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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 00:44
INDISCRETIONS
Eric
Le président de la chambre d'agriculture, Eric Nelson, vient d'interpeller le préfet Desforges. Il lui demande « de bien vouloir mettre en œuvre tous les moyens » dont il dispose afin de permettre au plus vite le démarrage de la campagne sucrière 2009. Démarche singulière pour qui veut s'affranchir ou affranchir le pays Guadeloupe de la tutelle d'un Etat qu'on souhaite le moins présent possible. Il lui rappelle les 44 jours de grève générale suivie par les ouvriers de la canne, le retard dans la préparation de l'usine, la récolte qui ne pourra commencer que fin avril, les 40 jours de broyage, le temps venu des premières pluies en milieu de campagne... Bref, une véritable catastrophe économique, non seulement pour la filière, mais aussi pour les milliers de personnes qui vivent de la canne. Mais, pourquoi s'adresse-t-il au préfet Desforges ?.. Autant s'adresser au Bon Dieu !

Elie
Le président de la République, Nicolas Sarkozy, a fait tenir, à chaque parlementaire concerné par les Etats généraux de l'Outre-mer une lettre dans laquelle il rappelle les grands sujets qui seront abordés et la méthode de travail. Il annonce que « dès mars (nous y sommes !), une série d'ateliers animée par des personnalités élues ou issues de la société civile de la Guadeloupe sera organisée autour de chacune des thématiques arrêtées par les états généraux. Ces ateliers bénéficieront le l'appui des services de l'Etat ». Elie Domota y participera-t-il au titre... de la société civile ?

Eric
Eric Jalton, député de la première circonscription, maire des Abymes, actuellement en marronnage intellectuel (ou stratégique), soutien actif du LKP (l'UGTG est majoritaire dans son personnel), répondra-t-il à l'invitation de Nicolas Sarkozy, qui lui demande par courrier, non seulement d'apporter des idées pour les Etats généraux de l'Outre-mer, mais encore de lui indiquer, d'ici une quinzaine de jours, si la méthode et les thèmes correspondent à l'attente de nos concitoyens. »

Nicolas
La Guadeloupe profonde — du moins celle qui est connectée, donc pas si profonde que cela — va voir engagée par le Gouvernement, affirme M. Sarkozy dans sa lettre aux parlementaires (voir ci-dessus), « une vaste consultation de la population avec la mise en œuvre de sites internet locaux et nationaux pour faciliter la participation du plus grand nombre aux débats et permettre à chaque citoyen d'être acteur de ce changement dans la conduite des politiques publiques en outre-mer. » La fontaine aux délires est ouverte...
André-Jean VIDAL
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André-Jean Vidal
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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 00:35
Le LKP attaque le Médef en justice
Nous l'avions annoncé dans notre édition du vendredi 6 mars : le Médef n'avait pas le droit de négocier face aux syndicats rassemblé en collectif LKP au cours de ces six dernières semaines d'un conflit qui a paralysé la Guadeloupe. Les organisations patronales, branche par branche, pouvaient le faire, pas le Médef, au terme de l''article 1 des statuts du Médef France.
Hier, Alain Roth, avocat de l'UGTG, s'est rendu à la préfecture de Basse-Terre, au service des associations. Là, après de très longues recherches (cinq heures) il s'est vu remettre une copie du statut du Médef Guadeloupe. C'est l'article 2 des statuts de celui-ci qui énumère les champs d'intervention du Médef. Nombreux, sauf la négociation salariale. Elie Domota, comme il l'a annoncé hier soir, va déposer plainte auprès du procureur de la République, sans doute sur le fondement de l'article 1382 du code civil, qui énonce : « Tout fait quelconque de l'homme qui cause un dommage à autrui oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer. »
A suivre...
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André-Jean Vidal
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9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 23:23
L’ŒUF EST CASSÉ
Par Pierre Martin

Non, il n'y aura pas de révolution aux Antilles. C'est une "crise", juste une crise...
Les Antillais sont fondamentalement individualistes et opportunistes ; et ce n'est pas une critique.
Pour l'instant, ils sont manipulés, mais ce ne sont pas des “imbéciles”, ils vont ouvrir les yeux, ouvrir leur portefeuille, et voir qu'il est vide.
Après avoir crié la rage des habiles manipulateurs, ils retrouveront leur place dans la société, et plus particulièrement dans la société de consommation qui les élève au rang de citoyen comme les autres.
Les 200 euros qu'ils auront gagnés, si entre temps ils n’ont pas perdu leur emploi, ils les dépenseront joyeusement, et on les comprend.
Le Monde est le Monde, les Hommes sont les Hommes.
Les 200 euros finiront dans la poche des "riches", comme c'est le cas depuis le début de l'humanité et comme ce sera toujours le cas...
Pour certains, 200 euros seront 200 euros, mais pour d’autres, 200 euros deviendront 400, puis 600 puis 1000...
 
Qui aura vraiment “gagné” ?
 
Le plus triste, c'est que les rancoeurs, fruits d'un passé honni, sont ravivées.
Les clivages ethniques sont exacerbés ; le processus de réconciliation est durablement stoppé.
Le début de confiance qui s'installait entre composantes de la société est anéanti.
Les investisseurs iront placer leur argent ailleurs, l'assistanat prendra de plus en plus de place, et le projet d'une Guadeloupe et d'une Martinique responsables n'est pas prêt de voir le jour.
Ce ne sont pas 200 euros et moins 20% sur le prix du riz qui rendent les hommes heureux.
Réduire la fierté d’un peuple à son pouvoir d’achat, c’est méprisant.
Pour emmener un oeuf d’un point à un autre, mieux vaut marcher que courir.
L’œuf est cassé.
 
Pierre Martin
Sociologue engagé

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André-Jean Vidal
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9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 23:20
OUTRE-MER... CONTREES CHERIES DE LA REPUBLIQUE ?
par Daniel Pierre-Elien

Bonjour à tous,
 
Nous vous prions de trouver ci-dessous la synthèse d’une analyse faite sous forme d’un cri adressé à nos compatriotes métropolitains, en toute sincérité et sans aucune complaisance de la situation actuelle, telle que nous la voyons, à la place qui est la nôtre et la lecture que nous en faisons quand aux derniers événements.
 
Ce texte n'a pas la prétention de tout expliquer mais il apporte peut-être un éclairage quand à ce que peut ressentir cette population vis-à-vis de l’Etat français qui apparait négligeant à terminer un rêve d’intégration qui s'éternise et sur lequel je vous interpelle.
 
Ce constat choquant est même apparu pour certain, comme une forme de gestion politique propre à soulever l’indignation devant l’augmentation aberrante des prix sans aucun contrôle des services préfectoraux attachés à la concurrence et aux prix.
 
Dès lors le conflit devenait inévitable devant la boulimie de profit aux relents coloniaux d’un système capitaliste débridé dans des territoires confinés.
 
Si cette analyse vous interpelle vous pourriez la relayer afin d'essayer de faire taire la qualification de raciste qui nous est donné par certains médias à cause du slogan du mouvement contre la "chèreté" de la vie.
 
Les domiens sont dans leurs origines centenaires "multicolores", habitués (en dehors des békés), à se métisser (et comme vous le savez, ce n'est pas peu dire). Ils n’ont donc dans leur majorité aucun mal à accepter les différences.  
C'est contre les prix des marchandises et des services pratiqués aux Antilles que se dresse la contestation et bien entendu contre ceux qui en profitent. Pas contre les non-Antillais ou même contre les békés, dans la couleur de leur épiderme.
 
Je vous laisse donc à cette réflexion en pointant le doigt sur l'octroi de mer, dossier sur lequel nos élus locaux se taisent tellement ils veulent le conserver comme un privilège personnel.
Pourrait-il être remplacé par un autre système qui viendrait en aval des marges (exp.  Une partie de TVA augmentée) pour soulager le panier de la ménagère ?
Cela réduirait certaines prérogatives des conseils régionaux (bien-sur !) mais obligerait la production locale à se structurer différemment pour affronter les défis mondiaux.
 
Protection de la production locale diriez-vous?
 
A quoi cela sert-il de protéger une production locale qui est incapable de proposer des produits à des prix convenables sinon qu’à protéger les profits des groupes antillais de l'agro-alimentaire et les autres qui fabriquent et nous vendent des produits 2 à 4 fois plus cher (les yaourts par exemple).
 
Et puis pourquoi un octroi de mer sur tous les autres produits qui ne sont pas fabriqués aux Antilles (réfrigérateurs, automobiles, téléviseurs etc. etc.), c'est pour protéger quoi ?  
De toute évidence le constat est clair : le système néocolonial actuel qui profite à une minorité est en échec !
DPE



 
OUTRE MER… CONTREES CHERIES DE LA REPUBLIQUE ?
 
La Guadeloupe cé ta nou, la Guadeloupe cé pa ta yo :
La Guadeloupe c’est à nous, la Guadeloupe n’est pas à eux!!! ... idem pour la Martinique
ta yo, en français = à eux
 
A vous, amis sincères, de métropole et d’ailleurs, vous qui aimez nos pays des DOM,
A vous qui avez transcendé les clivages de race, de couleur d’épiderme ou de texture capillaire, pour voir en nous l’Homme avec un grand H dans sa dignité.
A vous, qui nous avez aimés, à l’exemple de l’abbé Grégoire, de Victor Schœlcher et de bien d’autres encore qui comme vous ne figureront peut-être jamais aux tableaux des honneurs de la République,  A vous je demande de diffuser cette lettre auprès du cercle de vos connaissances pour des raisons que vous comprendrez afin dis-je:
 
Que tous sachent, contrairement à ce qui a été dit sur certaines antennes et dans certains journaux, qu’il n’y a point de racisme dans nos propos (le « ta yo »), mais seulement le désir de nous approprier (le « ta nou ») une part de vie décente dans ces territoires confisqués par une poignée de profiteurs de toutes origines. 
L’appellation  LKP est explicite : Liyannaj kont Pwofitasyon, soit en français alliance contre la " profitassion ", contre tout ce qui conditionne la "chèreté" exagérée de la vie en Guadeloupe et aussi en Martinique où le comité du 5 février 2009 conduit les mêmes revendications avec le même slogan : la Martinique cé ta nou, la Martinique cé pa ta yo. 
Ces mouvements procèdent des carences du système étatique français, incapable de protéger les plus faibles contre la prédation débridée des profiteurs nantis qui tirent profit du substrat colonial non éradiqué par l’intégration départementale.
 
Que tous connaissent le mépris avec lequel nous, peuples domiens, fiers dans notre "bâtard métissage", avons été jusqu'à ce jour traités par tous les gouvernants français (de gauche comme de droite) qui se sont succédés à la tête de l'état. 
 
Qu’ils comprennent que nous ne demandons ni l'aumône de l’assistanat des contribuables français métropolitains, ni l'indépendance de notre fierté mal placée, mais la juste reconnaissance d'une République ingrate dans son passé, qui a beaucoup de difficultés à regarder en face ses vieux démons coloniaux.
 
Qu’ils considèrent la honte dont est revêtue cette nation dite des droits de l’homme, qui est aussi la nôtre et qui lors de l'abolition de l'esclavage (davantage sous la pression des lobbies betteraviers français de l'époque que par élan humanitaire) en 1848 s’est trouvé obligée de dédommager les "pauvres" possesseurs d'esclaves plutôt que ceux qui avaient subi pendant trois siècles les sévices d’un système reconnu aujourd’hui comme criminel, les livrant poings et mains liés, sans terre et sans moyen de subsistance économique entre les mains de leurs anciens et maintenant nouveaux  "maîtres" que cautionne l’inertie hermétique de la République.
 
Qu’ils sachent que c’est de cette iniquité historique que découle le système discriminatoire actuel que l’on connait dans nos contrées. D’une part, les descendants des anciens colons (békés bien-nés et possédant tout ou presque), auxquels se sont rajoutés les nouveaux profiteurs du système capitaliste et financier (nègres, indiens, chinois, syro-libanais, mulâtres etc. etc.…) et d’autre part, la grande majorité de nos populations, ceux qui n’ont même pas eu la chance de s’insérer dans les  basses classes de la fonction publique. La classe A étant pour une simple raison de mathématique démographique nationale (loi du plus grand nombre oblige bien sûr, mais cette fois-ci au nom de
l’égalité), presque exclusivement occupée par nos compatriotes et frères métropolitains (de la même nation française), faisant ainsi naître un sentiment d’injustice chez ceux qui n’ont rien, qui ont conscience de leur misère et qui subissent tous les jours dans leur chair (et leur porte-monnaie) le poids de leur handicap historique. 
Pour favoriser les nominations ou mutations dans son « pays » d’origine, pourquoi ne pas imaginer, en toute égalité, que le breton bénéficie naturellement d’un bonus pour toute affectation administrative en Bretagne et pareillement l’antillais en Guadeloupe ou en Martinique? Idem pour les Réunionnais ou Guyanais bien entendu.
 
Qu'ils sachent que ces territoires sont, toujours dans la logique coloniale, des zones de débouchés commerciaux réservés aux grandes sociétés métropolitaines (dont les hauts salaires reviennent en majorité aux compatriotes métropolitains) y compris du bâtiment, des travaux publics, du traitement et la distribution de l’eau sans parler des tarifs honteux de FRANCE-TELECOM et de sa filiale caribéenne de téléphonie mobile ou des scandaleux prix des carburants à l’origine du soulèvement récent en Guyane puis en Guadeloupe etc. …,  de sorte que l’argent, gracieusement distribué en aumône par l’état français est en grande partie récupéré sous forme d'importation en quasi-totalité provenant de la métropole ou en dividendes retournant en métropole, au lieu de servir à rattraper le retard en matière de  développement local.
 
Qu'ils sachent que l'Etat français dans son extrême bienveillance, leur a concocté un système fiscal unique parmi les départements de la République consistant à percevoir sur toutes les importations (y compris les produits alimentaires de base) des taxes scélérates d'octroi de mer afin de financer eux même par ces taxes douanières le budget de leurs communes. Ainsi c'est la consommation des produits importés qui permet aux communes domiennes de vivre.  
Quid de la non-volonté de développer les productions locales (par ailleurs en partie empoisonnées au chlordécone par les mêmes profiteurs agissant sous bénédiction de l’Etat) afin de ne pas devoir leur donner une dotation équivalente à ce que perçoivent toutes les communes de la France continentale comme dans le Cantal ou la Corrèze ou les communes insulaires comme en Corse.  Notons ici que la Corse, qui est toute proche du continent, reçoit une dotation de continuité territoriale
dont les lointains DOM sont généreusement exemptés en tant que sous-citoyens.
Essayons d’imaginer un seul instant les corses devant payer un petit octroi de mer (méditerranéen) sur toutes les marchandises en provenance du continent pour financer leurs budgets communaux … 
Je vous le dis, c’est dans les jardins de l’Elysée que les bombes "pèteraient" ! 
 
Qu'ils sachent que ces taxes d'octroi de mer, perçues non gracieusement en amont, par les services français des douanes sur le coût des marchandises additionnées au fret le plus cher de la planète (merci à la CMA CGM) sont de fait, génératrices de marge, puisque constituant une valeur ajoutée, pour les importateurs néocolonialistes qui bénéficient en plus de principe d’exclusivité (cf. l’article de Marianne n° 618, pages 30 et 31) et ainsi se frottent les mains. Ils sont par ailleurs dûment confortés dans leurs privilèges de profiteurs par l’absence totale de contrôle des prix de la part des services de l’Etat qui agit de la sorte en véritable receleur de profits malhonnêtes. 
Qui donc décemment pourrait affirmer que le système colonial est terminé?  Dites le moi,… Mais dites le moi donc, vous énarques ingénieux et autres hauts fonctionnaires talentueux ou encore vous politiciens brillants de tous bords engendrés par les vertueuses institutions de la République ! 
 
Qu’ils sachent qu’en dehors de l’éducation offerte par l’école publique ou le RSMA, Régiment du Service Militaire Adapté dont nous saluons tous le dévouement pour le travail formidable qu’il font (formateurs métropolitains pour la plus part) pour nos jeunes en échec scolaire, rien n’a jamais été engagé de sérieux dans nos territoires afin de nous permettre de sortir de notre marasme structurel et nous autoriser à nous considérer comme des français à part entière, au sein des valeurs d’égalité prônées pompeusement par notre République hypocrite toute prête à donner des leçons au monde entier.
 
Qu’ils sachent que la moutarde de l’injustice, de l’immobilisme, de l’inachevé et des belles paroles accumulées depuis plusieurs siècles, amplifiée par la crise internationale nous est montée au nez et que nous avons décidé de péter les plombs.
 
…Dans l’espoir d’être entendus au sommet de l’Etat. 
 
Daniel Pierre-Elien
Février 2009
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André-Jean Vidal
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9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 23:19
L'UMP VEUT TRAVAILLER "EN STÉRÉO" AVEC LE PARLEMENT SUR L'OUTRE-MER

Une troisième mission sur l'outre-mer a été créée à l'UMP, et confiée au sein du parti à son secrétaire général adjoint, Marc-Philippe Daubresse, qui travaillera "en stéréo" avec les deux autres, mises en place à l'Assemblée et au Sénat, a annoncé lundi M. Daubresse.

"C'est une mission restreinte constituée d'une dizaine de personnes, notamment des parlementaires de l'UMP qui travaillent déjà sur ces questions", a déclaré lors du point de presse hebdomadaire le député du Nord, chargé en 2005 de la mise en place du plan de cohésion sociale aux Antilles et à la Réunion.
Cette mission UMP, a précisé M. Daubresse, "travaillera en stéréo" avec un groupe de députés mis en place en décembre - avant la crise aux Antilles - par Jean-François Copé à l'Assemblée nationale, et une mission sénatoriale "pluripartisane" (UMP,PS,PC,RDSE,non inscrits), lancée en février à la demande de son homologue au Sénat, Henri de Raincourt.
Côté parti, Marie-Luce Penchard, secrétaire nationale en charge de l'Outre-mer et candidate dans la circonscription ultramarine aux européennes de juin prochain, et Patrick Karam, délégué interministériel pour l'égalité des chances des Français d'outre-mer, assisteront M. Daubresse, a-t-il encore précisé.

Plus d'autonomie

"Mon plan de route, c'est réfléchir à quel modèle économique pour les DOM", et sur l'opportunité "de changer la réglementation communautaire sur certains sujets", comme par exemple la question de l'achat des carburants aux Antilles, hors zone euro, a-t-il dit à l'AFP.
Selon lui, il faudra également réfléchir à la "piste" d'un "marché unique antillais", à l'installation de pôles de compétitivité, "tourisme et pêche par exemple", et sur le plan institutionnel, se poser la question de savoir "jusqu'où on peut aller vers plus d'autonomie" pour les DOM.
M. Daubresse se rendra aux Antilles (Guadeloupe et Martinique) et Mme Penchard à la Réunion et à Mayotte pour consulter les militants UMP ultramarins. Un troisième membre de la mission UMP se rendra à Saint-Pierre et Miquelon et en Guyane.
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André-Jean Vidal
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9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 16:18
Voyager autrement : la Guadeloupe à l'honneur
 pendant une semaine
Voyageons-Autrement.com, le portail dédié à l'information sur le tourisme responsable, démarre une semaine consacrée aux acteurs de l’écotourisme en Guadeloupe. Souhaitant ainsi contribuer à l'effort de reconstruction et de solidarité vis-à-vis de l'Outre-Mer !


Face à un contexte social très perturbé, des milliers de touristes ont annulé leurs vacances dans les deux départements français des Antilles, Martinique et Guadeloupe. Voyageons-Autrement a décidé d'être solidaire des acteurs engagés dans l'écotourisme en Guadeloupe. Notre coup de cœur ira donc aux acteurs de la Guadeloupe engagés pour développer un tourisme responsable : Un véritable centre de ressources pour les voyageurs potentiels !
Dossier écotourisme en Guadeloupe :
http://www.voyageons-autrement.com/ecotourisme-guadeloupe.html
Bannière pour l’illustration de l’article :
http://medias.voyageons-autrement.com/teasers/doss-sp-gaudeloupe.png
Voyageons-Autrement.com – Un portail unique dédié à l’information sur le tourisme responsable
Unique acteur privé à vulgariser de façon ludique les concepts de Tourisme Responsable, Voyageons-Autrement.com a su mobiliser des moyens humains et financiers pour présenter les enjeux et les acteurs du tourisme durable, de l’écotourisme et du tourisme équitable et solidaire en France et à l'étranger.
De nombreuses ressources (définitions, dossiers, livres et vidéos) en lien avec l’actualité sont mises à la disposition des touristes qui souhaitent « Voyager Autrement ». L’étude, réalisée par TNS Sofres en mars2008, a montré que même si les voyageurs s’imprègnent du concept de tourisme responsable (59% des voyageurs français ), des attentes importantes sont formulées en terme de contenu d’information (78% se déclarent mal informés) notamment par Internet (51%).
Pour comprendre et agir avec des voyages responsables : http://www.voyageons-autrement.com
Elargissement de nos dossiers « écotourisme » à l'ensemble de la zone des Caraïbes
Depuis 2001, les Etats membres de l'Association des Etats de la Caraïbe ont signé une convention sur la mise en place d’une Zone de Tourisme Durable de la Caraïbe (ZTDC). Des initiatives encore trop peu médiatisées !
Pour en savoir plus :
L'écotourisme, un nouveau défi pour la Caraïbe ? :

http://www.voyageons-autrement.com/ecotourisme/caraibes.html
link
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André-Jean Vidal
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9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 16:15

Invitation à l’indécence

Raphaël Jornet, conseiller du salarié, vient de publier ce texte édifiant sur son blog.

On peut devenir très vite un passionné de Laurence Parisot. Elle ne laisse pas longtemps indifférent, parce que chacune de ses prises de positions au nom du Medef est attirante, permettant d’appréhender finement la vraie nature de ce « partenaire social ».
Ainsi, en peu de temps les journalistes nous ont rapporté :
> que le Medef était opposé à des discussions "au niveau national" entre patronat et syndicats sur le partage des bénéfices des entreprises. Et puis quoi encore ?
> qu’au sujet de la prime de 500 euros versée à partir d'avril aux jeunes ayant travaillé mais ne percevant pas d'indemnisation chômage, ils l’auraient entendu dire qu’on "…transforme les jeunes en chasseurs de primes".. Fainéants de jeunes !
> qu’en Guadeloupe, le Medef est resté arcquebouté sur une position de classe, sans compromis. Mais si elle n’a pas signé l’accord, l’organisation patronale commence déjà, sans honte, à chiffrer l'impact économique du mouvement ! Salauds de grévistes !
S’intéresser à Laurence n’empêche pas le citoyen d’essayer de s’informer plus sereinement qu’il ne le ferait dans les gazettes, lesquelles, par définition, font dans l’urgence et, peut -être, dans le sensationnel. Pourris de journalistes !
Pour ce faire, rien ne vaut un voyage sur un site « officiel », estampillé Medef pour tâter le pouls de cet organisme qui compte dans la société française. Je vous invite à l’indécence.
Il vous sera aisé de trouver le Medef de votre département. Rien ne servira de chercher ailleurs : la forme et le fond de chacun des sites est le copié/collé de son voisin. Le centralisme démocratique fait encore des ravages...
Très vite, une autre réalité du Medef saute aux yeux : il est si moderne ou tend si désespérément à le devenir qu'il s’encanaille volontiers d’oripeaux anglo-saxons.
> il fait du « lobbying », dont il est satisfait du résultat : « Notre lobbying contre la taxe pour financer le dialogue social a été gagnant »
> il est « ready for the future ».
> on y vit le “live twitting” comme on respire..
> Bill Gates y est ici aussi une idole, qui vint pour une intervention sur le thème "The Second Digital Decade", que l’on peut lire en « e-book »
> on y crée des « clubs de managers », on y rêve de dream team sociaux,et l’on papotte sans cesse de leadership par management marketing dans des BUSINESS COCKTAIL.

Puis, pour vous divertir, vous lirez ces mots puissants de ma Laurence, susurrés lors de l’assemblée générale du 5 février 2009 (discours de clôture, àla 15ème minute, 43"): « Qu’une année puisse être à la fois féconde et économiquement périlleuse ce n’est pas la première fois ! A force d’entendre la crise actuelle comparée à celle de 1929, tout simplement pour se gargariser du mot dépression, on oublie que 1929 et les années qui ont suivi ont été noires certes, mais pas que noires. Voyez-vous, 1929 c’est aussi une année de création d’entreprise. En 1929 ont été créées les Guides Michelin, Danone, Colas, et même une banque, Robeco ! 1930, c’est la fondation en France des Laboratoires Boiron ou aux Etats-Unis de Texas Instrument ; c’est d’ailleurs au cours de cette période, 1930-1936, qu’IBM connaitra un développement décisif ou qu’en France naîtra l’entreprise au crocodile, Lacoste, ou encore qu’Air France prendra son envol ! »
Ajoutant aussitôt : « Nous les chefs d’entreprise nous sommes tous des chercheurs d’or. » Je ne te le fais pas dire, Laurence !
Ouf ! Voyez qu’on peut espérer ! Une dépression ? Quelle dépression ?
Et comme Ségolène nous dit aussi que la crise peut «… être une opportunité pour les femmes», je me dis que nous sommes quelques-uns à être d’incorrigibles broyeurs de noir, quand Laurence et Ségolène sont sur le même bateau. Le temps d'une journée de la femme?

Bon, allez, je vous quitte. Je vais essayer de traduire ce texte en créole, pour ceux qui disent "La Gwadloup sé tan-nou, la Gwadloup sé pa ta yo. Yo péké fè sa yo vlé, adan péyi an-nou"
Il va être content, là-bas, Elie Domota, non?
Rien ne se fait sans enthousiasme.

Raphaël JORNET
conseiller du salarié
tél: 06 08 74 37 72 - 09 53 09 18 89 
site: http://www.jornet.nom.fr
blog: http://chroniques-ordinaires-jr.blogspot.com/
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9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 16:13
Poursuites pour provocation à la haine raciale : "une manoeuvre"

Elie Domota a estimé lundi que l'ouverture d'une enquête pour "provocation à la haine raciale" à son encontre n'était qu'"une manoeuvre de plus pour tenter de nous intimider".


"Ce ne sont que des mensonges", "c'est une manoeuvre de plus pour tenter de nous intimider", a déclaré le leader syndical sur Europe 1.
"S'il y a convocation devant les tribunaux, nous ferons en sorte que le tribunal soit l'espace où il y aura ce qu'on peut appeler le grand déballage sur la réalité sociale, historique et culturelle de la société guadeloupéenne en 2009", a-t-il assuré.
Il s'est insurgé contre "les grandes entreprises, les multinationales de l'agroalimentaire, les chaînes internationales d'hôtellerie qui refusent d'appliquer" l'accord signé par le LKP et une partie du patronat guadeloupéen sur une hausse des bas salaires de 200 euros.

« Il faut arrêter de prendre les Guadeloupéens pour des serpillières »


"C'est inadmissible", a-t-il dit. "Nous sommes en grève dans tous ces établissements et nous appelons la population à boycotter ces établissements".
Selon M. Domota, "il faut arrêter de prendre les Guadeloupéens pour des serpillières".
Le parquet de Pointe-à-Pitre a annoncé samedi une enquête pour provocation à la haine raciale et tentative d'extorsion de signature, après des déclarations télévisées du leader du LKP affirmant que les entrepreneurs refusant la hausse de salaires devraient "quitter la Guadeloupe" et qu'il ne "laisser(ait) pas une bande de békés (descendants de colons blancs) rétablir l'esclavage".
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André-Jean Vidal
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9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 16:12
Raffarin : "dérapage" de Domota mais aussi "appréciation partisane" du Medef
   
L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin (UMP) a qualifié lundi de "dérapage" les propos du leader du LKP Elie Domota visant les patrons guadeloupéens , mais il a aussi critiqué les déclarations "partisanes" de la présidente du Medef Laurence Parisot.
En Guadeloupe, "il ne s'agit pas de désigner les uns contre les autres, mais d'appeler tout le monde au respect", a déclaré M. Raffarin sur LCI.
Les propos d'Elie Domota constituent "un dérapage et donc il faut que la justice se prononce", a-t-il affirmé.
Le leader syndical avait déclaré jeudi que les entrepreneurs refusant la hausse de salaires devraient "quitter la Guadeloupe" et qu'il ne "laisser(ait) pas une bande de békés (descendants de colons blancs) rétablir l'esclavage". Le parquet de Pointe-à-Pitre a annoncé samedi une enquête pour provocation à la haine raciale et tentative d'extorsion de signature.

« Dérapages »

"Aujourd'hui, il y a des dérapages et tout dérapage, qu'il vienne d'un côté ou qu'il vienne de l'autre doit être sanctionné", a estimé le sénateur UMP de la Vienne.
Interrogé sur les déclarations de Laurence Parisot affirmant que le patronat n'avait "guère eu voix au chapitre" dans les négociations en Guadeloupe et que l'Etat n'y avait "pas joué son rôle d'arbitre", il a jugé que c'est "une appréciation engagée, partisane parce que le Medef défend des intérêts".
"Il y a eu une négociation et un compromis, et donc je trouve qu'il n'est pas très heureux, quand il y a un compromis, de revenir sur les positions initiales", a-t-il dit.
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9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 16:11
Poursuites contre Domota "infondées et caricaturales"

L'information pour provocation à la haine raciale contre Elie Domota est "infondée et caricaturale", a estimé lundi le député app-PCF de Seine-Saint-Denis Jean-Pierre Brard, accusant "le pouvoir sarkozyste" de vouloir "criminaliser" le mouvement social en Guadeloupe.

Cette qualification des déclarations du leader du LKP "est infondée et caricaturale, car l'emploi du terme +béké+ est évidemment la désignation d'une classe de patrons et de possédants et non d'une catégorie raciale ou ethnique", a jugé M. Brard dans un communiqué.
Selon lui, les propos de M. Domota s'inscrivent "dans la polémique publique normale, de la part d'un syndicaliste, dans une situation de crise".

« Avoir la tête du meneur dans un prétoire »

Le député accuse "le pouvoir sarkozyste" de vouloir "prendre sa revanche en criminalisant une fois de plus le mouvement social" et en cherchant à "avoir la tête du meneur dans un prétoire".
Le parquet de Pointe-à-Pitre a annoncé samedi l'ouverture d'une enquête pour provocation à la haine raciale et tentative d'extorsion de signature après des propos de M. Domota affirmant que les entrepreneurs refusant la hausse des salaires devraient "quitter la Guadeloupe" et qu'il ne "laisser(ait) pas une bande de békés (descendants de colons blancs) rétablir l'esclavage".
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André-Jean Vidal
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