est déplacée et beaucoup d’articles ont été consacrés à la grève générale en Guadeloupe. Cependant, je déplore que certains aient donné une image bien réductrice de la mobilisation en mettant l’accent sur l’augmentation des plus bas revenus de 200 € et sur la baisse des prix. Si cela n’était qu’une question d’argent, la mobilisation aurait-elle duré si longtemps ? Aurait-elle brassé une population si diverse (hommes, femmes, jeunes, travailleurs, chômeurs, intellectuels, artistes, et obtenu le soutien de personnes aussi bien démunies que hors du besoin, aussi bien des Noirs, que des Indiens ou des Blancs).

Un grand woulo bravo à MM Domota, Nomertin, Tacita, Lollia, Clavier, Plaisir, Numa, Beauchamps, Flémin, Alidor, Madassamy (Elie avait le prénom et Mada avait la barbe) et tous les autres membres du Lyannaj Kont Pwofitasyon, aux gardes du corps de M. Domota, à la sécurité LKP, aux associations culturelles ( Akiyo, Voukoum…), à la foule qui suivait sur place les négociations et celle qui allaient le soir devant le Palais de Mutualité, à la population qui marchait, aux femmes, aux tambouyers qui battaient, aux chanteurs qui s’égosillaient, aux personnalités : artistes (Admiral T, Dominik Coco) qui ont eu le courage d’associer leur image au mouvement, à tous ceux qui n’avaient pas peur de brandir un ruban rouge (je n’ai pas de voiture mais j’en ai distribué autant que j’ai pu), à la presse locale (écrite, radio, télé) qui a parlé d’une même voix, l’essentiel étant d’informer coûte que coûte, dans la salle des négociations, dans la rue, sur les barrages, dans les fusillades à toute heure du jour et de la nuit, à l’Eglise qui s’est impliquée aux côtés de la population et du LKP légitimant l’expression de la souffrance humaine en lançant des messages d’espoir et de paix et aux politiques des plus timides aux plus fervents. MM Lurel et Gillot que l’on a même surnommés Laurel et Hardy, ont commencé par croire qu’on leur jetait la pierre. Lorsqu’ils ont compris que les revendications dépassaient le conflit de personnes, ils se sont réveillés.

Dans mes vœux pour l’année 2009, j’ai souhaité on lanné nèf pou démilnèf. Que l’on s’attache à de vraies valeurs comme nous avons su le faire ces dernières semaines : s’écouter, se respecter, marcher ensemble, lutter contre la division. La division fut l’arme suprême que les colonisateurs mirent en place dès le début de la traite négrière. En effet, la stratégie consistait à acheter des esclaves de tribus différentes. Souvent ennemis, ils ne parlaient pas le même dialecte, donc ne pouvaient pas communiquer et donc s’associer. Pire, cette stratégie consistait aussi à séparer les familles, le père en Trinidad, la mère à Cuba, les enfants en Guadeloupe. Lorsque l’on vous a si bien  démantibilé, vous êtes vidés comme les poissons à qui on enlève les entrailles et que les colonialistes assaisonnaient à leur gré. Le terme anglais est seasoning pour exprimer le processus de déshumanisation de l’Africain pour le rendre un « bon » esclave dans le bassin caribéen, c’est-à-dire, sans racine et sans dignité, donc malléable.

Coïncidence de la signature de fin de conflit avec l’entrée en carême. Poussé dans le désert, Jésus va marcher durant 40 jours, sujet aux tentations du diable. Après 44 jours de marche, de lutte, nous avons souffert. L’économie de la Guadeloupe a souffert. Pleine d’espoir, la Guadeloupe reprend le travail, reconstruit. C’est une réalité difficile que nous retrouvons au bout de la grève, mais comme l’a dit Jésus, « n’ayez pas peur ». Et durant le carême, et tous les jours qui suivront, nous réapprendrons à résister aux tentations du caddie. Yes we can ! Nou pé, é nou ké fèy !

Les profiteurs et tous ceux qui se sentent yo car ils ne se sentent pas nou, doivent se préparer au changement car désormais nous aurons l’œil, nous sommes véyatifs. Aujourd’hui, grâce aux revendications immédiates obtenues par le LKP, une certaine justice est rétablie. La lutte commence. DIGNITE, RESPECT, SOLIDARITE !

Marie-Céline NESTOR
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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 20:38
Le Sénat donne son feu vert aux "zones franches d'activité" dans les DOM

Le Sénat a donné mercredi son feu vert, dans le cadre du projet de loi sur l'outre-mer, à la création pour dix ans dans les quatre DOM de "zones franches d'activité" où les entreprises bénéficieront de notables avantages fiscaux.

Les avantages, abattements sur l'impôt sur les bénéfices, sur la taxe professionnelle et sur la taxe foncière sur les propriétés bâties sont modulés en fonction des activités et des territoires.
Ces zones franches (ZFA) sont destinées aux PME (moins de 250 salariés et 50 millions de CA) et les secteurs concernés (tourisme, agronutrition, énergie et environnement, recherche et développement, nouvelles technologies) visent à favoriser "le développement endogène" de chaque département.
Le gouvernement, qui estime que 27.000 entreprises sont éligibles aux ZFA, a musclé par amendements son dispositif "pour répondre à la situation de crise".
Il a étendu le champ des ZFA, porté le taux d'exonération de la taxe professionnelle de 50% à 80%, voire 100%, et assoupli la dégressivité des charges sociales. Les collectivités recevront la compensation de la perte de recettes. Les exonérations pourront intervenir dès 2009.
Le gouvernement a également fait adopter un amendement instituant une exonération partielle et temporaire de la taxe foncière sur les terres agricoles.

Un bonus exceptionnel

Les sénateurs ont également donné leur accord à un amendement du gouvernement à l'instauration d'un bonus exceptionnel de 1.500 euros maximum par an et par salarié que pourront verser les entreprises ultramarines.
"Afin de répondre à la crise, le président de la République souhaite donner aux entreprises ultramarines, dans le cadre des accords intervenus à la Guadeloupe, à la Martinique et, je l'espère bientôt à la Réunion et en Guyane, la possibilité d'accorder une augmentation de salaire sans acquitter les cotisations, hors CSG et CRDS, selon la formule du bonus exceptionnel" a expliqué le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, Yves Jégo.
"Cette mesure donnera une base solide aux accords salariaux", a-t-il ajouté.
Le versement de ce bonus devra faire l'objet d'un accord régional interprofessionnel conclu en 2009. "L'accord peut prévoir de moduler le montant de ce bonus exceptionnel selon les salariés", "en fonction de la taille de l'entreprise, du salaire, de la qualification, du niveau de classification, de l'ancienneté ou de la durée de présence dans l'entreprise du salarié" stipule l'amendement.
Les sénateurs ont par ailleurs approuvé le dispositif introduit par la commission des Finances fixant par décret en Conseil d'Etat le prix de produits ou de familles de produit de première nécessité dans les collectivités d'outremer en fonction de leurs spécificités. Le gouvernement a cependant obtenu que cette fixation ne soit pas obligatoire mais possible.
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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 20:27
ENCORE LES BEKES : CLAUDETTE DUHAMEL ECRIT AU PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE

La Justice est aux mains des Français. Et pour ne pas changer , le procureur de la République auprès du TGI de Pointe-à-Pitre vole au secours des Békés martiniquais émigrés en Guadeloupe. 
Le souvenir de Victor Hugues ne fait pas peur ... 
L'avocate Martiniquaise Claudette Duhamel interpelle ce Procureur maladroit...

Claudette Duhamel. Avocat.48, rue Schoelcher. Martinique.Fort-de6 France,le 9 mars 2009

Monsieur le Procureur de la République , Près du TGI de Pointe à Pitre . Guadeloupe- Pointe-à-Pitre. 



Monsieur le procureur de la république, 


Ainsi vous avez décidé d’ouvrir une enquête à l’encontre de Monsieur Elie DOMOTA porte parole du LKP au motif qu’il aurait commis le délit de provocation à la haine raciale pour avoir indiqué que les patrons qui refusent de signer l’accord salarial accordant 200 euros aux salariés qui perçoivent des bas salaires doivent quitter l’île et qu’il ne laisserait pas une bande de békés rétablir l’esclavage en Guadeloupe. 

Votre décision qui intervient à l’issue d’une grève particulièrement dure et pénible pour les travailleurs guadeloupéens, et alors que les gros patrons béké refusent obstinément de signer un accord arraché de haute lutte, me semble procéder d’un insigne mépris à l’égard du peuple de la Guadeloupe et risque de constituer une caution au comportement éminemment raciste de cette caste béké qui sévit en Martinique et en Guadeloupe. 

Monsieur le procureur de la république, vous ne pouvez ignorer ni contester cette vérité connue maintenant de toute la planète, à savoir que ceux que les Martiniquais et Guadeloupéens appellent les békés constituent le regroupement de descendants de français esclavagistes qui vivent entre eux, se marient entre eux, refusent de se mêler biologiquement et socialement aux populations non européennes pour préserver la pureté de leur race au point d’exclure de leur « communauté » tout membre qui aurait enfreint cette règle. 

De manière délibérée ce que vous appelez la « communauté béké » s’est coupée du reste de la population qu’elle ne fréquente pas et vit principalement dans une partie de l’ile de la Martinique sur le territoire de la commune du François appelée Cap Est, ou, pour reprendre les termes de HUYGUES DESPOINTES, « Béké land ». 


Retranchés dans leur ghetto luxueux les békés possèdent la majeure partie des richesses des deux pays Martinique et Guadeloupe.

Ainsi à titre d’exemple, le groupe de Monsieur Alain HUYGUES DESPOINTES détient 80 % des parts de marché dans le secteur de la production agro alimentaire dans ces deux pays, ce qui lui permet de pratiquer des prix prohibitifs tout en versant aux travailleurs martiniquais et guadeloupéens des salaires de misère. 


C’est donc cette caste qui depuis près de quatre siècles s’est constituée et fonctionne sur un mode raciste, que vous entendez protéger de la « haine raciale ». 
Alors qu’en France votre gouvernement nomme des ministres à l’intégration et fustige tous étrangers principalement les africains caribéens parmi lesquels se trouvent ceux que vous appelez « domiens » qui refuseraient de s’intégrer, voilà que non seulement vous tolérez le comportement inadmissible de ces gens dans nos pays mais entendez de surcroit les protéger en tant que tels. 

Monsieur le procureur il y a des limites à ne pas dépasser et je crois honnêtement qu’en votre qualité de représentant de la société française, vous êtes en train de les franchir. 
Dois-je vous rappeler que le racisme est d’abord et avant tout la théorie de la hiérarchie des races, qui conclut à la nécessité de préserver la race dite supérieure de tout croisement, ainsi qu’à son droit de dominer les autres. 


C’est exactement cette théorie qu’appliquent les membres de la caste béké et que leur patriarche, a si bien rappelée dans l’émission diffusée sur CANAL + intitulée « les derniers maîtres de la Martinique ».

Aucun membre de cette caste même ceux qui ont mis en place l’association « Tous créoles » ne peut venir dire le contraire : alors qu’ils ne représentent pas 1% de la population ils se marient tous à l’intérieur de leur caste et à défaut aux fins d’éviter les méfaits de la consanguinité avec des conjoints qu’ils vont chercher en Europe. 



Un racisme biologique, social et viscéral c’est ça la réalité triste mais incontournable des békés que votre Etat cautionne et entretient depuis plus de 4 siècles nonobstant les récentes poursuites que vous exercez contre le sieur HUYGUES DESPOINTES et qui ne sont que poudre aux yeux dans la mesure les effets se voient d’emblée annulées par les poursuites que vous exercez contre Elie DOMOTA lequel ne fait pourtant que dénoncer ce racisme. 


Le comportement actuel des gros patrons békés (qui dominent au sein du MEDEF Guadeloupe), consistant à refuser l’accord salarial après que les Guadeloupéens se soient sacrifiés durant plus de 6 semaines pour obtenir cette augmentation de salaire, relève de l’arrogance coutumière des békés qui n’ont que mépris envers les travailleurs guadeloupéens et martiniquais qu’ils ont toujours considérés comme des non humains, des êtres à créoliser à soumettre à leur culture afin de les empêcher d’être eux mêmes. 


Ce refus de signer cet accord est aussi un moyen pour eux de prouver leur supériorité raciale, économique et social et partant de faire savoir à ces nègres mais aussi au représentant de l’Etat français qui a signé l’accord, qu’ils sont les seuls et véritables maîtres de la Guadeloupe et de la Martinique. 



C’est ce même Etat d’esprit qui leur a fait croire qu’en pleine grève générale contre la vie chère en Martinique il pouvaient se permettre d’organiser une contre manifestation en prenant la capitale d’assaut avec leurs tracteurs et leurs 4x4 en guise de chars d’assaut. 


Le peuple martiniquais leur a fait comprendre que même s’ils considéraient toujours les martiniquais comme moins que des macaques à peine créolisés, il savait en de telles circonstances se défendre. Et grâce à la détermination du petit peuple des quartiers défavorisés, ils n’ont pas pu entrer dans le centre ville de la capitale et ont dû regagner leur békés land. 


Comment ne pas dénoncer de tels comportements de la part de békés qui en situation de monopole et d’oligopoles savent pertinemment qu’en pratiquant des salaires de misère : ils affament les nègres reproduisant les méthodes de leurs ancêtres esclavagistes. 


En toute objectivité il faut bien admettre que leur comportement actuel consistant à refuser catégoriquement de signer un accord qui aurait permis à des pères et des mères de famille de bénéficier d’un surplus de revenus pour nourrir leurs enfants relève du racisme et du mépris envers nos deux peuples. 



Elie DOMOTA a donc entièrement raison de dénoncer ce racisme et de dire que ce refus équivaut à rétablir l’esclavage dans la mesure où aucun être humain ne peut vivre décemment avec les salaires ridiculement bas servis par les békés dans un pays ou la vie est en moyenne 100 % plus cher qu’en France. 


Comment un SMICAR guadeloupéen travaillant dans le Carrefour du groupe Bernard Hayot, peut il apporter à ses enfants les aliments nécessaires à leurs croissance quand quatre yaourts coutent plus de 7 euros, qu’une bouteille de lait plus d’un euro, un petit paquet de beurre de 250 grammes près de 3 euros ? 


Dans les familles nombreuses guadeloupéennes les enfants n’ont pas droit tous les jours au lait au beurre et encore moins au yaourt. Sans doute que pour les békés les nègres quand ils sont de conditions modestes ne devraient peut être pas consommer de telles denrées réservées à ceux que l’Etat alloue 40 % de prime de vie chère et qui de plus en plus ne peuvent même plus les acheter 



Accepter cela c’est cautionner les comportements discriminatoires et raciale des békés. 
Poursuivre Monsieur Elie DOMOTA parce qu’il met le doigt sur ces comportements relèvent de la complicité pure et simple avec de telles pratiques. 



Monsieur le Procureur, si vous avez un minimum de respect pour notre peuple ou pour le genre humain tout court vous deviez poursuivre, non pas Monsieur Elie DOMOTA, mais l’ensemble des membres de cette caste béké pour pratiques ancestrales et quotidiennes de discriminations raciales à l’égard des Martiniquais et des Guadeloupéens. 


Quoiqu’il en soit, je tiens à vous préciser que si des poursuites devaient être effectivement déclenchées contre cet homme vous provoquerez la mobilisation des milliers des derniers damnés de la terre que sont nos deux peuples unis pour venir vous dire qu’ils sont totalement d’accord avec les propos de Monsieur Elie DOMOTA. 


Rappelez-vous Monsieur le Procureur que dans un de ses discours prononcé en 2007 votre président de la République Monsieur Nicolas SARKOZY a dit aux étrangers vivants déjà dans des conditions difficiles sur le sol français « aimez la France ou partez » sans faire l’objet de critique alors que dans ce cas de figure il aurait du être fustigé puisqu’à l’inverse des békés qui refusent de se mélanger au Martiniquais par racisme, ces étrangers sont bien souvent rejetés, victimes d’ostracisme ce qui les empêche de s’intégrer c'est-à-dire d’aimer la France. 



Monsieur Elie DOMOTA, lui a plaidé la cause des plus défavorisés en disant aux patrons racistes et ségrégationnistes de Guadeloupe «signer cet accord ou quitter le pays autrement dit accorder aux guadeloupéens les plus démunis un minimum vital ou partez. 



Et il a parfaitement raison car le Peuple Guadeloupéen n’aurait pas fait 44 jours de grève avec une détermination exemplaire pour retourner au travail et percevoir des patrons békés le même salaire de misère. 
Si vous le poursuivez vous devrez par souci d’équité et d’égalité de tous devant la loi poursuivre l’ensemble des Martiniquais qui ont chanté et chantent dans la rue en parlant des békés « une bande de békés profiteurs, voleurs nous les mettrons dehors » 



Les Guadeloupéens et les Martiniquais savent que votre Etat répugne à poursuivre et à condamner les membres de cette caste bien protégée, l’affaire du sieur MARRAUD DESGROTTES est là pour nous le rappeler, mais gardez vous pour autant de franchir des limites qui ne feraient que révéler la complicité terrible existant entre l’Etat français et les békés. 



Déjà vous faites injure à notre intelligence en prétendant voir dans les propos d’Elie DOMOTA une incitation à la haine raciale.

Aussi, prenez garde monsieur le procureur de ne pas allumer les feux de la colère de nos deux peuples en voulant à tout prix salir DOMOTA pour venger les békés qui ont démontré qu’ils n’avaient pas changé d’un pouce durant des siècles et qu’ils étaient aussi racistes que ces blancs du sud des Etats-Unis qui traitent le président noir des Etats-Unis Barak OBAMA de macaque. 


« Tant va la cruche à l’eau ….. » et cette cruche y va depuis bientôt près de 5 siècles. 


C’est au nom de vos principes républicains et de la déclaration universelle des droits de l’homme que je vous invite à mettre un terme à toute velléité de poursuites judiciaires à l’encontre de Monsieur Elie DOMOTA. 


Souvenez vous Monsieur le Procureur : En 1848 après avoir aboli l’esclavage, l’Etat français au lieu d’indemniser les victimes de ce viol permanent du corps et de l’esprit qu’a été l’esclavage, a payé les criminels pour la perte de leurs « biens » estimant dans la droite ligne du code noir que nous n’étions pas des humains mais des objets qui pouvaient être achetés des mains des colons. 


C’est d’ailleurs avec ces fonds et notre labeur payé au rabais que les békés ont bâti leur fortune pendant que nous étions maintenu dans un quasi esclavage compensé par des aides publiques d’un Etat français complice. 

Votre démarche actuelle me donne à penser que vous entendez toujours et une fois de plus poursuivre les victimes du racisme et leur demander d’indemniser les békés tout simplement parce qu’ils entendent mettre fin à la pwofitasyon exercée sur eux par ces descendants d’esclavagistes. 


161 ans après le décret d’abolition de l’esclavage la situation est en train de changer et le peuple guadeloupéen n’acceptera pas que vous veniez user de votre pouvoir de poursuite pour apporter un soutien aux membres de la caste béké. 
Le Peuple vous dit ça suffit ! Nous avons les yeux ouverts !

Veuillez agréer, Monsieur le Procureur, l’expression de mes salutations de négresse en lutte contre l’esclavagisme et le colonialisme. 


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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 15:30
TRIBUNE LIBRE

Guadeloupe : L’indépendance et vite !

En Guadeloupe, ce n’est pas la misère qui est scandaleuse, mais la richesse dans un territoire subventionné à 93%.

Il existe sans doute aux Antilles des situations de monopoles insulaires qui permettent à certains de s’enrichir de façon plus ou moins scandaleuses, comme en Corse (où le litre de Super est un produit de luxe) ou à l’Ile d’Yeu. Que la puissance publique oeuvre pour y mettre fin n’aurait rien de choquant. En revanche, justifier le (très) mauvais accueil fait aux touristes en Guadeloupe ou en Martinique par une aversion au "service" issue du passé esclavagiste est risible. A St Domingue, les descendants d’esclaves accueillent plus que cordialement les touristes et les servent sans avoir l’impression de retomber dans la servitude. Mais il est vrai que eux n’ont pas le choix, ou plutôt ils l’ont, puisqu’ils savent que sans cela leur destin sera celui de l’autre moitié de leur île : Haïti, premier pays libéré de la servitude et actuellement l’un des plus pauvres du monde, mais qui semble avoir exporté l’un de ses savoir-faire, les Tontons Makoutes. A St Domingue, impossible de tendre la sébile vers un "Etat colonisateur", il faut se démerder seul pour sortir de la misère - et à force de travail, ils y arrivent, preuve que les Caraïbes ne sont pas une zone de sous-développement par nature.

Ceci n’intéresse toutefois pas les Guadeloupéens qui - lucides - veulent "développer un tourisme de luxe et pas concurrencer St Domingue" dixit le LKP. Tu penses, cracher sur les touristes en short pour attirer ceux qui viennent en smoking, belle stratégie marketing ! En attendant que la haute-bourgeoisie américaine aille s’encanailler sur les barrages du LKP, il faut que "l’Etat colonisateur" casque, lui qui ne dépensera jamais assez pour effacer sans succès sa "dette morale", mais qui pourtant dépense déjà trop en métropole et se ruine dans les DOM, cette caricature des Danaïdes. Une population de fonctionnaires (37% de la population "active", un record) et de érémistes, suréquipés en véhicules flambant neufs, n’a que faire des comparaisons avec ses voisins directs ou des statistiques. La Guadeloupe refuserait par ailleurs- pas folle ! - toute idée d’indépendance et n’a qu’une idée en tête, nous faire payer toujours plus, sans discuter, sans contrôler. Et comme l’argument racio-colonialo-esclavagiste emporte tout sur son passage, y compris la pudeur et le bon sens, on est prié de ne pas leur hurler la seule chose raisonnable : casse-toi pauvre con ! Autrement dit : IN-DE-PEN-DAN-CE.

Le scandale de la Guadeloupe, ce n’est pas la pauvreté - personne n’y meurt de faim - mais la richesse. Il est en effet assez aberrant que des riches y prospèrent à l’abri de monopoles quand on sait que les Guadeloupéens produisent environ 7% du PIB qu’ils consomment. Autrement exprimé, voilà un territoire subventionné à 93% par le biais du traitement des fonctionnaires du RMI, et des différentes allocations, subventions, exonérations fiscales consenties par la métropole "coloniale". Faire comprendre aux riches guadeloupéens en situation de rente (foncière ou monopolistique) qu’ils ne font que détourner à leur profit une partie des 93% de subvention ne semblerait pas odieux. Mais augmenter les salaires par la force ne résoudra rien, les prix suivront. Après l’indépendance, qu’ils en discutent entre eux pour savoir comment se partager les 7% qui resteront...

En attendant, tous les jobards qui prétendent que le mouvement Guadeloupéen doit servir d’exemple à la métropole doivent préalablement se demander quel généreux mécène apportera prochainement à la France 93% de ses ressources : Cuba ? La Corée du Nord ? Hugo Chavez ? Parce qu’au final, il faut quand même bien quelqu’un qui travaille et qui paie. Mais il y en a pour qui le travail rappelle trop le souvenir douloureux de l’esclavage, et il faut les en exempter. En métropole, j’en appelle solennellement à tous les descendants des serfs à qui le travail évoque le servage, mais qui souhaitent un revenu décent pour s’abonner à Canal Plus et rouler en Laguna afin de profiter de leur temps libre. Une petite manif de la République à Nation ?

Stephane Guezenec
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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 15:17
ANTILLES : LA FAUTE AUX BLANCS...


Si vous avez manqué l'émission de lundi 9 mars COMPLEMENT d'ENQUÊTE : Antilles : La faute aux blancs...
Voici l'adresse pour le visionner :

http://info.france2.fr/complement-denquete/emissions/51821396-fr.php


De plus, cette émission est rediffusée sur RFO Télé Guadeloupe ce mercredi 11 mars à 20 h 45.
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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 15:17
LA GRÈVE VUE PAR UN ARTISTE

Venez découvrir le tout nouveau single de Woni Téofil avec le titre La Grève à l'écoute sur son blog
http://ronytheophile.skyrock.com/
Ecoutez... et surtout laissez vos commentaires.

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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 15:16
L'ACCD'OM OUVRE UN SITE POUR LES ETATS GÉNÉRAUX
Dans quelques semaines le gouvernement va engager en Outre-mer une large consultation sous la forme d’Etats généraux. Différentes réunions thématiques vont se tenir dans chaque territoire de façon concomitante avec la participation d’élus représentants de collectivités, de partis politiques, de chambres consulaires, d’associations, de syndicats...
Il appartient à l’ACCD’OM, seule association réunissant des collectivités de tout l’Outre Mer, d'être vigilante et active pour que ces Etats-généraux ne se transforment pas en grand-messe en laissant l'Etat seul coordonateur de cette consultation.
Aussi et afin de permettre à  tous les départements et territoires de collaborer de façon transversale  à ces états généraux, l’ACCD’OM  met en place un site Internet qui pourra centraliser les propositions de chaque région,  ainsi que les compte rendus de réunions pour en faire une synthèse qui sera mise à la disposition de tous . Ce site Internet, comportant un forum alimenté par des correspondants de ces sept territoires, couvrira en temps réel ces états-généraux et sera animé par l'ACCD’OM ; il aura le mérite d'une solution indépendante de l'Etat, offerte à des ultramarins par des ultramarins.
Cette proposition va dans le sens de l'intérêt de l'Outre mer compte tenu de l'importance que peut revêtir pour l'avenir et le développement de chaque territoire les décisions qui seront prises à l'issue de ces états généraux.
 www.etatsgenerauxoutremer.net
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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 15:16
LES BÉKÉS DÉBATTRONT AVEC LES ASSOCIATIONS ET LES ÉLUS ANTILLAIS
 
Patrick Karam, délégué interministériel pour l’Égalité des chances des Français d’outre-mer, organise une rencontre-débat sur le thème « La place des Békés dans la société antillaise : mythes et réalités » le mercredi 18 mars de 17h30 à 19h30 en salle Félix-Éboué à la Délégation interministérielle (27, rue Oudinot Paris 7e). 
 Dans un contexte tendu, les représentants emblématiques de la
communauté béké et les principales associations et élus ultramarins de l’Hexagone débattront pour la première fois sans tabou. Une rencontre primordiale dans la situation actuelle de délitement de la cohésion sociale aux Antilles.
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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 15:15
LE CAGI S'INTÉRESSE À LA MOBILISATION SOCIALE
La mobilisation sociale en Guadeloupe : quels enseignements, quelles perspectives… C'est le thème d'une causerie-débat les vendredi 20 et samedi 21 mars, à Fouillole (UFR – Droit).
Le 19 mars 1946, était publiée la Loi érigeant la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique et la Réunion en Département français.
63 ans plus tard en 2009, tous ces départements connaissent des mouvements sociaux d’une ampleur inégalée.
En Guadeloupe, du 20 janvier au 04 mars 2009, la mobilisation sociale a impliqué l’ensemble des acteurs par une démarche globale et innovante de contestation de la situation socio-économique de l’archipel.
Pour comprendre ce mouvement sans précédent qui s’inscrit dans la tourmente économique mondiale et qui dépasse les strictes limites de la revendication sociale, le C.A.G.I a pris l’initiative d’ouvrir le chantier de l’analyse par des regards croisés sur ces 44 journées de mobilisation.
C’est l’objet de la manifestation qu’il organise vendredi 20 et  samedi 21 mars 2009.
Vendredi 20 mars à 18 heures
Introduction : L’opinion guadeloupéenne et le mouvement social : présentation de l’enquête Qualistat
1°) Emergence et Extension de la mobilisation
- Les ressorts historiques de la contestation, par J-P Sainton
- Le L.K.P : une démarche innovante ? par Rosan Mounien
- La dimension identitaire de la mobilisation par Eric Nabajoth
Samedi 21 mars à 9 H
2°) L’action des médias locaux
- Entre proximité et militantisme
Canal 10
Radyo Tanbou
- Entre liberté et pression
RCI
Sept Mag
3°) L’impact  de la mobilisation
- L’analyse économique de l’accord Bino et du protocole  du 04 mars par Erick Edinval
- La fin d’un modèle d’entreprise par Fabienne Alvarez
- Le triomphe de l’Etat ?, par Fred Réno
- Le nouveau statut de la question statutaire, par Julien Mérion
- L’influence extérieure de la mobilisation : le cas de la Martinique, par Francis Carol
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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 15:14
GUADELOUPE ALLIANCE EST À PETIT-BOURG
La prochaine rencontre de Guadeloupe Alliance est prévue  vendredi 13 mars à 19 heures, à Petit-Bourg, au Bar “Chez Gabie”, situé au bourg juste avant la Mairie.
Le premier des 8 thèmes:  “Indépendance Energétique et questions environnementales” seront éclairés des interventions de Guy Favand et d’Edouard Benito Espinal.
« Pour mémoire, Guadeloupe Alliance est une association qui s’est fixée le but de lancer un appel à tous qui veulent apporter leur pierre à notre édifice “Guadeloupe” afin participer ensemble à la construction d’un projet pour notre société. Cet appel (initié par un groupe de jeunes) propose à l'ensemble de la population guadeloupéenne, de lever formidable défi de se responsabiliser dans l'ensemble des enjeux qui nous concerne. Le monde que nous vivons est aussi le monde que nous faisons. Réaliser un projet de société ambitieux et respectueux de nos valeurs revient à offrir un horizon, son chemin, et une cause à défendre. La naissance d'une conscience collective et citoyenne n'est possible qu'avec la contribution volontariste de tous ceux qui se sentent et qui se savent concernés par le devenir de la Guadeloupe », explique Gladys Démocrite, à l'initiative de ces rencontres.
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