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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 21:46
Le conflit est derrière nous, l'activité doit reprendre dès demain


Patrick Karam, délégué interministériel pour l'égalité des chances des Français d'outre-mer, se félicite de la proposition de Willy Angèle et du MEDEF d'un « accord Binot » pour une refondation économique et sociale qui permettra une sortie de crise dans les meilleurs délais. Un accord dans lequel la prime de vie chère atteint ou dépasse le seuil des 200 euros pour les bas salaires (jusqu'à 1,4 SMIC): l'effort du patronat (50 euros pour les PME jusqu'à 20 salariés ; 70 euros pour celles de 20 à 100 salariés ; 100 euros pour celles de plus de 100 salariés) s'ajoutant à celui de l'État (à hauteur de 100 euros) et des collectivités locales (50 euros).

Le Délégué avait lancé la veille un appel au MEDEF de Guadeloupe pour qu'il relève ce défi. C'est désormais chose faite. Toutes les parties ont ainsi l'occasion de pouvoir sortir la tête haute de ce conflit.

Les revendications ayant été satisfaites, il revient au collectif LKP de prendre ses responsabilités pour mettre un terme à cet engrenage de destruction massive des emplois et des entreprises. Il faut tout faire pour éviter à l'archipel un retour dix ans en arrière.

Concernant la Martinique, Patrick Karam se réjouit de l'accord-cadre sur l'augmentation des salaires signé la nuit dernière entre les différents acteurs de ce dossier.

La crise est désormais derrière nous, le Délégué invite donc à une reprise de l'activité économique, une réouverture de toutes les administrations et des établissements scolaires dès demain. Dans ces deux départements, la population a suffisamment souffert de cette longue période de conflit. Elle doit pouvoir bénéficier d'un retour à la vie normale.

Un processus qui va changer la donne et qui constitue une rupture avec la politique de l'État depuis la départementalisation en 1946 est bel et bien en marche. Il n'y a plus aucun tabou : contrôle et fixation des prix, développement économique endogène, bonne gouvernance, relation entre l'État et les départements d'outre-mer... les Domiens ont enfin toutes les cartes en main pour changer leur destin. Le délégué interministériel appelle toutes les énergies à se mobiliser pour ne pas rater ce rendez-vous historique.
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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 21:44
ORGANISATION DE LA REPRISE DES COURS


Sous l’autorité du Recteur d’Académie, Laurent Dever, un groupe de travail a été mis en place pour identifier toutes les contraintes administratives, analyser les aspects juridiques posés par cette situation exceptionnelle et chercher les pistes pédagogiques pour que la reprise soit efficace et sereine.
Composé de 30 membres (6 inspecteurs, 13 personnels de direction, 7 chefs de service), ce groupe de travail veillera à optimiser le rattrapage au niveau académique.


Modification du calendrier scolaire par arrêté académique :

Vacances de Pâques du 6 au 14 avril 2009
Vacances de  mai : jeudi 21 mai 2009

Examens :

Le Brevet National du Brevet (DNB) est repoussé au 29 et 30 juin 2009.
Les dates du Baccalauréat sont maintenues (examen national)

Rattrapage des cours :

Le rattrapage des cours s’effectuera sur la base du volontariat des enseignants avec pour seule contrainte le respect des rythmes scolaires
Dans le 1er degré, les cours seront proposés le samedi matin
Dans le 2nd degré, les cours seront proposés le mercredi et/ou le samedi matin et dans toute autre plage horaire spécifique à l’établissement.

Pédagogie :

La réflexion sera menée au sein des conseils pédagogiques, des conseils d’enseignement ou de maîtres, avec les coordonnateurs, pour définir les « exigibles » (compétences à acquérir)
On rappellera aux enseignants la possibilité d’innover, d’expérimenter des organisations pédagogiques différentes
L’organisation retenue devra être portée à l’information des conseils d’école et des conseils d’administration extraordinaires.



Autres dispositions :

Organisation des stages en entreprise : modalités exceptionnelles d’organisation et de validation de la formation en milieu professionnel pour la session 2009 en fonction des situations particulières des établissements

Un nouveau calendrier de l’orientation sera proposé pour permettre aux élèves de mieux organiser leur orientation
Les conseils de classe seront repoussés

Le ramassage des livres scolaires se fera à partir du 29 juin 2009

Les voyages linguistiques seront pour la plupart annulés (sauf si les parents sont déjà financièrement engagés)
Les activités culturelles et sportives collectives qui entraînent des déplacements seront restreintes.
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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 21:41
La Région Guadeloupe dément catégoriquement
les affirmations de la présidente de la CCSBT


La Région Guadeloupe dément catégoriquement les affirmations de la présidente de la Communauté des communes du sud Basse-Terre qui justifie l’importante augmentation du prix de l’eau décidée à Basse-Terre, Baillif, Saint-Claude et Gourbeyre en 2007 par un prétendu refus de la collectivité régionale de financer la station d’épuration de Baillif.
Or, la CCSBT n’a jamais sollicité de financement de la part de la Région Guadeloupe et a choisi d’adopter un plan de financement associant ses fonds propres, ceux de l’Union européenne et ceux de l’Etat.
La CCSBT ne peut donc en aucun cas faire endosser à la Région Guadeloupe une quelconque responsabilité dans sa décision d’augmenter hors de proportion le prix de l’eau dans le sud Basse-Terre.
D’autant plus que, pour ce projet, la Région a cofinancé les études pour 59 738 euros et la réalisation de l’émissaire en mer des effluents pour 103 720 euros
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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 21:39
Parisot critique l'Etat

 La présidente du MEDEF Laurence Parisot a dénoncé l'attitude de l'Etat dans la crise en Guadeloupe, jugeant qu'il s'est montré "complaisant" et "n'a pas tenu son rôle". Saluant l'accord "conclu il y a deux heures à peine en Martinique", Laurence Parisot a souligné sur RTL qu'"en Guadeloupe il faut bien comprendre que, dès le départ, les choses ont été très mal engagées". "L'Etat n'a pas tenu son rôle, n'a pas permis que les négociations se déroulent d'une manière normale, comme dans tout dialogue social".
L'Etat a été "au départ" complaisant et "n'a pas ensuite su récupérer la situation", a déploré la présidente du Mouvement des Entreprises de France qui refuse de signer l'accord. "Il y a un préambule qui dit en gros, il faut lutter contre un système économique qui est un système d'une économie de plantations".
"On est en train de demander aux chefs d'entreprises de Guadeloupe de signer un document dans lequel ils seraient amenés à reconnaître qu'ils ont pérennisé, fait perdurer une économie de l'esclavagisme: c'est honteux et personne ne regarde ça, la République laisse faire", a-t-elle dénoncé.
De plus, "il y a eu beaucoup d'intimidations, de menaces, même de violences de la part du LKP qui ne pouvait que perturber et gêner la bonne conduite de la négociation", a dénoncé la patronne des patrons. Enfin, "dans l'accord, il y a un engagement financier qui rend cet accord mortel pour la plupart des entreprises de Guadeloupe: il y a une clause qui dit qu'après que l'Etat s'est retiré, les entreprises quoi qu'il arrive devront compenser les aides de l'Etat et des régions".
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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 21:26
Quand Willy Angèle écrit au ministre du Travail

Lundi, le patron du Médef Guadeloupe, Willy Angèle, a écrit au ministre du Travail, Brice Hortefeux. Pour lui rappeler pourquoi avec certaines organisations patronales le Médef n'a pas signé l'accord Bino. Pour lui rappeler les concessions que le Médef consent à faire au LKP. Pour lui rappeler qu'il n'est pas question d'aller outre. pour lui rappeler qu'il n'est pas question de payer les jours de grève. Si le LKP souscrit, le Médef signera à son tour un accord.

Monsieur le Ministre
 
Il vous a été rendu compte par Mr le Préfet des huit propositions successives formulées par les organisations patronales réunies en Mouvement des Entrepreneurs de Guadeloupe : UDE-Medef, CGPME, FRBTPG, FTPE, AMPI, F.APTG, GHTG.
Ces organisations sont très largement majoritaires dans leur représentativité des salariés du secteur privé.
Les Organisations précitées ont motivé leur absence à la réunion du 26 février pour cause d'insécurité, et ce, par un courrier remis en main propre à Mr le préfet en début de réunion.
En effet, la négociation s'est déroulée en présence d'agents du Raid dont trois d'entre eux ont dû intervenir suite à l'agression du Président du MEDEF par le Président du LKP. Cela prouve si besoin était qu'il n'y avait pas une ambiance sereine, pourtant indispensable à la poursuite du dialogue. Nous pensions qu'à ce stade, la réunion allait être ajournée dans l'attente de
conditions plus propices à la poursuite des négociations.
Ce n'a pas été le cas, et les négociations se sont poursuivies avec une minorité d'organisations patronales insuffisamment représentatives selon nous.
Pour notre part, nous n'avions pas reçu jusqu'à ce jour de réponse de Mr le Préfet.
Le 27 février, nous a été communiqué le détail de l'accord signé par des organisations patronales minoritaires : UMPEG, UCEG, OPGSS et UNAPL. La CRTG présente, n'a pas signé le document et a rejoint le MEG.
Nous avons pu alors constater que nos observations déjà formulées gardaient toutes leurs pertinences, vis-à-vis de ce texte, à savoir :
 1. Le préambule est une insulte à notre Démocratie et à notre Histoire, et n'est donc pas acceptable;
2. La base salariale est inéquitable pour les salariés. Nous avons proposé de retenir le Revenu brut annuel imposable comme élément de prise en compte de la situation de chaque salarié,
3. Appliquer une hausse de salaire spécifique de 6 % annuel plafonnée à 1 500 € entre 1,4 SMIC et 1,6 SMIC, outre son caractère excessif et non fondé, conduirait à des croisements de revenu et des distorsions de grille salariale, le salarié à 1,58 SMIC à qui on appliquerait 6% passant devant le salarié à 1,61 SMIC à qui on appliquerait 3 % annuel plafonnée à 1 500 €, et qui pourrait être son supérieur hiérarchique. Cela serait injuste.
4. Les hausses à appliquer pour la revalorisation des revenus doivent valoir négociations salariales sur la durée  du revenu supplémentaire accordé par l'État (RTSA), soit 36 mois. Ce qui veut dire très explicitement que les négociations d'entreprise, collectives, ou annuelles obligatoires concerneront les points habituels inscrits dans le code du travail, hormis les salaires qui devront être considéré traité sur la durée de la prime de 100 € versée par l'État, ainsi que précisé ci-avant.
5. Les hausses dont il serait convenu : 100 € pour la part État, 50 € pour la part des deux collectivités régionale et départementale, venant s'ajouter au bonus exceptionnel versé par les employeurs, ne peuvent être considéré comme intégrées au salaire dans la mesure où elles ne sont pas la contrepartie d'un travail et où elles ont une durée limitée dans le temps. Nous donnons acte à l'État et aux Collectivités de leurs décisions qui ne sauraient engager la responsabilité immédiate ou future des chefs d'entreprise, seuls responsables de leurs comptes d'exploitation. Ajoutons qu'il ne serait pas inutile de préciser que ce bonus doit être calculé au prorata du temps de travail. Sur les feuilles de déclaration d'impôt sur le revenu (IRPP) existe un cartouche spécifique à la prime pour l'emploi. Modifier ce cartouche pour y inclure une prime pour l'emploi de 100 €
spécifique DOM, serait une solution acceptable. 
6. Nous soulignons que les propositions du MEG conduisent in fine à des hausses de 200 € à 240 €, exonérés de charges salariales et patronales, hors CSG et CRDS pour le bonus employeur, suivant les secteurs d'activité et la taille des entreprises. 
7. Le bonus exceptionnel étant soumis à CSG et CRDS, le revenu de 200 € à 240 € doit donc s'entendre d'un revenu brut.
8. Les secteurs éligibles aux différentes lois existantes et à la future LODÉOM, ont été reconnu comme fragiles et en difficulté tout comme la Santé, Gardiennage et Nettoyage. C'est pourquoi nous sommes convenus unanimement dans le MEG de les
différentier en fixant le bonus employeur à 50 € exonérés de charges salariales et patronales, hors CSG et CRDS quel que soit l'effectif de l'entreprise, et de le fixer pour les secteurs non éligibles avec exonération de charges salariales et patronales, hors
CSG et CRDS, à 
• 50 € jusqu'à 20 salariés
• 70 € pour les entreprises de plus de 20 salariés (de 21 à 100 salariés)
• 90 € pour les entreprises de plus de 100 salariés (à partir de 101 salariés).
9. Ces dispositions concernent :
• Les CDI à temps complet
• Les temps partiels prorata temporis.
10. Elles ne concernent pas, comme nous l'avions laissé entendre :
• Les apprentis,
• Les Extras
• Les saisonniers
11. Les effectifs à prendre en compte, sont ceux des DADS-U au 31 décembre 2008.
12. Les difficultés économiques reconnues, et les incertitudes que vivent les entreprises ne permettent pas d'envisager la clause de convertibilité (article V) qui conduit dans certains cas à des hausses nettes de salaires supérieures à 15%. Soulignons par ailleurs que transformer en salaires nets dans trois ans les 200 € dont il est question actuellement, aura un coût chargé important. 
Sous toutes ces réserves, déjà exprimées par le MEG aux membres représentant le LKP, nous sommes favorables à la conclusion d'un accord.
Cela sous-entend bien sûr que : 
• Le texte soit ajusté en conséquence,
• Le conflit cesse immédiatement
• Aucune demande ne soit formulée relativement au paiement des jours de grève
• L'état de droit, la Justice et ses procédures ne soient pas remis en cause.
Veuillez croire, Monsieur le Ministre, à notre respectueuse considération.
Pour le MEG,
Willy ANGÈLE
 
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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 16:16
Perquisition après les propos controversés d'un béké martiniquais sur Canal+

Les bureaux d'une société de production de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), qui a réalisé un documentaire contenant des propos controversés d'un béké martiniquais diffusé par Canal+, ont fait l'objet d'une perquisition lundi.

Cette perquisition a été diligentée chez Tac Presse, qui avait réalisé « Les derniers maîtres de la Martinique », dans le cadre de l'information judiciaire ouverte le 10 février pour « apologie de crime contre l'humanité et incitation à la haine raciale » à la suite de déclarations d'un béké, un créole blanc. Dans ce reportage, Alain Despointes, appartenant à l'une des puissantes familles békés de l'île affirmait notamment, d'après les images présentées, « vouloir préserver sa race ».
Un juge, accompagné de six policiers, est arrivé vers 14h 30 et est resté environ deux heures dans les locaux de Tac Presse, à Boulogne-Billancourt. Les enquêteurs ont visionné des extraits de films mais sont repartis sans rien emporter.

Vers une audition de M. Despointes ?

De source judiciaire à Fort-de-France, on confirmait que cette perquisition a été conduite par le juge Bruno Lavielle
L'émission, diffusée en métropole le 30 janvier, a fait grand bruit, notamment en Martinique avant même sa programmation sur Canal+ Antilles début février et sur des sites internet.
La diffusion de ce documentaire avait exacerbé le ressentiment de Martiniquais à l'égard des békés, une minorité accusée de concentrer une importante partie des richesses de la Martinique, au travers notamment de bananeraies et de centrales d'achat des super et hypermarchés.
Dans un communiqué en date du 2 février envoyé à toutes les rédactions locales, M. Despointes affirmait que ses propos avaient été « sortis de leur contexte » et qu'ils ne reflétaient « en rien ses convictions profondes » sur l'esclavage, « un passé honni ». Il y présentait aussi ses  « sincères regrets à ceux qui ont été blessés ».
Cette information judiciaire devrait déboucher sur l'audition de M. Despointes, qui se trouverait en métropole, par un juge d'instruction.
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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 15:58
Etats généraux de l'outre-mer : le préfet Samuel désigné chef de projet
                                                Richard samuel est ici avec le Premier ministre, François Fillon.

Le préfet Richard Samuel a été désigné chef de projet des Etats généraux de l'outre-mer annoncés le 19 février, indique Nicolas Sarkozy dans une lettre aux responsables des exécutifs locaux d'outre-mer.
« Au niveau national, un chef de projet des Etats généraux de l'outre-mer a été désigné. Il s'agit du préfet Richard Samuel. Il assurera le pilotage de l'ensemble de l'opération au sein du gouvernement, en étroite liaison avec vous », écrit le chef de l'Etat dans ce courrier dont la teneur a été confirmée par l'Elysée.
M. Samuel, 57 ans, préfet de l'Eure depuis le 30 juillet 2007, est guadeloupéen. De juillet 2006 à mars 2007, il a été directeur de cabinet de François Baroin lorsque ce dernier était ministre de l'Outre-mer.
Selon des sources gouvernementales, il devrait être nommé ce mercredi en conseil des ministres, et être rattaché au Premier ministre François Fillon.
« Le gouvernement désignera prochainement, auprès de chaque préfet, un responsable de projet », écrit également le chef de l'Etat.

Remettre à plat l'ensemble des politiques publiques en outre-mer

Les Etats généraux de l'outre-mer avaient été annoncés par M. Sarkozy le 19 février lors d'une rencontre avec une trentaine d'élus ultra-marins, au plus fort de la grève en Guadeloupe.
Destinés à « remettre à plat l'ensemble des politiques publiques en outre-mer », ils pourraient se tenir « avant la mi-mai » à Paris, propose le président dans sa lettre.
Il suggère le calendrier suivant : « Dès le mois de mars, une série d'ateliers animés par des personnalités élues ou issues de la société civile de la Guadeloupe, sera organisée ».
« En avril, une journée de synthèse des ateliers, dans chaque département, permettra de faire le point des travaux ».
Sur la base des conclusions des Etats généraux de l'outre-mer, le chef de l'Etat prévoit de réunir le conseil interministériel de l'outre-mer « avant la fin du mois de juin ».



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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 15:55
Martinique : accord cadre sur l'augmentation des salaires, MAIS la grève continue

Un accord cadre sur une augmentation de 200 euros nets mensuels des salaires jusqu'à 1,4 Smic a été signé dans la nuit de lundi à mardi en Martinique, mais le "Collectif du 5 février" a appelé à poursuivre la "mobilisation" et donc la grève jusqu'à un accord sur les prix.

Après quasiment dix heures d'un énième round de négociations, avec plénières comités restreints et de multiples aller-retours pour amender le texte, syndicats et patronat ont finalement dégagé un accord.
"Les organisations syndicales du Collectif ont signé un accord cadre pour que soit mise en place une commission de travail sur les salaires", a annoncé à la presse le dirigeant du mouvement Michel Monrose, lisant une déclaration commune aux treize syndicats.
Le Collectif, qui avait lié lundi un accord sur les salaires à un accord sur les prix, a donc changé d'avis, mais affirme "rester attentif à la commission sur les prix" chargée de passer au peigne fin cent "familles" de produits (d'importation ou locaux) pour déterminer ceux qui feront l'objet d'une baisse.
Le Collectif a donc déclaré rester "mobilisé jusqu'à l'aboutissement des négociations" et "lance un appel à la population pour qu'elle reste mobilisée", appelant de facto à la poursuite du mouvement de grève générale.

"Pourquoi sommes-nous encore asphyxiés?"

Le document n'a pas été paraphé par certaines organisations syndicales, absentes ou qui souhaitaient consulter leur base comme la CGTM et FO, importantes dans le mouvement contre la vie chère.
"Pourquoi sommes-nous encore asphyxiés?", a demandé côté le président du Medef de Martinique, Patrick Lecurieux-Durival, en référence à la poursuite du mouvement de grève, soulignant "la bonne volonté" des entrepreneurs.
L'accord détermine "un cadre de négociations sur les salaires" a souligné le représentant du patronat. Une commission chargée de détailler l'accord cadre devait se réunir ce mardi à 14 heures.
Le préfet Ange Mancini a "félicité toutes les parties pour le travail remarquable accompli" et qualifié l'accord d'"étape importante" même si "ce n'est pas fini". "Il y a, a-t-il dit, une volonté d'aboutir pour l'ensemble des Martiniquais".
Le document, qui concerne "les salariés du privé disposant de salaires bruts jusqu'à 1,4 Smic", prévoit que "chaque salarié, dans tous les secteurs, reçoive à compter du 1er mars 2009 un montant de 200 euros nets mensuels".
Les salariés à temps partiels bénéficieront également de cette hausse "au prorata du temps de travail".
Les employeurs y contribueront à hauteur d'un montant compris entre 30 et 100 euros (en fonction de leurs effectifs et de leurs capacités financières), l'Etat à hauteur de 100 euros. Le Conseil général et le Conseil régional se répartiront le solde.
Les syndicats, qui voulaient que soient intégrés les salaires de 1,4 à 1,6 Smic, ont accepté que des minima d'augmentation soient discutés lors de négociations de branches ou d'entreprises d'ici au 15 mai.
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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 15:34
UNE LETTRE OUVERTE AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Ancien président de la Chambre de commerce et d'industrie de Pointe-à-Pitre, ancien président du Port autonome de la Guadeloupe, Am&dée Adelaïde vient de faire tenir une lettre ouverte à Nicolas Sarkozy.



Mes chers compatriotes de France et d’Outre-Mer,
 
La Guadeloupe vie des heures sombres.
Apres quarante jours de blocages, il ne semble pas que l’on entrevoit une sortie de crise.
L’Etat n’a pas su évaluer le problème ; c’est le moins que l’on puisse dire.
J’ai donc, en ma qualité de citoyen français d’origine guadeloupéenne, résident en Guadeloupe, décidé d’écrire au Président de la République sous la forme d’une lettre ouverte.
 
J’ai conscience que c’est une procédure qui doit être exceptionnelle.
Mais nous sommes dans une situation qui ne serait tolérée nulle part ailleurs sur le territoire de l’Hexagone et qui justifie donc l’exception.
 
En vous adressant copie de ce courrier, j’ai voulu que vous aussi soyez informé et puissiez entendre un autre point de vue que celui développé jusque là par les pouvoirs publics tant locaux que nationaux.
 
Amédée ADELAIDE


Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République
 
 
Monsieur le Président de la République
Palais de l'Elysée
55, rue du faubourg Saint-Honoré
75008  Paris
 
Monsieur le Président,
Depuis plus d'un mois, les activités économiques et les libertés publiques en Guadeloupe sont
entravées par des activistes et des manifestants, se réclamant d'une soi-disant ligue contre
l'exploitation abusive («Liyannaj Kont Pwofitasyon», ou LKP).
C'est ainsi qu'un véritable catalogue comportant près de 150 revendications et doléances était mis en
avant, en vue de la satisfaction immédiate des exigences exprimées, sauf à endurer le désordre dans
les rues et le blocage de la vie locale (services publics compris).
Cette démarche qui dénonce une série de dysfonctionnements locaux, effectivement préjudiciables à
la vie quotidienne d'une part importante des milieux populaires, ne pouvait que susciter intérêt et
sympathie dans cette population, et faciliter la mobilisation dans la rue d’une part non négligeable
de ces catégories sociales.
 A titre d'illustration, le manque de transparence dans la constitution  des prix des produits importés,
(carburants, produits alimentaires de base... ) a pu causer des dérapages réels, entamant
sérieusement le pouvoir d'achat dans toutes les couches sociales, et précarisant particulièrement les
plus démunis.
Il se trouve que sur la liste des revendications présentées, seuls quelques points pouvaient faire
l'objet d'une négociation immédiate, à condition bien sûr de s'adresser au bon interlocuteur,
et d'accepter les conditions d'une transaction paisible et réaliste.
Les autres questions soulevées imposent un traitement politique et un travail de ré-
organisation administrative et économique de longue haleine.
Malheureusement le collectif hétéroclite qui a organisé l'opération, ne l'entendait pas de cette
oreille; il regroupe en effet des communistes, des nationalistes extrémistes, des syndicalistes de
rupture, des gauchistes, des altermondialistes, qui ont pour projet commun le rejet de la forme
démocratique et de l'appartenance à la République Française; leur intransigeance volontaire et
manifeste, autour de revendications mal évaluées, interdisait d'espérer une résolution rapide et
sereinement négociée de la crise (il exigeaient par exemple du patronat privé une augmentation
mensuelle de 200 euros pour tous les bas salaires, et une augmentation immédiate et massive de
certaines prestations sociales !)
Retenons que cette intransigeance est grandement facilitée par la qualité de fonctionnaire de
la plupart des animateurs du LKP, ce qui leur permet d’affronter, sans risques, l’interminable
grève imposée par force au secteur privé et au reste de la population.
Ajoutons que ce collectif, mené par le dirigeant du syndicat UGTG, a méthodiquement instauré une
mainmise syndicale étroite sur divers secteurs clés de notre société (fonction publique locale,
stations services, stations radiophoniques et chaînes de télévision...); en verrouillant ces organes, en
tenant la rue et à l’aide de malfrats armés (dont tout un chacun a pu voir les «exploits», filmés lors
des barrages et pillages), et au prix d'opérations violentes contre tout entrepreneur ou salarié
récalcitrant, ce groupe s'est attaché à imposer des conditions de négociation sans crédibilité
(réunions comportant plusieurs centaines de participants, sous le contrôle continu des caméras et
micros de la presse, avec la pression des tambours, et la menace implicite de séquestration pesant
sur les  interlocuteurs).
Il s’agissait en fait de l’application pure et simple des résolutions de différents Congrès de l’UGTG
et particulièrement celles du XIIème Congrès, tenu au Lamentin du 2 au 5 avril 2008, documents
qui avaient au moins le mérite d’annoncer clairement la couleur; quelques extraits édifiants figurent
en annexe du présent courrier
Il revenait aux autorités publiques en charge de la Guadeloupe de prendre actes de ces projets
subversifs, et de les contrer de manière adaptée; faute d’avoir agi en temps utile, on a laissé les
extrémistes et les malfaiteurs orchestrer et encadrer le mécontentement populaire dans la rue. 
Le mal étant fait, et le désordre installé dans la rue, sans doute fallait-il  éviter d'enclencher le cycle
«manifestation-répression-solidarité populaire»; c’est probablement la raison pour laquelle l'autorité
publique a consenti un temps à participer aux «négociations-forum» convoquées par le collectif
sous les feux des projecteurs et de la presse.
Le fait d'y avoir été contraint implique cependant trois erreurs majeures:
- n'avoir pas détecté et déminé en temps utile les dysfonctionnements en cause dans notre
département, offrant un boulevard aux extrémistes désireux de drainer, sur ce thème,
l'adhésion populaire.
- avoir permis l'émergence d'une vedette de la politique issue de cette mouvance
extrémiste, le porte-parole de ce collectif, non dénué de talents oratoires et de gouaille
populaire, ayant bénéficié lors de ces «négociations» d'une couverture médiatique sans
précédent.
- n'avoir pas exprimé clairement l'autorité de l'état en faisant connaître et respecter sans
ambiguïté les limites imparties aux manifestations de ce genre (respect des grands
services publics vitaux, des zones de sécurité, de la libre circulation, préservation du droit au
travail pour les non-grévistes dans les entreprises, qu'elles soient publiques ou privées).
C’est ainsi que Guadeloupe s’est retrouvée en état d’insurrection pendant plus  d'un mois, au gré des
humeurs des syndicalistes, et des incidents émaillant ces «négociations».
 
Je voudrais que vous sachiez, Monsieur le Président, comment la plupart des Guadeloupéens ont
perçu l’intervention de l’Etat  dans cette affaire; ils y ont vu:
- Un gouvernement préoccupé par l’impact de la crise en France et dans le Monde, attentif
à l’agitation sociale qui se développe sur le territoire hexagonal, mais ne prenant pas la
mesure des problèmes sociaux locaux, et méconnaissant les enjeux politiques des troubles
actuels. 
 - Un préfet tétanisé par la propagande du LKP (il est accusé publiquement «d’avoir été
envoyé pour tuer des Guadeloupéens») et préférant cantonner les forces de maintien de
l’ordre en casernement, plutôt que de risquer le moindre incident avec les fauteurs de
troubles à l'heure où tout pouvait encore être arrêté.
- Un Secrétaire d’Etat à l’Outre Mer, mal informé des réalités économiques et politiques
de l'île, croyant naïvement qu’il lui suffirait de vilipender les chefs d’entreprise et de flatter
les «syndicalistes» pour retourner la situation. 
Au total:  
Les représentants de l’état n’auront pas su manifester une once de considération aux
quelques trois cent quatre vingt mille Guadeloupéens qui ne participaient ni aux
manifestations ni aux désordres, qui ont terriblement souffert de tout, et qui se sont
battus chaque jour pour essayer de reprendre le travail en dépit des menaces, entraves,
destructions, et brutalités des troupes du LKP.
A contre emploi, ils auront involontairement contribué à promouvoir le LKP,  et à donner
une audience nationale à son langage agressif et raciste, ainsi qu’à ternir de ce fait l’image
de la Guadeloupe et des Guadeloupéens, présentés comme solidaires de ces positions; la
France hexagonale, abreuvée par ailleurs d’informations parcellaires ou inexactes, en arrive
à douter de l’attachement de la population guadeloupéenne à la France, et de l’opportunité
de maintenir des liens datant de près de quatre siècles (cf les récents sondages publiés dans
la presse métropolitaine).
 
Monsieur le Président,
Des milliers de signataires (n'ayant pas hésité à s'identifier) expriment aujourd'hui ce malaise dans
des pétitions circulant sur Internet, faute que dans les rues ou les médias, ces protestations soient
possibles.
Nous devons vous rappeler que les Guadeloupéens se sont déjà prononcés, en décembre 2003, à
soixante quinze pour cent des suffrages, contre un changement statutaire bien que le projet ait
été soutenu par la quasi-totalité des élus locaux. Vous avez indiqué, lors de votre récente
intervention télévisée,  que vous n’étiez pas opposé à une nouvelle consultation. Pour notre part,
nous sommes sereins et ne redoutons aucune échéance démocratique Nous savons en effet qu’une
énième proposition de «statut spécifique» sera  rejetée avec encore plus de force qu’en 2003. 
Il faut cependant que les vraies questions soient posées une fois pour toutes:
Depuis que la Guadeloupe a été érigée en département français le 19 mars 1946, il y a toujours eu
une minorité pour réclamer un statut spécifique, voire l’autonomie ou même l’indépendance. Cette
minorité n’a jamais cessé de recourir à l'invective, à la menace, voire à la violence, ou au
terrorisme, pour  tenter d'imposer ses thèses à la population locale et au Gouvernement. Chaque fois
que la population guadeloupéenne a eu l’occasion de s'exprimer par un vote républicain (libre,
serein et secret), elle a clairement repoussé ces tentatives. Cela fait soixante trois ans de
constance dans ce choix. Combien de fois encore faudra-t-il la consulter, à ce sujet ? Combien de
fois encore faudra-t-il qu’elle dise NON à ces menées, pour que les gouvernements de la France
comprennent enfin que tout ce qu’elle demande, c’est une vie libre et décente, protégée des
extrémistes  par le pouvoir républicain, dans le cadre du droit commun institutionnel ?
 
Monsieur le Président,
Nous avons tous le souvenir d'un Ministre de l'Intérieur efficace et humain, devenu depuis Président
de la République.
Nous ne pouvons qu'attendre de vous, le rétablissement de l'ordre républicain et de l'équité en
Guadeloupe.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de mes très
respectueuses salutations.
 
Pointe-à-Pitre le 02 mars 2009
           
       Amédée ADELAIDE
    Citoyen français d’origine guadeloupéenne
                  Résident en Guadeloupe
    Ancien Président, de la CCI de Pointe-à-Pitre
         du Port Autonome de la Guadeloupe
   de la Société Immobilière de la Guadeloupe
 
email : amedeeadelaide@opinpub.fr     site : http://www.opinpub.fr
 
 
 
ANNEXE
 
Extraits des résolutions du XIIème Congrès du syndicat UGTG, tenu au Lamentin du 2 au 5
avril 2008 
 
L’UGTG 
« Affirme :
Que le chômage de masse qui frappe près de 40 % de la population active, la précarité, la misère,
l'exclusion, la prostitution, les cancers et autres pathologies directement liées à l'utilisation de produits
prohibés en Europe mais autorisés «an Péyi annou» (dans notre pays), la drogue, le sida, l'échec scolaire,
la dengue, le nombre croissant des IVG, la délinquance, la pollution des sols aux pesticides, ….. ne
relèvent ni de la fatalité ni d'une quelconque malédiction mais sont les résultats, la conséquence de choix
politiques délibérés de l'Etat Français, validés et soutenus par les valets locaux, visant à nous «démouné»
(dépersonnaliser) et à annihiler toutes velléités de contestation sociale et politique des Guadeloupéens à
l'égard de l'ordre colonial établi...
……
Réaffirme :
L'appartenance de l'UGTG à la ligne syndicale de lutte de classe, de masse, de confrontation, de
contestation et de transformation sociale visant à éradiquer les rapports de domination capitaliste et
colonialiste an Péyi annou pour l'instauration d'une société plus juste et plus équitable...
…..
Considérant la dimension historique de l'UGTG, syndicat révolutionnaire de lutte de classe et de ligne de
masse.
Considérant que la ligne politique de l'UGTG nous invite à plus d'engagement pour la transformation de
nos militants en militants politiques assurant une tâche syndicale...
…..
Exhorte :
L'ensemble des militants des Unions et Secteurs de l'UGTG à mettre en œuvre, dans tous les secteurs
d'activités, des revendications tant stratégiques que quotidiennes, répondant aux exigences des
Travailleurs et du Peuple de Guadeloupe pour la libération complète de la classe ouvrière et du Peuple
Guadeloupéen, pour l'indépendance nationale... »
 
 
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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 15:16
L'accord pourrait être signé ce soir

Les négociations se poursuivent ce mardi. Hier, à la sous-préfecture, il a beaucoup été question des prix de l'alimentaire. Dans ses revendications, Liyannaj kont pwòfitasyon (LKP), à l'origine de ce mouvement de grève générale qui dure depuis 42 jours (il a débuté le 20 janvier 2009), avait dit qu'il fallait une liste de cent produits de première nécessité sur lesquels il devait y avoir une baisse substantielle des prix. Ceci afin de donner plus de pouvoir d'achat aux Guadeloupéens.
Lundi, la liste est descendue à 54 familles de produits. Il ne s'agit plus de produits ciblés (une marque de pâtes, par exemple) mais de familles de produits (toutes les marques de pâtes selon un grammage donné - 500 grammes, par exemple). Chaque grand distributeur (il y en a huit, dont Carrefour, le plus important) doit apporter sa liste de produits... Ce qui oblige à des discussions longues et très techniques, qui prennent du temps.
Cette réunion qui a mobilisé le LKP toute l'après-midi de lundi, n'a pas permis que soit examiné l'accord sur les autres revendications actées depuis ces quatre derniers jours. Les services du préfet Nicolas Desforges ont établi u document qui a été transmis à LKP, pour amendement. Hier soir, LKP a amendé, puis transmis à nouveau le document à la préfecture qui doit rédiger un document définitif qui sera discuté, cet après-midi, à partir de 16 heures, à Pointe-à-Pitre. L'accord pourrait être signé ce soir. Notons qu'il s'agit d'un accord de suspension de la grève sur des bases précises. Les discussions sur les autres revendications (une centaine) pas évoquées jusqu'alors, devraient durer plusieurs semaines, en comités distincts de travail.
L'activité économique reprend lentement en Guadeloupe. La zone industrialo-commerciale de Jarry (Baie-Mahault), la plus grande de France, a l'essentiel de ses entreprises ouvertes et disposées à l'accueil des clients. Les écoles sont ouvertes mais l'accueil des élèves est un problème puisque les services communaux chargés de l'entretien, de la désinfection après six semaines de fermeture et de non entretien, sont toujours en grève. De plus, le transport scolaire d-ne fonctionne toujours pas. Demain ou plus sûrement jeudi, tout devrait rentrer dans l'ordre. restera, ensuite, à rattraper un mois et demi de vacances forcées pour les 150 000 enfants de Guadeloupe scolarisés. Ceci représente, selon le recteur d'académie, Laurent Dever, 44 demi-journées, qui pourraient être rattrapées les mercredi matin et samedi matin pour les collèges et lycées, en annulant les petites vacances (notamment Pâques) pour toutes les écoles.
André-Jean VIDAL
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