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31 janvier 2009 6 31 /01 /janvier /2009 16:52
LES REPONSES DES ELUS A LIYANNAJ

Les élus ont planché sur des solutions au conflit sous forme de propositions à Liyannaj;
En voici les textes intégraux.
 


 Réponses aux revendications du collectif « Liyannaj kont pwofitasyon »

 

Afin de répondre au cahier de revendications du collectif LKP, les collectivités régionale, départementale et l’Association des maires formulent les propositions suivantes afin d’apporter leur contribution à l’amélioration du pouvoir d’achat des guadeloupéens dans le cadre de leurs compétences, et au delà, en tenant compte de leurs contraintes budgétaires.

 

Rappelons qu’afin de contribuer à atténuer les conséquences de la crise financière et économique sur le tissu socio-économique guadeloupéen, les collectivités avaient d’ores et déjà mis en place un Plan de Relance visant, au travers d’un soutien particulier à l’investissement et par l’accompagnement de la consommation, à favoriser le maintien de l’activité économique et de l’emploi en Guadeloupe.

 

Il convient de noter, en préambule, que ces mesures nouvelles sont proposées à budget constant, ce qui signifie qu’elles induiront nécessairement la refonte des budgets primitifs 2009 de ces collectivités, et donc des choix à opérer au sein des programmes de réalisations et des politiques publiques prévues au titre de cet exercice.

 

Les collectivités et les parlementaires s’engagent en outre à soutenir les doléances qui ne relèvent pas de leur compétence auprès des plus hautes autorités de l’Etat et d’accompagner la mise en œuvre des conditions favorables à l’établissement d’un dialogue social apaisé.

 

Les élus rappellent que certaines questions soulevées par le collectif appellent nécessairement une réponse politique engageant notamment à moyen terme l’élaboration d’un véritable projet de société associant l’ensemble des composantes du peuple guadeloupéen et validé par lui.

 

1-Niveau et conditions de vie :

 

-         Un relèvement immédiat et conséquent d’au moins 200  € des bas salaires, des retraites et des minima sociaux afin de relancer le pouvoir d’achat, de soutenir la consommation des produits guadeloupéens et plus généralement la demande.

Le traitement de cette revendication relève de l’Etat central et des partenaires sociaux. Les collectivités sont prêtes à soutenir cette demande en direction de l’Etat afin que les mesures exceptionnelles nécessaires soient prises sans délai, s’agissant notamment d’un allègement conséquent des charges sociales des entreprises, ou de la suppression de la TVA.

 

Au demeurant, dans le cadre de leurs compétences et en fonction de leurs contraintes budgétaires, les collectivités proposent d’agir en faveur du pouvoir d’achat des bas salaires guadeloupéens grâce aux mesures suivantes :

 

-         Département :

Afin d’améliorer le pouvoir d’achat des bénéficiaires de minima sociaux, le conseil général dégagera sur son budget 2009 une enveloppe de 9M€ destinée à financer une prime exceptionnelle de 150€ par attributaire.

 

 

 

Cette action volontariste de la collectivité induira nécessairement une réduction de son programme d’investissement (irrigation, routes, aide aux communes) conjuguée à une réduction des enveloppes budgétaires consacrées à certaines politiques publiques (aide aux associations sportives et culturelles par exemple).

 

La collectivité poursuivra cet effort en mettant en œuvre à compter de 2010 une baisse de la Taxe d’Habitation et de la Taxe sur le Foncier Bâti de respectivement 9% et 7%.:(rappelons que le conseil général n’a pas augmenté les impôts locaux depuis 1999).

 

S’agissant de la Fonction Publique Territoriale, le conseil général s’engage à mettre en œuvre tout l’arsenal juridique des mesures susceptibles de concourir à l’amélioration du pouvoir d’achat de ses agents, notamment le régime indemnitaire et la Garantie Individuelle du pouvoir d’achat dont certains agents départementaux ont commencé à bénéficier.

 

La collectivité propose également de doubler le nombre de contrats aidés envisagé pour 2009 en le portant à 2000.

 

Le conseil général engagera en outre auprès du Gouvernement une démarche visant à la mise en œuvre anticipée du RSA en Guadeloupe.

 

-         Région :

-         Versement d’une prime unique de 150 € aux 128.000 foyers situés dans la tranche la plus basse au titre de l’impôt sur le revenu pour un coût global de 20M€ ;

-         Réduction du prix des repas des lycéens (50€ par lycéen) ;

-         Augmentation de 200€ des bourses accordées aux étudiants inscrits en Guadeloupe ;

-         Octroi d’une carte Transport pour les stagiaires de la formation professionnelle.

 

-         Les collectivités s’engagent à soutenir l’initiative des parlementaires guadeloupéens visant à introduire une démarche conjointe afin de solliciter une modification de la loi et obtenir que le montant de l’Allocation Adulte Handicapé versée par l’Etat soit porté à 1119 € (au lieu de 650 actuellement).

 

-         Un salaire minimum guadeloupéen calculé sur le coût réel de la vie en Guadeloupe.

-         Les collectivités sont favorables à la prise en compte des particularités locales en matière de coût de la vie, et les exécutifs s’engagent à soutenir toute initiative parlementaire prise en ce sens en application de l’article L.3423-3 du Code du Travail.

Les collectivités participent d’ailleurs aux travaux de l’observatoire régional des prix. De ce point de vue l’Etat s’est engagé à faire remonter cette revendication à l’échelon central.

 

-         Création d’un bureau d’études ouvrières, chargé de calculer l’évolution des prix des produits réellement consommés par les travailleurs.

Les collectivités sont favorables à la prise en compte des particularités locales en matière de coût de la vie, et les exécutifs s’engagent à soutenir toute initiative parlementaire prise en ce sens.

On peut ajouter que les travailleurs sont représentés au sein de l’observatoire par leurs syndicats, dont l’UGTG en la personne de Raymond Gauthiérot.

Toutefois la région et le département proposent de financer, à hauteur de 50.000 € chacun, l’investissement et le fonctionnement d’une nouvelle structure à condition qu’elle associe les associations de consommateurs et que les travaux soient accessibles aux deux financeurs.

 

-         Réductions d’impôts fondées sur la justice fiscale.

La fiscalité est une compétence de l’Etat. La région et le département ne sont pas compétents pour accorder des réductions d’impôts aux individus.

En revanche, le député Lurel et le sénateur Gillot ont combattu le paquet fiscal voté par l’actuel gouvernement dès son arrivée.

 

Les communes pourraient, dans le souci d’une meilleure justice fiscale s’engager à développer l’adressage afin que l’effort fiscal soit mieux réparti entre tous les citoyens. L’Association des maires s’engage à sensibiliser les chefs d’édilité à la mise en œuvre de cette démarche.

 

-         Baisse significative de toutes les taxes et marges sur les produits de première nécessité et sur les transports.

S’agissant des produits de première nécessité, la région a déjà tenu compte des considérations relatives au pouvoir d’achat des Guadeloupéens, en réduisant les taux d’octroi de mer sur la plupart des produits concernés. Par exemple l’octroi de mer  n’est plus que de 1,5% sur l’électricité, l’eau potable ou de 2,5% sur les aliments pour bébés ou le lait.

 

La région peut envisager une baisse (50%) sur des produits de première nécessité à condition que l’Etat accompagne cet effort en baissant la TVA et qu’une charte soit signée avec les distributeurs pour qu’ils répercutent la baisse, la DDCCRF étant chargée de s’assurer du respect de la charte.(coût environ 5M €)

 

Le conseil général s’engage à contribuer à une baisse du prix des transports routiers interurbains de voyageurs (de 20%, coût environ 3 M€)

La collectivité met également en œuvre, en lien avec les groupements, une étude pour la mise en place d’une tarification spécifique en faveur des personnes âgées et des étudiants.

En partenariat avec Pole Emploi, une enveloppe globale de 700K€ sera également dédiée à la mise en œuvre d’une tarification spécifique à destination des demandeurs d’emploi.

Le conseil général finalisera également l’étude en cours afin de mettre en œuvre, en lien avec la Khama, un système de transport intégralement dédié aux personnes frappées par le handicap

 

 

-         Baisse des taux de la taxe sur les carburants.

Les taux des taxes sur les carburants en Guadeloupe sont les plus bas de France (avec ceux de la Martinique). Ils sont à leur niveau de 1996 en valeur absolue ! Si la région venait à les baisser, cela se traduirait immanquablement par une baisse des investissements de la région, du département et des communes et donc de l’activité, ce qui engendrerait aussi des pertes d’emplois.

 

Cependant la suppression de l’octroi de mer sur le gazole (5%) pourrait être envisagée. (coût environ 4M € pour les collectivités dont– impact sur le prix : -2 à 3 centimes)

 

 

-         Suppression de la taxation des produits locaux.

La production locale est déjà taxée à 0% pour l’octroi de mer à l’exception du seul ciment taxé à 2%. S’agissant de l’octroi de mer régional, son taux est de 2,5% sur les seules entreprises dont le chiffre d’affaires dépasse 550.000 € ce qui ne concerne qu’une soixantaine de produits.

S’agissant de la TVA, il appartient à l’Etat de déterminer les efforts possibles.

 

Logement :

 

-         Gel des loyers pour une période indéterminée et pour l’année 2009 l’annulation de l’augmentation de 2,98%

Il s’agit d’une compétence de l’Etat. Les collectivités sont favorables à une grande modération dans l’évolution des loyers. Elles appellent toutefois l’attention du collectif sur le risque d’un gel qui pourrait dissuader les promoteurs de construire et les propriétaires de louer.

 

-         Annulation des pratiques des bailleurs :

Cela relève des bailleurs .Pour leur part, les collectivités considèrent que dans cette période de crise, il convient d’appliquer les règles avec mesure et discernement pour ne pas créer des situations dramatiques sur le plan humain telles que celles qu’on a pu l’observer aux Etats-Unis.

 

Transports :

 

Le Conseil Général, conformément à ses engagements, a confié l’exploitation des services publics des transports routiers non urbains de voyageurs aux professionnels locaux regroupés en 11 sociétés, titulaires des contrats de Délégation de Service Public sur 11 secteurs géographiques.

 

Ces entreprises nouvellement constituées devaient se structurer en interne (recherche de local, recherche de financements, passation des contrats de travail, transfert et achat de véhicules, organisation de l’exploitation) durant une phase provisoire prévue contractuellement et mettre en œuvre progressivement le plan de transport dans sa phase définitive.

 

Dans les faits, la plupart des entreprises ont pris beaucoup de retard dans cette restructuration et dans la mise en œuvre du plan de transport, certaines de manière délibérée, cherchant à maintenir l’ancien système de transport sous le couvert de leur  contrat de DSP.

 

Le Conseil Général a mis en œuvre des procédures de mise en demeure sous menace de résiliation des contrats :

 

Premièrement au mois de mai 2008 pour que les entreprises régularisent leur situation sur le plan administratif et technique notamment en justifiant la maîtrise d’un nombre de véhicules suffisant pour  l’exploitation des services de transport de chaque secteur.

 

Ensuite aux mois de décembre 2008 et janvier 2009 pour les entreprises dont les défaillances manifestes sont remontées au Conseil Général, pour qu’elles respectent leur cahier des charges en termes de service.

 

Lors de la Commission Permanente du 15 janvier 2009, sur la proposition du Président de la Commission de Transport, il a été décidé de procéder à une évaluation de la mise en œuvre des délégations de service de transport non urbain et de lancer notamment une campagne de contrôle pour vérifier que les services réalisés sont conformes aux cahiers des charges des contrats.

 

A l’issue de cette évaluation, le conseil général s’engage à solliciter des groupements défaillants en termes de régularité du service public et de couverture du territoire à proposer des contrats de sous-traitance aux entreprises de transport régulièrement constituées qui ne sont pas attributaires de la DSP

 

Concernant les prix, le Conseil Général avait validé l’augmentation des tarifs mise en œuvre par les professionnels et justifiée par l’augmentation du coût du carburant, le besoin de renouvellement du parc de véhicules et la régularisation du personnel vis-à-vis de la réglementation du travail. Rappelons que ces prix n’avaient connu aucune augmentation depuis 2000.

 

Sur la qualité et le prix du service public

Le Conseil Général s’engage donc :

 

1/ à effectuer une évaluation de la mise en œuvre de son plan de transport au mois de février 2009 et de contrôler notamment le respect par les entreprises des cahiers des charges.

 

2/ à appliquer les mesures coercitives contractuelles à l’encontre des entreprises qui se révèleront défaillantes et à entamer les procédures règlementaires nécessaires pour faire réaliser les services de transport prévus dans leur totalité, notamment au moyen de contrats de sous-traitance au profit d’entreprises de transport nos attributaires de la délégation de service public.

 

3/ à poursuivre son programme pluriannuel d’aménagement des points d’arrêts du réseau Départemental en partenariat avec la région, et incluant la signalétique et la mise en œuvre d’abris bus lorsque le site le permet, dès le 1° trimestre 2009 et d’y affecter un montant de 4,5M€. Les marchés de travaux d’aménagement et construction d’abri sont déjà attribués et donc opérationnels.

 

4/ à prendre en charge 20 % du prix payé par l’usager après la réalisation d’une évaluation du prix de revient du transport routier non urbain  par secteur géographique et établissement du juste prix du transport routier non urbain.

Quelques exemples : Sainte Anne PàP actuellement à 3€ passerait à 2,40 ; Basse-Terre –PàP : 7,10€ actuellement passerait à 5,70€ ; Deshaies/PàP de 4,5€ à 3,60€, Sainte-rose/PàP de 2,5€ à 2€.

 

5) à favoriser la mise en œuvre d’une tarification spécifique en faveur des personnes âgées et des étudiants, des demandeurs d’emploi au titre de l’aide à la mobilité

 

6) à mettre en œuvre un système de transport spécifique au profit des personnes handicapées dans le cadre de l’étude en cours

 

 

 

Sur la question de la réhabilitation et l’indemnisation des clandestins

 

 

Il est à noter que le Conseil Général ne peut ni contractuellement ni légalement intervenir sur la gestion interne des entreprises pour :

  • La désignation du gérant, 
  • L’intégration dans la société de nouveaux associés,
  • Le rapport entre associés notamment entre associés et gérant
  • Le rapport entre l’entreprise et ses sous- traitants notamment sur l’attribution des services sous-traités  ou encore leur mode de rémunération.

 

Le Conseil Général s’engage :

 

1/ A réclamer aux entreprises la justification des moyens humains et matériels mis en œuvre pour l’exécution de la DSP et à vérifier l’adéquation de ces moyens avec les exigences contractuelles et règlementaires.

 

2/ A solliciter des groupements défaillants l’intégration ou la mise en place de contrats de sous-traitance au bénéfice des entreprises de transport régulièrement constituées qui n’ont pas soumissionné à la Délégation de Servie Public (ces discussions devraient être facilitées par la présence au sein du collectif de responsables de groupements)

 

3/ A demander aux services de l’Etat d’effectuer les contrôles relatifs au respect de la réglementation du travail.

 

Sur la question du bénéfice de l’aide au départ pour des transporteurs ressortissants de la CCSBT

 

Pour l’indemnisation, le département n’a aucune obligation à ce titre.

 

L’aide au départ volontaire qu’il a instituée par délibération en date du 21 avril 2006, est une démarche volontariste qui n’avait pour vocation que de permettre la réorganisation de la profession.

 

Son attribution relevait des critères arrêtés d’accord parties avec la profession conformément au relevé de décisions de la réunion du comité ad hoc rassemblant l’ensemble des syndicats représentants la profession en date du 10 février 2006.

 

En tout état de cause, une instance est pendante devant les juridictions administrative et pénale. Il convient d’en attendre le résultat.

 

Rappelons que le Conseil Général n’est pas fondé à intervenir à l’intérieur des Périmètres de Transport Urbain constitués par les communes concernées.

 

C’est notamment le cas depuis mars 2006 (date du transfert effectif sur la base de l’arrété préfectoral du 20 décembre 2005) pour le secteur Basse Terre, Gourbeyre, Saint-Claude, Baillif et depuis décembre 2008 (arrété préfectoral de juin 2008) pour le secteur des Abymes, Pointe à Pitre, Gosier et Baie-Mahault.

 

Pour ces deux PTU, les Autorités Organisatrices de Transport Urbain sont respectivement la CCSBT et Le Syndicat du Petit Cul de Sac Marin.

 

Pour exercer leurs compétences ces AOTU perçoivent des financements provenant notamment d’une taxe spéciale, le Versement Transport.

 

Le Conseil Général s’engage à aider les Autorités Organisatrices de Transport Urbain dans la mise en place de leur réorganisation sur le plan du conseil et de la logistique et éventuellement sur le plan financier dans le cadre de la mise en œuvre d’un volet social s’il était démontré que les ressources de ces nouvelles AOTU auraient besoin d’être ponctuellement complétées.

 

2- Education :

 

-         Mise en place dans l’immédiat d’un moratoire de 4 ans en ce qui concerne la réforme du recrutement des enseignants, le temps de permettre la mise en place par l’UAG des masters de professionnalisation et les sorties des premières promotions.

Il s’agit d’une compétence de l’Etat. Les négociations avec le rectorat ont d’ores et déjà été engagées.

 

-         Acter dans ce cadre un plan de titularisation des contractuels pour pallier les besoins de recrutement.

S’agissant des enseignants, il s’agit d’une compétence de l’Etat.

 

En ce qui concerne les agents TOS, les collectivités s’engagent à consolider les emplois des contractuels lorsque la valeur professionnelle de l’agent le justifie et lorsque les besoins sont prouvés.

 

 

3-Formation professionnelle :

 

-         Création d’une structure assurant un véritable service public de la formation professionnelle : le CRFP ne constituant pas une réponse à la hauteur des enjeux.

Certes la région ne prétend pas couvrir tous les besoins en matière de formation professionnelle en Guadeloupe avec le seul CRFP. Cette structure permet néanmoins de répondre, avec une gestion rigoureuse, aux besoins auparavant traités par l’ex-AFPA et à certains besoins nouveaux. En cela, elle est indispensable.

 

Cependant la région envisage la création d’une structure de coopération sous forme de GIP ou de SEM voire d’agence pour assurer une coordination des actions de formation

Pour le reste, la région s’engage à recourir davantage aux nombreux centres de formation professionnelle privés ou para publics et à conclure des marchés avec eux et à développer aussi l’apprentissage dans de nombreux domaines avec le concours des sept CFA ainsi que l’alternance.

 

-         L’augmentation des fonds alloués à la formation professionnelle-Minimum 100 millions d’euros.

Prés de 50M€ ont été alloués à la formation professionnelle des demandeurs d’emploi par la collectivité régionale au budget primitif 2009. S’agissant des organismes collecteurs, leurs modalités d’intervention doivent aussi faire l’objet d’une analyse et il convient de mettre en place le comité de coordination de l’emploi et de la formation professionnelle.

 

Ces crédits seront réajustés au cours de l’exercice en fonction des besoins réels conformément au programme régional de formation et au schéma régional de développement économique.

 

4-Emploi :

 

-         Priorité d’embauche pour les Guadeloupéens.

 

Les collectivités proposent qu’une charte pour l’emploi local soit conclue en Guadeloupe, par laquelle les employeurs s’engagent à recourir au pôle emploi Guadeloupe avant toute embauche dans leur entreprise et à recevoir en entretien un nombre minimum de candidats et à apporter la preuve qu’aucun candidat inscrit au pôle emploi Guadeloupe ne satisfaisait aux conditions requises avant de recourir à des recrutements externes à la Guadeloupe.

Des discussions sont d’ores et déjà engagées avec la direction de Pole Emploi en ce sens.

 

Par ailleurs la Région propose :

1.      La venue d’une mission conjointe de la HALDE, de la délégation interministérielle pour l’égalité des chances outremer et du commissariat à la diversité et à l’égalité des chances chargée de faire.des propositions pour la promotion de l’emploi local ;

2.      La conclusion d’une seconde charte dite charte « excellence- formation » entre la Région et les associations de socio professionnels par laquelle les entreprises s’engageraient à offrir des postes aux meilleurs stagiaires des promotions de la formation professionnelle ;

3.      Le financement de la préparation des jeunes guadeloupéens aux concours administratifs ;

4.      Une priorité aux cadres locaux dans le fonds régional d’aide à l’innovation géré par OSEO ;

5.      L’extension du dispositif « emplois tremplins » aux contrats à durée déterminée de 12 à 18 mois pour les entreprises de moins de 5 salariés ;

6.      Le cumul des dispositifs « emplois tremplins » et « contrats d’accès à l’emploi »  pour les publics en difficulté, les personnes handicapées et des jeunes diplômés de niveau BAC + 2 ;

7.      L’augmentation du taux de participation de la Région pour les contrats avenir et les contrats d’accompagnement dans l’emploi ;

8.      L’octroi d’une aide supplémentaire aux associations qui recrutent des éducateurs sportifs et sociaux ;

9.      L’augmentation du nombre de bénéficiaires du dispositif « chèque-qualification » ;

10.  L’application par le Groupe LANGLEY de l’accord déjà conclu avec la Région prévoyant une augmentation régulière et très significative de l’emploi local à l’Hôtel Fort Royal ;

11.  L’affectation du remboursement des 380 000€ avancés pour le paiement des salariés de l’hôtel Kalenda à des actions de formation pour ces salariés.

 

-         Embauche obligatoire de Guadeloupéens dans toutes les entreprises qui bénéficient d’aide publique.

 

L’adhésion à la charte ci-dessus pourrait être un des critères d’appréciation des dossiers de demandes de subvention.

.

-         Mise en place d’un avenant à la convention UNEDIC en vue d’améliorer et d’élargir les conditions d’indemnisation du chômage en Guadeloupe : revalorisation des allocations de chômage en montant et en durée (moins de ¼ des chômeurs de Guadeloupe ont droit à ce jour à l’ARE).

Les collectivités ne peuvent que souscrire à un tel objectif qui ne relève cependant pas de leurs compétences mais de celles de l’Etat et des partenaires sociaux.

 

-         Ouverture des financements de la formation professionnelle à tous les chômeurs et non plus uniquement à ceux indemnisés au titre de l’ARE & instauration d’un crédit annuel de formation pour chaque chômeur.

Actuellement, la région ne limite pas à telle ou telle catégorie de chômeurs le bénéfice des actions de formations qu’elle finance et notamment les AIF.

 

Elle s’engage à examiner les cas particuliers qui lui seraient soumis dans la limite des crédits budgétaires ouverts.

 

-         Obligation d’embauche de travailleurs handicapés au lieu du paiement de la pénalité prévue par la loi.

Pour le secteur privé cela ne relève pas des compétences des collectivités qui sont cependant favorables à toute mesure réaliste qui permet l’emploi effectif des handicapés.

 

En ce qui les concerne directement, elles sont déjà dans ce processus et s’engagent à renforcer leur action dans ce domaine.

 

Contre les licenciements :

 

-         Réintégration de tous les licenciés pour faute, suite à la décision de justice ne confirmant pas la faute et systématisation du droit à la réparation. déclarés non fautif par la justice…

Cela ne relève pas des collectivités mais d’une réforme du code du travail.

 

5-Droits syndicaux :

 

-         Négociation d’un accord de branche et interprofessionnel sur l’exercice du droit syndical, la représentativité de branche, l’emploi.

Cette question relève des compétences de l’Etat (code du travail) et des partenaires sociaux.

 

-         Négociation de convention collective (sic) dans tous les secteurs.

Cette question relève des compétences de l’Etat (code du travail) et des partenaires sociaux.

 

-         Représentation des syndicats de Guadeloupe dans les entreprises et les organismes paritaires, (ASSEDIC – sécurité sociale – CAF – AGEFOS – PME FONGECIF).

Cette question relève des compétences de l’Etat (code du travail) et des partenaires sociaux.

 

-         Reconnaissance du 27 mé,  jour férié, chômé et payé.

 

Les collectivités sont favorables à l’examen d’une telle proposition

 

6-Services publics :

 

- Transparence sur la fixation des prix de l’eau, des transports, des carburants, des loyers, du gaz, de l’électricité, des nouvelles technologies de l’information et des communications.

Les collectivités souscrivent pleinement à cette revendication d’autant plus justifiée en contexte insulaire que les monopoles y sont plus difficiles à éliminer. Il convient de préciser néanmoins qu’il existe déjà, en matière de services publics, une commission consultative pour la gestion des services publics locaux appelée à se prononcer en amont des procédures relatives aux modes de gestion. Cette structure est notamment composée d’élus, d’association s d’usagers et de consommateurs.

 

Les collectivités proposent de confier des « études de transparence » :

-         à l’office de l’eau pour le prix de l’eau (rappelons que les collectivités gestionnaires envisagent d’ores et déjà l’éventualité d’une baisse des tarifs de l’ordre de 5Ù à condition d’une suppression de l’OMR et de la TVA;

-         au CESR qui réalise déjà l’étude sur les carburants  pour le gaz, les transports, les loyers , l’électricité , les TIC.

-          

Elles s‘engagent à apporter des financements pour ces études.

 

- Baisse immédiate de 50 centimes du prix des carburants.

Les collectivités sont favorables à un juste prix des carburants qui tienne compte d’une double préoccupation de préservation du pouvoir d’achat et de respect de l’environnement. Elles ont pesé de tout son poids pour obtenir la baisse du 15 décembre 2008. Elles continueront à être vigilantes et à se mobiliser pour aboutir à une totale transparence des prix des carburants afin que les Guadeloupéens ne soient pas victimes d’une politique de marges excessives de la part des compagnies pétrolières. Elles seront ainsi particulièrement attentives au rapport de la mission d’inspection sur les prix des carburants outre-mer.

 

Rappel de la proposition de la région d’une baisse de l’octroi de mer sur le gazole déjà évoquée plus haut.

Par ailleurs les collectivités réclament à l’Etat une anticipation immédiate de la baisse mécanique du prix des carburants.

 

- Baisse du prix de l’eau, du prix de transport des passagers, du prix des communications.

Le prix de l’eau est fixé par les communes et leurs établissements publics.

La Région fera néanmoins un effort supplémentaire en baissant le taux de l’octroi de mer régional sur l’eau potable à 1%.

Le prix du transport terrestre des passagers est homologué par les autorités organisatrices de transport : département, communes et leurs groupements.

Le département est d’ores et déjà engagé financièrement auprès des groupements de transporteurs terrestres de voyageurs en sorte de contribuer en bout de chaîne à une baisse sensible des tarifs dont il convient toutefois de rappeler qu’ils n’avaient fait l’objet d’aucune augmentation depuis plus de 7 ans.

Les prix des transports maritimes et aériens de passagers sont fixés par les compagnies privées qui opèrent ces transports, mais la région intervient substantiellement par son dispositif de continuité territoriale que le Gouvernement veut d’ailleurs remettre en cause.

La baisse des prix des communications relève de l’Etat.

 

Les parlementaires Lurel et Gillot s’engagent à introduire des amendements au projet de loi Jégo (LODEOM) pour intégrer dans le fonds de continuité territoriale la continuité maritime interne à l’archipel.

 

Santé :

-          Engagements des procédures pour la reconstruction du CHU…

Ce sujet relève de la responsabilité de l’établissement et des autorités sanitaires de l’Etat (ARS).

Les collectivités contribueront au projet par la mise à niveau des voiries de desserte.

 

 

7- Production :

 

Volet agricole :

 

-          Maintien et aménagement du foncier agricole (eau d’irrigation, voiries, téléphone, électricité) afin de créer des entités de production viables et en constante recherche d’autonomie.

Les collectivités adhèrent à cette demande. Ainsi la collectivité régionale qui est un véritable partenaire des acteurs du foncier agricole, finance régulièrement les équipements d’irrigation et les voiries rurales. Afin de favoriser la viabilité des unités de production, la région a, en outre, demandé et obtenu la gestion de l’axe « développement rural » du FEADER pour maîtriser les investissements relatifs à l’environnement des exploitations rurales. C’est le Groupe d’Action Local (GAL), créé sur chaque territoire rural concerné, qui propose les investissements nécessaires aux exploitations.

Le département intervient dans le même sens à travers la gestion de la fraction de son domaine foncier affecté à l’activité agricole. Il s’engage à maintenir l’enveloppe de 25 M€ dédiée à son programme d’irrigation afin de servir cet objectif de valorisation des espaces et d’optimisation des rendements agricoles.

 

Les collectivités s’engagent à poursuivre ces programmes et rappellent leur détermination à accompagner de véritables projets agricoles permettant d’atteindre l’autosuffisance alimentaire ou de structurer la filière élevage.

 

Elles rappellent ainsi leur engagement à financer la construction d’un deuxième abattoir en région sud Basse terre pour un montant global de 1M€.

 

-          Finalisation de la mise à disposition des 32 hectares de terre pour la réalisation du projet porté par »Ké a Kanpech ».

 

L’acquisition par les deux collectivités, région et département, de ce domaine participe également de cet objectif de valorisation de diversification des activités en milieu rural. Les projets qui seront développés sur ce site devront répondre à ces impératifs, qu’ils relèvent de porteurs de projets publics ou privés.

 

La région et le département s’engagent à mettre à la disposition de jeunes agriculteurs le foncier nécessaire à l’activité agricole à campêche. Toutefois aucun bail ne pourra être conclu sans la présentation par des professionnels d’un projet de développement. Les collectivités s’engagent à examiner sans délai les dossiers qui leur parviendront.

 

-          Maintien du traitement des dossiers collectifs par les SICA et groupements de producteurs.

Les SICA, au nom des groupes d’agriculteurs qui les composent,  ont déposé des dossiers collectifs de financement des activités agricoles. Après avoir reçu les fonds destinés aux différentes mesures d’aides, elles se chargent de la déclinaison individuelle des financements. Or les mesures du nouveau FEADER ont retenu une gestion individuelle des aides.

 

Les services de la région, du département et de l’Etat local demandent que soit conservée une gestion collective par les SICA par souci de simplification administrative. Il convient de recueillir l’accord de la Commission qui a été saisie en ce sens.

 

-          Exonération de la taxe foncière au profit des exploitants agricoles sur l’ensemble du territoire.

Ni la région, ni le département ne perçoivent de TFPNB sur les agriculteurs.

 

-          Suppression des taxes sur les engrais, désherbants, semences, aliments du bétail et gasoil etc…, destinés à la production agricole.

La suppression est déjà acquise en ce qui concerne l’octroi de mer car les intrants sont considérés comme des matières premières, sauf pour les désherbants et certains engrais qui comportent des risques pour l’homme et pour l’environnement.

La détaxe est également acquise pour le gazole agricole.

Le taux d’octroi de mer est de 0% pour les aliments du bétail et les semences.

Une aide aux intrants vient par ailleurs d’être votée par la région pour la filière canne.

S’agissant de la TVA, la question relève de l’Etat.

 

La région s’engage à étudier la mise en place d’une aide du même type pour les filières de diversification.

 

-          Paiement des aides aux agriculteurs.

Il s’agit des retards de versement d’aides d’Etat essentiellement destinées à la filière canne. Ces retards peuvent être de plusieurs années. La région n’est pas concernée. Il semblerait que la question ait été réglée le 29 janvier à l’issue d’une réunion entre agriculteurs et services de l’Etat.

 

-          Prise en compte de la valorisation de tous coproduits issus de l’agriculture comme partie intégrante de la richesse produite par l’exploitation agricole (ex : bagasse pour l’énergie etc…).

En réunissant l’ensemble des partenaires au sein d’assises de l’agriculture, la région a permis la signature d’une charte d’engagements qui prend en compte cette problématique et prévoit de vérifier la viabilité économique des structures de production agricoles en y intégrant des process d’innovation porteurs de valeur ajoutée.

 

La région s’engage à appuyer l’application de cette charte et à soutenir les projets relevant de cet objectif.

 

-          Mise en place de mécanismes fiscaux et douaniers pour développer la préférence guadeloupéenne…

Le dispositif d’octroi de mer mis en place par la région et la suppression des part régionale et départementale de la TFPNB sont autant de contributions à une politique de soutien de la production guadeloupéenne. S’agissant des droits de douane et de la TVA, ces questions relèvent des compétences de l’Etat.

 

-          Respect des engagements de la région Guadeloupe concernant la récolte 2008 : 0,68 € d’aide par tonne de canne livrée.

 

La région s’engage à verser ces aides.

Les collectivités demandent par ailleurs à l’Etat de revaloriser le revenu des planteurs de canne.

 

 

Volet pêche :

 
 

DAPDR-2009-n°0

 
 

- Suppression immédiate de toutes les taxes perçues sur les matériels, révision du coût des intrants.

Il est nécessaire pour les marins-pêcheurs de s’associer afin de déterminer plus précisément ‘le matériel’ en question afin de compléter la liste existante des produits déjà détaxés. La région est en mesure d’apprécier ce type de demande, à condition qu’elles servent l’intérêt général. En ce qui concerne le carburant destiné à l’avitaillement des marins-pêcheurs, la région est déjà allée au maximum de ses possibilités :il est totalement détaxé. La région ne peut donc en diminuer davantage le prix.

 

La région est sensible, néanmoins à l’augmentation générale du coût des intrants (entre 27% et 133 % d’augmentation en fonction du type de produits, selon la liste non exhaustive fournie par le comité régional des pêches et des élevages marins, CRPMEM).

 

La région s’engage sur une aide d’urgence destinée à compenser l’augmentation du coût des intrants qui sera versée au CRPMEM qui sera chargé d’individualiser des bons d’achats à l’attention des marins-pêcheurs régulièrement enrôlés enregistrés aux affaires maritimes. Le montant de l’aide pourrait atteindre 350.000 € maximum.

 

Le département, quant à lui, s’engage à reconduire sa contribution financière à la COMAPEGA destinée à la commercialisation des matériels de pêche à des prix accessibles pour la profession.

 

- Révision immédiate du texte concernant les exonérations au titre de l’URSAFF pour les marins embarqués seuls.

La situation actuelle de l’endettement des marins-pêcheurs guadeloupéens au titre de l’URSAFF s’avère catastrophique avec des situations individuelles pouvant présenter des arriérés remontant jusqu’à 2007. Seule une réelle prise en compte des faits antérieurs permet d’expliquer cette situation.

 

En effet, en 2002, un vaste plan d’apurement des dettes sociales était mis en place par l’Etat. Il concernait la quasi-totalité des marins endettés au titre de l’ENIM (volet social), et de l’URSAFF (volet professionnel). Si le marin ne mettait pas en place de moratoire au titre de l’ENIM, il se voyait simplement débarqué. Ceci a eu pour effet d’assainir en grande partie la situation des dettes ENIM, mais au détriment de l’URSAFF.

 

La proposition de l’exonération totale au titre de l’URSAFF peut difficilement constituer une solution viable. Ceci desservirait totalement les marins-pêcheurs guadeloupéens, qui sont en réalité des chefs d’entreprise.

Conscientes du caractère insoutenable de cette situation, les collectivités ont demandé au ministre de l’agriculture et de la pêche, Michel BARNIER, lors de sa visite du 5 décembre 2008 :

·        un réexamen individuel des dettes ;

·        un effacement de toutes les pénalités ;

·        la mise en place de plans d’apurement sur 7 ans ;

·        un traitement local de ces questions (jusque là déconcentré à La Rochelle).

Le ministre s’est promis de se pencher rapidement sur chacune de ces revendications.

 

Les collectivités s’engagent à solliciter du ministre une réponse formelle en rapport avec l’urgence de la situation.

 

-          Prise en compte des spécificités locales dans le cadre des aides prévues dans le plan Barnier.

Les parlementaires s’engagent à prendre une initiative conjointe en ce sens auprès des plus hautes autorités de l’Etat.
 

8- Aménagement du territoire et infrastructures :

 

La maîtrise foncière :

 

-          Fixer à 50.000 hectares la surface agricole incompressible sous forme de ZAP (Zone Agricole Protégée) et mise en place d’une commission d’évaluation et de contrôle annuel.

Le projet de SAR révisé adopté par le conseil régional le 23 décembre dernier prévoit davantage que cela, c'est-à-dire 64.000 hectares de surface agricole incompressible

 

La région s’engage à soumettre cette question à l’avis des communes au regard notamment des besoins de la population en termes de logement social, d’activité économique et d’emploi.

S’agissant de la constitution d’une telle commission, les collectivités y sont favorables et s’engagent à y participer.

 

-          Arrêt de l’implantation de nouvelles stations services.

L’implantation d’une station service relève de l’initiative privée et elle est soumise à 3 autorisations :

1.      Permis de construire délivré par le maire ;

2.      Autorisation installation classée délivrée par l’Etat (DRIRE) ;

3.      Permission de voirie pour le raccordement routier, délivrée par l’autorité gestionnaire de la route en question.

Cette question relève de la préfecture qui a constitué un groupe de travail sur le sujet.

 

-          Arrêt définitif du projet d’implantation d’un circuit automobile « Vigie Gate » à Anse-Bertrand.

Le projet de circuit automobile ne figure pas dans le projet de SAR révisé. La collectivité régionale n’est toutefois pas hostile à ce qu’une étude de faisabilité permette aux Guadeloupéens de disposer de tous les éléments pour éclairer leur choix qui pourrait d’ailleurs faire l’objet d’une consultation populaire.

En revanche il est toujours envisagé un projet de développement en nord Grande-Terre, au titre du rééquilibrage du territoire, qui devra en tout état de cause être compatible avec les règles en matière d’environnement.

 

-          Publication de tous les baux passés par les collectivités locales avec des particuliers et/ou des structures privées, à propos de la mise à disposition de terres achetées par ces dites collectivités.

Les collectivités n’ont a rien à cacher. Dans le respect des règles relatives à la protection des personnes, elles ne sont pas défavorables à une telle publication.

 

 

 

 

 

 

 

 

9-Kilti :

 

-          Prise en compte dans la programmation des médias de la langue et de la culture guadeloupéenne par la présence de représentants des associations culturelles dans les conseils d’administration.

 

Les collectivités sont profondément attachées à la défense et à la valorisation de la langue et de la culture créoles auxquelles elles contribuent par une politique culturelle sans précédent. Le conseil général a d’ailleurs procédé depuis de nombreuses années à la création d’un bureau de développement de la langue et de la culture créoles qui organise et soutient de nombreuses manifestations et publications.

.

Les collectivités sont favorables à cette revendication et elles s’engagent à poursuivre leurs actions dans ce domaine au travers de leurs politiques culturelles.

 

-          Présence de représentants des associations culturelles dans les conseils d’administration.

Revendication à préciser.

 

       -Création d’un institut culturel « Papa Yaya » à Capesterre-Belle-Eau.

 

La commune de Capesterre-Belle-Eau pourrait avantageusement s’emparer du dossier. Il conviendra au préalable de s’assurer de l’accord de la famille.

 

10- Arété pwofitasyon :

 

-                      Résolution de tous les conflits en cours.

Les collectivités souscrivent à cette revendication qui mérite cependant d’être précisée.

 

-          Rachat par les collectivités du patrimoine foncier de Kalenda en vue de la création d’une unité hôtelière de luxe et du reclassement des salariés licenciés d’Anchorage et de Kalenda.

La région a beaucoup œuvré pour tenter de sauver ces deux hôtels. Il n’entre pas dans ses compétences de se substituer à l’initiative privée pour gérer des hôtels. Ce n’est pas sans difficulté qu’elle a réussi à trouver un repreneur pour l’hôtel Fort Royal qui était dans son patrimoine. En revanche elle est vigilante, avec la commune, quant au devenir de ces sites qui ne doivent pas être livrés à la spéculation immobilière.

 

La région s’engage à apporter toute son aide sur ses crédits et sur les fonds européens qu’elle gère aux repreneurs crédibles qui s’engageront à maintenir l’activité hôtelière.

 

-          Dessaisissement de l’administrateur provisoire (M. Borgeat) du dossier des mutuelles.

Il ne s’agit pas d’une compétence des collectivités qui sont néanmoins favorables à cette demande

 

-          Arrêt de toute violence faite aux femmes.

Les collectivités ne peuvent que souscrire à une telle revendication.

 

-          Transparence et baisse des coûts des services et des taux pratiqués par les banques et par les établissements de crédit.

Les collectivités, dans ce domaine, comme dans d’autres sont favorables à tout ce qui contribue à la transparence des prix et des coûts.

 

 

Les collectivités s’engagent à confier au CESR une étude sur ces sujets afin de disposer, le cas échéant, de moyens de négociation.

 

-          Domiciliation des paiements de France Télécom, d’EdF… dans des banques installées en Guadeloupe.

-           

Les collectivités sont favorables à ce que les entreprises publiques confient leurs fonds à des banques locales pour améliorer leurs capacités de prêts. Il appartient à leur actionnaire, l’Etat, de mener les négociations en ce sens.

Une initiative parlementaire pourrait être prise en direction des plus hautes autorités de l’Etat

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PROPOSITIONS DU SIAEAG RELATIVES AUX REVENDICATIONS

DU COLLECTIF « LIYANNAJ KONT PROFITASYON »

 

  1. Description du contexte

 

La structuration de l’eau est très complexe en Guadeloupe. En effet, près de 12 organismes ont en charge sa gestion :

-                     Les syndicats d’eau et/ ou d’assainissement : SIAEAG, SIGF, SISCSV, SMNGT

-                     Les communautés de communes  et communauté d’agglomération: CCMGT, CCSBT, CAP Excellence

-                     Les régies communales de Trois-Rivières, Sainte-Rose

-                     Les communes : Lamentin, Deshaies, Vieux-Fort.

 

Certaines de ces entités ont confié « la production et la distribution de l’eau » et / ou « la collecte et le traitement des eaux usées » à des sociétés privées que sont Générale des Eaux, la CGSP  et La Nantaise des eaux.

 

  1. Le principe « l’eau paie l’eau »

 

L’eau brute, à l’état naturelle, est gratuite.

Mais l eau qui est :

-                     amenée dans une usine de traitement

-                     traitée : par un traitement léger  (c’est le cas des eaux  de forage qui font l’objet d’une désinfection  au chlore) ou poussé (traitement par coagulation, filtration, désinfection), très poussée (poussé et utilisation de charbon actif pour éliminer les micropolluants comme les pesticides par exemples)

-                     stockée dans un réservoir d’eau ou dans un château d’eau

-                     distribuée au robinet du consommateur

a un coût. Et c’est ce coût qui est facturé au consommateur.

En fonction du mode de gestion de l’eau (Délégation de service public, régie directe ou en délégation ou en prestations de services) il y a des modes de calculs du prix de l’eau.

  1. Transparence sur la fixation du prix de l’eau

 

Le prix de l’eau est fixé par délibération du comité syndical de l’entité gestionnaire après consultation, le cas échéant, de la Commission Consultative des Services Publics Locaux en eau et assainissement. Le Comité de l’eau, quand il en fait partie émet un avis.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Détail de la facture pour les entités en charge de l’eau potable

EAU POTABLE

Distribution

 

Abonnement

Varie en fonction de l’entité gestionnaire

Consommation

Facturée au m3 par tranche. Le principe des tranches est que « plus on consomme, plus on paie », une incitation de la loi sur l’eau, qui deviendra obligatoire après 2010.

Taxes

 

octroi de mer régional (1,5%),

TVA (2,10%)

Redevances

Office de l’eau (4 centimes€/m3 prélevé) Ces redevances, ainsi perçues, seront redistribuées sous forme d’aide et de subvention aux entités gestionnaires.

 

  1. Propositions

Pour baisser le prix de l’eau, on dispose de 3 leviers qui permettent une répartition de l’effort entre les 3 partenaires que sont l’Etat, la Région et les entités gestionnaires.

  1.  
    1. Diminution ou suppression de l’octroi de mer régional,
    2. Exonération de la TVA
    3. Diminution du prix de la 1ère tranche correspondant à une consommation trimestrielle de 0 à 40 m3.

Ce 3ième point va nécessiter d’accroître les efforts des entités gestionnaires sur les demandes de subventions pour compenser cette baisse de recettes. Par ailleurs, il faudra accélérer la constitution d’un front commun Guadeloupe-Guyane sur la notion d’ « investissements sur l’eau et l’assainissement » où les besoins sont plus forts sur ces 2 départements (à titre indicatif, 680 millions d’euros en besoins d’investissements sur la Guadeloupe, chiffre SDAGE pour 2010-2015).

Il ne paraît pas judicieux à ce stade de remettre en cause la « redevance Office de l’Eau » car elle correspond à une recette directe pour le financement des renouvellements de réseaux d’eau potable, priorité  d’autant plus importante que les réseaux sont fuyards (50% de rendement), et qui correspond à une revendication du collectif.
 

  1. Prix unique de l’eau en Guadeloupe

 

La réponse à cette problématique ne peut être dans l’immédiat.

Cependant, les démarches visant à une amélioration de la cohérence territoriale de la gestion de l’eau en Guadeloupe ont été initiées par l’office de l’Eau Guadeloupe.

En effet, malgré son existence récente, l’office s’est attelé à lancer la réalisation d’un schéma départemental mixte eau et assainissement. Il s’agit d’un outil de programmation dont un des objectifs est d’avoir à disposition un panel de propositions visant l’amélioration et l’optimisation de la gestion de l’eau à l’échelle du territoire Guadeloupe sous les aspects administratifs et tarifaires. L’élaboration de ce schéma s’inscrit dans le cadre du SDAGE (Schéma Directeur d’Aménagement e des Gestion des Eaux) 2003 et du SDAGE en cours de révision.

Un appel d’offres a été lancé. Et l’attribution du marché devrait avoir lieu 1er quinzaine de février 2009.

 


CAS DU SIAEAG

 

Baisse du prix de l’eau

Avec

-         Suppression de l’octroi de mer régional,

-         Exonération de la TVA

-         Diminution du prix de la 1ère tranche correspondant à une consommation trimestrielle de 0 à 40 m3 de 1,8%, soit 1,20 €/m3

Le manque à gagner sera de 200 000 €/an pour le SIAEAG (voir feuille de calcul jointe). Cela représente 1 kilomètre de canalisations posés en moins par an.

Distribution de l’eau en qualité et en quantité sur l’ensemble du territoire :

Cela est déjà le cas sur le territoire du SIAEAG. Preuve à l’appui : analyses de l’eau conformes, dito DSDS (aspect qualité), nombreux investissements entrepris en ce sens (aspect quantité)

Fixation d’un prix unique sur l’ensemble du territoire :

Ne dépend pas du SIAEAG seul.

Facturation en fonction de la quantité réellement consommée :

Sur le SIAEAG aujourd’hui, 2 relèves par an et 4 factures trimestrielles, donc ½ estimée. La facture trimestrielle est déjà un 1er effort récent, donc 1 avancée. Facturer sur la quantité réellement consommée nécessiterait de passer à 4 relèves par an ; ce qui coûte environ 600 0000 €/an en plus (soit 3 à 4€/abonné). Il faudrait alors augmenter le prix de l’eau en conséquence, puisque « l’eau paie l’eau ».

Sinon, revenir à la situation antérieure (2 factures, 2relèves/an) favorise les impayés ; l’expérience du passé le démontre (12% auparavant).

Remplacement du réseau vétuste (plus de 50 ans)

Oui, c’est l’une des premières orientations de la collectivité depuis 4 ans, mais aussi du SDAGE.

Révision du mode de calcul de l’assainissement des eaux usées

Ce mode de calcul (basé sur le volume d’eau potable consommé) est réglementaire. Pour le réviser, il faut changer les textes.

NB : dans la pratique, il serait ingérable de faire autrement.

Suppression de la majoration de 12 € pour retard de paiement :

Ne concerne plus le SIAEAG avec son nouveau mode de gestion

 

 

 

 


 



 

 

Quels sont les mécanismes permettant de définir le tarif d’électricité ?  Telles sont les interrogations posées par le Collectif LKP.

Les tarifs sont fixés par décret en conseil d’Etat après avis de la Commission  de régulation de l’énergie (CRE). Les évolutions de tarifs sont décidées par arrêtés conjoints des ministres chargés de l’économie et de l’énergie.

Plusieurs Tarifs

Il existe plusieurs grilles tarifaires en Guadeloupe :

-          le tarif bleu pour les clients domestiques et agricoles avec deux options (base et heures creuses associées à diverses puissances souscrites)- Annexe 1

-          le tarif vert  - Annexe 2

-          le tarif spécial, le produit de première nécessité Annexe 3 .Pour les clients domestiques et soumis à conditions de ressources. Institué par la loi du 10 février 2000 et mis en application par le décret du 8 avril 2004, et  mise en œuvre en Guadeloupe le 1er Janvier 2005. Il s’agit d’une réduction sur le prix de l’abonnement et également sur les 100 premiers kWh consommés chaque mois. Cette réduction varie en fonction des ressources, elle est de 30% pour un Couple sans enfant, 40% pour un couple avec 1 enfant, ou 50% au delà de 4 personnes composant le foyer (quotient familial de 620,58 €, ou 7447 € de revenus annuels).

Actuellement 15 000 familles guadeloupéennes bénéficient du dispositif TPN (Annexe 5 représente le dernier trimestre 2006).

 

Comment sont-ils établis ?

Les tarifs comportent une part fixe liée aux coûts de production, d’acheminement par les réseaux de transport et de distribution correspondant aux dépenses de construction, d’exploitation et de gestion, des différentes taxes comprenant la Contribution aux charges de service public de l’électricité (CSPE).

La CSPE permet de couvrir les coûts liés à la péréquation tarifaire, à la garantie d’approvisionnement des zones non interconnectées, et les surcoûts générés par l’obligation d’achat de l’électricité produite à partir d’énergies renouvelables.

A ces coûts, viennent se greffer la publicité, le marketing, la gestion clientèle et la puissance souscrite par le client.

Présentation de la facture de l’usager guadeloupéen

Sur les 200 000 clients en Guadeloupe il y a  180 000 clients ménages. Nous bénéficions de  tarifs fixés sur la base de la péréquation tarifaire qui permet aux clients guadeloupéens de payer le même prix que le client résidant en France hexagonale. 

Il y a un surcoût de 200 M€  qui est pris en charge par la  contribution aux charges de service public de l'électricité (CSPE) payée par tous les clients du réseau aussi bien guadeloupéens que dans l’hexagone. La CRE (Commission  de régulation de l’énergie) vérifie régulièrement que le surcoût est lié à des déficits structurels et non de gestion.

En l’absence de péréquation, les tarifs seraient augmentés en Guadeloupe d’environ 150%, et la facture d’électricité moyenne du client guadeloupéen serait de 1000 euros par an.

Une facture comporte :

 Une part fixée par arrêté interministériel :

         -l’Abonnement qui varie selon la puissance souscrite par le client ;

         - la contribution aux charges de service public de l'électricité CSPE, 0,0045% le KWh consommé ;

         - la consommation

         Une part fixée par les Collectivités et l’Etat :

                   La Taxe locale d’électricité Communale ou Sy.MEG (8% de 80% du montant HT de l’abonnement et de la consommation) : soit 5,319 M€

                   La taxe locale d’électricité  Départementale (4% de 80% du montant HT de l’abonnement et de la consommation): soit 2,592 M€

                   La T.V.A : 8,5% sur la consommation, la TLE et le CSPE.

                   L’Octroi de mer Régional : 1,5% sur le Montant HT de l’abonnement et de la consommation, soit 1, 038 M€.

Décomposition d’une facture moyenne d’électricité en Guadeloupe :

 

Eau Chaude

Climatisation

Froid alimentaire

Eclairage

Cuisson

Autres

Total

Consommation actuelle

24%

22%

20%

6%

14%

14%

 

Montant

94€

87€

79€

24€

55€

55€

394€

 

La facture moyenne au tarif bleu de la famille guadeloupéenne est de 394€.

Le Sy.MEG récupère 50% de la part communale afin de financer les travaux de renforcement du réseau guadeloupéen pour que chaque citoyen puisse bénéficie d’une électricité de qualité. Annexe 4- Récapitulatif des travaux de renforcement du réseau BT par commune.

 

  

 

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André-Jean Vidal
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31 janvier 2009 6 31 /01 /janvier /2009 03:15
LE PREFET ECRIT AUX GERANTS DE STATIONS SERVICES

Hier, le préfet Nicolas Desforges a expédié une adresse solennelle aux gérants de stations services en grève depuis le 19 janvier et aux compagnies pétrolières, dont Barbotteau et Gaddarkhan. 

Que veulent les gérants de stations ? Le gel de l'implantation de nouvelle structures.
Que veulent les compagnies pétrolières ? L'implantation de quatorze nouvelles stations.
Au fil des négociations, les gérants ont accepté la possibilité de quatre nouvelles stations.
Le préfet Desforges transige pour six nouvelles stations, portant le nombre d'implantations en Guadeloupe à 121 stations au lieu de 115.

" Lettre solennelle du préfet aux gérants de stations services et aux compagnies pétrolières

Depuis le lundi 19 janvier 2009, les gérants de stations service poursuivent un mouvement de grève qui se traduit par la fermeture de la totalité des stations services de l’archipel.

Conscient des retombées rapides d’une telle situation pour la population, j’ai organisé à plusieurs reprises des rencontres entre l’organisation professionnelle des gérants de stations services et les compagnies de distribution de carburants. J’ai écouté avec attention les arguments et les revendications des uns et des autres.

Les discussions avec les parties au conflit me conduisent à considérer que  la consommation de carburants routiers a vraisemblablement atteint un palier et qu’il n’existe pas de perspectives raisonnables d’une forte augmentation du marché en Guadeloupe dans les prochaines années.

Par ailleurs, l’équipement de la Guadeloupe en stations services apparaît satisfaisant.

Je constate aujourd’hui que les Guadeloupéens sont les premières victimes de ce conflit. Ils ne peuvent plus se déplacer, se rendre à leur travail ou faire leurs courses. Les entreprises ne peuvent plus fonctionner et leurs salariés sont inquiets.

Il n’est pas possible de fonctionner durablement sous le régime de la réquisition. 

C’est pourquoi j’ai adressé aujourd’hui à l’organisation des gérants de stations services ainsi qu’aux compagnies de distribution de carburants un appel à la responsabilité.

Dans le cadre de mon rôle de médiateur dans ce conflit, je leur ai fait une proposition qui prend en compte leurs intérêts respectifs sous la forme d’un plafond de 121 stations services en Guadeloupe pendant les trois prochaines années.

Je considère que plus rien ne s’oppose désormais à la réouverture des stations services en Guadeloupe.

J’appelle donc solennellement les gérants de stations services et les compagnies de distribution de carburants à œuvrer en ce sens dès lundi.

J’adresserai un courrier aux élus de la Guadeloupe afin qu’ils apportent leur contribution à la mise en œuvre de cette solution au conflit, notamment en me faisant part de toute initiative qui irait à son encontre.

Seule cette solution, guidée par l’intérêt supérieur de la Guadeloupe, est de nature à permettre rapidement le retour à une vie normale. " 

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André-Jean Vidal
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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 12:54
Grosse fatigue

Jeudi matin, les trois présidents, Jean-Claude Malo, de l'Association des maires, Victorin Lurel, du Conseil régional, Jacques Gillot, du Conseil général,étaient en mairie pointoise..Trois hommes qui sont apparus vidés de leur substance, épuisés par un rythme de travail soutanu depuis le début de la semaine. C'est qu'Elie Domota ne leur a pas facilité la vie. L'homme est affûté, connaît ses dossiers, sait manier la sémantique, n'épargne pas ses interlocuteurs.
Et puis, le départ du préfet Desforges, cible facile de toutes les attaques, les a mis au premier plan. Désormais, sur fond d'ambitions politiques, l'échec éventuel de la suite des négociations sera à mettre au passif de celui qui se sera le plus avancé dans des promesses qu'il ne sera pas facile de tenir, sans le soutien financier de l'Etat.

Nicolas Desforges devait-il rester ? Impossible, puisqu'il avait des ordres fermes du gouvernement : lire le message d'Yves Jégo, quitter la salle et réunir des commission de travail en préfecture, lieu neutre par excellence.

Victorin Lurel a-t-il une réelle marge de discussion ? Il a ramené en 2009 les travaux prévus en 2010, pour faire travailler, cette année, les entreprises et artisans. Créer de l'emploi en période de crise.

Jacques Gillot peut-il soutenir son « ami » dans cette épreuve ? Pas simple puisqu'il ne peut agir que sur le social et le logement et que, pour cela, il faut des sous. Comme il se refuse à emprunter... pour éviter de grêver les finances du Département.

Alors, que faire ? Victorin Lurel l'a dit, en mairie de Pointe-à-Pitre, jeudi, devant des élus en nombre. Il faut peut être innover, trouver des solutions indites. Gageons qu'il fera le maximum. d'autres fatigues en perspective.
André-Jean VIDAL
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André-Jean Vidal
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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 12:51
Lurel-Gillot-malo : trois hommes pour une parole
Les membres du Collectif Liyannaj kont pwofitasyon tenaient une conférence de presse à la mutualité, jeudi matin. Les élus étaient réunis en mairie de Pointe-à-Pitre pour définir une méthode de travail avant de se rencontrer pour débattre, rédiger des propositions au Collectif.
« Pourquoi sommes-nous là ? Il s’agit de montrer notre révolte suite à l’attitude du gouvernement, de se recentrer sur les réponses à donner. On ne peut pas trouver de réponses dans la méthode choisie. Nous irons sans doute plus loin, en faisant des propositions au gouvernement pour trouver des solutions pérennes au mal-être des Guadeloupéens. » Dans sa déclaration préliminaire, Jacques Gillot, président du conseil général, sénateur, a résumé la matinée d’hier à la mairie de Pointe-à-Pitre.
La veille, les élus avaient décidé, après le départ du préfet Desforges, de se retrouver « pour un grand défilé », ont dit les uns, « pour défiler aux côtés du Collectif Liyannaj kont pwofitasyon », ont dit les autres.
Sauf que, pour défiler il faut être nombreux, que les élus n’étaient qu’une petite centaine (en comptant les conseillers municipaux…) et que, pour défiler avec LKP, il fallait que l’alliance le veuille. Awa, a répondu le Collectif.
Liyannaj a choisi une autre stratégie, sa stratégie, refusant toute compromission avec des élus qu’il considère du bout des lèvres.
Tandis que LKP tenait une conférence de presse (voir par ailleurs), Jacques Gillot et Victorin Lurel, entourés de Jean-Claude Malo, président de l’Association des maires, et Jacques Bangou, puissance invitante, ont dit ce qu’ils comptent faire.
Pas question de laisser le champ libre à l’improvisation. On a rejeté d’emblée les élus qui ont tenté, au cours de la négociation au CWTC de récupérer le mouvement. Ils n’étaient d’ailleurs pas là. Décence ? Non, simplement la tenue d’un conseil municipal aux Abymes où ils ne pouvaient pas ne pas être.

« On commence par de petites phrases… »

Victorin Lurel : « Je n’ai pas aimé hier soir parce qu’au-delà du départ de l’Etat, il y a crise institutionnelle. Que l’Etat parte face à une revendication comme celle-là, ce pourrait être une crise de régime. Bref, je n’aime pas quand les hommes sont piétinés comme l’a été le préfet, comme l’ont été les élus. Je pense que nous devons nous respecter davantage, être tolérants. Il y a des façons de faire… Il y a un désamour de la population pour la classe politique… »
Et de poursuivre : « On commence par de petites phrases, on parle de race… Est-ce qu’il faut régler nos problèmes par la division, la haine ? Soyons vigilants, employons des moyens justes. N’oublions pas que les moyens peuvent contaminer la fin. »
Que propose-t-il ? « Je pense qu’on peut répondre aux interrogations du Collectif de manière économique. Si l’on estime qu’il faut aller plus loin, on peut se donner un calendrier. S’il faut aller devant le peuple, il y a un cycle à modifier. Dans l’immédiat, je vais inviter le conseil régional, le Parti socialiste, pour que l’on voit quelles propositions on peut faire, quelles solutions nous pouvons trouver. »
Rendez-vous a été pris à l'espace régional Région, ce vendredi.
André-Jean VIDAL
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André-Jean Vidal
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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 01:00
LETTRE D'UN AMI SUR LE CONFLIT

Au-delà de toute polémique


Bien chers tous,
 
Bonjour,
C’est le temps qui me manquerait pour être plus complet, et non l’envie de partager mon sentiment d’irritation et mon exacerbation légitime relative aux 2 principales diatribes divergentes de ténors de Guadeloupe qui circulent en boucle présentement sur Internet; et ce en dépit d’un contexte calamiteux de terrible crise globalisée que leurs auteurs iraient presque jusqu’à occulter, oublier voire nier l’existence …
 
Je n’ai rien demandé à personne …, plusieurs fois parvenues dans ma messagerie leurs missives m’interpellent forcément …
Effectivement, un long mail à la rigueur ça se supporte, on le lit jusqu’au bout, on le digère et on respire un grand coup, …, on relaxe et calme ses neurones, et on accepte silencieusement de ne point être d’accord avec les images d’esprit qui les font vibrer ces poètes harangueurs politiques …
Mais plus de dix mails en quelques jours pour troubler mes engagements professionnels, ma créativité, ma vie de famille, … et me rappeler leurs pensées purement épidermiques et nombrilistes dans un monde en désarroi, ça commence à bien faire vous en conviendrez …
Me connaissant quelque peu chers amis, vous comprendrez donc que je réagisse en fin de compte à leurs introspections opposées.
Même dans le meilleur des mondes, Trop c’est toujours trop, n’est-ce pas !
 
Toutefois, vous l’aurez deviné, je ne voudrais point polémiquer stérilement ni avec ces poètes voltigeurs et prophètes publics devant l’Eternel, ni avec vous-mêmes, mais plutôt vous formuler (témoignages, chiffres et questions à l’appui, …) que je ne partage point ni leurs approches et analyses sectaristes, ni leurs argumentations irrespectables pour certains compatriotes et qui se voudraient de surcroît plutôt moralisatrices et dévalorisantes sur fond de couleurs de peaux, tandis que dans le même temps le peuple de mon île natale (à moi aussi, excusez-moi du peu), saigné à vif, vit à perpette dans le rouge, croule de dettes et de tracas financiers de toutes sortes, n’a plus d’emploi ni zest d’espoir, vit d’expédients et n’a plus ni confiance dans ce que les hauts fonctionnaires de l’Etat et de l’Administration locale, les hommes politiques de tous bords de sourires et rictus complaisants lui promettent depuis des lustres hors d’âge…
Comme en métropole, les autorités responsables et les dirigeants d’entreprises ne voient même plus qu’il agonit et se meure ce bon peuple de champions quand il le faut, …, vaillant et travailleur de Guadeloupe, dépossédé progressivement de ses terres et ressources alimentaires traditionnelles et essentielles à sa survie, privé à tout jamais de rêves, d’espérance et même de Foi dans son avenir tourmenté qui se dessine pour lui et les siens de manière plutôt cyclonique et volcanique …
Dans ces conditions continuelles de vie dégradante, humiliante, de jonglage permanent, de survie chronique, voire de deshumanisation que voulez-vous que ses réponses fussent ?
 
Bien entendu, il existe d’autres voies créatives de valeurs et de bien être social à explorer rapidement pour l’intérêt conjoint des plus démunis et du plus grand nombre …
Pour ces êtres, chargés du poids du savoir être de la souffrance morale colorée de toute la misère du monde, la cherreté de la vie, privative de tout ce que l’on voit, entend et que l’on pourrait entreprendre avec le fruit de son travail, les  plonge chaque fraction de lumière dans le désarroi de vivre …
Le manque absolu de pouvoir d’achat est bien plus que cruel, abusif, injuste et intolérable envers eux, car il les exclut de tout réconfort, de toute joie, de tout projet de société et de tout Amour à recevoir ou à donner !
Du reste, suivez mon regard, il me semble même totalement incompatible d’aller à l’église chaque samedi soir ou dimanche matin, de se revendiquer comme Chrétien, tout en refusant dans le même temps que les lignes de partage des richesses globales de France et de Guadeloupe ne bougent en ce moment précis où le chômage est plus que galopant et où la solidarité se doit dans la pratique courante d’être plus que jamais offerte, exemplaire,fraternelle et renforcée …
 
Pour mémoire, deux exemples proches de nous par leurs répercussions immédiates dans le temps et l’espace de nos vies vous expliciterons davantage le fruit de mon humeur.
Le saviez-vous, hier fût un lundi terrible et noir pour toute l’Humanité: 50 000 suppressions d’emplois en un jour dans le monde !
Pour être plus précis, des monstres vacillent, trébuchent et se font culbuter à l’autre bout du globe et indirectement nous sommes emportés et ensevellis dans la boue avec : Caterpillar (20 000), Sprint Nextel (8 000), Homme Depot (7 000), ING (7 000), Philips ( 6 000), Corus (3 500) !!!
Et chaque jour nouveau les charrettes se font plus nombreuses et plus lourdes !
Où allons-nous,
A quelle vitesse vertigineuse ?
Quelle est notre destinée à très court terme?
 
Par ailleurs, les oligarques russes sont durement frappés et ruinés à minima par la crise …
Le clin d’oeil d’une éclipse de soleil, cette dernière aura déjà coûté plus de 130 milliards de dollards aux 6 plus grandes fortunes de Russie !
Très endettés, ces oligarques qui furent les plus riches de ce grand pays auront tout perdu de leur superbe, sont ébahis et ne comprennent toujours pas le pourquoi de leurs éradications.
Ils ont été obligés d’accepter l’aide financière du Kremlin revenant ainsi au capital de grands groupes industriels …
 
Ces 2 rappels sinistres et bien réels qui peuplent notre actualité, très éloignés de toute philosophie ou amalgames raciaux nous montrent combien le temps presse pour la Guadeloupe et les Guadeloupéens de toutes origines et de toutes tendances de se retrouver enfin pour un même sursaut de survie, un même projet d’union de vie !
Ce type d’exemples qui font désormais partie du lot commun des repas des terriens montrent combien il est nécessaire et indispensable, impératif et plus que prudent de négocier dans l’urgence des solutions équilibrées de partage des richesses, viables et durables de par le monde, en France et à fortiori en Guadeloupe !
Comme les doigts indissociables et solidaires d’une même main, nous sommes dans le même navire planétaire, rassemblons nos énergies, nos forces vives et bonnes volontés car nous avons tous plus que jamais besoin les uns des autres pour exister tout simplement, …, nous vivifier, nous revaloriser mutuellement, nous sustenter et nous soutenir durant nos épreuves, rattraper la vie et le temps perdu et réussir enfin notre projet collectif de vie en société humaine et fraternelle …
Soyons moins égoîstes dans nos comportements, nos cœurs et nos actes, et en attendant des jours meilleurs partageons au mieux les richesses produites par ceux qui ont la chance, et non plus le mérite, de travailler et ce pour le bien être et l’épanouissement de tous nos frères et compatriotes. …
 
Maintenant chers amis, vous accepterez bien volontiers j’imagine que je rebondisse aux propos qui m’ont semblé particulièrement récupérateurs, agressifs, restrictifs, innapropriés, voire humiliant dans les 2 écrits en circulation,
Tout d’abord le constat suivant n’échappera point à personne.
Barack Hussein OBAMA est devenu président des Etats-Unis non parce qu’il est noir, mais bien parce qu’il a construit sans relâche sa carrure exceptionnelle et son destin d’homme d’Etat, qu’il a plus que démontré son charisme, son dynamisne, son sens des responsabilités et du devoir, ses qualités humaines et de chef suprême, ses compétences remarquables, son pragmatisme d’homme de terrain, son sens de l’écoute, du dialogue, de la proximité et du contact, …, et bien évidemment parce que par voie de conséquence la majorité du peuple américain votant lui fait entière confiance par temps extrême de crise interne et mondiale pour redresser, relancer et construire une nouvelle Amérique plus humaine, solidaire, pacifique et performante,…, et ce bien sûr tant sur le plan national des USA que sur l’échiquier international !
 
Un deuxième constat qui n’échappera point non plus à personne: les présidents des Assemblées territoriales, l’immense majorité des députés, sénateurs, maires, élus et responsables politiques de Guadeloupe sont noirs.
Tout le monde le sait, ils sont aux manettes, rivalisent et pilotent comme bon leur semble, se complaisent d’alliances, …, et les balles de jeux sont dans leur camp depuis belle lurette !
A chacun d’eux de jouer pleinement son rôle de leader et sa partition, de prendre les décisions judicieuses et de poser les actes utiles et incontournables pour développer efficacement et harmonieusement le tissu économique local et caribéen, et sortir parallèlement de la misère noire les plus pauvres de notre archipel !
Nien ne sert plus de courir sans raison pertinente, de voyager ici et là pour la gloriole et se faire voir, de pivoter sur soi-même en permanence, de parader devant les médias, d’invectiver, de rejeter les responsabilités, fautes et erreurs sur ses collègues et compatriotes, de discourir petitement que tout est ok dans l’équipe de son camp, dans Son Assemblée, dans Sa commune, …
N’en déplaise à certains, la couleur de la peau ne sera au grand jamais un critère qualitatif de compétence en management ou ailleurs !
Ce que la Guadeloupe a besoin c’est avant tout d’hommes politiques, de dirigeants, cadres et citoyens honnêtes, compétents et actifs !
 
Le temps s’est considérablement rétrécit et est désormais beaucoup plus pressé que nous ne l’avions toujours crû !
Et, il n’y a guère plus que dans les lignes poétiques romantiques de Lamartine que l’on se complaît à révasser un instant que le temps puisse suspendre son vol en vue de la satisfaction de nos émois et petits plaisirs !
Aujourd’hui, le temps tue à toute allure !
Le temps c’est l’horreur personnifiée et la Mort qui nous fauchent par milliers !
Souvenons-nous en, pas moins de 50 000 suppressions d’emplois hier dans le monde, soit plus que la population de Pointe-à-Pitre !
 
Aussi, attachons-nous à bien clarifier les véritables enjeux, relevons les compromis et défis qui en découlent dès que possible, sortons des bourbiers engluant, des impasses rituelles qui parasitent et paralysent nos actions, pourrissent nos vies et familles, nous stérilisent de haine, rancunes et aigreurs, soyons unis frontalement et déterminés à écourter les échanges face à l’adversité, soyons directs et actifs dans l’intérêt commun, celui qui est prometteur de sens, de réalisations concrètes, progrès, bien-être et succès pour tous les acteurs du développement..
Ne luttons point stérilement par principe pour finir par fermer à terme avec nos désespoirs des entreprises et usines viables …
Ayons conscience que nous ne pouvons plus être heureux lorsque notre voisin, notre frère en Christ a de la peine de vivre dans son foyer ou sa solitude éperdue !
 
Troisième constat: depuis des décennies, en France métropolitaine et en Guadeloupe, certains élus n’ont eu de cesse de laisser fermer les entreprises modernes, jadis prospères et subventionnées outrancièrement par une partie de nos impôts, qui tapissaient leurs propres territoires régionaux et communaux (près d’une vingtaine de sucreries rhumeries en Guadeloupe ne sont plus que des amas de ferraille, …) …
Pourquoi cette volonté du profit forcé et cette soif de destruction immodérée ?
Pourquoi tant de gabegie inconsidérée simplement pour satisfaire son courant politique, pour assouvir sa petite vengeance personnelle, son goût du pouvoir mesquin et pervers ?
N’y a-t-il pas un moyen politique énergique d’arrêter cette hémorragie sans nom dans le département de Guadeloupe, plutôt que de décrier que d’autres réseaux externes et opaques se mettent en place ?
Ne voyez vous pas dans cette accoutumance historique de fermetures rituelles de sucreries rhumeries un lien direct ou indirect avec le dérapage ascendant du taux de chômage extrême que connaît notre archipel aujourd’hui ?
Qui sont les véritables responsables de la disparition de nos usines, outils de production, de la déresponsabilisation et déssocialisation des travailleurs, …, et ce sans aucune contrepartie, sans remplacement à terme d’activités industrielles et/ou de services équivalentes dans les communes et zones ainsi volontairement sinistrées et asphixiées …
Pour autant, la donne a-t-elle changé aux différents niveaux des décisions des responsables l’Etat, des élus des Assemblées territoriales et communes, du Lobying des industriels influents ?
Les normes et règles environnementales et de sécurité en vigueur sont-elles même respectées dans tout l’archipel de Guadeloupe (décharge de PAP, la Boucan, Gande Anse, …) ?
 
Je voudrais enfin vous poser 8 questions dont 5 identitaires permettant de clarifier les pensées structurantes de toute personnes aimant viscéralement la Guadeloupe.
Il me semble que c’est une passage presque obligé pour chacun d’entre nous avant de franchir un cap de réflexions plus collectives.
De par vos réponses, vous prendrez sans doute conscience indirectement de la partie taboue, de toute l’ambiguïté, des contradictions et paradoxes, des positions suggéres et inobjectives qui sont également portées sur le Net en initiant l’ouverture d’un supposé très large débat d’idées …
 
1) qui peut prétendre être Guadeloupéen ou plus Guadeloupéen qu’un autre, sinon le décider subjectivement soi-même et/ou en petits groupes ?
2) quels sont les critères objectifs et cachés, voire légaux, qui permettraient à certains de dire qu’un tel est Guadeloupéen et un autre non ?
3) un Guadeloupéen est-il exclusivement un homme d’origine africaine ?
4) quelle autorité morale et/ou physique existerait dans l’ombre et disposerait des compétences, de la délégation, de la légitimité, du droit international dans son éventuelle Constitution occulte pour effectuer ce tri arbitraire et discriminatoire au sein de la population ?
5) pourquoi les prétendus Guadeloupéens, (dont la grande majorité des ancêtres de toutes couleurs de peaux sont tous venus des 4 coins de la planète à des époques différentes), ne se font-ils pas confiance, refusant ainsi de construire enfin un édifice commun d’exception, généreux, paisible, solidaire et fraternel dans lequel ils seraient tous fiers de leurs différences ?
6) pourquoi les hommes et élus politiques de Guadeloupe éliminent-ils et/ou se privent-ils sciemment (ou laissent-ils éliminer à dessein sans intervenir, …) les forces vives, les fils les plus instruits ) et compétents de l’île qu’ils prétendent respecter, animer développer protéger, … et instruire ?
7) quels sont les objectifs recherchés présentement par ceux qui ont créé ce débat ?
8) sur quoi va déboucher concrètement cet échange entre internautes ?
 
Des questions, il y en auraient évidemment beaucoup d’autres à soulever …
 
Souhaitant vous avoir été utile d’uen manière ou d’une autre dans vos cogitations, votre travail personnel et choix d’introspection identitaire …
Restant à votre écoute,
Bien amicalement.
 Gérard
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André-Jean Vidal
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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 20:23
Attention !
Hier matin, réunis dans la salle des délibérations de la mairie de Pointe-à-Pitre, les élus ont parlé d'or. Ils veulent mettre à plat les revendications du collectif Liyannaj kont Pwofitasyon, en commissions d'élus, avant de faire des propositions écrites à Elie Domota et aux membres du Collectif. Conseillers régionaux, conseillers généraux, maires, une centaine d'élus, vont se répartir en commissions thématiques. Hier après-midi, certains ont parlé d'eau, d'électricité, aujourd'hui, la rencontre est à la Région. Un consensus rarement vu. « Et comment irons-nous si nous n'avons pas d'essence ∞ », a demandé Félix Desplan, maire de Pointe-Noire. Plus tard, tandis que l'idée d'un bus qui ferait la collecte des élus de bourg en bourg (à quelle heure va-t-il arriver à Basse-Terre ?) était actée, dans la précipitation, Christian Couchy, autre élu, a lancé, tout rouge, en colère : « Il faut demander que deux stations soient réquisitionnées pour les élus. » Aie, ont dit les autres, si la population apprend ça. Et le même de répliquer, encore plus rouge : « On n'a qu'à dire à la population que c'est pour les élus... Ils vont comprendre. » Oui, ils vont sûrement comprendre, à moins de sécuriser méchamment le site choisi, qu'il y a deux poids... deux mesures.
A.-J. V.
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André-Jean Vidal
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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 17:36
UNE REPONSE (EN CRÉOLE) A ERNEST PÉPIN

Il circule sur le web ce document que nous versons au dossier en cours.


VERSION FRANCAISE EN BAS
>
> Zabim, 25 janvyé 2009
>
> Répons pou misyé Pépin.
>
> Misyé Pépin,
>
> Jou 21 janvyé 2009, ou maké on teks non ay sé « Quelle leçon tirer de Barack Obama ? ». Dépi sa, teks-la ja fè lantou a Nichtwel toupatou. Pou otan, on pawti a pep Gwadloup touvé woch-la tonbé an jaden a yo, ki fè jodijou, nou désidé réponn vou.
>
> Dépi tan é tan, moun éséyé esploité moun pou fè lajan. Sa ka fèt dot koté, sa ka fèt an Gwadloup osi. On gran nonm kon’w dwè tèt savé, sé wol a on sendika dè prévwa a kondisyon a travayè. Konba sendikal pèwmet patron péyé travayè a woté a travay yo ka fè ; sé sendika ki fè si alèkilé moun ka travay adan lé méri Gwadloup, pé espéré ni on rètrèt. On gran nonm kon’w dwè tèt savé kè menm si sendika ka ni on konsyans politik, a pa wol a sendika dè réfléchi, a on projé politik, sa sé rol a pawti politik.
>
> Mè ou dwètèt sav osi, si a pa té sendika ki té goumé pou Konsey Jénéral té achté tè agrikol, pa té ké rété hak tè pou Gwadloupéyen. E sé davwa tè agrikol té an men a Konsey Jénéral – ola vou menm ka travay- , pep gwadloupéyen té pé di non a on projé a gwo lotel ki té pou fèt Marigalant ni twa-kat lanné dè sa.
>
> Pou on mon kon vou yo bay jéré kilti pou péyi Gwadloup, lésé moun a kwè kè kilti an nou ka vin tradisyon a pa senplèman on bétiz sé on méchansté.
> Es sé tann ou pa tann travay a moun kon Laviso, kon group Kimbol, kon François Ladrezau, ka eséyé poté on dot biten adan mizik an nou ? Es sé suiv ou pa suiv, Kamodjaka oben Léna Blou ka prévwa pou fè an sot kè dansé gwo ka an awmoni épi jan nou ka viv jodla pito ki resté pri adan dé model pa, ki té ka montré on vi ki pa tan nou anko ? Es sé gouté yo pa ba’w gouté manjé a on paké restoran ka mélanjé pwodui péyi an nou épi dot biten pou touvé on dot larel ? Es sé vwè ou pa vwè pep Gwadloup, pran konsyans ni dé moun ki té la avan’y é ki fè’y divini sa i divini, ki donk ni potré a Inyas, Delgrès, Gerty Archimède an péyi la ? Es sé sav ou pa sav, kè moun ki kay an lékol a « Yo pou nou sé » mandé a poté on kontribisyon pou lékol-la kontinyé, on lékol ola moun ka aprann istwa a péyi Gwadloup ? Es sé o kouran ou pa o kouran, lè LEAD ka prévwa, ka réfléchi an ki jan nou pé fè on méyè ékonomi ? Es ou pa tann kè agrikiltè ka owganizé yo pou transfowmé manjé ki ka soti an tè ?
> Es a pa wol a vou, responsab a kilti a péyi-la, dè poté sèkou é asistans a dé owganizasyon kon sa ? Ba yo on koudmen pou touvé solisyon, touvé lajan si bèzwen, pou rédé yo ay pi lwen adan konba a yo ? Ka ou ka fè pou sa misyé Pépin ?
>
> Ou ka pléré zyé aw sek : pa ni jounal ka konsyantizé. Wadi ou pa dwèt ka achté jounal dépi on ti moman. Pas dapré mwen, « Progres Social » po ko mò, « Le patriote » ka egzisté, é « Le Mika Déchainé » pa ka moli. E si yo pon yonn pa ka plèw, ka ki ka anpéché’w fè on jounal ?
>
> Kant a di kè « kreyol ka foukan » la, an ka touvé ou kay two fò. Davwa pano a komin Gwadloup pi an pi maké an kréyol alè, télé ka fèt an kréyol alè, banndésiné ka fèt an kréyol, liv ka fèt an kréyol. Mè pétet a pa kreyol pou’w. Pétet kreyol-la sa pa asé on kreyol pou’w. Pétèt fodré ou té montré nou ka ki kreyol. Mè o kréyol aw misyé Pépin ?
>
> Pou’w pé maké, nou sé on pep ki konnèt yenki kilti-wélélé, ou pa gè ka soti non plis dépi on ti moman. Ou pa dwet té adan swaré a ripaj poétik Konsey Jénéral owganizé an 2007 an bitasyon La Ramée. Davwa ou té ké tann jan jenn Gwadloupéyen kon Silansieu é I’Mann sa sèvi épi lang kreyol pou jété ou kou zyé si nou menm, propozé on dot chimen, on dot jan pou nou viv ansanm. Ou pa dwèt té ni tan pou ay L’Artchipel lanné pasé, gadé travay a Kolektif C Nou Menm, ki ka sèvi épi vidéo pou fè nou gadé nou nou-menm an nou, ki an menm dè tan ka vwoyé on limyè artistik asi on pawti a istwa a péyi an nou. Pétèt ou ka fè pawti dé moun ki ka kwè rap a pa mizik, hip-hop a pa kilti, ki fè ou pa ka pran an konsidérasyon kontribisyon a dé moun kon Afroo, kon Tysmé ki pa senplèman ni istil, mè ki ni on lidé a Péyi-la yo ka défann.
>
> Pétet sé vré aw : nou pa bon patron, nou pa bon mari, nou pa bon fanm, nou pa bon travayè. Pétet sé vré aw, nou pa bon moun. Mè sa sé pou lenstan ! Piti a piti, ti pilo pa ti pilo, ni dé moun ka poté gad, ka fè atansyon a byen jéré lantoupriz a yo, ni dé mari ki pa ka rantré adan mès a ba lari chenn tou lon jouné. Ni dé fanm ki ka poté gad a pa lévé zanfan a yo kon kok gyenm !
> Pétet sé vré, nou pa bon moun. Mè nou sé moun. Moun ka éséyé fè Pep a yo é Péyi a yo vansé. E si vou ou ka santi ou pé pa, si pep-la tro red ba’w, si péyi-la two konpliké ba’w, tanpisouplé misyé an mwen, mété’w a koté. Oben vin avè nou.
>
> **********
> VERSION FRANCAISE
> **********
>
> Abymes, 25 janvier 2009
>
> Réponse a monsieur Pépin.
>
> Monsieur Pépin,
>
> Le 21 janvier 2009, vous publiiez un texte intitulé « Quelle leçon tirer de Barack Obama ? ». Depuis, ce texte a fait le tour du web. Cependant, une parti du peuple Guadeloupéen considère votre texte comme une provocation et ont décidé de vous répondre.
>
> Depuis des lustres, des hommes ont essayé d’en exploiter d’autres pour le profit. Cela se produit ailleurs, cela se produit en Guadeloupe également. Un homme de votre stature sait a coup sur, que c’est le rôle des syndicat de défendre les intérêts des travailleurs. Le combat syndical a permis à de nombreux travailleurs de recevoir le salaire qu’ils méritent pour le travail qu’ils fournissent. Ce sont les syndicalistes de Guadeloupe qui ont obtenu la reconnaissance et la titularisation de bon nombre d’employés de Mairie qui peuvent aujourd’hui espérer toucher une retraite. Un homme de votre stature, sait que même si les syndicats on bien souvent une conscience politique, il n’est pas dans leur attribution de réfléchir a un projet politique, c’est celui des partis politiques.
>
> Mais vous ne pouvez ignorer, que si ce n’était le combat syndical, le Conseil Général ne serait sans doute pas en possession de terres agricoles dont il ne resterait aujourd’hui plus rien. Et c’est parce que c’est terres agricoles sont aux mains du Conseil Général – ou vous travaillez – qu’un projet hôtelier n’a pas pu amputer Marie-Galante de ses meilleurs terres.
>
> De la part d’un des responsables de la Culture en Guadeloupe tel que vous, laissez croire que notre culture se mue en tradition n’est pas simplement une bétise, c’est une iniquité.
> N’avez-vous donc pas entendu le travail de Laviso, du groupe Kimbol, de François Ladrezau qui s’efforcent d’apporter autre chose à notre musique ? N’avez-vous donc pas été informé que Kamodjaka et Léna Blou proposent des pas de danse inédits, plus en accord notre vie d’aujourd’hui, plutôt que de rester sclérosés dans des pas qui représentent une réalité que nous ne vivons plus ? N’avez-vous donc pas goûté à la nouvelle cuisine créole issue de la rencontre entre notre tradition culinaire et les saveurs venues d’ailleurs ? N’avez-vous donc pas vu le peuple Guadeloupéen prendre conscience de la nécessité d’honorer ses ancètres et placer des statues d’Ignace, de Delgrès et de Gerty Archimede dans le pays ? Ne savez-vous donc pas que les éleves de l’école « a Yo pou nou sé » ont insisté pour apporter une contribution financiere au fonctionnement de cette école, où l’on peut apprendre l’histoire de la Guadeloupe ? N’êtes vous donc pas au courant que le LEAD, Laboratoire d’Economie Appliquée au Développement, réfléchi a des alternatives économiques pour la Guadeloupe ? N’avez-vous pas été informé que les agriculteurs se sont regroupés au sein d’une organisation visant à mettre en œuvre l’agro-transformation ?
> N’est-ce pas votre rôle, en tant qu’un des responsables de la culture dans notre pays, de leur porter assistance, financement si besoin, pour les aider dans leur démarche ? Que faites vous monsieur Pépin ?
>
> Vous vous lamentez qu’il n’y pas de presse capable de conscientiser. Sans doute n’avez pas été en kiosque depuis longtemps. Car, que je saches, « Le Progrès Social » parait encore, « le patriote » est publié et « le Mika déchaîné » est loin d’être complaisant. Et si aucun de ces journaux ne vous convient, qu’est-ce qui vous empêche de proposer autre chose ?
>
> Quant à dire que « le créole fout le camp », rien de plus exagéré. Car de plus en plus de panneaux de signalisation sont en créole de nos jours, le créole est a la télévision, en bande dessinés et dans des livres. Mais peut-être est-ce insuffisant pour vous ? Peut-être qu’il faudrait nous monter ce qu’est le créole. Et ou est donc votre créole, monsieur Pépin ?
>
> Pour vous permette d’écrire que notre notion de culture se résume au divertissement, c’est que vous ne devez pas non plus sortir très souvent. Vous avez certainement raté la soirée slam organisée par le Conseil Général en 2007 à l’habitation La Ramée. Vous y auriez entendu des jeunes Guadeloupéens comme Silansieu et I’Mann qui savent se servir de la langue créole pour jeter un regard sur nous-même, proposer un autre chemin, une autre façon de vivre ensemble. Vous n’avez sans doute pas eu le temps de vous rendre a l’Artchipel assister aux représentations du collectif « C Nou menm » qui utilise la vidéo pour nous pousser à l’introspection tout en portant un éclairage artistique sur une partie oubliée de notre histoire. Peut-être faites-vous partie de ceux qui considèrent que le rap n’est pas de la musique, et que le hip-hop n’est pas de la culture. Auquel cas, vous passez a coté de la contribution d’artistes tels Afroo ou Tysmé qui ne se contentent pas d’avoir du style, mais qui défendent chacun a leur manière, une certaine idée du pays.
>
> Peut-être avez-vous raison : nous ne sommes pas de bons patrons, nous ne sommes pas de bon maris, pas de bonnes épouses, pas de bon travailleurs. Mais rien la de définitif ! Petit à petit, certains d’entre nous font attention a bien gérer leur entreprise, attention a se rendre disponible pour leur famille, à bien élever leurs enfants.
> Peut-être avez-vous raison ; nous ne sommes pas un bon peuple. Mais nous sommes un peuple. Des hommes et des femmes qui veulent avancer et progresser ensemble. Et si vous être trop las pour porter votre contribution, si notre peuple est trop têtu pour vous, si notre pays est trop complexe pour vous, retirez-vous. Sinon, venez donc nous rejoindre.
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André-Jean Vidal
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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 02:21
LIYANNAJ KONT PWOFITASYON : DOMOTA S'EXPRIME
Hier, après la sortie du préfet, qui a quitté la table des négociations, au CWTC, après avoir lu le message d'Yves Jégo aux Guadeloupéens, Elie Domota, porte-parole du Collectif Liyannaj kont pwofitasyon a pris la parole pour donner le ton de la suite des événements.

« Depuis le 20 janvier, le collectif Liyannaj kont pwofitasyon a déclenché un mouvement de grève générale sur la base d’un programme de revendications comportant 146 points. Depuis cette date, la Guadeloupe est paralysée. Le peuple a investi la rue pour exprimer son ras-le-bol et ses aspirations immédiates et légitimes à vivre mieux et dans la dignité. La mobilisation populaire se développe et s’élargit à tous les domaines de la vie économique, sociale, culturelle, associative…
Après maintes tergiversations, les représentants de l’Etat, des collectivités, du patronat ont fini par accepter la négociation avec le collectif, composé de 49 organisations. Pour plus d’efficacité le collectif a d’une part, proposé un accord de méthode et a, d’autre part, répertorié les principales revendications, dites de premier niveau, à satisfaire en priorité. Le 25 janvier, plus de 25 000 Guadeloupéens ont manifesté dans les rues de Pointe-à-Pitre leur mécontentement contre les agissements de ceux qui détiennent le pouvoir économique et politique en Guadeloupe et ont affiché leur adhésion à ce mouvement social qui ébranle les fondements d’une société qui produit de la misère et de l’exclusion. Le dimanche 25, plus de 40 000 Guadeloupéens ont déboulé en conscience dans les rues de Pointe-à-Pitre avec les groupes et mas kiltirels. Et pourtant, ceux qui font front contre la mobilisation populaire — le patronat, mais aussi les collectivités et l’Etat — n’ont toujours pas compris la mesure de la profondeur et de l’ampleur de ce mouvement. Après quatre séances de négociation marathon, l’Etat, les collectivités et le patronat n’ont apporté aucune réponse sérieuse aux revendications précises du collectif, à l’attente d’une population en souffrance, ni sur la revalorisation de 200 euros des bas salaires, des retraites et minima sociaux, ni sur la baisse des loyers, des impôts et taxes qui réduisent le peuple à la misère. Bien au contraire, ceux qui détiennent le pouvoir par le suffrage du peuple parlent de chienlit et en appellent au renforcement de l’Etat. Depuis le début du mouvement, l’Etat n’a cessé de renforcer son dispositif de répression : les mamblos débarquent chaque jour par charter. Le préfet, au nom du gouvernement, a décidé délibérément de faire taire la contestation populaire par la répression.
Le collectif Liyannaj kont pwofitasyon lance un appel solennel aux élus guadeloupéens pour qu’ils se déterminent clairement par rapport au mécontentement du peuple et son aspiration à plus de justice et d’équité sociale.
Le collectif lance un vibrant appel au peuple guadeloupéen pour qu’il renforce sa mobilisation et s’empare de la rue pour exiger sans délai la satisfaction de ses légitimes
Le collectif lance un vibrant appel à tous les élus guadeloupéens pour qu’ils puissent se déterminer clairement par rapport à la vague de répression qui va s’abattre sur le peuple guadeloupéen en mouvement. »
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André-Jean Vidal
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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 16:31
LE PREFET ENGAGE SA PAROLE
Mardi soir, fin des discussions sur une promesse du préfet Desforges : il donnera les réponses ce mercredi. Mais, aura-t-il des réponses satisfaisantes ? Suffisantes ?


Le débat sur l'essence se poursuit une heure durant (voir première partie).
C'est Elie Domota qui retient la parole. Pour dire que les emplois des 1 000 pompistes de Guadeloupe sont menacés.
« Il y a des pompes automatiques. Et on compte, dans le prix de l'essence, le travail du pompiste qui n'est pas là. Ce pompiste qui est bien utile pour éviter que nos mains sentent l'essence. Mettre des pompes automatiques, c'est mettre au chômage un millier de salariés. Voilà pourquoi les gérants de stations se battent pour qu'il n'y ait pas de nouvelles stations avec des pompes automatiques. Ils ne veulent pas voir cela. C'est un problème social important. M. Le préfet, il ne faut pas faire de mauvais choix au nom de la liberté d'entreprendre ! Nous invitons l'Etat, la région,le département à bien mesurer les risques. M. Desforges, appliquez la baisse mécanique de suite ! »
Le préfet: « Je n'ai pas de problèmes avec les gérants de stations. Nous sommes en discussions. Laissez-moi un mois ou deux... La Guadeloupe a suffisamment de stations-service, le prix du brut ne va pas augmenter dans les mois ou les années qui viennent... »
On l'écoute, médusés, jouer les pythonisses.
Et les débats se poursuivent. Chacun y va de ses explications. C'est long. On aligne les chiffres, on s'embrouille. Ça dure.
Le président Gillot : « Quand y aura-t-il la fameuse baisse mécanique dont vous nous parlez, M. le préfet ? Peut-être cela nous permettra-t-il d'attendre mars. »
Nicolas Desforges : « Aux environs du 10 février... »
Personne ne semble savoir le montant de la baisse du sans plomb, de l'essence en décembre. A croire que ces gens-là n'achètent pas leur essence...
Victorin Lurel : « Je vous crois honnête homme. Si vous nous dites le 10 février, c'est le 10 février. »
On continue, Victorin Lurel est déchaîné, excellent dans ses démonstrations. C'est son grand soir.
« Vous voulez une baisse durable des taxes... mais, dans lek cadre d'un effort commun, l'Etat s'associera. Il faut en déterminer les modalités, les participants, examiner à l'aune de l'évolution des prix. L'Etat continuera son effort... »
Victorin Lurel : « Dans l'immédiat, nous pouvons aboutir sur ce sujet. »
« Je suis prêt à monter un petit groupe de travail... », fait le préfet.
Elie Domota : « Ne jouons pas. Le président Lurel et vous pouvez vous rencontrer très vite. »
Il poursuit : « Il y a des choses à dire : sur un litre de carburant, 12,584 centimes vont pour le gérant. Il y a 6,068 centimes pour le transport, 55 centimes pour la région et 77 centimes pour la Région, au 1er octobre 2008. Sur les 12 centimes, 3 centimes vont pour gérer la formation professionnelle du personnel... Trois centimes ! D'où vient l'essence ? Ce n'est pas du pétrole raffiné en Martinique, à la Sara. L'essence vient de sainte-Lucie ! Quand on nous dit que la baisse du prix de l'essence, c'est grâce à la solidarité nationale, c'est faux ! Ça vient de nos impôts ! »
Nicolas Desforges : « Nous sommes à un moment-clé de la discussion. ce que je voudrais, c'est qu'on se parle correctement. Mettons en concordance vos demandes, nos possibilités. Je vous donne ma parole que vous aurez des réponses, dès demain. »
« L'heure est venue de s'arrêter ! », lance Jean-Claude Malo.
Fin de la deuxième journée.
André-Jean VIDAL
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André-Jean Vidal
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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 15:58
A deux doigts du clash : Gillot rattrape le coup
Mardi, deuxième soirée de négociations : la question de l'essence est venue sur le tapis vers 19 h 30, après une longue interruption. Elle a failli conduire au clash...
Elie Domota, particulièrement remonté, a fustigé « l'évaporation de l'essence, qu'on nous fait payer... » Escroquerie, trafic d'essence...

M. Domota engage son réquisitoire. Car, il s'agit d'un réquisitoire, auxquels tous les partenaires assistent, sans mot dire. Ou si peu. C'est que M. Domota a les mots qui sonnent clairs. Pour ce qui est de l'essence, donc, après une démonstration selon laquelle on paierait 40 litres d'essence pour n'en avoir que 35 dans le réservoir, il lance : « C'est le consommateur guadeloupéen qui paie, c'est le gérant de station aussi. C'est l'évaporation... »
« Il faut une intervention des services de l'Etat pour réguler les prix, clame-t-il. Aujourd'hui, nous subissons les hausses mécaniques, les baisses mécaniques, connaît pas. La cuve au plus haut prix, toujours pleine ! La baisse que l'on connaît en métropole, on ne l'a toujours pas ici. Que nous propose le préfet ? Nous voulons une baisse. La baisse de 50 centimes de la plate-forme, ce n'est pas cinquante centimes en plus, c'est 50 centimes en tout. »
Réponse du préfet : « Je note que les 50 centimes demandés ne sont pas en plus des 35 centimes. C'est nouveau pour moi. Nous allons, dans quelques jours, calculer la nouvelle formule. En attendant, l'Etat a expédié une mission que vous n'avez pas voulue rencontrer. Qui touche quoi à chaque stade ? Y a-t-il des abus ? Faut-il revoir le système d'approvisionnement ? Faut-il maintenir ou non les prix administrés ? L'objet de l'étude est de voir s'il y a des centimes économisables. La mission rendra ses conclusions le 15 mars. Nous veillerons à engager les réformes qui s'imposent. »
Elie Domota : « Vous souhaitez le pourrissement. Depuis lundi, la seule réponse que vous ayez c'est de nous dire Demain et maintenant, c'est le 15 mars. C'est ce que le peuple guadeloupéen a entendu ! »
Le ton est monté.
« Vous faites un effet de séance », réplique le préfet en souriant.
« Vous allez nous envoyer vos gendarmes ! Vous ne souhaitez pas répondre à nos revendications ! », s'écrit M. Domota.
« La mission ne pourra pas rendre sa réponse avant le 15 mars », confirme Nicolas Desforges.
« Vous invitez donc les Guadeloupéens à attendre jusqu'au 15 mars... ça va se régler dans la rue », menace Elie Domota.
« Hé bien, ça se réglera dans la rue ! », lance encore le préfet.
La délégation du Collectif se lève, rassemble ses dossiers, fait mine de partir.
Jacques Gillot veut les retenir, fait jouer la fibre sensible, tous frères de la Guadeloupe. Ça marche. Le Collectif se rasseoit, Jacques Gillot sourit largement. Il est coutumier de ces interventions, en créole, qui mettent de l'huile dan sles rouages. De l'utilisation du créole dans les négociations sociales. Il faudrait écrire une thème sur le sujet...
Victorin Lurel prend la main, brillamment : « Je fais une proposition à l'Etat et à l'UGTG (bronca)... au Collectif et à l'UTPP. Je soumets au conseil régional une baisse de 5%... mais l'Etat doit baisser la TVA. Les gérants doivent faire un effort sur leur marge. Nous avons un accord. Jusqu'au 16 mars, il ne peut y avoir hausse, mais il peut y avoir baisse. En fonction de l'évolution du prix du brent. depuis le 10 décembre, le brent a baissé. On a donc une marge à la baisse. Il y a aussi l'évaporation dont parlait M. Domota, révélée par le rapport du CESR. Là encore, il y a des centimes à redistribuer. Tout le monde doit faire un effort. »
Le préfet : « Le principe doit être discuté. Cet effort commun pour arriver à faire baisser ces taux me semble intéressant. »
Jean-Marie Nomertin, de la CGTG : « On ne doit pas parler à demi-mots... Les pétroliers ne paient pas de droits de port. Il y a un complot organisé par l'Etat français, la SARA, les compagnies pétrolières, c'est un vol organisé. Il faut le dire ! La Sara raffine très peu de pétrole pour nous. Zòt pé ké kouyoné nou ankò ! »
André-Jean VIDAL
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André-Jean Vidal
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