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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 23:44
INDISCRETIONS
Lucette
Bien vu. Quand Lucette Michaux-Chevry affirme, à propos de l'UMP locale qu'elle est « née d'un viol, a accouché aux forceps et est mort-née », elle fait référence au silence assourdissant de la direction de ce parti politique qui n'a pas ouvert la bouche une seule fois pour se prononcer sur la situation actuelle dans laquelle la Guadeloupe barbotte...

Hervé Damoiseau
Le patron des rhums Damoiseau sera sur France 2 ce lundi 9 mars à 22 h 10 dans l'émission de Benoît Duquesne. Le point de vue d'un Blanc-pays sur la situation de la Guadeloupe peut être intéressante... même si d'aucuns diraient qu'on s'en f... et qu'on a dépassé ce stade.

Victorin
S'il est un grand perdant au PS au regard des dernières actualités, c'est bien Victorin Lurel. Tout-puissant secrétaire national à l'Outre-mer, il a joué Ségolène Royal contre Martine Aubry, lors de l'élection du premier secrétaire. Martine a été élue. Victorin laissé sur la touche. Il a, d'ailleurs, fidèle à ses convictions, refusé le poste qui lui était proposé en reconduction. Il est vrai qu'il est le seul à avoir la réelle dimension politique pour la fonction. Et puis, Ségolène Royal, de passage en Guadeloupe pour faire sa cour à Elie Domota, ne l'avertit même pas, le boude. Faut-il en déduire qu'elle n'a pas apprécié les informations de plus en plus précises qui feraient de M. Lurel un ministre de François Fillon en juin ?..

Nicolas
Nicolas Desforges, préfet de Guadeloupe a les honneurs du Point (édition du jeudi 5 mars). Dans la colonne En panne. « N'a pas brillé dans sa gestion de la crise (en Guadeloupe), en particulier ces derniers jours : il n'a pas su empêcher le LKP d'envahir les locaux de RFO et a dit un peu vite qu'il fallait "savoir arrêter une grève" », commente Le Point.

Yves
Le Point, toujours, qui s'étonen du comportement de Michelle Alliot-marie, ministre de l'Outre-mer, qui n'a pas eu un mot d'encouragement, en un mois et demi, pour son secrétaire d'Etat Yves Jégo. Décidément bien seul, ce pauvre Yves Jégo qui, dans le même article, se voit débarqué du gouvernement en juin, à la demande de Nicolas Sarkozy qui ne l'apprécie plus du tout !

Elie
Pour ceux qui ne l'auraient pas trouvé en kiosque, les envois de presse nationale ayant été interrompus alors, un numéro du Point, celui du jeudi 19 février, est consacré aux événements en Guadeloupe : « Antilles, la vérité sur le LKP », titre-t-on. Edifiant.
A noter aussi quatre pages dans VSD paru le 4 mars, six pages dans Paris-Match du 26 février...

Christiane
Christiane Quilicci, organisatrice du Salon régional de l’Etudiant, se désespérait de pouvoir l'organiser cette année.  Il aura lieu les mercredi 8 et jeudi 9 avril, au CWTC de Jarry. L'occasion, entre autres, nous dit-elle, de faire une grande place à ceux qui proposent des cours de rattrapage intensif pour les enfants privés d'école pendant six semaines.
André-Jean VIDAL
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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 21:17
LKP: un discours volontiers ambigu sur la question raciale

Le LKP tient, sur la question raciale, un discours volontiers ambigu, qu'il ne faut toutefois pas caricaturer, selon des experts.

Vendredi, le parquet de Pointe-à-Pitre a ouvert une enquête judiciaire notamment pour provocation à la haine raciale après les déclarations du leader du collectif, Elie Domota, qui avait affirmé à la télévision que "nous ne laisserons pas une bande de békés rétablir l'esclavage", référence aux descendants de colons blancs.
Ce n'était pas la première fois que le leader du LKP frayait avec la ligne jaune, dans ce domaine. Il avait déjà parlé de "ghetto blanc" pour dénoncer la spéculation immobilière sur l'île, rappellent plusieurs experts.
Mais la distinction est toujours ténue entre la désignation négative d'un groupe racial et la dénonciation d'un fait social, soulignent-il.
"C'est très ambigu", explique Jacky Dahomay, professeur de philosophie et membre démissionnaire du Haut Conseil à l'Intégration (HCI).

C'est qui... yo ?

Par exemple la chanson des sympathisants du LKP: "La Gwadloupe sé tan nou, la Gwadloup a pa ta yo ".
"Le "vous" n'est pas précisé", commente-t-il. "Cela peut être aussi bien le métro(politain), aussi bien le béké, mais peut-être aussi bien tous les exploiteurs guadeloupéens".
Pour lui, ce slogan doit d'abord se lire comme "une volonté de réappropriation de soi".
L'option raciste n'a pas été retenue par le LKP, pense-t-il. "Ils ont été tentés par cela, mais il sont freiné". Car "il n'y a pas en Guadeloupe un ressentiment équivalent vis-à-vis des békés qu'en Martinique".
Pour Frédéric Régent, historien, représentant FSU au sein du collectif et auteur de "La France et ses esclaves, de la colonisation aux abolitions 1620-1848" (Grasset, 2007), la référence aux blancs "est un raccourci".
S'ils sont parfois mis à l'index, "c'est en raison de ce qu'ils représentent socialement". "Quand on dit békés on s'adresse uniquement à une caste socio-économique précise", insiste-t-il.
L'historien ajoute toutefois que lui-même ne permettrait jamais les "dérapages verbaux" de certains membres du collectif. Il révèle aussi que la FSU avait vainement insisté pour que la revendication du LKP d'une "priorité d'embauche aux Guadeloupéens", soit explicitement assortie de la mention "à compétence égale".
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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 21:16
Négociations après le retour au calme, polémique après l'enquête sur Domota

Le calme revenu aux Antilles, le débat s'est concentré ce weed-end sur les méthodes du mouvement social et les malaises qu'il traduit, après l'ouverture d'une enquête judiciaire contre Elie Domota, l'emblématique leader guadeloupéen.

Les négociations se poursuivaient pendant ce temps à la Martinique et La Réunion.
Le parquet de Pointe-à-Pitre a annoncé samedi une enquête pour provocation à la haine raciale et tentative d'extorsion de signature, après des déclarations télévisées de la figure de proue du "collectif contre l'exploitation" LKP.
M. Domota avait lancé en créole sur Télé-Guadeloupe que les entrepreneurs qui refusaient l'accord d'augmentation de 200 euros des bas salaires devraient "quitter la Guadeloupe" et qu'il ne "laisser(ait) pas une bande de békés rétablir l'esclavage", référence aux descendants de colons blancs, souvent accusés de mainmise sur l'économie locale.
Ces déclarations ont suscité un tollé et des craintes dans des territoires historiquement marqués par l'eclavage, alors que l'accord de sortie de crise conclu mercredi reste encore à appliquer.
D'autant que c'est précisément ce qui a été perçu par certains comme une "provocation" de patrons békés, une opération escargot sur la rocade de Fort-de-France pour réclamer le "droit de travailler", qui a déclenché vendredi une nouvelle flambée de violence en Martinique.

« Une stupide logique de vengeance politique »

Le LKP, dont les partisans ont fêté la "victoire" jusque tard dans la nuit de samedi à dimanche à Pointe-à-Pitre, n'a pas réagi officiellement mais un avocat du collectif, Patrice Tacita, a qualifié de "provocation" l'action judiciaire, assurant que les propos de M. Domota sur les békés reflétaient "la réalité historique".
Le Medef a dénoncé les "intimidations" des grévistes qui ont régulièrement obligé magasins et entreprises à fermer pendant les 44 jours de conflit et le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre évoqué des méthodes de "sortes de tontons macoutes".
Le Parti socialiste a dénoncé "une stupide logique de vengeance politique", qui risque de "racialiser un conflit social dont la source est bel et bien l'exploitation par une poignée de nantis". L'ex-candidate des Verts à la présidentielle Dominique Voynet a parlé de "tentative d'humiliation".
Très proche conseiller de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino a voulu calmer le jeu, rappelant que si tout dérapage racial était "inadmissible", des propos quasi-symétriques avaient valu une enquête semblable à une figure de la communauté békée martiniquaise.

Le calme avant la tempête

Et de souligner que "des formes d'exploitation et d'injustice" attisaient outre-mer les braises historiques et le "problème identitaire".
Sur le terrain, la situation était d'un calme dominical dans les deux îles antillaises.
Les négociateurs en Martinique, qui s'étaient retrouvés samedi quelques heures après les émeutes pendant lesquelles trois policiers ont été légèrement blessés, entérinaient les points d'accord obtenus sur des points très techniques en matière de logement ou assurance auto.
La perspective d'un document de suspension de la grève pour la semaine à venir commençait à être évoquée prudemment, avec l'idée de ne pas plus pénaliser l'économie, ni les scolaires alors que les examens approchent.
A La Réunion, où un collectif contre la vie chère appelle lui aussi à une grève pour mardi, les négociations avec le patronat sur les prix des produits de consommation courante ont repris, à la veille de l'annonce d'une diminution des prix du gaz et des carburants par le préfet de l'île.

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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 21:15
« Le LKP n'a pas vocation à se transformer en parti politique. La ligne éditoriale de l'UGTG, majoritaire au sein du collectif qui compte 49 organisations, c'est le mouvement social.
Pierre-Yves Chicot, maître de conférence en droit public à l'université Antilles-Guyane

« La fin du clientélisme, du népotisme, ça c'est souhaité par toute le monde. Maintenant, aller plus loin en direction de l'autonomie, là je peux vous dire que personne n'est d'accord.
Frédéric Régent, secrétaire général de la FSU

« Toutes les méthodes propres aux indépendantistes, c'est-à-dire leur côté tonton macoute, dictatorial, est ressorti à la fin et le soutien enthousiaste que manifestait la population s'est transformé en méfiance.
Jacky Dahomay, professeur de philosophie et membre démissionnaire du Haut Conseil à l'Intégration (HCI)




Le LKP n'a "pas vocation" à devenir un parti politique, jugent les experts

Même si son "programme" de revendications concerne tous les aspects de la vie, et qu'il a surgi dans une "faillite" des institutions, le LKP n'a pas vocation à conquérir le pouvoir, en vue d'une autonomie ou de l'indépendance, estiment plusieurs experts.

"Le LKP n'a pas vocation à se transformer en parti politique", juge Pierre-Yves Chicot, maître de conférence en droit public à l'université Antilles-Guyane. "La ligne éditoriale de l'UGTG", majoritaire au sein du collectif qui compte 49 organisations, "c'est le mouvement social".
"Je ne crois pas que le LKP puisse se transformer en une organisation pérenne, solide", abonde Jacky Dahomay, professeur de philosophie et membre démissionnaire du Haut Conseil à l'Intégration (HCI).
Cela "malgré tout le bénéfice qu'ils ont eu", auprès de la population qui les a soutenu jusqu'à la signature mercredi d'un accord de fin de grève que le préfet Nicolas Desforges lui-même a qualifié de "programme"
"Mon organisation est contre", tranche Frédéric Régent, historien et représentant FSU au sein du collectif. "Et nous ne sommes pas la seule".
L'un des points de divergence est bien sûr la question du statut de l'île. Elie Domota, leader du LKP, "qui a grandi en tétant le mamelon du marxisme-léninisme", selon M. Chicot, n'a jamais caché ses ambitions indépendantistes.
"La fin du clientélisme, du népotisme, ça c'est souhaité par toute le monde", dit M. Régent. "Maintenant, aller plus loin en direction de l'autonomie, là je peux vous dire que personne n'est d'accord".
"A la fin du mouvement, la population leur a dit, on vous a soutenu pour le mouvement social, on ne vous a pas soutenu pour le changement de statut", confirme M. Dahomay.
Et pour cause. "Les gens sont foncièrement Français, ici. Parce qu'on n'a jamais rien connu d'autre que la République", dit M. Chicot. Lors du référendum organisé en 2003 sur un changement statutaire près de 75% avait voté contre.

Certaines pratiques aussi ont déplu


"Toutes les méthodes propres aux indépendantistes, c'est-à-dire leur côté tonton macoute, dictatorial, est ressorti à la fin et le soutien enthousiaste que manifestait la population s'est transformé en méfiance" ajoute M. Dahomay.
Si le collectif a pris très vite une dimension politique, c'est qu'il a rempli le "vide sidéral" laissé par les élus locaux, explique M. Chicot. "
"Lorsque vous avez deux présidents, du conseil régional et du conseil général, qui se réclament de l'idéologie de gauche (...) et qui font une politique de relance en privilégiant l'investissement, ça pose un problème", poursuit-il : les membres du LKP "sont comme des redresseurs de torts des gouvernants politiques".
"La classe politique a failli dans le cadre de ce conflit, c'est indéniable", renchérit M. Régent. "Il n'aurait peut-être pas eu lieu si les élus depuis des années avaient fait les choses correctement en respectant les règles, en respectant la loi."
Alors quel avenir pour le mouvement ? Certainement un lieu de débat, de conscience pour la société civile, pronostiquent les experts. Mais pas plus.
"Je crois que le LKP ça a été un moment", dit M. Dahomay.
"Après, si demain M. Domota ou M. Untel ou madame Untel veut sortir du LKP et aller conquérir un poste électif, à ce moment là ils sont libres de le faire", conclut M. Chicot.
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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 17:33
Racisme « inacceptable », mais l'injustice nourrit l'identitaire

Toute incitation à la violence ou à la haine raciale est « inacceptable » dans la crise sociale outre-mer, mais le sentiment identitaire y est alimenté par « des formes d'exploitation et d'injustice », a déclaré hier Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy.


M. Guaino était interrogé au Forum de Radio-J sur l'ouverture d'une enquête judiciaire, pour provocation à la violence et la haine raciale, après des déclarations du leader syndical guadeloupéen Elie Domota affirmant que les entreprises devraient appliquer l'accord salarial ou quitter l'île et qu'il ne laisserait pas des békés, descendants de colons blancs, « rétablir l'esclavage ».
« Toute incitation à la violence, à la haine raciale, tout usage de la force et de la brutalité dans une démocratie comme la nôtre est inacceptable et doit être condamné », a déclaré M. Guaino.
Il a toutefois estimé qu' « il y a des propos qui ont été échangés de part et d'autre, en Guadeloupe et en Martinique, qui ne sont pas dignes d'une République comme la nôtre et qui s'apparentent à une approche raciale des problèmes ».

« On est en face d'une économie de rente parfaitement organisée »

M. Guaino faisait allusion à une autre information judiciaire ouverte en février pour « apologie de crime contre l'humanité et incitation à la haine raciale » à la suite de déclarations d'un béké affirmant « vouloir préserver sa race ».
Dans ces territoires d'outre-mer, « le partage des richesses n'est pas équitable, on est en face d'une économie de rente parfaitement organisée (...). Ce qui fait qu'une partie importante de la population subit une situation d'injustice qui n'est pas tolérable au sein de la République », a-t-il dit, évoquant « des formes d'exploitation et d'injustice qui ne sont pas acceptables au XXIe siècle ».
« Quand vous subissez l'injustice, vous avez plus de chances de réveiller le problème identitaire que si tout le monde se sent dans une République de citoyens égaux en droits, en dignité et en devoirs », a-t-il expliqué.
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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 17:15
COMPLEMENT D'ENQUÊTE
Lundi 9 mars - 22h10


Vous trouverez, ci-dessous, le contenu de "Complément 
d’Enquête" le 9 mars prochain sur france 2 présenté par Benoit Duquesne. 

*Antilles : la faute aux Blancs ?*

Après des semaines de grève générale aux Antilles, alors que la Réunion  se mobilise à son tour contre la vie chère, Complément d’Enquête sur  cette tempête qui souffle Outre-mer et qui pourrait menacer la  métropole. Pourquoi, malgré l’argent public, la surabondance  de fonctionnaires et l’omniprésence de l’Etat, ces départements  sous perfusion battent-ils tous les records de chômage et de  pauvreté ? Pourquoi les Antilles continuent-elles à dénoncer un mode de  gestion hérité de l’esclavage ? Tensions sociales, économiques et  bien sûr raciales… Derrière ces conflits qui s’enveniment, retour sur  un passé colonial que la France a bien du mal à solder.



*Le massacre oublié*

Un reportage de Yann Fronty et Zidène Berkous.
 En mai 67 à la Guadeloupe les forces de l’ordre ont tiré sur 
 la foule qui manifestait contre la vie chère. Bilan, entre 87 et 120 
 morts. Un massacre étouffé par les autorités de l’époque, et qui est 
 encore laissé dans l’ombre aujourd’hui. Que sont devenus les victimes, les policiers, le préfet ? Retour sur cet événement oublié qui sous tend la colère d’aujourd’hui.



*Tourisme, tristes tropiques*

Un reportage de Séverine Lebrun et Zidène Berkous.
 Infrastructures en mauvais état, personnel mal formé, il y a 7 ans, 
 le groupe Accor faisait scandale en annonçant qu’il renonçait à exploiter  ses hôtels aux Antilles. Aujourd’hui, alors que la crise paralyse  à nouveau la Martinique, enquête sur ce coin de paradis qui ne fait plus  recette. Comment Sainte Lucie, à quelques kilomètres au large, est-elle  parvenue à attirer les touristes qui boudent les Antilles Françaises ?



*Le plein de colère*

Un reportage de Edouard Perrin et Annie Tribouart.
 Le prix de l’essence a été le détonateur. Pointées du doigt par 
 plusieurs enquêtes, d’abord en Guyane, puis dans toutes les Antilles, 
 les méthodes de la SARA, la filiale de Total qui a le monopole du 
 carburant dans la région. Pourquoi cette société n’a-t-elle pas de 
 concurrent ? A qui profite le système ? Y a-t-il des abus ?



*Mayotte à l’âge DOM*

Un reportage de Thomas Horeau et Jean François Monier.
 Le 29 mars, les 186 000 habitants de Mayotte décideront s’ils deviennent le 101e département français. Faire de ce coin d’Afrique, perdu au large de Zanzibar, un DOM à part entière, c’est une promesse de campagne de Nicolas Sarkozy. Et c’est la dure mission du Préfet Denis Robin. Mais à quel prix ? A qui distribuer les aides sociales quand il n’y a pas d’état civil ? Comment rompre avec le droit coutumier musulman ? Peut-on calquer le modèle français sur un territoire qui en est très éloigné ?
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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 17:09
REPUBLIQUE FRANÇAISE


                            Abymes, le 5 mars 2009
                       
VILLE  DES  ABYMES
GUADELOUPE
Motion 1

Les membres du Conseil Municipal des Abymes réunis le 5 mars 2009 en Commission plénière élargie aux Conseillers régionaux, cantonaux de la synergie abymienne

EXPRIMENT leur vive satisfaction devant la conclusion positive et progressiste des protocoles des accords ayant abouti à la suspension d’une grève générale et dont il convient de saluer l’ensemble des signataires,

INVITENT  les parties à tout mettre en œuvre pour le respect de ces accords, notamment l’accord Jacques BINO,

ENCOURAGENT vivement les forces vives guadeloupéennes à poursuivre, au delà des négociations programmées, les échanges visant à construire une Guadeloupe nouvelle, plus juste et prospère,

PRENNENT ACTE de la décision du Président de la République d’organiser les Etats généraux pour l’outre-mer et singulièrement la Guadeloupe,

DÉCLARENT que ces réflexions proposées par l’Etat doivent toutefois se circonscrire exclusivement au domaine de compétence de l’Etat,

SOUHAITENT dans l’immédiat, l’instauration d’initiatives guadeloupéennes, de vastes dialogues entre toutes les forces vives de la Guadeloupe, sous le pilotage d’un organe neutre (tel par exemple le Conseil Economique et Social Régional) qui serait chargé d’auditionner toutes les arcanes  de la Société guadeloupéenne, afin de déboucher sur une session d’un Congrès Guadeloupéen des élus, syndicats, associations, socioprofessionnels…, en vue de la  réalisation d’un projet consensuel guadeloupéen devant être soumis à validation de la population.

Adoptée à l’unanimité des présents



REPUBLIQUE FRANÇAISE


                            Abymes, le 5 mars 2009
                       
VILLE  DES  ABYMES
GUADELOUPE

Motion 2

Les membres du Conseil Municipal des Abymes réunis le 5 Mars 2009 en Commission plénière  avec la population et les autres élus de la synergie abymienne,



SALUENT les entreprises signataires de l’accord d’augmentation des bas salaires dans le secteur privé, intitulé accord Jacques BINO,

PRENNENT ACTE du refus réitéré d’une fraction du patronat en Guadeloupe d’entériner cet accord,

S’ENGAGENT dans le cadre des compétences de la collectivité communale des Abymes à accompagner de façon privilégiée les entreprises signataires dans cette voie de solidarité guadeloupéenne,

INVITENT les autres collectivités territoriales locales à s’engager dans la même voie.

Adoptée à l’unanimité des présents


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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 16:46
ROSELMACK/BARBIER : LA POLÉMIQUE
Reçu par Charlotte Le Grix de la Salle dans le cadre de l'émission "Plus Clair" le samedi 28 février, Harry Roselmack a critiqué un  éditorial de Christophe Barbier paru dans l'hebdomadaire "L'Express". 

Ce dernier faisait,dans un éditorial qui montre qu'il n'a pas tout compris de la situation aux Antilles, l'amalgame entre l'élection d'Obama, la "fierté noire retrouvée", puis critiquait les "hérauts hallucinés de la repentance". S'il concédait du bout des lèvres qu'il fallait "briser les privilèges pour instaurer enfin, au pays des békés et des Blancs-créoles, le règne du mérite", il ajoutait aussitôt que l'Etat ne saurait cautionner une "spoliation vengeresse, ni ouvrir aux frais des métropolitains un guichet dégoulinant d'allocations injustifiées".
Mais le clou de l'éditorial allait arriver un peu plus tard, lorsque Christophe Barbier mettait en garde ses compatriotes "Français des tropiques" : « Aux Français des tropiques qui veulent travailler à l'antillaise et consommer à la métropolitaine, rappelons qu'il faut labourer la terre arable pour qu'elle lève d'autres moissons que celle du songe et que, hors de la France, les Antilles seraient au mieux une usine à touristes américains, au pire un paradis fiscal rongé par la mafia, ou un Haïti bis ravagé par des "tontons macoutes" moins débonnaires qu'Yves Jégo... » Christophe Barbier

Réplique de Roselmack
Que veut dire l'expression "travailler à l'antillaise" employée par Christophe Barbier ?
Plus globalement, on peut dire que l'éditorial de ce dernier n'est que le reflet de préjugés qui ont la vie dure chez les Français métropolitains. Et c'est d'autant plus grave dans le cas présent qu'il s'agit d'un journaliste reconnu, supposé être plus éclairé que ses compatriotes. Qui plus est, ces propos n'ont suscité quasiment aucune réprobation publique. A titre de comparaison, on se souvient par exemple de l'émotion provoquée par la banderole "anti Ch'tis" au stade de France lors de la finale de la coupe de la ligue 2008.
Par ailleurs, on peut s'étonner de cette obsession à pointer du doigt le fait qu'il existe aux Antilles des mouvements indépendantistes alors qu'il a été répété à maintes reprises par le LKP que le débat sur l'indépendance n'était pas l'objet de la grève. Dans le même registre que Christophe Barbier, le Quotidien Le Figaro qui a publié la semaine dernière un sondage selon lequel les français métropolitains étaient favorables à l'indépendance de la Guadeloupe, est beaucoup moins prompt à poser la même question quand il s'agit, au hasard, de la Corse ou du pays basque, où les mouvements indépendantistes sont pourtant beaucoup plus agressifs qu'en Guadeloupe. 
On peut aisément conclure de tout ce qui précède que les Antillais en cette première décennie de 21e siècle restent dans l'esprit de beaucoup de leurs compatriotes, comme des Français pas tout à fait comme les autres. Il serait (enfin) temps que ça change...

Harry Roselmack dans l'émission "Plus Clair" le 28 février 2009 sur Canal+
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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 16:41
Lettre du LKP aux militants
 
Lettre à tous mes compatriotes

Voila déjà 1 mois que nous sommes en grève en Guadeloupe et personne n’est mort de faim. Nous avons malheureusement perdu l’un de nos compatriotes de manière très douteuse, et j’espère comme tout un chacun, avoir des éclaircissements sur cette grosse bavure.
Mes chers compatriotes, tout semble être fait pour nous casser mentalement afin que nous cédions ou que nous nous retournions contre le LKP.

Soyez conscients et observateurs dorénavant.  La CAF a décidé de ne pas faire les virements de ses allocataires ce mois-ci. Les banques vont sûrement rejeter les échéances de crédit. Certains employeurs vont sûrement menacer de licencier le personnel absent. Mais n’oublier pas une chose, si vous n’êtes pas dans les entreprises, elles ne peuvent pas fonctionner. Si vous n’acheter pas dans les commerces, ils ne peuvent pas exister. Ils ont aussi des crédits à payer, et sans votre argent, ils ne peuvent pas les payer.

Vous êtes le pot de fer et eux le pot de terre.
Ne vous laissez pas impressionner
Vous avez de quoi vivre sur votre île et ce, sans limites. Plus d’une centaine de catégorie de fruits et légumes tous plus nourrissants les eux que les autres.
Vous n’avez qu’un seul souci, vous êtes devenus dépendants de l’extérieur.

Canal sat, Orange, EDF, Générale des Eaux, Voitures, Hypermarché, Boite de nuit …. J’en passe et des meilleurs.

Essayez de réfléchir à une solution pour réduire voir même supprimer votre dépendance aux choses.
Canal sat > télé locale
Orange > téléphone fixe ou internet
EDF > elctricité solaire, electricité éolienne
Générale des Eaux > Citerne personnelle
Voiture > Système de transport très bien organisé et co voiturage - Vélo
Hypermarché et Fast Food > jardin locale et consommation chez les maraichers locaux.
Remplacer les plantes ornementales par des légumes et fruits de chez vous.
Boite de nuit > soirée entre amis et parents …. (Temps, zouk, surprise party hommes boissons/ femmes pâtisseries)

Nos mauvaises habitudes causent notre perte en terme d’indépendance personnelle.
Que chacun d’entre nous reprennent l’habitude de dire bonjour à son voisin.
Prenez l’habitude de partager ou échanger vos repas entre voisins. Développez la fête des voisins.
Essayez de vous découvrir des passions communes entres voisins et partagez vos connaissances à ce niveau.
Que vos enfants prennent l’habitude de travailler ensemble dans leur quartier. Ils apprendront donc à mieux se connaître et donc à s’apprécier.
Nous avons développé l’esprit de concurrence et il nous nuit désormais.

‘O pi bel kaz, o pi gwo loto, bref, o pi kouyon’

N’avez-vous pas remarqué que malgré vos superbes maisons et voitures, que vos enfants ne veulent plus y revenir dès qu’ils sont partis en France ?
Navez-vous pas remarqué que vos enfants ne veulent jamais allez autre part que chez MacDo pour manger ?
N’avez-vous pas remarqué que vos enfants sont plus gros que vous à leur age ?
N’avez-vous pas remarqué que vos enfants sont toujours fatigués et très souvent malades ?

La faute à qui ? A eux ? Non ! A vous.

Eh oui, à vous la très grosse faute. Vous avez choisi la belle façade au détriment de la bonne évolution. Vous avez choisi l’assistanat au détriment du développement, même personnel. En bref vous avez choisi d’être fainéant au lieu d’être constructeur.
Aujourd’hui, vous vous retrouvez bloqué parce que vous avez décidé de résister à l’oppression. Beaucoup d’entre vous crient tout de suite ‘il faut arrêter, ça suffit ‘.
Seriez-vous des lâches ?

An tout bitin, sé zié ky lache.

Ne regardez pas cette grève avec des yeux de perdants, regardez là avec des yeux d’hommes et de femmes qui veulent changer leur devenir et celui horrible qu’ils ont mis en place pour leurs enfants.
Réapprenez à vous servir de vos 2 mains et de votre cerveau de manière constructive. La dépendance aux autres est toujours nuisible.


Dépendre d’autrui pour vivre n’est que survivre.

Publié par Blog Otonom Mawon du Collectif du 5 Février
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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 16:32
Quand l'île Maurice drague les touristes français
Face aux différents évènements que traversent certaines destinations touristiques tropicales vedettes comme la Guadeloupe, la Martinique ou Madagascar, les autorités touristiques mauriciennes ont réagi de manière très opportune en lançant une opération « Maurice sans Passeport ». Il s'agit, précise le site du même nom, mauricesanspasseport.com, d'une mesure exceptionnelle visant à offrir une alternative aux touristes français contraints dannuler leur séjour dans dautres destinations.
Ceux-ci peuvent entrer sur le territoire mauricien munis simplement d'une carte d'identité valide et d'un billet d'avion retour.
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