Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 17:17
Pensée  d'une jeune martiniquaise
Bon, depuis le reportage sur les békés, les uns et les autres s'amusent à ressortir des
anciens messages pour inciter à la haine raciale.
 
On sait tous que les blancs ont une piètre opinion des nègres, on sait tous que les
békés ont manipulé et manipulent encore les antillais pour s'engraisser, on connait tous
notre histoire: filles et fils d'esclaves....blablabla, blablabla....
                                                                                                                                                    
Comme dit la chanson "pa ni volè si pa ni soutirè..."
                                                                                                                                             
Aujourd'hui notre combat n'est pas de soulever une émeute raciale, ce n'est pas un
combat races contre races. 
Le problème c'est nous, c'est nous qui avons comme dit un ami "gardés nos chaines ;
 pas à nos pieds, pas à nos poignets ni au cou, mais dans nos têtes."
 Ce sont ces chaines que nous devons briser.
Ca fait nan ni nan nan que nous ouvrons nos bouches pour dire que l'esclavage nous a
fait ci, l'esclavage nous a rendu comme ça, que ce sont les blancs qui nous empêchent
d'avoir ci, ce sont les blancs qui nous empêchent d'avoir ça et on va jusqu'à faire
endosser la faute à un haïtien de... un nègre comme nous de mettre en faillite notre
économie.
 
Alors que les seuls coupables "c'est nous": 
                                                                                                                                                 
Depuis déjà 30 jours une grève contre la vie chère est menée. Au lieu d'une prise de
conscience, nos propres compatriotes nous enculent sans graisse et vous souriez , je
m'explique : trouvez vous normal qu'une marchande puisse vendre un kilo de tomate à
plus de 5€ , trouvez vous normal que l'on se batte pour 20€ d'essence alors que nou
pa ni piès coté pou allé, trouvez vous normal que dans certains lolos (petits boutiques
de proximité) les prix aient augmenté...NEG CONT' NEG
                                                                                                                                                       
Le béké est peut être maitre mais neg la cé an traitre. 
A l'annonce le weekend dernier du collectif d'une pause (ouverture des petits
commerces), la population s'est empressée d'aller faire des courses, de remplir les
chariots et le pire de se monter dessus comme si elle mourrait de faim, vous criez le
ventre plein! voilà votre esclavage
   
A la fin de cette grève, premier réflexe des uns et des autres : courir dans les
hypermarchés de nos chers békés (que vous dites haïr) pour approvisionner vos
congélateurs et vos frigos, premiers reflexes aller acheter du rhum et de la bière
produit de "première nécessité", premier reflexe : OUBLIER LE COMBAT de 30
jours.
En 1 jour, les békés auront refait leur chiffre d'affaires, vous vous enculez vous
mêmes!!!!! 
 
Si vous êtes des esclaves c'est entièrement de votre faute. Alors pa vini, zot arrêtez
avec vos messages sur les blancs contre le noirs, on connaît la chanson merci.
Changez de CD et peut être qu'on avancera...
 
 
Vous cherchez de faux problèmes. On s'est tout simplement laissé enchainer dans
une société moderne et point barre. A nous de changer : mentalité, consommation
éducation....
 
Vous allez dire que c'est à cause de la France, des békés ou de je ne sais trop qui, si
nos enfants deviennent de plus en plus des assistés, la première préoccupation de ces
jeunes c'est d'avoir 25 ans pour toucher le RMI, ils pensent que la vie c'est un bol de
toloman : pas besoin de se forcer pour obtenir ce qu'ils désirent, la philosophie de nos
jeunes : l'argent facile. Où sont les mamans djok ? 
Moi il suffisait que je retourne de l'école sans un crayon pour que je me ramasse une
belle leçon de morale avec un peu de chance ET MES DEUX PARENTS
TRAVAILLAIENT alors ne venez pas me dire que c'est parce que les mères travaillent
aujourd'hui, que l'éducation part en couilles!
 
Y’a plus de respect  jeunes envers les plus anciens, les plus anciens envers les
jeunes. Lé moun lan préféré tchoué'w passé di'w an bonjou!
 
Pas de respect pour les enseignants, éducateurs en quelque sorte de la société: les
enseignants sont pris pour cible l'expression clé des parents : vous traumatisez mon
enfant...mais oui puisque cé épi an cravache man ka fè lisson an ba ich ou
 
ENFIN..........
je suis consciente que la société a évolué, que le problème ou les problèmes sont bien
plus complexes que ça mais moi je reste persuadée que nous nous sommes laissé
entrainer dans une mouvance de consommation et de vie facile, et comme
d'habitude il faut rejeter TOUTE la faute sur X ou Y
 
Dès qu'un nègre n'arrive pas à ouvrir son entreprise l'excuse c'est que "yo fey mal",
ouais bien sûr!! Ce n’est pas dû au fait que monsieur se soit achetée la toute dernière
BMW alors que son entreprise vient de s'ouvrir, ou que son coup soit orné de chaines
en or....
 
Vous ne voulez pas qu'on nous traite d'assistés mais nos filles de 22 ans ont déjà 4
enfants de 4 pères différents (et je ne délire pas!!!!) et elles ne pensent qu'à faire la fête,
elles passent leur temps devant MARIMAR, RUBIS et j'en passe. Pour elles c'est ça la
vrai vie, les histoires de tu m'as pris mon homme, tu as vu ce que untel a fait, et puis
faire les magasins, et se parer de la tête au pied de bijoux, de tatouages, cé fess et
soussoune dèwo!!!
 
Y’a du chômage !!! Mais bien sûr que i ké ni, si nos enfants ne décident pas de se
bouger le cul pour poursuivre des études, la seule chose qui les intéresse c'est ce que
font les noirs américains : voitures tunning, gangs, jouer au plus Bad boy alors qu'il n'y a
rien à prouver sur cette putain de terre à part que vivre c'est la meilleure des choses.
 
On est dans un engrenage, nos enfants font des enfants qui n'ont aucun repère, aucun
BON modèle: papa et maman qui ne travaillent pas et qui vivent bien: TV grand écran,
argent facile, voiture, moto. bijoux, canal SAT, ordinateur, chaussures de marque,
vêtements stylés...
C'est normal que des enfants de 3 ans à peine aient des chaussures LACOSTE et j'en
passe dans leurs pieds???
 
Après, vous accusez le béké ah oui pardon C'EST LUI QUI VOUS TIRE PAR LES
CHAINES POUR VOUS EMMENER DANS LE MAGASIN DE MARQUE ET VOUS
MET UN COUTEAU SOUS LA GORGE POUR ACHETER UNE PAIRE DE
CHAUSSURE pour votre enfant de 3 ANS à 100€ !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
 
Vous crachez sur l'état français mais vous n'arrêtez pas de demander des subventions,
j'en ris!
 
Bref j'aurais encore beaucoup à dire mais vous ne lirez pas tout 
 
Tout ça pour dire arrêtez de m'envoyer vos messages sur la haine raciale, C'EST PAS
Là LE PROBLEME ....moi je veux briser la chaine qui est dans ma tête!
 
 
Karine
 
PS: Vous avez le droit de ne pas être d'accord!
Partager cet article
Repost0
10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 17:11
L'Etat doit-il indemniser les conséquences économiques de la mobilisation ?
Les commerçants et les entreprises, peuvent-ils se faire indemniser par l’état des conséquences des récents événements en Guadeloupe eu égard à certaines abstention des autorités de police ?
Maîtres Michaël Sarda, avocat au Barreau de la Guadeloupe et Jean-Pierre Redon, avocat au Barreau de la Guadeloupe et maître de conférences à l’Université de Montpellier III répondent.


Lors du passage du cyclone Dean, le président Sarkozy avait exprimé sa «profonde sympathie» et son «soutien personnel» aux habitants de Guadeloupe et Martinique. «Je veux aussi que vous sachiez que l’Etat sera présent à vos côtés car la France de métropole et la France d’Outre-mer constituent une unité indivisible», avait déclaré le chef de l’Etat dans un message diffusé par l’Elysée.
Il est encore trop tôt pour savoir si les ravages causés  aux commerces et aux entreprises  par les récents événements en Guadeloupe, sont plus graves, d’un point de vue économique,  que ceux provoqués par « Dean ». Mais cette fois, c’est le Premier Ministre François Fillon, qui a déclaré laconiquement  le 4 mars 2009 sur Europe 1 » : « L'économie de la Guadeloupe est au bord du gouffre. Il va y avoir de toutes façons des dégâts considérables liés à la longueur de ce conflit ».
Cependant, rien n’a été dit sur la réparation des commerces et des entreprises eu égard aux  pertes colossales de chiffres d’affaires, voir pire des liquidations judiciaires, découlant de l’insuffisance, voire de l’abstention d’intervention des forces de police, ou de leur tardiveté.
Le premier réflexe, est de se rapprocher de son assureur concernant les dégâts matériels.

Qui va réparer les dégâts « économiques » subis par les commerces et les entreprises?
Une loi de 1983 (article L. 2216-3 du code général des collectivités territoriales) dispose que l'Etat est civilement responsable des dégâts et dommages résultant des infractions commises « à force ouverte » ou par violence par des attroupements et rassemblements armés ou non armés soit contre les personnes, soit contre les biens.
Mieux encore, plusieurs cours administratives d’appel ont estimé que de simples rassemblements, même non violents, se caractérisant par exemple par une occupation illégale de voies ferrées empêchant ou perturbant la circulation ferroviaire et n’ayant pas rencontré de résistance de la part de l’autorité publique, constituaient des délits commis à force ouverte.

Des règles strictes.
La solution de ce problème se trouve donc apportée par la loi, mais également  par le Conseil d’état qui a considéré que  « L'application de ces dispositions est subordonnée à la condition que les dommages dont l'indemnisation est demandée résultent de manière directe et certaine de crimes ou de délits déterminés, commis par des rassemblements ou attroupements précisément identifiés ». (Journal Officiel n° 656 avis du 19 mars 1998 page 41 - 59)
En conséquence, il convient de retenir que,
Dans certains cas comme les mouvements de grève qui mettent en œuvre des procédés qui entravent la circulation, l’intervention des forces de polices peut aggraver la tension sociale.
Cette abstention peut priver les particuliers comme les entreprises d’une protection  à laquelle ils ont droit.

La responsabilité de l'Etat engagée.
Quand l’administration a refusé d’agir, la victime peut se faire indemniser son préjudice.
Mais la décision appartient au juge administratif au cas par cas.
A titre d’exemples, les  juridictions administratives françaises ont condamné plusieurs fois l’Etat pour son abstention, même quant ce comportement était dicté par la nécessité de ne pas provoquer ou aggraver des troubles sociaux :
Ainsi lors du mouvement national des chauffeurs routiers de 1996 le Gouvernement avait décidé de ne pas recourir à la force publique : la responsabilité de l’Etat a été reconnue.

Le précédent de Marseille.
Lors d’une grève d’une durée de plus d’un mois à Marseille, c’est le port lui-même en tant qu’établissement public de l’Etat, qui a été condamné, et cette affaire n’est pas sans rappeler le contexte guadeloupéen : « Considérant qu'il appartenait au préfet des Bouches-du-Rhône de prendre toutes dispositions pour mettre fin à l'occupation irrégulière du navire et des installations du port de Marseille ; que l'obligation qui lui incombait trouvait toutefois sa limite dans les nécessités de l'ordre public ; que, dans les circonstances de l'espèce, en s'abstenant d'utiliser la force publique pour faire évacuer les grévistes, compte tenu des troubles sérieux qu'aurait pu entraîner cette décision, ledit préfet n'a pas commis de faute lourde de nature à engager la responsabilité de l'Etat ; que cependant le dommage résultant de son abstention ne saurait être regardé, dès lors qu'il a excédé une certaine durée, comme une charge incombant normalement aux usagers du port ; qu'en l'espèce, en laissant subsister pendant cinquante deux jours l'occupation de la forme de radoub du navire et des ateliers de réparations, l'autorité administrative a imposé à la société Delmas-Vieljeux un préjudice anormal et spécial dont elle est fondée, contrairement à ce qu'a jugé le tribunal, à demander réparation à l'Etat » .
Nombre d’entreprises  et de commerçants se sont élevées,  le plus souvent dans le silence, pour protester contre une situation où ils estimaient que l’état ne jouait pas son rôle : nous sommes bien dans un état de droit et fort heureusement, il existe une réponse juridique.



Partager cet article
Repost0
10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 17:01
INTERVIEW
Anne-Marie Clerc et Georges-Claude Grimonprez, de la troupe Courtes Lignes

 « Devinez qui ? »
La troupe Courtes Lignes va jouer, en milieu de semaine prochaine, Devinez qui ?, adaptée d'un texte de la romancière anglaise Agatha Christie.

Vous entamez votre 11e saison. Qu'est-ce qui a changé depuis vos débuts avec Courtes Lignes ?
C'est effectivement notre 11e saison avec Courtes lignes, mais c'est notre 30e saison de théâtre en Guadeloupe depuis nos début avec Thalia. Aujourd'hui, nous pouvons dire que nous avons eu le plaisir de compter parmi nos membres plus de 30 comédiens, dont certains sont devenus professionnels. Toutes ces années nous ont apporté à la fois une maturité et une amplitude : le bonheur de partager notre passion avec un public de plus en plus élargi et varié. Les séances pour le public scolaire sont extrêmement gratifiantes : les comédiens un peu inquiets au départ, terminent la pièce heureux d'entendre les réactions des élèves qui participent à leur jeu.

« Il est toujours enrichissant de mettre en scène un auteur de talent »

Vous avez cassé la baraque avec des comédies, brûlé la scène avec des pièces de boulevard. Les intrigues policières maintenant...
Nous essayons chaque année de renouveler un défi : changer de style. Visiter les méandres du théâtre. Eviter de se complaire dans un seul genre. Bien sûr nous avons notre "patte" et l'humour est une constante. Certaines comédies sont aussi des "dramatiques". Nous en avons joué une sur le thème de l'intolérance religieuse. "Douze hommes en colère" parle de préjugés et pose le problème de l'exercice du pouvoir de justice. Quelques vaudevilles de qualité (Feydeau, Ray Cooney) n'ont pas empêché "Potins d'enfer" d'évoquer la vie après la mort et la nécessité de mieux se parler pour mieux se connaître. Tout un chacun peut s'y retrouver, quelque soit la nature du public.

La pièce que vous avez le plaisir et l'avantage... de répéter en ce moment est tirée de l'œuvre d'Agatha Christie. Est-il difficile de mettre en scène cet écrivain britannique un peu suranné ?
Il est toujours enrichissant de mettre en scène un auteur de talent. On trouve dans l'écriture un substrat qui nourrit l'interprétation. D'ailleurs nous avons sélectionné la version très actuelle de Sébastien Azzopardi, nominé aux Molières comme meilleure adaptation 2004.  De plus, la mise en scène situe l'action en 1960.

« Tous les talents sont les bienvenus »

Qui fait vos décors et vos costumes ?
Nous-mêmes, nou menm : la scénographie est élaborée par le metteur en scène qui réalise la première esquisse des décors. Puis toute la troupe participe à leur construction. Chacun apprend ainsi à manier pinceau, scie circulaire, perceuse et machine à coudre... sans compter la responsabilisation de tous et l'apprentissage du partage des tâches. L'envie de faire avancer le bateau ensemble !
Les costumes sont — en fonction des pièces — très souvent l'oeuvre de Mme Rollé.

Quel est le choix de vos comédiens ? Il semble que vous laissiez de plus en plus la place à de jeunes talents dans des premiers rôles.
Il n'y ni ségrégation, ni sectarisme : tous les talents sont les bienvenus. Nous recevons des appels ou des messages de personnes intéressées par le théâtre. Casting de juin à septembre si la distribution (le nombre de personnages de la pièce) nécessite de nouveaux comédiens. Tant mieux s'ils sont jeunes, nous pouvons mieux les former et leur laisser en effet toute possibilité de s'exprimer. La distribution des rôles se fait en tenant compte des aspirations et des possibilités de chacun. Nous rappelons bien souvent qu'il n'y a pas de "petits rôles", que chaque pièce du moteur est essentielle.

Comment se passent les répétitions ?
En Juin, nous lisons la pièce choisie et établissons une première distribution. Pendant les deux mois suivants, les comédiens sont invités à mémoriser le texte. La mise en scène  est élaborée.
Début septembre commencent les lectures, l'analyse des personnages. Les répétitions hebdomadaires se transforment vers Noël en ateliers quasi-quotidiens. Juste avant les représentations, la tension monte, le stress est à son paroxysme.

« Les 18, 20 et 21 mars à Lamentin »

Vous avez annulé plusieurs représentations, actualité mouvementée oblige. Comment allez-vous gérer votre planning ? Où allez-vous jouer, quand ?
Nous avons dû nous adapter à l'actualité et renoncer aux deux représentations du Moule et à trois représentations au Ciné-Théâtre de Lamentin, ainsi qu'aux deux séances pour les scolaires. Pour l'instant nous prévoyons de jouer les 18, 20 et 21 mars à Lamentin, à l'Auditorium de Basse-Terre les 27 et 28 mars et enfin les 3 et 4 avril au Centre culturel Sonis, aux Abymes. Nous avons peu de temps devant nous et comptons beaucoup sur les médias presse, TV et sur notre mailing pour faire connaître nos dates aux spectateurs.

Vous produirez-vous en Martinique prochainement ?
Oui,cela fait sept ans maintenant que nous jouons en Martinique et spécialement depuis deux ans au Festival de Théâtre Amateur de Fort de France. Nous avons été à la base de la création par Michèle Césaire de ce festival. Nous tenons à y participer, d'autant qu'il s'agit là d'un moment privilégié de vacances pour tous les acteurs et le régisseur. Il est vrai que cette année les circonstances seront particulièrement  difficiles, surtout en raison de difficultés financières dues à la défection de la majorité de nos sponsors tant guadeloupéens que martiniquais. Pourvu que les spectateurs soient au rendez-vous !


Points de vente
Lamentin : ciné-théâtre, réservations au 0590 99 18 11 et Points cadres Destreland
L'Auditorium : réservation : 0590 80 56 87
Centre culturel de Sonis : réservation : 0590 48 19 29


Suspense
Pièce policière écrite par Agatha Christie inspirée de son très célèbre roman « Les dix petits nègres » et adaptée d’une façon moderne par Sébastien Azzopardi, sélectionné pour cette pièce dans la catégorie « Meilleure adaptation » aux Molières 2004.
L’action se passe en 1960 sur l’île du Chat, perdue dans l’Atlantique à une heure des côtes anglaises. Les huit invités de M. et Mme Lenny,  propriétaires de cette magnifique demeure face à la mer, s'installent, accueillis par deux domestiques. Ces dix personnes qui ne se connaissaient pas au préalable vont vivre un cauchemar : accusées de meurtre par une voix mystérieuse, elles commencent à être assassinées  les unes après les autres selon l’ordre établi par une comptine enfantine. Où l’assassin se cache-t-il ? Chacun se suspecte. Les caractères se dévoilent, la tension augmente…
Partager cet article
Repost0
10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 15:50
Plan de sauvetage de l’économie antillaise :
ouverture d’un numéro vert unique pour les entreprises


Yves Jégo, secrétaire d’Etat chargé de l’Outre-mer, a décidé la mise en place, depuis le lundi 9 mars, d’un numéro vert unique par département afin d’informer les entreprises en difficulté et de les orienter vers les dispositifs d’aide existants.

A la Martinique, le 0 800 008 112
A la Guadeloupe, le 0 800 111 971

Grâce à ces plateformes téléphoniques, les entreprises pourront décrire leurs difficultés et être orientées vers le bon interlocuteur :
- le médiateur du crédit (IEDOM)
- l’agence française de développement (qui représente OSEO localement).
- le trésorier payeur général
- le « parrain PME » (à la DRIRE)
- les tiers de confiance (chambres consulaires, organisations patronales…)


Partager cet article
Repost0
10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 15:44
Mes chers amis et amies,

Mon coup de gueule nécessaire, sinon j’étoufferais.

On nous a tellement habitués à être à genou, que dire la vérité aujourd’hui apparaît suicidaire. Descendante de nèg mawon moi aussi, j’estime avoir le droit de penser et de surtout dire ce que je pense.

Il n’y a plus de fouet pour me contraindre, même si certains seraient très furieux de mes écrits.

J’avoue que si au début j’adhérais à ce mouvement qui a eu pour mérite de mettre en lumière les problématiques de la Guadeloupe, depuis les débordements et les déclarations de leaders qui trouvent encore le moyen de justifier ces compartiments, je suis assez écœurée.

Ces jeunes je les connais je pense assez bien. Pendant 3 ans j’ai dirigé le CFA qui accueille près de 1000 apprentis par an. Plus de 50% de ces jeunes sont « ces jeunes des rues». Certains reviennent de la prison de Baie Mahaut.

Nous faisons le maximum pour les sortir de la rue et leur donner une chance d’obtenir un diplôme afin d’être plus tard des salariés, ou des artisans eux mêmes.

Pourtant ils cassent leur propre matériel de formation, agressent quelque fois des agents, ils les menacent. Enfin bref, ils font peur à leurs professeurs et cela s’aggravent d’année en année.

Les artisans ne veulent plus signer avec eux des contrats d’apprentissage, car trop paresseux, laxistes et intéressés uniquement par l’argent. Ils se droguent pour beaucoup, et de moins en moins d’artisans acceptent de les accueillir.

Est-ce la faute de l’Etat ?

Nous sommes tout simplement un peuple irresponsable, cherchant toujours ailleurs le bouc émissaire de nos malheurs. Tout commence dans les familles. Les parents ne s’occupent pas convenablement de leurs enfants (les papas jouent au PMU, ils connaissent le poids du jockey et du cheval et pas les problèmes de leurs enfants, c’est nul) les parents sont de plus en plus dehors et les enfants de plus en plus livrés à eux mêmes.

Est-ce la faute de l’Etat ?

Tout le monde veut se réaliser. Avant, les parents se sacrifiaient pour les enfants. Maintenant c’est fini. Les enfants suivent, s’ils peuvent.

Est-ce la faute de l’Etat ?

Trop de gens oublient que la société, c’est d’abord la somme des familles et des individus qui la compose. Or les familles explosent, la société explose aussi. C’est l’individualisme à outrance, l’intolérance, l’égoïsme. Comment s’étonner du résultat ?

Bravo on a dénoncé ce qui ne va pas, mais on utilise le mal pour traiter le mal, où va-t-on ? Quelle leçon à tirer de tout ça. Ruines et chaos. On dit aimer son pays, j’en doute !

Je m’excuse de ce coup de gueule, mais j’en ai marre de ce jeu de cache-cache, de cette absence générale de responsabilité, or nous sommes TOUS responsables, car nous sommes des acteurs et non des sujets. Nous avons toujours le choix de dire non ou de faire autrement.

J’appréciais Domota maintenant je ne le supporte plus, car c’est un hypocrite. Je l’ai entendu de mes propres oreilles dire qu’ils sont fatigués de marcher, qu’ils arrêteraient dès le lundi 16, de marcher. Il a même dit qu’ils étaient armés, pourquoi cette précision ? Et il s’étonne aujourd’hui des débordements ? Il a appelé au débordement et il continue avec Nomertin (quant à lui un vrai enragé) à appeler aux débordements.

Ce sont des hypocrites qui utilisent le peuple pour obtenir ce qu’ils n’ont jamais pu obtenir : le pouvoir. C’est pourquoi ils veulent mettre à genoux, les collectivités, l’Etat et le patronat tout ce qui représente jusqu’à présent le pouvoir. Et le peuple qui est toujours à la recherche d’un chef charismatique (surtout depuis OBAMA), le suis comme un mouton dont on a lavé le cerveau. Le pire, je ne suis pas certaine que sans cet appât du paragraphe sur l’amélioration des conditions de vie, qu’autant de personnes seraient dans les rues et tiendrait si longtemps le siège de la Guadeloupe.

Voilà mon opinion. Je refuse de faire passer des emails ou SMS qui font l’apologie du mouvement et jette de l’huile sur le feu. Je refuse qu’on m’interdise de travailler, je refuse qu’on m’interdise de me déplacer, je refuse qu’on m’impose ma façon de penser. La seule liberté que nous ayons vraiment, c’est la liberté de penser, j’en jouis pleinement là, maintenant et je m’offre le luxe de le dire.

Vous avez parfaitement le droit de ne pas être d'accord et je l’accepterais.

France-Lise BASSETTE
Secrétaire général, directeur des services.
Chambre de Métiers et de l'Artisanat de la Guadeloupe.
Partager cet article
Repost0
10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 00:58
Comment se construit une "révolution" ?
   
Ci-dessous quelques enseignements particulièrement instructifs du livre "La subversion" de Roger MUCCHIELLI aux Editions C.L.C.
               
               
La Subversion :

Les agents subversifs agissent sur l'opinion publique par la maîtrise d'un canal de communication majeur (télé, radio, journal...) ; sans canal de communication majeur, pas de subversion.

1- Discréditer les notables ; stigmatiser leurs comportements, leurs opinions, préjudiciables au plus grand nombre.
 
2- Démoraliser la population ; la convaincre de son impuissance à agir, la culpabiliser, la faire douter.

3- Diviser ; empêcher un consensus propice à une réaction de masse.

4-  Discréditer l'autorité ; démontrer son incapacité à prendre en charge les problèmes, à assurer la sécurité publique, encourager la désobéissance civique, faire germer une autorité de substitution.

5- Neutraliser toute intervention spontanée des masses en faveur de l'ordre établi ; inhiber les masses. Il n'est même pas besoin de solliciter l'assentiment des masses. Il faut obtenir l'apathie populaire.

6- Mais pourtant : "parler et agir au nom du peuple".

7-  Isoler les citoyens, les obliger à ne penser qu'à eux, les recentrer sur leurs besoins vitaux à court terme : c'est la "panique muette".

8- Pendant ce temps, l'agent subversif dénonce, critique, mais ne propose rien ; il n'est pas suspect ; il conserve toute latitude pour s'indigner.

9- La violence s'installe ; elle est présentée comme "des actes désespérés de personnes qui n'en peuvent plus" ; on en vient à évoquer la "légitime défense".
10- Le manichéisme moral est mis en place ; il y a le bien et le mal.

11- Le pouvoir sous toutes ses formes, c'est le "mal" (l'Etat, les capitalistes, les profiteurs...).

12- A l'opposé, les éléments subversifs se font porteurs du "bien", sous toutes ses formes les moins contestables.

13- La violence, le meurtre deviennent "légitimes" ; la cause est "juste".

14- La masse est déstabilisée, culpabilisée, sa conscience morale la fait douter.

15- Sans contre-subversion, la masse s'inhibe.

16- Les "belle âmes" changent de camp... par faiblesse, par intérêt (les intéressés se reconnaîtront).

17- Les belles âmes sont récupérées par les éléments subversifs ; elles deviennent leur caution.

18- Il devient "confortable" de rallier la subversion.

19- "Les événements" deviennent le prétexte à "régler des comptes personnels", la terreur s'installe.

20- Les éléments subversifs font pression sur les responsables des médias (certains se reconnaîtront…).

21- Les médias sont aux ordres des éléments subversifs ; ils relaient les exactions, ils alimentent la panique muette, ils emballent le mouvement. No comment.



Plus rien n'empêche le prise du pouvoir par la minorité subversive...








L’exemple de la Martinique en Février 2009



1  Discréditer les notables ; stigmatiser leurs comportements, leurs opinions, préjudiciables au plus grand nombre.

Le discours subversif:
Les békés vous exploitent depuis 400 ans ; les békés détiennent toute l’économie, ils tirent les ficelles du pouvoir, ils sont racistes, et les Juifs, Syriens, Chinois, Métros ne valent pas mieux ; ils vous empoisonnent avec les produits chimiques, ils vous méprisent, ils ont fait de vous des esclaves de la société de consommation ; avant, vous vous en sortiez avec un petit potager, etc...
Les politiques et les représentants de l’Etat ne valent pas mieux…

2  - Démoraliser la population ; la convaincre de son impuissance à agir, la culpabiliser, la faire douter.

Le discours subversif :
Quoi que vous fassiez, quelques soient les études que vous fassiez, les compétences que vous aurez, les békés ne vous feront jamais de place dans leurs entreprises ; ils vous mettront toujours des bâtons dans les roues si vous voulez entreprendre, ils vous voleront vos idées, ils vous écraseront, vous n’avez aucune chance de réussir.

3 - Diviser ; empêcher un consensus propice à une réaction de masse.

Le discours subversif :
Les autres composantes de la société ne veulent pas se mélanger avec vous, ne vous mélangez donc pas avec eux ; ils vous méprisent. Si vous vous rapprochez d’eux, ils vont vous exploiter. Ce sont des hypocrites. Leurs intérêts ne sont pas les vôtres.

4 - Discréditer l'autorité ; démontrer son incapacité à prendre en charge les problèmes, à assurer la sécurité publique, encourager la désobéissance civique, faire germer une autorité de substitution.

Le discours subversif :
La délinquance, c’est la faute de l’Etat ; l’Etat français laisse se développer des zones de non-droit ; l’Etat Français protège les intérêts des riches, ils se moquent des problèmes des pauvres, etc...

5 - Neutraliser toute intervention spontanée des masses en faveur de l'ordre établi ; inhiber les masses. Il n'est même pas besoin de solliciter l'assentiment des masses. Il faut obtenir l'apathie populaire.

Les actes subversifs :
Bloquer les stations-services ; bloquer les entreprises, empêcher la vie associative... Empêcher les échanges d’idées, les prises de conscience constructives.

6 - Mais pourtant : "parler et agir au nom du peuple".

Le discours subversif :
C’est pas pour nous que l’on fait ça, c’est pour VOUS, pour le peuple, c’est pour l’avenir de nos enfants... Nous, on est déjà fonctionnaire ou retraité.

7 - Isoler les citoyens, les obliger à ne penser qu'à eux, les recentrer sur leurs besoins vitaux à court terme : c'est la "panique muette"

Les actes subversifs :
Fermer les commerces d'alimentation, bloquer l'accès aux soins, les zones commerciales, les stations services...

8 - Pendant ce temps, l'agent subversif dénonce, critique, mais ne propose rien ; il n'est pas suspect ; il conserve toute latitude pour s'indigner.

Le discours subversif:
La vie est trop chère... certains font des surprofits (toujours les mêmes)...

9 - La violence s'installe ; elle est présentée comme "des actes désespérés de personnes qui n'en peuvent plus" ; on en vient à évoquer la "légitime défense".

Le discours subversif :
Les jeunes qui cassent à Fort de France sont des victimes de la société.

10 - Le manichéisme moral est mis en place ; il y a le bien et le mal.

11 - Le pouvoir sous toutes ses formes, c'est le "mal" (l'Etat, les capitalistes, les profiteurs...).

12 - A l'opposé, les éléments subversifs se font porteurs du "bien", sous toutes ses formes les moins contestables.

Le discours subversif :
Nous luttons pour le respect de l'être humain, pour la dignité du peuple martiniquais...

13 - La violence, le meurtre deviennent "légitimes" ; la cause est "juste".

Les actes subversifs :
22 coups de feu tirés sur les forces de l’ordre lors d’une nuit d’émeutes à Fort de France. ON A TIRE SUR DES POLICIERS POUR TUER, A FORT DE FRANCE, EN FRANCE, EN 2009 !!!

14 - La masse est déstabilisée, culpabilisée, sa conscience morale la fait douter.

15 - Sans contre-subversion,  la masse s'inhibe.

16 - Les "belle âmes" changent de camp... par faiblesse, par intérêt (les intéressés se reconnaîtront).

17 - Les belles âmes sont récupérées par les éléments subversifs ; elles deviennent leur caution.

Le discours subversif :
Même les infirmières et les aides-maternelles sont dans la rue !

18 - Il devient "confortable" de rallier la subversion.

Le discours subversif :
Rejoignez-nous, passez dans le camp du bien, ne soutenez pas le camp du mal.

19 - "Les événements" deviennent le prétexte à "régler des comptes personnels", la terreur s'installe.

20 - Les éléments subversifs font pression sur les responsables des médias (certains se reconnaîtront…).

21 - Les médias sont aux ordres des éléments subversifs ; ils relaient les exactions, ils alimentent la panique muette, ils emballent le mouvement. No comment.



Plus rien n'empêche le prise du pouvoir par la minorité subversive...

Partager cet article
Repost0
10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 00:57
Guyane: poursuite de la grève des avocats, envoi d'une mission d'inspection

Les avocats entament leur seconde semaine de grève en Guyane, un mouvement qui a reçu le soutien des magistrats et fonctionnaires du tribunal de Cayenne, où une mission d'inspection des services judiciaires envoyée par la Chancellerie est arrivée lundi matin.

Jeudi, les fonctionnaires de justice - principalement des greffiers - avaient déposé un préavis de grève pour le vendredi 13 mars.
Ils réclament, à l'instar des avocats: "une cour d'appel de plein exercice (pour la Guyane), la construction d'une cité judiciaire, des moyens matériels et humains qui soient justes et adaptés aux spécificités de la Guyane", a déclaré à l'AFP Laurent Bitard, greffier au tribunal de grande instance (TGI) de Cayenne.
Les magistrats avaient de leur côté adopté une motion de "soutien à la grève des avocats et au mouvement de protestation des fonctionnaires", invitant "madame la garde des Sceaux à réunir en urgence les moyens nécessaires à un fonctionnement normal de la juridiction".
Ils ont fait savoir qu'ils rencontreraient les membres de la mission d'inspection "afin que les choses avancent", a déclaré Stéphane Rémy, juge d'application des peines et délégué du Syndicat de la magistrature (SM, gauche).

Au tribunal


Lundi, les avocats de Guyane ont annoncé que leur grève était désormais "illimitée".
Une délégation d'élus guyanais s'est par ailleurs rendue au tribunal, où elle a rencontré le procureur de Cayenne et les chefs de cour de Fort-de-France (procureur général et président de cour d'appel).
"Nous leur avons indiqué que nous souhaitons être détachés de la Martinique sur le plan judiciaire. On ne souhaite plus être la banlieue de Fort-de-France", a déclaré a déclaré à l'AFP, Antoine Karam, le président de région.
La cour d'appel de Guyane est à Fort-de-France, en Martinique, à près de 1500 km. Cayenne possède une chambre détachée de la cour avec un substitut général, quatre magistrats et deux greffiers.

Par ailleurs, le tribunal de Cayenne est sans président depuis fin juillet
Partager cet article
Repost0
10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 00:57
Martinique : reprise des négociations sur le point clé des salaires

Le Collectif du 5 février, qui mène le mouvement contre la vie chère, et le patronat (Medef et CGPME) ont repris lundi après-midi leur travaux sur la question clé des salaires après deux jours d'interruption.


Les violents accrochages de vendredi, qui ont suivi une manifestation de patrons, majoritairement békés, pour "leur droit à travailler", considérée comme une provocation par la population, avaient entraîné une suspension de toutes les discussions.
Dans un point presse précédant la reprise, le Collectif a indiqué qu'une "liste des acquis du moment" était en train d'être rédigée à la Maison de syndicats, leur siège. Elle sera communiquée à la population vers 19 heures par les membres du Collectif.
A cette heure-là, "nous pensons être en mesure d'annoncer des choses et des dispositions pour la suite du mouvement", a déclaré Michel Monrose, président du Collectif.

« Des garde-fous »

Interrogé sur une possible sortie de crise -par une suspension de la grève et des blocages-, M. Monrose s'est réfusé à tout pronostic, insistant toutefois que les "points clés" à débattre ce jour.
Sur les salaires, les syndicats entendent obtenir des "garde-fous qui indiquent précisement la répartition entre entreprises et collectivités" territoriales (région et département) des 100 euros qui leur reviennent sur les 200 euros que devront toucher les salariés du privé jusqu'à 1,4 smic.
Les modalités de l'intégration des agents de la fonction publique territoriale de droit privé au bénéfice des 200 euros devaient être garantis, le Collectif attendant des engagements écrits des collectivités (communes notamment).
"Quand vous signez quelque chose, vous regarde l'ensemble, vous évaluez globalement ce qui se dégage de l'accord", a souligné Ghislaine Joachim-Arnaud (CGTM, première organisation syndicale).
Partager cet article
Repost0
10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 00:53
La Réunion: baisse gaz et essence, prime de 50 euros sur les salaires

Le préfet de la Réunion Pierre-Henry Maccioni a annoncé lundi à Saint-Denis une baisse des prix de la bouteille de gaz et des carburants tandis que le Medef a donné son accord pour une prime de 50 euros sur les bas salaires sans toutefois satisfaire le collectif Cospar qui maintient son appel à la grève mardi.

Le préfet a décidé qu'à compter de mercredi, le prix de la bouteille de gaz baisserait de 3 euros (passant de 20 à 17 euros), répondant partiellement à une revendication du Cospar (Collectif des organisations syndicales, politiques et associatives de la Réunion) qui réclamait une baisse de 5 euros.
Il a également annoncé une baisse de 6 centimes du gazole qui passe à 0,93 euro le litre et de 4 centimes du sans plomb qui passe à 1,20 euro. "Le prix des carburants se situe désormais dans la moyenne des Dom et celui du gaz est le plus bas de tous les Dom et de la métropole" a-t-il noté.
Lors d'une réunion à la préfecture, entre le collectif, le patronat, le préfet et les présidents des assemblées locales, le Medef a accepté une participation de 50 euros à la hausse de 200 euros de bas salaires réclamée par le Collectif.

Le Medef a accepté une participation de 50 euros à la hausse de 200 euros


"Economiquement, ce n'est pas raisonnable, mais nous le faisons dans l'intérêt de la Réunion", a dit le président du Medef de La Réunion François Caillé. Les présidents du Conseil régional Paul Vergès (PCR) et du Conseil général Nassimah Dindar (DVD) auxquels était demandé une participation de 25 euros chacun, comme à la Guadeloupe, ont mis en avant leur "manque de moyens".
M. Maccioni a estimé toutefois qu'ils n'avaient "pas fermé la porte" à une participation, soulignant qu'il recherchait un "accord clair et lisible par tous, applicable sans délais et sans difficulté".
"Les choses n'avancent pas" a regretté le secrétaire général de la CGTR, Ivan Hoarau, membre du Cospar qui a indiqué qu'il allait étudier les propositions.
Le Cospar a maintenu un mot d'ordre de grève pour mardi. Deux manifestations sont prévues à Saint-Denis et Saint-Pierre.
S'agissant des prix de la grande distribution, les "travaux progressent dans un climat constructif" a dit le préfet. Le patronat a remis une liste de 100 familles de produits au collectif pour lesquels ils proposent une baisse allant de 5 à 20%.
La demande du Cospar porte sur une baisse de 20%. Une nouvelle rencontre est prévue mercredi.
Partager cet article
Repost0
10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 00:44
INDISCRETIONS
Eric
Le président de la chambre d'agriculture, Eric Nelson, vient d'interpeller le préfet Desforges. Il lui demande « de bien vouloir mettre en œuvre tous les moyens » dont il dispose afin de permettre au plus vite le démarrage de la campagne sucrière 2009. Démarche singulière pour qui veut s'affranchir ou affranchir le pays Guadeloupe de la tutelle d'un Etat qu'on souhaite le moins présent possible. Il lui rappelle les 44 jours de grève générale suivie par les ouvriers de la canne, le retard dans la préparation de l'usine, la récolte qui ne pourra commencer que fin avril, les 40 jours de broyage, le temps venu des premières pluies en milieu de campagne... Bref, une véritable catastrophe économique, non seulement pour la filière, mais aussi pour les milliers de personnes qui vivent de la canne. Mais, pourquoi s'adresse-t-il au préfet Desforges ?.. Autant s'adresser au Bon Dieu !

Elie
Le président de la République, Nicolas Sarkozy, a fait tenir, à chaque parlementaire concerné par les Etats généraux de l'Outre-mer une lettre dans laquelle il rappelle les grands sujets qui seront abordés et la méthode de travail. Il annonce que « dès mars (nous y sommes !), une série d'ateliers animée par des personnalités élues ou issues de la société civile de la Guadeloupe sera organisée autour de chacune des thématiques arrêtées par les états généraux. Ces ateliers bénéficieront le l'appui des services de l'Etat ». Elie Domota y participera-t-il au titre... de la société civile ?

Eric
Eric Jalton, député de la première circonscription, maire des Abymes, actuellement en marronnage intellectuel (ou stratégique), soutien actif du LKP (l'UGTG est majoritaire dans son personnel), répondra-t-il à l'invitation de Nicolas Sarkozy, qui lui demande par courrier, non seulement d'apporter des idées pour les Etats généraux de l'Outre-mer, mais encore de lui indiquer, d'ici une quinzaine de jours, si la méthode et les thèmes correspondent à l'attente de nos concitoyens. »

Nicolas
La Guadeloupe profonde — du moins celle qui est connectée, donc pas si profonde que cela — va voir engagée par le Gouvernement, affirme M. Sarkozy dans sa lettre aux parlementaires (voir ci-dessus), « une vaste consultation de la population avec la mise en œuvre de sites internet locaux et nationaux pour faciliter la participation du plus grand nombre aux débats et permettre à chaque citoyen d'être acteur de ce changement dans la conduite des politiques publiques en outre-mer. » La fontaine aux délires est ouverte...
André-Jean VIDAL
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de André-Jean Vidal
  • : Revue de l'actualité politique locale
  • Contact

Texte Libre

Recherche

Liens