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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 13:22
UN NOUVEAU CONTRAT SOCIAL POUR INVENTER LA GUADELOUPE

Les événements qui se sont succédés en Guadeloupe depuis le 20 janvier 2009 ont mis en lumière l’impasse dans laquelle se trouve notre société.
Cette impasse est omniprésente et marque le quotidien des Guadeloupéens. Elle est sociale, sociétale et politique et constitue un excellent baromètre pour lire le pays.
Le Mouvement social, conduit par le L.K.P, a été totalement inédit et à ce titre a pris  la forme d’un véritable drame mettant en lumière tous les dysfonctionnements.
Il a aussi mis en évidence les difficultés à rapprocher les points de vue et à maintenir les équilibres essentielles.
Il est clair que les structures économiques archaïques, coloniales dans la forme, ne facilitent pas les relations partenariales. Le poids de l’histoire, la perception de l’autre, la crispation sur des intérêts souvent égoïstes sont autant de handicaps qui jalonnent la route de ce dialogue.
Aussi, tout au long de ces journées il est apparu clairement que le mouvement social est resté bordé par deux logiques.
Celle de la demande sociale qui est forte et qui a trouvé une forme de libération dans ce grand bouleversement des valeurs. Au nom de la fierté retrouvée le peuple a voulu aller jusqu’au bout de cette libération.
D’un autre côté, ce mouvement social est fortement marqué par l’histoire syndicale guadeloupéenne. L’action revendicative a souvent été acculé à la radicalité par la surdité patronale et par la collusion d’un Etat essentiellement soucieux de préserver l’ordre colonial.

C’est de ce schéma colonial qu’il faut sortir pour accéder à la modernité sociale et politique. De cette impasse doit jaillir une autre Guadeloupe qu’il faut inventer.
Des problématiques nouvelles émergent, des pratiques nouvelles se font jour sans pour autant que les réponses apportées soient toujours à la hauteur des enjeux.
Quelle forme de dialogue social introduire pour favoriser un fonctionnement régulier des relations entre les Hommes et leurs intérêts ?
Comment construire les compromis, gages de toute société ayant accédé à la modernité ?
Quelle place accorder à l’initiative et au risque ?
Quel rapport entre les petites entreprises et le mouvement social dans le contexte particulier de la Guadeloupe ?
Comment instiller la culture de la responsabilité à tous les échelons pour reconstruire le lien social et redéfinir les rapports sociaux ?
Aujourd’hui que l’Etat s’estompe dans le règlement des problèmes quotidiens et que les collectivités n’ont pas les moyens de se substituer à ce retrait, la Guadeloupe se trouve à la croisée des chemins, face à elle-même.
C’est ce défi qu’il faut aujourd’hui relever dans l’élan LKP en introduisant de nouveau code sociaux fondés sur le respect de la personne humaine et sur la démocratie.

LA RECONSTRUCTION DU LIEN SOCIAL
Le Mouvement social qui s’est déployé sur la Guadeloupe depuis le 20 janvier a reçu un large soutien du peuple guadeloupéen comme l’avait prédit le sondage QUALISTAT (voir site www.qualistat.net ). Pour rappel ce sondage réalisé entre les 17 et 23 décembre 2008 révélait clairement le mal qui minait la société guadeloupéenne.
78% des personnes interrogées estimaient que la manifestation du 16 décembre conduite par le LKP était justifiée.
69% des sondés considéraient que leur situation était en train de se dégrader.
61% affirmaient avoir dépensé moins pour les fêtes de fin d’année.
Ce Mouvement social a en outre été accueilli favorablement par l’opinion française  (78%) selon le sondage de l’institut BVA rendu public le 24 février.
Pour autant ce mouvement n’a pas fait l’unanimité. Pour des raisons diverses, certains guadeloupéens n’ont pas adhéré à la mobilisation sociale et populaire.
Il en résultera des déchirures familiales et des dissensions sociales importantes.
Ces situations ne sont pas nouvelles et la Guadeloupe possède des ressources extraordinaires pour recréer du lien.
Mais aujourd’hui, dans la dynamique qui s’est créée, la question du lien doit dépasser les réactivations traditionnelles.
D’une part au niveau économique, les entreprises auront du mal à se relever de ce mois de grève. Le sens de la responsabilité est la seule façon de surmonter la transition entre les difficultés d’aujourd’hui et le retour à une certaine stabilité invitant à de nouveaux rapports sociaux.
D’autre part à un niveau plus général, la question de la refondation du lien social suppose des initiatives pour réinjecter du dialogue. A cet égard, les rencontres réalisées pendant le mouvement avec les entrepreneurs locaux, les jeunes, les artistes, les enseignants ou les femmes sont les pistes qu’il va falloir renforcer et généraliser. La culture du dialogue et du débat doit se substituer à la connivence qui prévaut dans les relations sociales.
Ces journées de grèves ont permis de réintroduire des solidarités et de la communication. Plus que tout autre gain matériel, c’est le principal acquis de cette période. Tout doit être mis en œuvre pour préserver cette avancée décisive qui nous permet de rompre définitivement avec la logique de dépendance qui marque cette société malade qui a généré la crise.
L’heure est à la création d’une structure de coordination pour favoriser ce dialogue nécessaire à la reconstruction du lien social dans la perspective d’une véritable fondation sociétale en misant sur l’imagination de tous les acteurs et en s’appuyant sur des expérimentations. En un mot comme en trois il faut élaborer un nouveau contrat social.
 
UN PROJET POUR LA GUADELOUPE
Le mouvement social a pointé du doigt les carences de la gouvernance qui prévaut dans une société désarticulée où le politique et la société civile sont dos à dos, où l’économique et le social ne s’écoutent pas.
Quelle est la volonté réelle de l’Etat ?
Quelles leçons  la classe politique locale tire-t-elle de cet épisode ?
Comment redonner confiance à une population qui a pu faire l’expérience des limites d’un système dont l’inadaptation n’est plus à démontrer ?
Ces questions sont sur toutes les lèvres.
Mais ne nous trompons pas. Les réformes structurelles proposées par le Président de la République ne vont pas suffire à résoudre les questions qui ont été posées ces derniers jours.
Il faut replacer le citoyen guadeloupéen au cœur du débat politique.
Notre société est en panne politique certes, mais elle connaît avant tout un lourd déficit de citoyenneté. Le mouvement social et populaire a eu la vertu de réinventer le débat politique en propulsant sur le devant de scène la société civile. C’est la première condition de l’ancrage démocratique. Une opinion publique guadeloupéenne s’est forgée en occupant des espaces publics jusqu’alors vides.
L’inadaptation du système ne doit pas aboutir à une négation du politique et de la fonction politique. C’est la deuxième condition de la démocratie qui n’est hélas pas réuni e Guadeloupe aujourd’hui. La responsabilité de cette carence est globale et partagée car il n’y a pas d’élus sans électeurs même si la politique en ce qu’elle organise et oriente la société est bien pauvre sous nos cieux. Il est urgent de réhabiliter la politique en évitant les tentatives de récupération qui seront de toute façon contre-productives.
C’est pourquoi la question du Projet de Société est plus que jamais à l’ordre du jour. Davantage que les Etats-Généraux, se pose la question de la définition des contours de la société dans laquelle veulent vivre les Guadeloupéens.
Quel modèle entrepreneurial pour quel développement ?
Quel projet culturel et sportif pour l’épanouissement et le rayonnement du peuple guadeloupéen ?
Comment assurer le développement économique sans compromettre l’environnement ?
Quelle éducation et quelle formation au service du projet économique, social et culturel partagé par la grande majorité ?
Comment assurer l’expression des opinions et de toutes les diversités qui constituent notre société créole ?
Quelles relations avec les Guadeloupéens de l’extérieur ?
Quelle éthique politique pour garantir la participation permanente du peuple dans le débat politique ?
Comment vivre l’archipel dans les liens rénovés avec toutes les îles qui le constituent ?
Comment envisager nos rapports avec l’espace régional caribéen ?
Ce sont là quelques uns des grands chantiers qui doivent être ouverts rapidement dans l’esprit LKP.
Alors, de façon sereine, pourra être abordée la question des institutions et du statut au service du modèle de développement choisi.
Dans cette recherche politique de nous-mêmes la question de la démocratie doit être centrale. Elle est à la source de la confiance qui fait défaut dans le système actuel.
Il faudra très certainement aller plus loin que ce que prévoient les textes pour libérer toutes les paroles.
Plus que jamais s’impose l’émergence de formes d’organisation participative pour la réflexion et les propositions afin de parvenir à un véritable « shadow cabinet »  à la guadeloupéenne.
Inventer, encore inventer, toujours inventer doit être dorénavant la devise issue de ce mouvement.

                        Pointe-à-Pitre le 27 février 2009

                                Julien MERION

                                Politologue
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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 13:18
Parisot: le Medef Guadeloupe d'accord pour des "primes" proches de 200 euros
   
Le président du Medef en Guadeloupe devrait donner ce mardi son accord pour que toutes les entreprises de l'île appliquent "des bonus spécifiques, des primes de pouvoir d'achat" proches ou équivalentes à 200 euros, a déclaré la présidente du Medef Laurence Parisot.
"Je pense que dans la journée d'aujourd'hui le président du Medef Guadeloupe, Willy Angèle, va dire que de toute façon, il est évidemment d'accord pour qu'il y ait dans toutes les entreprises de Guadeloupe l'application de ce qu'il a lui-même mis sur la table, c'est-à-dire des bonus spécifiques, des primes de pouvoir d'achat à des hauteurs tout à fait proches ou même équivalentes aux 200 euros qui sont réclamés", a déclaré Mme Parisot mardi matin sur RTL.
En revanche, elle a justifié le refus de signer l'accord trouvé avec le LKP, "parce qu'il y a un engagement financier qui rend cet accord mortel pour la plupart des entreprises de Guadeloupe".
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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 13:17
Henri Vangout, patron guadeloupéen: « Je ne signerai pas sous la pression »

Henri Vangout, patron d'une blanchisserie à Baie-Mahault a été l'un des premiers à recevoir lundi la visite du LKP qui a promis de passer "d'entreprise en entreprise" pour faire signer l'accord salarial: "Je ne signerai pas sous la pression", dit-il.
"Ils sont venus à une vingtaine, avec un ou deux délégués du personnel", raconte le gérant de la Blanchisserie du Soleil (BDS), 62 ans.
Sans affiliation patronale, BDS - 41 employés dont 3 grévistes - n'est pas soumis à l'accord conclu entre le LKP et les organisations minoritaires pour augmenter de 200 euros les bas salaires.
"Ils étaient assez fâchés. Ils ont demandé à me voir et ont menacé de boucher l'entreprise", poursuit ce natif de Pointe-à-Pitre, implanté dans la zone industrielle de Jarry, poumon économique de l'île.

Il subissait

Lui n'était pas là. Il subissait le contrecoup d'un déplacement de vertèbres: après une précédente incursion du LKP au début de la grève générale entrée lundi dans sa 42ème journée, il s'était blessé en essayant de dégager des pneus placés par le collectif pour bloquer l'usine.
Lundi, faute d'interlocuteur, les syndicalistes sont repartis, raconte son fils Olivier, qui a assisté à la scène. Ils ont promis de revenir mercredi.
Pour lui, c'est "de l'intimidation". La première fois, les sympathisants de LKP avaient dégonflé les pneus d'une voiture de la société, refoulé les clients et fermé la grille de l'usine avec un cadenas, obligeant les employés à travailler une journée à l'intérieur. "Il n'y a pas eu de violence physique".
Après négociations, et alors que l'entreprise était réquisitionnée pour raison sanitaire, M. Vangout a obtenu le droit de livrer ses clients hospitaliers. Mais les camions de BDS étaient vérifiés chaque jour par les syndicalistes.

13 licenciements

A la différence de la plupart de ses voisines, dont les rideaux restaient baissés lundi, l'usine n'a jamais fermé, sauf quand il n'y avait pas de travail.
"D'habitude, nous lavons 12 tonnes de linge par jour", provenant du Centre hospitalier universitaire, de cliniques privées et d'hôtels, explique-t-il. Mais avec la grève, "nous sommes passés à 2 tonnes".
Conséquence: M. Vangout s'apprête à licencier 13 personnes. "Les démarches ont déjà été entreprises", regrette-t-il. Il lui en coûtera 110.000 euros, ajoutés à la perte du chiffre d'affaires. Il s'élève théoriquement à 3,4 millions d'euros par an. S'il avait dû appliquer une logique purement comptable, c'est une vingtaine d'emplois qui auraient dû être supprimés, ajoute-t-il.
M. Vangout n'a rien contre le LKP. "Beaucoup de leurs revendications sont justes", dit-il, en citant l'eau, le carburant, les transports. Il ne rejette pas non plus les augmentations de salaire: "je vais payer".
Ce qu'il déplore, c'est la méthode et le contexte: "je ne peux pas signer un document tant que la vie normale en Guadeloupe ne reprend pas".
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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 13:15
Fillon prévoit "des dégâts considérables"

Le premier ministre François Fillon a appelé mardi à une fin rapide du conflit en Guadeloupe, qui risque de subir "des dégâts considérables", appelant le LKP à respecter l'Etat de droit et le Medef à accepter l'accord sur une hausse de 200 euros des bas salaires.
"Il ne faut pas que ça dure longtemps parce que l'économie de la Guadeloupe est au bord du gouffre. Il va y avoir de toute façon des dégâts considérables liés à la longueur de ce conflit", a déclaré M. Fillon sur Europe 1 depuis le marché de Rungis.
"J'espère que l'accord sera respecté par tout le monde", a-t-il ajouté.
"Je dis notamment au LKP que l'ordre public doit être restauré, le travail doit reprendre", a-t-il ajouté à l'intention du collectif guadeloupéen qui mène la grève générale depuis le 20 janvier.

"Ca n'est pas comme ça que fonctionne la République."


"Il n'est pas question en particulier que le LKP aille, comme il l'a indiqué, dans chaque entreprise pour forcer les dirigeants à accepter des augmentations de salaire", a-t-il dit.
"Ca n'est pas comme ça que fonctionne la République. On est dans un Etat de droit et j'ai donné des instructions à Mme Alliot-Marie", la ministre de l'Intérieur, pour que celui-ci "soit respecté".
Il y a "un accord aujourd'hui" qui est "acceptable par tout le monde: il faut que le Medef accepte les augmentations qui ont été décidées et les procédures mises en place par le ministère du Travail y pourvoiront", a-t-il aussi demandé.
L'accord prévoyant notamment une hausse de 200 euros des bas salaires a été signé vendredi dernier par le LKP et une minorité des organisations patronales, le Medef refusant de le parapher.
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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 13:09
LES REMÈDES À LA CRISE
 
"On peut craindre que les remèdes apportés à la crise : un peu plus d’avantages sociaux, un peu plus d’autonomie des collectivités locales, terreau de féodalités dispendieuses, ne contribue à terme, comme ce fut presque toujours le cas dans le passé, à aggraver les maux de l’outre-mer. Un vrai retour de l’État par la nomination de représentants de haut niveau et un démantèlement énergique des monopoles abusifs serait plus approprié.
L'autonomie de la Polynésie a surtout entraîné un système féodalisé , basé sur une population moins cultivé et métissée que les autres dom tom: population 100% autochtone, niveau d'études  bas ( 85% niveau < bac/ 15%supérieur ou égal au bac), chômage fort, monnaie spécifique ( franc pacifique).
La priorité à l'embauche  dans les régions sinistrées par le chômage à compétences égales semblent être la seule possibilité ( à l'exception de l'emploi des personnes dont le chômage  est entre 15 et 34% supérieure à la métropole). Encore faut il que les collectivités locales , territoriales, ainsi que les administrations  publiques d'Etat  se trouvant sur place jouent pleinement leur rôle à ce niveau. Cependant un grand "laisser-faire" est de mise. Motifs: élections, poids électoral, crainte pour les ressources des collectivités, corruption?  Toujours est il qu'il n'est pas dans la nature des décideurs publics locaux de  lutter contre les monopoles abusifs, les astreintes sectorielles  des marchés de l'import/export.
Aucune incitation ou encouragement à la production d'énergies renouvelables et respectueuses de l'environnement pourtant adaptée au climat: éolienne, plaque solaire  etc...
L'erreur de la population guadeloupéenne et peut être martiniquaise est de demander une augmentation de salaire avant d'avoir obtenu la baisse des prix, des taxes, des monopoles commerciaux, la transparence  économique, sociale et commerciale et politique.
Le mouvement LKP dans son ensemble exprime un ras le bol, compréhensible, mais ses méthodes, ses exigeances, ses modes de communication, et de négociations  tire davantage les antilles dans  un gouffre économique, social et politique sans précédent."

Pr Jacques REMY, maitre de conférence  d'économie sociale et politique de l'université de Bordeaux 2
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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 13:07
http://travel.state.gov/travel/cis_pa_tw/pa/pa_4432.html#

Travel Alert
U.S. DEPARTMENT OF STATE
Bureau of Consular Affairs

This information is current as of today, Mon Feb 23 11:12:25 2009.
                           French West Indies February 13, 2009 This
Travel Alert is to alert U.S. citizens residing in or traveling to
Guadeloupe and Martinique, French West Indies (FWI), that ongoing labor
strikes in the region may affect social, economic and tourist services.
It is possible that these strikes will spread to other French overseas
departments.  This Travel Alert expires on May 13, 2009.
Due to ongoing labor strikes, riot police from mainland France are now
stationed in Martinique and Guadeloupe.  Most commercial activities have
ceased, and there are mounting shortages of food, water, and power on
both islands.
In Martinique, strikes and large-scale street protests continue.  Gas
stations, stores, the port, and banks remain closed.  There are
continuing interruptions in power and rapidly dwindling water and food
supplies.
In Guadeloupe there are reports of increasing tensions, with armed gangs
blockading routes and targeting residents and tourists.  There have been
no reports of U.S. citizens being specifically targeted. 
The government is reportedly mobilizing the police and armed forces to
address the possibility of severe civil unrest.
American citizens in both Guadeloupe and Martinique are encouraged to
monitor media reports, avoid large crowds, and follow all official
instructions.  We remind U.S. citizens that even demonstrations intended
to be peaceful can turn confrontational and possibly escalate into
violence.
U.S. citizens should stay current with media coverage of local events
and be aware of their surroundings at all times.
For additional information on travel to the FWI, see the Department's
Country Specific Information for French West Indies available at
http://travel.state.gov.  Americans in FWI should also monitor the
website of the U.S. Embassy: http://bridgetown.usembassy.gov.  U.S.
citizens should remain in contact with friends and family in the United
States with updates about their whereabouts.  The U.S. Embassy will
continue to monitor the situation, and will issue updated messages as
needed.
For any emergencies involving U.S. citizens, please contact the American
Citizens Services (ACS) Unit of the U.S. Embassy's Consular Section,
located at Wildey Business Park, Wildey, St. Michael, Barbados;
telephone
(246) 227-4000; ACS unit fax (246)431-0179; e-mail
consularbridge2@state.gov; web page http://bridgetown.usembassy.gov.
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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 02:36
Un protocole d'accord signé à RFO
Hier soir, après un mois de grève, le conflit opposant les salariés de RFO affiliés à la CTU à la direction de l'établissement, s'est conclu par un protocole d'accord. Alex Lollia, secrétaire général de la CTU, qui avait pris à cœur ce dossier, a rendu publics les termes de l'accord. Le projet de diffusion de Télé Guadeloupe depuis Paris devrait être mis à plat. Les programmes locaux devraient prendre en compte la culture locale et la langue créole (c'est une des revendications du LKP, dont la CTU est membre). « La promotion et le respect de l'identité guadeloupéenne » devraient aussi être pris en compte.
Les salariés grévistes devraient reprendre leur travail dès que le LKP ordonnera la suspension de son mouvement de mobilisation générale.
A.-J. V.
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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 00:37
Pas d'accord lundi soir sur l'issue de la grève

Le protocole d'accord conditionnant l'issue de la grève générale en Guadeloupe ne pourra pas être signé lundi soir par le préfet et le collectif LKP, faute de temps.
« Il n'y aura pas de signature d'accord ce soir parce que le collectif est en train d'examiner le document qui doit être signé », a-t-on expliqué à la préfecture.
Une fois que le collectif, à l'origine de la grève générale entrée lundi dans sa 42e journée, aura examiné ce document, « il le renverra au préfet qui à son tour l'examinera », a-t-on ajouté.
Du temps...
« Compte-tenu de l'heure », ce processus ne pourra déboucher ce lundi sur la signature du texte, dont le collectif a fait un préalable à toute suspension du mouvement entamé le 20 janvier.
Le protocole d'accord, réclamé par le collectif, doit recenser les avancées obtenues au cours de la négociation, notamment la liste des 100 familles de produits susceptibles de bénéficier d'une baisse de prix.
Un avant-projet de cette liste a été transmis au LKP qui l'étudiait lundi soir, a-t-on appris de source proche des négociations.
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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 22:36
Potomitan

Site de promotion des cultures et des langues créoles
Annou voyé kreyòl douvan douvan

Célébrer Obama  le vertueux,
Avec lui Délyanné et Woulyanné le monde.

Laurent Farrugia

Basse-Terre de Guadeloupe
Février 2009

 

Maintenant que se sont apaisées les trompettes de la renommée,
grisantes à l’envie, propices aux opportunistes
et toujours faciles à enfourcher,
j’autorise ma plume,
affranchie de toute allégeance politique,
imperméable aux clameurs du cirque
et libre de toute servitude médiatique,
à célébrer  Obama.

 

  Illustration de l’ouvrage «Canne, sucre et rhum aux Antilles et Guyane    françaises du XVIIe au XXe siècle» par Joseph René-Corail dit Khokho.

Canne, sucre et rhum aux Antilles et Guyane françaises du XVIIe au XXe siècle

 
Toute  célébration est entachée de méfiance, lorsque le célébrant n’ose s’identifier. Je m’identifie donc. Et voici d’abord ce que je reconnais ne pas être:

  1. Je ne suis pas  obamaniaque. Un vent d’obamania  a déferlé sur le monde. Obamania, c’est ainsi que les journalistes nommèrent cet engouement quasi-universel. Pour connaître un peu le Grec, je sais que les Hellènes appelèrent  mania toute folie. Or,  si j’acceptais d’être fou, je serais fou de Dieu; mais  comme je suis déjà fou du créateur de  Dieu, je me contente d’être  sage.  
  2. Je ne suis pas un Obama-fan. Je comprends que dans notre système de starisation et de pipolisation universel, Obama qui est jeune, beau, courtois, élégant ait fait chavirer bien des cœurs. J’admire la fraîcheur et la naïveté de ses millions de fans enthousiastes, mais je ne laisserai jamais dégénérer en puérilité, cette vive admiration que je lui porte. Dans tout fan sommeille encore l’enfant .J’ai l’âge de redevenir un enfant, mais plus celui de l’être.  
  3. Je ne suis pas un Obama businessman. Je comprends que de tels chantres puissent pulluler;  le commerce des effigies, des icônes et des idoles est vieux comme le monde. Et l’idolâtre, qu’il soit hagiographe ou griot, est mercantile. Or je suis iconoclaste.  
  4. Obama n’est pas mon Président. Il est le Président des États-Unis d’Amérique. Je n’ai voté ni pour lui, ni contre lui ; car je ne suis pas son électeur. Je ne suis pas américain; et je ne fais pas semblant de l’être.  
  5. Nul n’a le monopole de la célébration. Des milliers de célébrations déjà se sont épanouies, des myriades d’autres surgiront. J’espère qu’elles fleuriront des années durant et que toutes convergeront vers l’éloge. Ma célébration est donc bien un éloge,  un éloge culturel et non point cultuel. D’ailleurs Barack ne supporterait pas qu’il en fût autrement, lui qui ne confond pas baraka et silsila; lui qui n’écrit pas pour les aveugles, mais pour ceux qui voient; lui qui ne parle pas pour les sourds, mais pour ceux qui entendent entendre. Or il n’est pire sourd que le bien entendant qui refuse d’écouter. Prends donc un petit banc; assieds-toi et écoute. Pwan tiban-la. Sizé. Kouté  pou Tann. Tann e Konpwann.

En Obama je célèbre d’abord le triomphe de la volonté  sur tous les déterminismes, sur toutes les  aliénations, sur toutes les turpitudes et toutes les désespérances...

Obama est noir; et je me réjouis qu’un Noir soit devenu par son intelligence, son courage et sa volonté, l’un des hommes les plus puissants du monde. Point n’est besoin d’évoquer ici les horreurs de la traite négrière, les abominations de la transformation de l’homme en bois d’ébène, son infâme  chosification et sa transformation en bête de somme. L’esclavage est aujourd’hui reconnu comme crime contre l’humanité; et il n’y a de pire crime que ce crime-la.Or même après l’abolition, on refusa l’égalité aux Noirs et des générations durent se battre contre le mépris odieux. Certaines batailles furent titanesques. Des Noirs  au comportement  héroïque se sacrifièrent  un peu partout,  mais la reconnaissance de l’égalité et du respect absolu leur était toujours sinistrement refusée. Alors se mit en place ce grand combat pour la reconnaissance des Noirs dans tous les domaines, jusque dans celui de l’exercice du pouvoir suprême. Affrontement terrible, de toutes les heures et de tous les instants. Luttes d’abnégation et souffrances de martyrs. Personne ne savait si ce Combat pourrait finalement  triompher. Vint enfin  Obama qui dit: yes, we can! S’inscrivant dans la lignée des grands résistants, dans le sillage de Malcom X, de Mohamed Ali, de Rosa Park, de Martin  Luther King et de Jesse Jakson, il reprit à son tour le flambeau et mena l’homme noir à la victoire, celle de la reconnaissance par l’univers entier de la valeur de l’homme noir, de sa dignité et de ses droits. Obama n’est pas fier de moi puisqu’il ne me connait pas; mais moi, je suis fier de lui et je lui exprime mon humble gratitude.

Obama est aussi un Métis. Je me réjouis qu’il se reconnaisse  comme tel et qu’il fasse de ce métissage une occasion de fierté. Partageons cette fierté, car le métissage posé comme valeur universelle n’est pas une affaire de peau, mais de cœur. La conscience, cessant d’être recroquevillée sur elle-même, s’ouvre à la conscience d’autrui, considère la différence comme une source d’enrichissement. Sa conscience humaniste devient plurielle et s’étend aux confins de l’universel. Obama est le paradigme de l’Anti-race pure. Il parachève le Métissage, dont la longue histoire est celle de l’hominisation .Il est l’aurore de la Créolité.

Qu’en est-il donc de nous, Créoles, par rapport à cette pensée vivante qui soudain nous  interpelle et nous fascine 

  1. Obama qui, n’en déplaise à notre vanité, ne connaît encore que très peu le fétu de paille que nous sommes sur l’océan des âges et des mers, ne nous donne aucun ordre, aucune directive. Il nous demande seulement d’être fiers, authentiques, d’avoir le courage de constater qui nous sommes et  de dire qui nous voulons être. Avoir le courage de constater qui nous sommes et  d’exprimer clairement qui nous voulons être, oui, nous pouvons avoir ce courage; nous l’avons; et nous le montrons; d’abord par la parole; ensuite par les actes.  
  2. Nous sommes un petit peuple. Pas une population; un  peuple; le peuple guadeloupéen. Oui, nous pouvons en être fiers; nous pouvons le dire;  nous le disons  et nous le montrons...  
  3. Nous sommes une jeune nation, née de la sueur de nos pères et façonnée par la gloire de nos martyrs, une jeune nation qui prend chaque jour davantage conscience d’elle-même et qui désire s’assumer comme telle. Alors disons-le clairement et sans peur. Oui, nous pouvons proclamer que nous sommes la nation guadeloupéenne. Nous le pouvons;  nous le devons; et nous le faisons.  
  4. Toute nation a droit à la souveraineté, c'est-à-dire à la possibilité de légiférer. Donnons-nous cette possibilité. Devenons souverains. Oui, nous le pouvons; et nous le devons. Qui pourrait bien nous en empêcher? Personne. Qu’est-ce qui alors nous en empêche? Notre peur. Notre peur de nous-mêmes. Nous  n’osons  dire au grand jour que nous sommes désormais ansanm ansanm (tous ensemble). De terribles démons nous hantent. Des angoisses resurgissent: la peur du communautarisme; la peur de l’anarchie; la peur du racisme; la peur du terrorisme; la peur d’une régression vers le cannibalisme. Allons donc!  Exorcisons ces vieux spectres. Ils sont d’un autre âge. Non, nous ne sommes pas des Hutus et des Tutsis et encore moins de sinistres terroristes masqués Nous pouvons vaincre cette sourde terreur, le plus naturellement du monde, dans le respect de nous mêmes. Soyons nous-mêmes. Soyons nou-menm nou-menm annou, tout simplement, dans la reconnaissance réciproque de notre diversité. Triompher de la frayeur par la confiance; oui nous le pouvons. Regardez bien notre jeunesse. Elle n’entend pas partager nos hantises séculaires. Elle est déjà tournée vers l’avenir. Elle  ne demande qu’ à vivre décemment et à s’aimer. Et c’est un plaisir que de l’entendre chanter avec joie cette évidence profonde: La Gwadloup sé tannou, la Gwadloup sé pa  ta yo… Et à qui voulez-vous qu’elle soit effectivement, la Guadeloupe, si ce n’est à nos enfants? Dans «Autonomie pour la Guadeloupe» et dans «Le fait national guadeloupéen», je revendiquais cette souveraineté nationale voila près d’un demi siècle. Comment ne la revendiquerais-je pas à nouveau aujourd’hui, après que nous ayons parcouru ensemble un aussi long chemin?  
  5. Cette souveraineté est-elle compatible  avec notre appartenance à la République française? Bien entendu, elle l’est; car la république française n’est pas une réalité figée. Seuls sont imprescriptibles et intangibles, les principes de sa devise: Liberté, Egalité, Fraternité, principes à vocation universelle, fondement des diverses Déclarations des Droits de l’homme et du Citoyen,  principes auxquels nous souscrivons. Toutefois, pour survivre dans un monde post-colonial et post-racial, notre Constitution  qui par voie parlementaire  se transforme en permanence devra continuer à le faire. Et le temps est effectivement venu pour notre République d’envisager une nouvelle configuration, celle de régions souveraines et de nations souveraines toutes libres et toutes associées librement dans une seule et même république, la république française. C’est  d’ailleurs en opérant cette métamorphose et en revêtant aux yeux du monde la forme d’un état post- colonial et post-racial que la France restera dans le peloton des grands états capables d’infléchir le cours du monde. La France va devoir se delyanné, se lyanné, et se woulyanné. Elle le peut  et elle le doit. Il y va en effet du Salut de la République et de l’Espérance du Monde. Yes we can pourrait donc bien devenir la devise de tous les Français…

L’assomption de nous-mêmes, et la métamorphose de notre république sont deux itinéraires splendides, réalisables, mais à une seule condition, que nous soyons vertueux.
Aussi l’appel d’Obama est-il essentiellement et avant tout un appel à la vertu.
Rien de grand ne s’est jamais fait sans vertu.
Et je souscris pleinement à chacune des vertus qu’il attend et exige de nous:

  1. La lucidité
    qui est le courage de regarder en soi.
    «In te redi. In interiore  homine habitat  veritas»
    Ce que Saint Augustin le Numide pratiqua et nous recommanda, pourquoi en aurions-nous peur? Oui, prendre le temps pour la réflexion. Osons le silence des passions. Yes we can.  
  2. L’esprit de Justice
    qui doit être capable de réguler le capitalisme mondial,
    d’en interdire sans ambigüité les effets  mortifères et prévaricateurs,
    de le conserver  dans les limites du travail rémunéré à son juste prix et du profit partagé.
    Cette humanisation du capitalisme est-elle possible?
    Je ne sais pas; souvent j’en doute.
    Il faut pourtant essayer et se battre en ce sens.
    Garder vivace en nous l’esprit de Justice. Yes we can.  
  3. La Loyauté
    Créer les assises d’une société post-raciale
    où le racisme, monstre rampant toujours renaissant,
    soit dénoncé  avec la plus extrême des vigueurs. Yes we can.  
  4. L’Equité
    qui fait que nous ne soutiendrons jamais assez les plus pauvres.  
  5. La Générosité
    qui exige que nous menions un combat radical et définitif contre la faim dans le monde.
     C’est facile, si nous le voulons.  
  6. La Miséricorde
    qui exige que nous donnions de l’eau pure à l’ensemble de la planète Terre.
    C’est possible et facile. Yes we can  
  7. La Compassion
    qui fait que devons éradiquer sans plus tarder le sida de la planète terre. C’est possible. Oui nous le pouvons.  
  8. La citoyenneté écologique
    L’univers y aspire.  
  9. La tolérance
    Qui doit favoriser le dialogue des religions et veiller à ce que le fanatisme ne l’emporte.
    Yes we can.  
  10. La perspicacité 
    afin qu’il soit convenu que tous les hommes, où qu’ils se trouvent sur la planète terre, aient le droit de tout remettre en question, de chercher la pierre d’angle, l’assise inébranlable sur laquelle  en travaillant on édifiera un monde nouveau; et si elle est au plus profond de soi, que chacun soit autorisé à aller la découvrir là où elle se terre; et n’ait pas peur de l’enseigner aux nations
    «Visita interiora  terrae, et rectificando inveneris operae lapidem»
    Loin de toutes les chimères sectaires, savoir que construire le monde, c’est le maçonner, sans cesse le rectifier. Rectifions-nous nous même pour rectifier le monde. Le monde est à reconstruire. Tant mieux. C’est au pied du mur qu’on reconnaitra les hommes de bonne volonté. VITRIOL. Yes we can.  
  11. La Patience
    C’est la vertu de Dieu et celle du génie.
    Oui nous pouvons être patients.  
  12. L’Agapé.
    Le genre humain y parviendra.
    Oui, nous le pouvons.
Personne n’est parfait. Hormis les Tartuffes et le Pharisiens, nul ne peut se targuer d’être plus vertueux qu’un autre. Chacun à son niveau doit, en son âme et conscience, pratiquer la vertu dont il se sent capable. Et on est capable de toujours plus, si on le veut.

À la Manouba, Frantz Fanon me répétait: «Laurent, L’homme est d’abord une volonté tendue. Je suis devenu algérien, parce que j’ai voulu devenir algérien. On devient qui on veut; et lorsqu’on le veut véritablement, on le peut». Dans le sillage de Sartre et de Fanon, je suis resté volontariste; et c’est en restant fidèle à Fanon qui aurait été heureux de voir tout ce que nous avons vécu ces jours-ci, que je dis: yes , we can.

Quant au mot Nègre, il est sous ma plume un éloge. Cheik Anta Diop fut en effet la première personne à me réveler que l’Humanité venait probablement d’Ethiopie. Au Musée de l’homme, à Paris, on nous enseignait le contraire. J’ai eu l’insigne chance d’avoir pour amis respectés Cheik Anta Diop et Aimé Césaire qui par l’intermédiaire de Jean Paul nous envoya à Basse-Terre René Corail pour y construire une œuvre immémoriale. Peu avant sa mort, Césaire me disait: «Laurent, comprends bien le Négritude. Ce n’est pas une élimination de ce qui n’est pas noir. C’est seulement un grand cri pour dire: le Nègre est digne, le nègre est beau et il est universel.» et je pense qu’aujourd’hui Anta Diop et Césaire auraient dit tous les deux: yes  we can. 

 

 

 

Macouba par Joseph René-Corail dit Khokho.

Canne, sucre et rhum aux Antilles et Guyane françaises du XVIIe au XXe siècle

Quant aux violences et aux massacres dont on fait mine de nous menacer, il est évident qu’il n’y en aura pas. J’étais à Basse-Terre en mars 67, à 20 mètres du magazin de Srnsky, ce raciste anticommuniste lamentable. Et j’ai vécu ces trois jours  douloureux. Chacun sait aujourd’hui que ce sont mes camarades Gerty Archimède et Jérôme Cléry qui, par pitié, ont permis à Srnsky de ne pas être lynché et d’avoir la vie sauve. Et ils ont eu raison, car si nous avions lynché ou pendu Srnsky, Basse -Terre aurait-elle été plus glorieuse  pour cela?… J’étais aussi à Pointe-à-Pitre, aux côtés de mes camarades ouvriers  qui demandaient simplement une toute petite augmentation, lors des sinistres massacres de mai 67. J’étais dans la tourmente. J’ai senti la fumée, la poudre, les balles. J’ai vu couler le sang. J’ai vécu l’enfer. Je ne m’en suis jamais flatté. Je ne vois pas pourquoi j’aurais tiré gloire d’avoir échappé à un massacre et de n’avoir pas vécu le martyre. Par contre, pour avoir vécu  et subi de telles infamies, je suis bien placé pour dire officiellement à l’Etat: Attention. Plus jamais ça. Pas un seul Guadeloupéen ne doit être blessé. Pas une seule larme de sang. Le temps des martyrs est à jamais terminé. La Guadeloupe regorge de martyrs et leur sang imbibe encore les terres du Haut Matouba. Une goutte de sang guadeloupéen serait une goutte de trop .Et la République française  me décevrait à jamais si elle n’en prenait aujourd’hui clairement conscience. Il n’est jamais trop tard pour prendre conscience.

Sur la base de la paix, en accord avec Obama, mais en accord d’abord avec nous-mêmes, nou ke roulyanné un monde nouveau d’où la pwofitasyon sera sinon exclue, il ne faut pas trop rêver, du moins sérieusement endiguée et tenue en permanence en échec. Cette espérance doit nous guider. Espérer, yes we can, et  nous battre  pour la justice et pour la paix, yes  we can.

Laurent Farrugia

Basse-Terre de Guadeloupe
Février 2009.

 Viré monté

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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 21:47
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