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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 02:22
LA GRÈVE EST SUSPENDUE, LES NÉGOCIATIONS VONT SE POURSUIVRE

En Guadeloupe, c'est l'euphorie. Elie Domota pour le Liyannaj kont pwòfitasyon (LKP), le préfet Nicolas Desforges pour l'Etat, Victorin Lurel pour la Région, Jacques Gillot pour le département, ont signé un protocole d'accord ce mercredi soir. Pour mettre un terme à 44 jours de grève dure, qui ont fait que la société guadeloupéenne a été immobilisée. Qui ont fait que l'activité économique a été réduite à zéro. Qui ont fait que la Guadeloupe a vécu en semi-coma.
Mais, ce n'est pas la fin de la grève. C'est une suspension du mouvement. Une simple suspension d'un mouvement qui peut reprendre du jour au lendemain.
Demain, il y a des négociations sur la baisse des prix de 54 produits de première nécessité dans les magasins. Mais, les grandes surfaces se font tirer l'oreille.
Si une entente expresse n'est pas trouvée rapidement, ce pourrait être le prétexte tout trouvé pour dire que l'Etat et les grands patrons se moquent du monde et l'explosion de colère serait là. la grève pourrait revenir sur le devant de la scène, malgré les explosions de joie de ce mercredi soir.
Depuis l'accord signé par des organisations patronales minoritaires (groupes d'entreprises employant environ 10 000 salariés), il y a une semaine, avec le LKP, les organisations patronales majoritaires (groupes d'entreprises employant 90 000 salariés) disent et répètent qu'elles ne paieront pas les 200 euros réclamés pour les bas salaires par le LKP.
Pour contrer cette réaction, le LKP a dit qu'il passerait dans chaque entreprise pour faire signer l'accord. Pour obtenir, « de gré ou de force », ont dit certains syndicalistes, que le patronat local verse à ses salariés au dessous d'un seuil de salaire (1,4 Smic, soit environ 2 100 euros) les 200 euros obtenus par les négociations.
Déjà, des adhérents d'un syndicat, la CTU, pourtant adhérant à LKP, occupent des entreprises. On pense que, les prochains jours, des incursions en nombre viennent troubler la quiétude retrouvée des entreprises.
A noter que, depuis le 20 janvier, plus aucun paquebot n'a fait escale en Guadeloupe, que depuis quinze jours les hôtels sont vides et la destination Guadeloupe retirée des programmes des tour opérateurs mondiaux.
A noter aussi que l'on estime l'incidence de ce long conflit social à la perte d'un millier d'entreprises, d'environ 10 000 emplois salariés.
A.-J.V.
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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 01:28
Sociologie de la fin d’un Système

                                                           Bernard Leclaire, écrivain de Marie-Galante

Le Crash boursier que subissent actuellement les Pays Capitalistes a accentué une crise économique sans précédant depuis 1929, laissant pantois et sans voix même les spécialistes les plus avertis.

Le « Pouvoir d’achat » élément catalyseur de ce système en place fait sauter en éclats tous les verrous d’une société qui malgré des avancées certaines, fonctionne encore sur des bases empiriques au risque aujourd’hui de déstabiliser la paix civile.
Nous assistons alors à une véritable « lutte des classes » au sens Marxiste du terme, à cause bien sûr d’un capitalisme qualifié plus que jamais d’asocial. Il s’agit en effet, d’une véritable implosion du système, notamment due à son incapacité totale à trouver des solutions économiques fiables pour le bien-être des concitoyens.
Ces sociétés touchées par ce crash bancaire contaminent toutes les autres. Comme un effet boule de neige, alors la  réaction en chaîne s’installe et les inconséquences de cette mauvaise stratégie du fonctionnement des banques se traduisent surtout par des explosions sociales successives de plus en plus virulentes.
Or, ce même système avait depuis quelques années déjà, montré et démontré les prémices de ses violentes révoltes internes. (Soulèvement des banlieues oct. et nov. 2005).

Que s’est-il passé ?

L’Etat est devenu un état politivore à outrance, ne pensant plus qu’à sa fonction électoraliste, plus qu’à son calendrier électoral ; ne pensant plus qu’aux mandats des hauts fonctionnaires, laissant alors la « Société Civile » se débattre dans les méandres sismiques d’un haut Patronat amnésique et égoïste.
         Un autre Etat a vampirisé l’Etat. Il s’agit bien du Grand Patronat en question, qui depuis fait du chantage et dirige bon gré mal gré, tous les hommes politiques, par la pression constante de son pouvoir financier.
        Ce pouvoir, dès lors marqué par l’Argent, par le monopole, par le conglomérat, par l’oligarchie,  par la spéculation, par la mainmise bancaire et par la finance… a fini par créer une classe de SDF totalement incapables de s’en sortir dans cette société hélas à plusieurs  vitesses ! 
         Nous affirmons ici, haut et fort que le Système Capitaliste a atteint ses limites et qu’il va droit au mur. Il faudra d’urgence penser un autre système qui nécessitera surtout que l’on tienne  compte de « l’Homme ». C’est l’homme qui est l’élément central de tous les débats et de tous les enjeux et non les statistiques de rentabilité du CAC. 

           On a simplement trop pensé profit !

           Le profit oui ! Mais pas seulement pour certains, pour un petit nombre qui s’octroie tout, au détriment d’une masse qui elle, se retrouve affamée et sans perspective aucune d’avenir.

          Comment éviter le choc des classes sociales dans une telle situation ?
          Cette révolte est-elle  programmée ou prédestinée ?

        Ce nouveau système devra être plus équitable, plus social et moins tourné sur le bien-être matériel. On réfléchira surtout une société qui redonne du « travail à chacun », où prévalent aussi, dignité, respect de la diversité des cultures, et des différentes ethnies. La République sera Une et Indivisible dans toutes ses composantes et pas le contraire.
       Cette société sera  plurielle, multiple, cosmopolite et en même temps suffisamment intelligente pour accepter les spécificités et les particularismes. Ce qui représente un vrai facteur de croissance économique et un foisonnement de possibilités culturelles  pour le bonheur tous.
       Une société dans laquelle on verrait apparaître tous les visages. Elle serait représentative enfin, d’elle-même dans la splendeur de sa diversité et dans son effet arc-en-ciel. Une société où l’Histoire, où toutes les histoires devront être enseignées à l’école de la République, dans l’exactitude absolue des faits. L’on ne peut plus, l’on ne doit plus, ni cacher ni bâcler l’histoire.
       Tous les peuples sont des Peuples, et la superficie géographique ne doit point déterminer le poids du cerveau. La nouvelle génération et toutes celles qui sont à venir n'admettront pas, n'admettront plus, le travestissement de leur Passé.
       Il y a comme désormais un besoin vital de vérité. Il y a comme un profond désir d’authenticité et de reconnaissance de tous, ici comme ailleurs.
       Les populations défavorisées de ces pays capitalistes ont l’intime conviction que l’enrichissement des uns s’est fait sur la « profitation » des autres.
       On a l’impression qu’une machination, pour ne pas dire une machiavélisation du système s’est mise en place depuis des décennies, afin que les plus riches  arrivent allègrement au paroxysme même de la concentration des masses monétaires qui circulent.
    Pour la première fois, depuis la période d’avant-guerre, l’on assiste à une véritable raréfaction de la matière « argent ».
    Si on disait déjà que le franc était du vent, l’euro lui se compare aisément à l’éther.

       Pourquoi en sommes-nous là ?

     Après les trente glorieuses, le nivellement par le haut qui s’était amorcé dans nos sociétés par l’accession à l’instruction par tous, a bien  fonctionné. Effectivement des fils et des filles de familles infortunées ont pu accéder à une certaine élite sociale.

     Mais, dès la première grande crise du pétrole en 1973, le nœud social à nouveau s’est refermé sur les classes en voie d’amélioration. 
     Les portes se sont encore emmurées face à une jeunesse instruite et qualifiée. Il est à noter que ce processus s’est accentué irrémédiablement jusqu’à nos jours.
        L’Etat Providence, dès les années quatre vingt dix, a  montré ses limites et son acculement à la récession. D’où son absence totale dans toutes les sociétés industrielles étatiques. On a assisté à la privatisation à outrance  de tous les secteurs où l’Etat avait a priori le rôle de réguler le marché.
        Aujourd’hui, il lui reste très peu de marge puisque les caisses sont vides. La société, très critique, refuse désormais ce système du non-partage, dans un monde où presque dans chaque famille, il y a au moins un licencié capable de comprendre les injustices, de les dénoncer et d’ouvrir les yeux, du plus aveugle de son entourage afin de lui expliquer les évènements.  De ce fait, peut-on encore faire croire n’importe quoi aux gens ?
        De la crise économique, des bas salaires, des denrées excessivement chères… il se greffe aujourd’hui un malaise social qui prend de plus en plus l’allure phénoménale d’un mal-être « sociétal ». En plus des revendications pécuniaires la « société civile » dénonce la problématique identitaire car il s’agit toujours des mêmes qui en pâtissent. Comment ne pas voir cette injustice ?
         En même temps, on se rend compte que certains salaires et dividendes n’ont jamais été aussi mirobolants. On parle de pénurie, or certains roulent sur l’or. On dit de se serrer la ceinture, pendant que d’autres étalent et déploient leur insultant enrichissement à la barbe de tous.
        C’est la spéculation sur la villa, les voitures de sports, les motos derniers cris, le bateau, les voyages à gogo et les tours du monde… tout est  dévoilé en grande pompe par photos sur le portail de  Facebook.


        L’Etat doit revenir à l’éthique et à la raison des choses simples et possibles. On ne peut plus laisser s’accumuler entre les mains  d’un groupuscule, tout l’oxygène du monde. Sinon nous entrerons tout droit dans une époque extrêmement trouble avec des conséquences sociales dangereuses. 

       Trouble à tel point que c’est désormais la rue, de plus en plus, qui fera entendre raison ou …déraison. L’Etat perdra sa crédibilité et le politique lui-même, (déjà très mal vu puisque indexé comme complice du système), par son impuissance, ne pourra que constater  les effets pervers d’un tel laisser aller.

      Je dis ATTENTION !

      En période de marasme économique aussi dur, tout devient possible et même le pire, si l’on ne réagit pas rapidement.
       On sait déjà ce que l’histoire nous a donné, quelques années après la grande crise de 1929. Je veux pour preuve l’émergence de monstres  planétaires comme Mussolini, Franco, Pétain et Hitler. Ne commettons pas deux fois les grandes erreurs du passé.
      Tâchons de tirer les leçons d’une histoire encore proche pour éviter le chaos et le désordre social.

        Pour cela …

        - L’Etat doit redevenir un Etat fort, exemplaire, directif et non dirigiste. L’Etat doit imposer le prix des denrées de première nécessité en maintenant un contrôle permanent  grâce à la répression des fraudes.

        - L’Etat doit réguler le coût du Foncier, l’indice des prix à la Construction et le prix des Loyers.

        - L’Etat doit réinsérer le Service Militaire obligatoire  comme élément fondateur de la solidarité nationale. Le RSMA doit pouvoir donner une formation aux jeunes défavorisés qui tiennent à passer au moins un permis VL ou PL. Ce permis leur permettra de trouver plus facilement un travail à la fin de ce Service national.
          A ce propos, beaucoup de patrons à l’époque recrutaient des jeunes sur présentation du compte rendu de leur livret national.
       
       - Le RSMA doit pouvoir offrir  une formation diplômante afin d’insérer ces jeunes dans une Société active et plus ouverte dans laquelle la qualification est indispensable.

        - L’Etat doit pouvoir financer et gérer les « maisons de redressement » ou « maisons d’accompagnement » qui permettaient autrefois d’aider à la socialisation les jeunes marginaux jusqu’à la majorité.
           Cela facilitera leur insertion à une vie normale. Certaines familles monoparentales sont dans l’impossibilité de contrôler les jeunes difficiles de caractère. Les parents en grande majorité sont d’accord pour cette forme d’embrigadement pendant l’adolescence.

         - L’Etat doit pouvoir davantage miser sur l’épanouissement des jeunes par le biais du sport.  Les jeunes en échec scolaire n’ont peut-être pas besoin d’un bac général pour entreprendre avec des prédispositions certaines, un cursus permettant l’accès au sport professionnel. Il faut très tôt déceler les talents afin de suivre et de développer les potentialités.

       A mon humble avis, on n’a pas convenablement  exploité toutes les ouvertures et les opportunités qu’offre le domaine sportif. Notre société regorge de sportifs de très haut niveau mais ils ne sont pas suffisamment mis à profit pour aider les nouvelles générations.
       
         - L’Etat ne doit plus se cacher derrière le laisser-faire,  le laisser-pourrir …dans une posture absentéiste. Le capitalisme anarchique est terminé ! La libre concurrence, pour ne pas dire, le libre monopole organisé est terminé ! Le copinage bancaire est révolu !
        
          - L’argent de l’Etat venant au secours du Privé, tout cela doit cesser.

          Sinon la masse populaire ne comprendra pas …et se révoltera. Ce qui risque de déséquilibrer les fondements mêmes de la démocratie dans ce XXIéme siècle.

        Ne sommes-nous pas en droit d’attendre, compte tenu de la rémunération d’un Président de la République de nos jours, que celui-ci réussisse sa mandature, sous peine d’être mis en cause dans le  cas d’une politique désastreuse ?

          Autre grand facteur de la déperdition de l’Etat, c’est l’Enchérissement de la vie qu’il n’a absolument pas su réguler.

          Comment comprendre que l’indice à la construction en 1994 en Guadeloupe était d’environ  3500 francs (620€) et qu’en 2008, il soit de 1200€ (8000 francs) ?

          On peut admettre et comprendre l’augmentation du coût de la vie, mais ce serait un suicide collectif que d’accepter une telle flambée des prix en si peu de temps, sans rien dire et sans rien faire.

          Jusqu’où irons-nous encore ?
 
         Au niveau du foncier, c’est complètement l’anarchie. S’agissant du coût du mètre carré moyen constructible, il faut compter entre 100 et 150€. S’il vous faut construire sur  un terrain de 800m2, il n’est pas difficile d’évaluer ce que cela vous coûtera d’accéder à la propriété.
         De ce fait, il devient de plus en plus difficile à quelqu’un d’avoir la possibilité de se faire une place dans cette société. Or, ce n’est pas faute de ne pas en avoir envie. Construire, c’est déjà soulever une montagne, mais pouvoir procéder à un remboursement bancaire sans un accident ou même un incident professionnel, pendant les 15 ou 20 ans de remboursement, c’est encore autre chose surtout quand on connaît l’état moribond du tissu économique de nos jours.
        Par conséquent, on se rend vite compte des raisons pour lesquelles le taux des saisies immobilières est du double aux Antilles par rapport à l’Hexagone.
           On n’ose même pas comparer les prix des denrées de première nécessité avec l’Hexagone ! Les différentes études ont démontré une telle injustice, légitimant ce jour, très largement la plate-forme de revendications du LKP en Guadeloupe et celle du Collectif du 5 Février 2009 en Martinique.

         Il faut un enseignement immédiat de la philosophie dès les classes de seconde face à cette technocratie de l’absurde qui depuis, fige l’homme dans une forme de pensée unique, sectaire et rétrograde.

        On doit davantage promouvoir le Culturel. Je veux dire l’art, la musique, la sculpture, la peinture, l’écriture et le cinéma… afin que l’homme du XXIème siècle revienne vers l’idée du perfectionnement de lui-même, grâce à un Humanisme sans appel, comme nouvelle perspective de son devenir et de son bien-être commun.
         L’homme du XXème siècle s’est voulu essentiellement tertiaire dans un Etat Providence. On a bondé les villes en tuant la notion d’authenticité et de pureté des campagnes. On a voulu faire croire aux gens qu’ils seraient tous des fonctionnaires heureux et fiers de l’être, au détriment d’une catégorie devenue la Classe d’en bas.
          Ce siècle de la « grande distribution » a surtout voulu faire de la masse que nous sommes, des consommateurs abrutis. Le capitalisme pensait tout faire fonctionner par le simple fait du « pouvoir d’achat » - conception erronée et absurde du « toujours plus » dénoncée depuis des années par François de Closets.
         On a produit des générations de clones nés essentiellement  pour pousser les caddies des grandes surfaces. Mais, a-t-on pensé à toujours être en mesure de leur donner les moyens pécuniaires de leur joujou adoré ?
         On a complètement exterminé les petites structures commerciales et familiales afin de rendre les gens de plus en plus dépendants et esclaves d’un système goinfre et insatiable. On a éliminé l’esprit du partage, de l’entraide et de la proximité.
        On a rendu l’homme plus égoïste qu’il ne l’a jamais été. On l’a surtout poussé lentement et sûrement à sa propre déshumanisation.
        Même dans nos contrées Antillaises, nous n’avons plus le temps pour nous-mêmes, a fortiori pour l’autre. Nous étions un peuple fier de pouvoir fermer les yeux de nos aînés dans notre demeure. Aujourd’hui, force est de constater que nous les abandonnons dans des mouroirs sordides à la Française.
         Réapprenons le vivre simplement. Réapprenons à raconter et à conter des histoires à nos enfants,  à leur faire la morale sous un manguier, un fromager ou un quenettier.
         Réapprenons, tout bêtement la communication, notre communication, réapprenons à nous parler, à nous écouter et surtout à nous entendre.
        Réinvestissons nos campagnes et nos champs. Epoque où tout un chacun avait son petit jardin, sa volaille, ses cochons, ses cabris, ses bœufs … et son chien créole.
        Epoque du brocantage, du convoi, du coup de main, des rassemblements spontanés pour aider un voisin, époque aussi des veillées mortuaires traditionnelles… époque où le Pays « avait une âme qui s’attachait à la nôtre,  nous donnant la force de nous aimer ».

        Que constatons-nous ?

        Ce sont toujours les mêmes qui sont à la distribution et en même temps à la production. Nous assistons à un Système vicieux, vicié, et de plus en plus perfide, où règne le monopole et le cadenassage des affaires,  empêchant alors toute possibilité d’être invité à la danse.
 
        Ce sont toujours les mêmes qui détiennent et qui bénéficient des banques, puisque détenteurs de comptes sur-crédités et des liquidités indispensables pour les alimenter et  faire survivre ce système.
        Celui qui aujourd’hui a le pouvoir de l’embauche est un Roi dans un monde peuplé de Sans Domicile Fixe.
        On n’a plus qu’à s’aplatir devant certains milliardaires capitalistes où l’Etat même, n’a plus aucun pouvoir face à un Medef surpuissant, glouton et autiste.
        Cet Etat, à genoux ne peut plus impulser le moindre souffle social pour soulager cette masse qui depuis gère la faim, le chômage, le sous-emploi, la honte, l’échec et le déshonneur.
         Une jeunesse prisonnière d’un effet entonnoir où très peu arrivent à se frayer une place au soleil dans un système de copinage et de préférence.   
        L’on est devenu d’excellents consommateurs, à un point tel que cette boulimie aggravée par la tentation de la publicité chirurgicale a rendu tout le monde complètement accro. Il faut aujourd’hui trois voitures dans une famille et il faut autant de téléviseurs dans un foyer. Comment est-ce possible ?
        Plus rien n’est solide et ne dure. Le service après vente n’est même plus conseillé puisqu’il faut systématiquement  tout racheter en un temps record.
       Tout nous pousse à la consommation !
       Tout est devenu kleenex, tout est interchangeable, tout est unisexe et l’unique leitmotiv est et demeure : encore la consommation !
       Un monde dès lors, où l’on n’existe que par les marques excessivement chères, par le faux-semblant, par l’apparat, le fictif et le factice. Abrutir  les populations semble être « La » devise !

     Comment ne pas comprendre ces jeunes en souffrance dont les parents n’ont jamais pu, assouvir ni leur propre besoin matérialiste, ni le besoin de leurs enfants.

     Un monde où dans les écoles, dès les petites classes, les enfants des parents aisés sont déposés devant leur établissement scolaire dans des 4x4 derniers cris, où ces gosses en question sont déjà vêtus de Lacoste, de Calvin Klein, et autres…
      La frustration commence sur les bancs de l’école, dès le primaire et se poursuit jusqu’à la vie d’adulte.
      Les enfants qui réussissent, en grande partie sont de parents aisés. Ces derniers bénéficient durant toute leur scolarité d’un enseignant privé parallèle, complémentaire pour chaque matière importante.
      Ces enfants bénéficient de loisirs, d’activités sportives, de voyages linguistiques et autres …ce qui explique clairement et inévitablement le pourquoi de leur performance.

    Aujourd’hui, on voudra encore faire croire aux gens que « l’argent ne fait pas le bonheur ». En tous cas, il fait la réussite d’un classe largement au-dessus d’une autre matériellement.

     Un fait est certain, c’est que l’on ne peut plus dire n’importe quoi aux jeunes d’aujourd’hui. Ces jeunes ne sont pas dupes et il va falloir d’urgence leur proposer un système plus solide et plus équitable, capable par-dessus tout d’assumer leur avenir.
      Un immense sentiment de révolte sommeille pour l’instant dans toute la société française. Nous espérons que l’Etat, que les politiques, les associations… se rendront  compte de l’urgence sociale qui prend forme. Prenons garde à ne pas connaître un second  Mai 68 qui semble pourtant se profiler à l’horizon !

       La société dans laquelle nous vivons semble ne plus être en adéquation avec les réalités d’aujourd’hui. Les institutions en place sont restées aveugles et muettes nonobstant de forts avertissements.
      Nous nous rendons compte de l’exaspération, et du phénomène  de ras-le-bol  qui s’installent et qui s’intensifient au sein d’une masse française générale devenue plus que jamais  guadeloupéanique.

      Si nous ne nous comprenons pas l’étendue de cette fracture sociale immédiatement, nous risquons de connaître des lendemains catastrophiques en très peu de temps à cause d’une insubordination populaire généralisée.

     Le partage des richesses terrestres va au-delà des communes, des villes et des pays. Il deviendra sous peu une énorme affaire planétaire puisque la « profitation » est mondiale et qu’elle est orchestrée en plus haut lieu dans les Pays dominants.

    Espérons que la venue d’un Obama à la tête des USA, ainsi que la réaction de l’ensemble des Sociétés Civiles des autres pays capitalistes, puissent enfin et très vite, nous permettre de revenir à un système basé davantage sur la raison, le bon sens et l’équité des Peuples.
 Aux vaillants lecteurs, salut !

Bernard Leclaire
Ecrivain Marie-Galantais

Lamentin le, 01/03/2009






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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 01:27
COUCOU ME REVOILA !

Je suis L’ÉVOLUTION INSTITUTIONNELLE. Je m’étais présentée à vous au temps convenable en 2003, afin de vous permettre d’éviter certaines difficultés, mais, vous m’avez rejeté pour suivre vos projets et, malheureusement, vos difficultés ont augmenté. Alors, je me présente de nouveau à vous.

Lequel d’entre vous a suffisamment d’INTELLIGENCE pour me connaître, me comprendre et me suivre pour son BIEN, ainsi que celui des autres ?

Vous n’avez pas connu la vie en 18OO, seulement des échos vous sont parvenus. Cependant si elle n’était pas des plus aisées pour la majorité des populations, des principes de base faisaient pilier à la morale, à l’alimentation, à l’environnement. Aujourd’hui, force est de reconnaître dans la difficulté malheureusement, que tout a changé. Les piliers de la société sont laminés, les relations humaines régressives, l’environnement est à l’agonie. La gestion de la société appelle à un CHANGEMENT profond. Mais par qui et comment !

En 2003, vous ne m’avez pas connu, et compris ce que je voulais vous apporter. Vous avez suivi vos voies habituelles de gestion polarisée. J’ai apprécié le rejet de la proposition qui vous a été présentée pour absence de clarté et d’équilibre, car je ne suis pas dans le déséquilibre. Dans le même temps, j’ai été malheureuse que vous m’ayez rejetée car, le TEMPS était venu pour cheminer avec moi dans le changement. Depuis, j’ai constaté avec tristesse l’augmentation de vos difficultés, celles d’avant 2003 se sont greffées sur celles d’après, pour vous mener à la crise d’aujourd’hui.
J’ai entendu vos leaders verbaliser des théories à leurs images partisanes déséquilibrées. J’ai entendu vos commentateurs animer les débats habituels sans MOI « évolution ». J’ai constaté que vos informateurs ont entretenu ces débats dans le seul but de garantir l’audimat. Je ne suis pas dans le verbiage.

J’ai beaucoup écouté, avec attention, et entendu vos leaders de droite accuser, avec raison ceux de gauche d’avoir échoués dans la gestion de la société. J’ai entendu aussi ceux de gauche accuser, avec raison ceux de droite d’avoir échoués dans la gestion de la société. Vous subissez actuellement les conséquences de ces constats d’échecs répétés et pourtant, la même sauce se prépare pour l’avenir ! Je ne suis pas dans la gestion déséquilibrée gauche ou droite.
J’ai constaté que vous m’avez cantonné à un numéro ( 73 ou 74 ) ! Je constate que celles ou ceux qui ont imposé ces chiffres sont ceux-là même qui reconnaissent s’être mutuellement trompés. Je m’interroge sur votre avenir car, ces chiffres sont statiques de même que ce qui les caractérise. Je ne suis pas dans un chiffre, je ne suis pas statique.
J’ai entendu des gens se qualifier D’INDÉPENDANTISTES, je ne les ai pas vus faire de proposition de nature à changer l’existant. Je constate qu’ils se bornent seulement à reconnaître l’échec ! Pire, je constate qu’ils NE SAVENT PAS ce qu’est être INDÉPENDANT, s’ils le savaient, ils auraient agi autrement. Pour preuve, ils se cachent derrière le nationalisme qui favorise le verbiage et la destruction du fait de l’insatisfaction. Je ne suis pas dans le nationalisme.
Depuis 2003, vos problèmes se sont considérablement aggravés au point de vous conduire dans la rue pour plus d’un mois de grève, vous jadis silencieux dans la souffrance. Et voila qu’il est une fois de plus question de MOI. Oui, je suis là, toujours dans l’attente de celui ou celle qui voudra bien vous conduire au changement qu’impose le TEMPS présent pour votre mieux-être. Cependant, je constate qu’à peine annoncé, le verbiage a repris, les chiffres ressortis du tiroir, les stratégies partisanes naturelles se peaufinent, les rapporteurs entretiennent l’audimat pour le GRAND MALHEUR DE TOUS. Je ne suis pas dans toutes ces choses.

Je suis ÉVOLUTION, CHANGEMENT, ÉQUILIBRE, JUSTICE. Si vous gardez vos principes, je me trouverais dans l’obligation de m’imposer APRÈS l’augmentation de vos douleurs. Que celles et ceux qui m’entendent avec leurs yeux et me voient avec leurs oreilles changent de pratiques afin que je les conduise au CHANGEMENT indispensable au bien-être de l’humanité qui s’impose aujourd’hui.

Celui au travers de la plume par laquelle je m’exprime ici est un humain comme vous. Certainement qu’il subira les foudres de ceux qui se sentiront gênés dans leurs visions naturelles et déséquilibrées. Cependant, comme JEAN, il ne craint pas d’avoir la tête coupée, c’est pour cela que je l’ai choisi pour vous avertir.
N’oubliez pas, le changement, ce n’est pas un mot, un chiffre, mais des actes qui passent par une remise à plat de l’existant, le TEMPS présent et les difficultés l’imposent. A VOUS LE CHOIX.

Le messager, votre serviteur,
michelromeo@wanadoo.fr
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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 01:23
Martinique: mise en examen d'un béké pour "incitation à la haine raciale"

Alain Despointes, membre de l'une des puissantes familles békés de Martinique, a été mis en examen mardi pour "incitation à la haine raciale et apologie de crime contre l'humanité" pour de propos tenus dans un documentaire de Canal +, a-t-on appris mercredi auprès du parquet de Fort-de-France.
M. Despointes, 82 ans, qui réside normalement en Martinique mais était en métropole, a été entendu et mis en examen à Paris par le juge Bruno Lavielle.
Une information judiciaire avait été ouverte le 10 février sur cette affaire par le procureur de la République de Fort-de-France Claude Bellenger.
L'apologie de crime contre l'humanité, l'esclavage dans ce cas précis, est passible de 5 ans d'emprisonnement et de 45.000 euros d'amende, tandis que l'incitation à la haine raciale est passible d'un an d'emprisonnement et de 45.000 euros (peines maximales).

Il voulait « préserver sa race »

Dans ce reportage diffusé par Canal+ intitulé "Les derniers maîtres de la Martinique", ce créole blanc -descendant des colons- affirmait notamment, d'après les images présentées, "vouloir préserver sa race".
L'émission, diffusée en métropole le 30 janvier, a fait grand bruit en Martinique, avant même sa programmation sur Canal+ Antilles le 6 février et sur des sites internet.
La polémique était venue ajouter de l'huile sur le feu de la crise sociale en Martinique, où la dénonciation de la "vie chère" vise souvent les békés, détenteurs d'une grande partie du pouvoir économique.
Son avocat parisien, Basile Ader a déclaré à l'AFP que M. Despointes était "terriblement malheureux, il a l'impression que sa vie s'effondre".
Sur le chef "d'apologie de crime contre l'humanité", l'entrepreneur martiniquais "conteste avoir fait une quelconque apologie de l'esclavage, il parlait uniquement de l'histoire des colons", a expliqué Me Ader. "On lui fait un procès en sorcellerie" et cette incrimination est "particulièrement infamante", a-t-il ajouté.
Son avocat a souligné que M. Despointes avait "été l'un des premiers békés signataires d'une déclaration en 1998 contre l'esclavage", dont il dit qu'elle avait "abouti à la loi Taubira" sur la reconnaissance des traites et des esclavages comme crime contre l'Humanité, en 2001.

Une expertise psychologique

Sur "l'incitation à la haine raciale", son client "s'est exprimé maladroitement et il le regrette amèrement".
"Dans sa famille il y a des métisses" et les propos sur "la préservation de la race" faisait "référence à une explication historique mais sans la reprendre à son compte", selon l'aovcat.
"C'est un self-made man qui fait travailler 700 personnes (dans les Antilles), qui n'a jamais fait de plan de social", a ajouté l'avocat, qui a par ailleurs demandé une expertise sur l'état neurologique de son client.
M. Despointes avait été interviewé en mai 2008, a-t-il rappelé.
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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 01:06
« Dire que c'est le transport qui coûte, c'est trop facile ! »
Quelle est la structure du prix d'une marchandise ? Qui se sucre au passage ? Qui du transporteur maritime ou du grand distributeur s'en met le plus dans les poches ? Où est la fameuse pwòfitasyon dénoncée par le collectif Liyannaj kont pwòfitasyon ? Enquête.
Le prix des produits de consommation courante en moyenne de 30 à 40% plus cher que dans l'Hexagone ? Avec certains d'entre-eux, comme les pâtes, qui sont vendus 70% plus cher. C'est un des combats de Liyannaj kont pwòfitasyon (LKP), une des revendications majeures : faire baisser les prix en grandes surfaces surtout mais aussi dans les supérettes et boutiques. Ceci de manière conséquente. En fait, c'est la lutte contre ce qu'on appelle la pwòfitation, mot créole francisé en profitation par la presse nationale, en passe d'être inscrit au dictionnaire l'an prochain. La profitation, c'est profiter des Guadeloupéens. Et quoi de plus profitable que de vendre cher ce qu'on achète à bas prix. A ce jeu, les grossistes, les hypermarchés, sont gagnants. Quelle est leur marge ?
Importante. Indécente, diront les uns, justifiée, diront les autres. Les premiers, ce sont les clients. Ceux qui ont étudié un tant soit peu le système. Les seconds, ce sont les grossistes, grands distributeurs, qui soutiennent — et ils n'ont pas tort dans l'absolu — que la Guadeloupe est une île, peuplée de 460 000 habitants, à 8 000 kilomètres des centres de production. Donc, il faut transporter loin des marchandises en quantités pas suffisantes pour avoir des prix très intéressants.
Longtemps — et encore — sur la sellette (LKP et la grande distribution se rencontrent aujourd'hui, pour définir les nouveaux paramètres de la consommation des Guadeloupéens), le grande distribution a été montrée du doigt.
Et de citer les produits vendus ici, le prix comparé du même produit acheté par Tante Marthe à Besançon. Il est évident que quelqu'un s'engraisse au passage.

Trompettes de Jégo
Les grands distributeurs — et Yves Jégo, le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, placé sous leur influence a embauché les trompettes — ont dit que c'est le transport qui coûte cher, mettant en avant le mammouth, la CMA-CGM, leader incontesté de l'import en conteneurs.
Dominique Houzard, le représentant local, conteste cette vision des choses. Le personnage est haut en couleurs. Grand, barbu, tonitruant, rieur mais circonspect — méfiant, dirait-on de ce Normand fier de ses origines —, M. Houzard explique : « Quand vous avez des pâtes qui, en sachet de 250 grammes, partent à 0,31 euro de France pour être vendues 0,97 euro à Pointe-à-Pitre, c'est qu'il se passe quelque-chose. Nous, entre le chargement, le déchargement, le fret, l'assurance de la marchandise, c'est 0,04 euro pour ce paquet. Avec l'octroi de mer, les taxes douanières, les taxes de port, les frais de transitaire, le paquet, c'est 0,44 euro, rendu sur le quai. Après, il y a le grossiste, le distributeur. Chacun se sert au passage, c'est normal. Mais à eux deux, c'est 0,53 euro ! A comparer avec les 0,04 euro du transport ! »
Dominique Houzard, cependant, reconnaît qu'il n'est pas facile de satisfaire un petit marché comme celui de la Guadeloupe à 8 000 kilomètres des centres de production. Les grossistes arguent qu'il ne peuvent pas, comme leurs homologues de l'Hexagone, acheter en très grosses quantité. Ils disent n'avoir pas des prix d'achat aux producteurs permettant d'avoir un produit à prix plancher au départ du Havre ou de Marseille.
M. Houzard n'en démord pas : « Dire que c'est le transport qui coûte, c'est trop facile. L'incidence du transport sur le prix d'un litre de lait, c'est 0,09 euro. Ceci comprend les frais d'embarquement, de débarquement, le transport, les assurances. Pour l'huile, c'est 0,11 euro par litre, le bois, 0,12 euro, la pomme de terre, 0,18 euro, toujours pour un kilo. La morue, c'est 0,30 euro pour un kilo, mais c'est parce que c'est en conteneur frigorifique. Idem pour le poulet. Le conteneur de poulet complet, soit 25,5 tonnes, c'est 0,22 euro le kilo ».
Il donne l'exemple d'un conteneur de lait. C'est un conteneur 20 pieds, avec 1 674 euros de fret. Le coût du transport peut paraître important puisqu'il dépasse la valeur de la marchandise, soit 2 270 euros. Pour 24 tonnes de marchandises, cela représente 0,09 euro le litre.
Ceci, ce sont les tarifs officiels. Certains gros clients des sociétés maritimes (CMA-CGM, Marfret, Maersk se partagent le marché) — et comment penser que les grands distributeurs ne sont pas des gros clients ?— bénéficient de ristournes tout autant officielles. Ainsi, les adhérents des MPI sont liés par contrat et bénéficient de ristournes intéressantes. Sont-elles répercutées sur le produit vendu ? Gageons que non. Mais, on appellera cela le soutien à l'économie locale...

45% de marge sur l'eau !
Pourquoi une brosse à dents vendue 4 euros en Guadeloupe ? L'explication est simple : le grossiste qui veut distribuer des brosses à dents en Guadeloupe les fait venir par palette. Et non par conteneur. Car, une brosse à dents, c'est petit, léger. La palette suffit. Sauf qu'on ne transporte plus de palettes... sauf dans des conteneurs, avec d'autres produits. Le tout rangé. Chaque palette est déchargée du camion qui l'a transportée depuis l'usine. Elle est chargée dans un conteneur, le conteneur transporté au port, déchargé sur le quai, chargé sur le bateau, transporté à travers l'Atlantique, déchargé sur le quai, transporté jusqu'au centre de gros de la CCI ou chez le grossiste. Celui-ci réceptionne, distribue à des demi-grossistes, qui livrent aux clients. A chaque étape, un coût.
« J'ai discuté, nous dit Fred qui gravite dans ces milieux, avec un grossiste. Il se fait une marge de 15% sur l'eau. Il revend à un semi-grossiste qui prend la même chose. Le semi-grossiste approvisionne le lolo des Grands-Fonds. Lui aussi a sa marge. Environ 15%. 15 + 15 + 15 = 45%. De plus que le prix de la bouteille arrivée chez le grossiste.
« Il y a un circuit logistique à revoir, explique M. Houzard. Le transport, c'est 4 centimes pour le sachet de 250 grammes de pâtes vendu 0,97 euro ! On estime que le transport et la manutention représentent, en Guadeloupe, toutes marchandises confondues, 4,66% de la valeur d'une marchandise. »
André-Jean VIDAL

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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 01:00
UN ACCORD DE SUSPENSION DE CONFLIT SIGNÉ

Ce mercredi soir, à 19 h 30, un accord de suspension de la mobilisation générale a été signé, au port de Pointe-à-Pitre entre les leaders du collectif Liyannaj kont pwòfitasyon, le représentant de l'Etat, le président du conseil régional, le président du conseil général.
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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 00:58
Création d'un Liyannaj de base
Alex Lollia, secrétaire général de la CTU, occupe, avec une centaine de personnes, un immeuble à Jarry, depuis mardi matin. 
« Après 43 jours de grève, l'heure est toujours à la mobilisation. Le doute est un pêché, la démobilisation est une erreur, la démission est une faute », dit-il, appelant à la création de Liyannaj de base.

L'occupation d'Euro CRM (555 Orange), une entreprise qui se trouve près de l'annexe de la mairie de Baie-Mahault, à Jarry, n'a donné lieu à aucune exaction. Le secrétaire général de la CTU et une centaine de personnes se sont présentées, mardi matin, vers 10 h 30, dans l'enceinte de l'entreprise. Ils voulaient voir le directeur. Directeur actuellement en mission à Paris. Que voulaient-ils ? Demander que la dizaine d'employés en congés maladie ou en congés soient rémunérés normalement. Mais aussi que l'entreprise adhère à l'accord Jacques-Bino sur les 200 euros d'augmentation pour les bas salaires.
Sur un point comme sur l'autre, la direction a dit qu'elle allait donner suite : par un accord pour le premier, par l'étude de l'accord ensuite. Tout ceci verbalement, ce que n'acceptent pas Alex Lollia et ses mandants.
« Nous ne partirons pas tant que l'on n'aura pas un écrit », disait le leader de la CTU qui s'est installé dans l'entreprise, avec ses troupes.
« Les matelas, le nécessaire. Tout est là. Nous sommes pacifiques, mais déterminés. »

« Les dirigeants du LKP ne sont pas propriétaires du mouvement en cours »

Déterminés, ils le sont sûrement à l'extension de ces occupations. Hier matin, c'était au tour des entrepôts de Cora/Ecomax/Match, toujours à Jarry, pas loin de la première occupation, qui étaient à leur tour occupés. Du moins les abords.
« Une centaine là encore. Ces sont les salariés. Ils sont aussi sur leur lieu de travail » explique Alex Lollia qui fait depuis hier la navette entre les deux sites. Il explique : « Les salariés de ce groupe, un peu plus d'un millier, sont déterminés. Ils savent qu'en Martinique, le groupe qui est adhérent du Médef local va appliquer l'accord sur les 200 euros. C'est le même groupe; Ils demandent que l'accord de Martinique s'applique aussi en Guadeloupe. Il s'agit des mêmes grilles de salaires, des mêmes qualifications, des mêmes hiérarchies. »
Alex Lollia était, hier, déterminé à poursuivre le mouvement qu'il appelle Liyannaj de base, même, « a-t-il dit, si l'accord est signé, les problèmes restent. Il faut faire appliquer dans les entreprises l'accord Jacques-Bino. »
Et de poursuivre : « Les dirigeants du LKP ne sont pas propriétaires du mouvement en cours. Ils sont sous le contrôle des gens qui sont mobilisés. Avant de signer, il aurait fallu que la base soit consultée, qu'elle dise si elle est d'accord sur le protocole d'accord de suspension de la mobilisation générale. C'est pourquoi j'appelle, pour que les patrons soient obligés d'appliquer l'accord Jacques-Bino accordant 200 euros d'augmentation aux bas salaires, à des Liyannaj de base. On doit occuper les entreprises, comme nous l'avons fait à Euro CRM depuis mardi. Et là, à Cora/Match/Ecomax depuis mercredi ! »
André-Jean VIDAL
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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 00:29
Le Sénat créé une mission d'information sur l'outre-mer

La conférence des présidents du Sénat a décidé mercredi soir de constituer une mission d'information commune sur la situation des départements d'outre-mer, indique un communiqué de la présidence du Sénat.
Cette mission demandée par l'ensemble des groupes politiques comprendra 36 membres plus les présidents des groupes.
La constitution de cette mission avait été annoncée le 19 février par le Président du Sénat, Gérard Larcher (UMP) "devant l'inquiétude de nos collègues d'outre-mer et pour marquer l'attention que porte le Sénat aux difficultés de leurs territoires".
La Guadeloupe et la Martinique sont en proie à un important conflit social avec une grève générale depuis 44 jours en Guadeloupe et depuis le 5 février en en Martinique.
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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 00:28
Martinique: une première entreprise mise en "lockout"

Une entreprise de matériaux de construction est la première en Martinique à s'être mise mercredi après-midi en "lockout", autrement dit une fermeture volontaire entraînant une suspension des contrats de travail des salariés, ont indiqué le Medef local et l'entrepreneur.

"On a réuni les délégués du personnel cet après-midi et j'ai annoncé aux personnels la procédure", a déclaré à l'AFP Olivier Despointes, dirigeant de BATIR, qui compte 45 salariés "tous non grévistes".
Le magasin de matériaux et de bricolage qui se trouve à Trinité (à 20 km de Fort-de-France sur la façade atlantique) ainsi que la zone industrielle où se trouvent les stocks sont bloqués par des barrages du syndicat CGTM dont M.Despointes a dénoncé les "violences et menaces".
La procédure de lockout, très encadrée juridiquement, n'est utilisable qu'en cas de force majeure et il faut prouver par voie d'huissier qu'il est impossible de travailler, selon le Medef.

« Quand il vous manque 1 million de trésorerie »

Depuis le début du mouvement social entamé le 5 février, "on a fait zéro chiffre d'affaires, notre entreprise se trouve en situation de cessation de paiement. On a réussi à payer les salaires de février mais on ne peut pas s'engager sur les salaires de mars", a affirmé M. Despointes.
Olivier Despointes a assuré disposer de "plaintes à la gendarmerie, d'un rapport d'huissier, de photos et d'un film sur les blocages et les personnes qui ont vidé le magasin de ses clients et des personnels".
"On a toujours souhaité travailler, on a une super ambiance dans l'enteprise, mais quand il vous manque 1 million de trésorerie, pas de chiffre d'affaire et des échéances de fournisseurs, de banques, de charges d'exploitation, on ne peut plus faire face et ça va très vite", a-t-il conclu.
Selon le Medef de Martinique, "une dizaine d'autres entreprises envisagent également d'entamer un telle procédure"
L'organisation patronale demande, par ailleurs dans un communiqué, "la levée des barrages" et déplore que le Collectif du 5 février "joue l'enlisement et refuse de sortir du conflit" malgré un accord cadre sur les salaires signé dans la nuit de lundi à mardi.
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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 21:08
POUR EN RIRE

Chtristian nous fait tenir ce document hilarant !

Kokofyolo Contest
Tapez 1,2,3,4,5,6 pour votre candidat. 1er prix : on bouké a soup !!!

 1-Nom : VION
Prénom : Nicolas
Signe zodiacal : assuranstourix
Procès-verbal : Dans l’hôtellerie, on n’a pas de clients mais on a des idées. Exemple, Nicolas Vion, dirigeant du groupement des hôteliers, sur fonds de carte postale : « le principal frein à la venue des touristes, c’est l’image de la Guadeloupe, principalement celle donné par les grèves. » Il aurait pu ajouter : les cyclones, les inondations et les séismes. On partage la peine marketing des vendeurs du « produit Guadeloupe » (horrible expression  qui chosifie qui le touriste qui l’autochtone !), on leur propose alors, d’échanger les grèves d’ici, pour les crimes de la Jamaïque, l’insécurité de Saint-Domingue ou la violence des hordes d’exclus descendues des favelas contre les touristes de Copacabana. Ces menus problèmes d’image n’ont jamais empêché ces pays d’avoir un secteur touristique prospère. A moins que ce vol de vion-vion ne signifie le souhait caché  de voir nos collégiens, nos lycéens et nos étudiants être obligés de se soumettre à une  épreuve obligatoire d’ « accueil touristique » dispensée sur les trottoirs photogéniques du Carénage. Dans l’hôtellerie, on  n’a pas de clients, mais on a des idées…de racolage…si possibles défiscalisables.

2- Nom : Adélaïde
Prénom : Amédée
Signe zodiacal : pompier ascendant pyromane
Procès-verbal :   C’est l’histoire d’un Has been  toujours sur le retour qui se prend au sérieux, façon  Mister Bean : on dira Mister  Has Bean ! Le preux chevalier braillard s’en va par  monts et canaux  défendre la « paix sociale » à travers un comité qui a rassemblé une cinquantaine de personnes, au pied  de la tour Sécid. Mister Has Bean,  tout en dénonçant le « caractère politique » de la grève du port s’empressa de faire l’éloge de la départementalisation à travers  l’assainissement des quartiers pointois : France, mère des buses et Saint Gabriel des golomin, priez pour nous ! Pourtant, il n’avait pas de mots assez durs pour combattre l’aménagement de la ville durant toutes les années où il a tenté en vain de renverser la majorité municipale. On se souvient aussi  l’avoir vu, casque de chantier assorti à la cravate, en tête des manifestations des patrons du BTP bloquant le pays pendant plusieurs jours : y aurait-il de bons et de mauvais blocages ? C’est encore le même qui avait demandé aux consommateurs de déverser leurs électroménagers en panne  devant les locaux de l’EDF, suite à un mouvement de grève du personnel. Il demeure un agité convaincu malgré les nombreuses claques électorales. La seule chose qu’il a réussi à montrer en voulant péter plus haut que son Q.I., c’est la preuve d’une ethno-classe dirigeante (heureusement que le service de sécurité était là pour donner une petite couleur à la manif) : ce genre de démonstration faisant écho à certains discours racialistes syndicaux n’est pas de nature à apporter ni paix raciale ni paix sociale. Le slogan  de Mister Has Bean : le tout-à-l’égout, stade suprême de la départementalisation !

3-Nom : Koury
Prénom : Colette
Signe zodiacal : Sagittaire agité
Procès-verbal : la grande prêtresse de la CCI de Pointe-à-Pitre,  lors d’une messe sur Canal 10 (la télé où on peut tout dire, surtout n’importe quoi !),  a eu une révélation cathodique (on n’a pas eu doit aux transes païennes avec remontée de robe jusqu’au cou !) : « le port et l’aéroport sont des lieux saints ». On comprend dès lors les crispations israélo-palestiniennes autour du récent conflit des dockers : il s’agit non point de social, ni d’économie mais de religion. Après l’image agricole du port (« c’est notre jardin !),  Jésus-Marie-Koury pourra s’écrier : « laissez venir à moi les petits containers ! ». Chaque camp se voulant unique gardien du temple …de la consommation, on n’est sorti du caddie: port et aéroport seraient les deux  yeux d’une version tropicalisée du Veau d’Or : le Porc d’or ! Les brigades des martyrs d’Al –Syndicat sont prêts à répondre par des grèves suicides aux provocations du gouvernement d’Ariel koury. Prière-vaudou :  Quel Moïse à la descente de la Soufrière fricassera cette idole en plein carême

4-Nom : Lurel
Prénom : Victorin
Signe zodiacal : Charlie Chaplin ascendant ADSL
Procès-verbal :  Lurel, écho gominé des bruits de la rue s’en va aussi demander congrès illégal sur l’immigration illégale ; le conseil général de la Martinique vient de donner son accord pour un congrès sur… les transports. Lurel  rend visite aux groupes de carnaval ; Alfred Marie-Jeanne se déplace à la Grenade pour expertiser une école détruite par les derniers bakannal alizéens. Cherchez  l’intrus ! Là-bas, une volonté politique d’inscrire « le Pays-Martinique » un tant soit peu sur la carte du monde, ici des poly-tiques suceuses de sang bleu-blanc-rouge rêvant de s’inscrire dans un fauteuil ministériel (droite comme gauche) : qu’importe le strapontin pourvu que le cul ait l’ivresse ! Ici on n’a pas de pétrole mais on a le déficit et l’immigration. Et avec ça, il arrive le Toto, à tenir des heures de discours sans note : Guadeloupe bénie des dieux !

5-Nom : Yoyotte
Prénom : Henri
Signe zodiacal : garde-caca
Procès-verbal : il se sent pousser du zèle…comme un ange déchu ou comme un qui aurait bu « l’alcool mauvais des mots ». Mercredi des Cendres, à l’heure où Vaval entre dans un coma éthylique, Yoyotte sort  de son fumier calciné. La cible : toujours la communauté haïtienne. Il a beau répéter qu’il n’est pas xénophobe trois à quatre fois par auditeur (une sorte de déodorant-suppositoire-buccal que lui aurait prescrit sa dentiste préférée !)) mais voilà tout le reste ne plaide pas en sa faveur : il parle ainsi de « gangrène » (terme affectueux de l’amour courtois créole ?), il laisse entendre l’existence d’un cannibalisme : « nou pa té adan trip a moun ki manjé moun, a moun ki koupé tèt brilé kay », et pire il laisse les auditeurs de  sa radio surfer sur la merde :  à une auditrice qui s’emporte : «  Ayisyen, nou abiyé zòt, nou  ba zòt manjé, nou ba zòt travay, a prézan dégagé » il répond  par un merci « manman  zanfan, papa zanfan » ; pire, il propose de demander au CHU de lancer une enquête à propos d’une haïtienne qui « distribuerait le sida à Capesterre belle-eau ».Il n’est vraiment pas xénophobe, on a juste l’impression que sa radio émet depuis le deuxième plateau de Saint-Claude. On se laisse avec une pensée yoyottesque : « nous ne sommes pas caribéens, nous sommes dans la Caraïbe, nous sommes français ». Que font alors les services de l’état français pour  l’inculper de port illégal de connerie ?


                            Wonal ( le recyclage c’est écolo !)
 
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