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27 janvier 2009 2 27 /01 /janvier /2009 15:38
AU 8E JOUR
Au huitième jour de mobilisation, il n'y a plus beaucoup de voitures qui roulent sur les routes de Guadeloupe. Et les négociations reprennent cet après-midi.
« Moi, si j'avais de l'essence, j'irai travailler. » Les témoignages sont là, qui démontrent l'évidence : les gens ont peur pour leur avenir, on peur, tout simplement, parce qu'ils savent bien que ce mois-ci, au mieux, ils percevront les deux tiers de leur salaire.
Alors, quand le préfet a souhaité rouvrir certaines stations-service, à tout le monde, mardi, il s'est vu opposer un tôlé des gérants. Pourquoi ? Parce qu'il était accusé de « casser la grève ». Et ce n'était pas le collectif Liyannaj kont pwofitasyon qui criait au scandale, au coup de force. Non, les gérants, tout simplement. On les aurait menacés, de plus...
Ce mardi, en attendant la reprise des négociations, pour dépasser, s'il se peut, le premier point — ces 200 euros supplémentaires pour les salariés au plus bas niveau de chaque entreprise —, les Guadeloupéens font la queue aux stations.
Pour rien puisque l'on est revenu au principe d'ouvrir, cette fois-ci, treize stations (au lieu des sept de la première semaine) aux seuls prioritaires.

Que faut-il attendre des négociations ?

Ce deuxième soir des négociations, on va revenir sur les 200 euros, avec les atermoiements de l'Etat, qui renvoie une partie du problème aux socioprofessionnels, chefs d'entreprises, qui bottent en touche, suppliant qu'on cesse de casser l'économie locale. Entre eux, interpellés par Elie Domota, leader de l'UGTG, à la tête du Collectif Liyannaj, le meneur des débats — Jean-Claude Malo n'étant plus qu'une sorte de modérateur, les élus. Les parlementaires, dont tout le monde se moque (le Collectif ne les a jamais interpellés...), même s'il devraient intervenir au parlement pour porter certaines revendications qui ne peuvent être résolues que par un vote de la représentation nationale. Et puis, les présidents des collectivités locales qu'Elie Domota s'amuse à renvoyer dans leurs cordes et intentions électorales. Une certaine gêne quand il lance à Victorin Lurel, qui a vu un complot contre sa personne dans ce mouvement de mobilisation, qu'il devrait bien plutôt surveiller ceux qui sont autour de lui. Cela s'adressait à Jacques Gillot, qui a souri... Victorin Lurel était livide.
A suivre...
A.-J.V.
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André-Jean Vidal
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27 janvier 2009 2 27 /01 /janvier /2009 02:01
JARRY, zone... presque morte
La zone industrialo-commerciale de la Pointe Jarry était... quasi-morte. Peu de magasins ouverts, les entreprises désertées, une circulation très fluide... sinon inexistante.
« Je travaille... comme les restaurants sont fermés, ils viennent chez moi. » Ce commerçant, qui fait de la restauration ethnique rapide, a quelques clients. il inscrit le menu du jour sur une ardoise plantée devant sa porte. « La semaine dernière, je ne dois pas me plaindre, ça a bien marché. Il y avait des clients. Samedi, rien. Pas grand-monde. Le soir, je ferme, il n'y a plus personne pour rester au bureau après 17 heures. J'espère que la semaine ne va pas être perdue. »
Notre restaurateur a quatre salariés en ce moment. Pour lui, comme pour des milliers d'autres dans la zone, l'important est d'assurer une recette suffisante pour ne pas être contraint au licenciement économique.

A Moudong, c'est vraiment... la zone
La voie principale, la voie verte, le boulevard de Houëlbourg alignent les devantures fermées de magasins. Les volets roulants sont baissés, parfois une porte de côté est entr'ouverte ou ouverte. Devant un grand concessionnaire d'une marque allemande, il y a les voitures du personnel, c'est ouvert, mais des vigiles en nombre sécurisent les accès. C'est la même chose devant la plupart des grandes enseignes.
Les rues transversales permettent de constater que si les rideaux des entreprises sont fermées, les portes réservées à l'accès du personnel sont aussi celles par où les clients — rares, disons-le — sont accueillis. Et les livraisons sont effectuées, dans la cour, en arrière façade.
Dans ces rues transversales les baraques à bokits fonctionnent normalement.
Remontée de la voie verte, rue de Lakasa (le restaurant est ouvert) : là encore, pas grand-chose d'ouvert, et surtout pas le McDo de la Jaille, fermé depuis le début du conflit. La station idem, mais toutes les stations ne sont-elles pas fermées. De l'autre côté de la route, il y a la station Esso... fermée, mais il y a une queue de voitures de cent mètres. Plus bas, la station Total est occupée par un petit groupe de salariés mobilisés par le collectif.
André-Jean VIDAL



OUVERTS
- Débits de boissons-restauration rapide
- Débits de tabacs-journaux
- Points PMU
- Grossistes en alimentation et boisson
- Matériaux de construction
- Concessionnaires automobiles
- Garages et services express (sauf Gup)
- Banques

FERMÉS
- Bazars
- Téléphonie (opérateurs)
- Loueurs de voitures (il n'y a plus d'essence dans les réservoirs)
- Magasins textiles et vêtements
- Galeries commerciales
- Restaurants
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André-Jean Vidal
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26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 21:01
Pour une meilleure réflexion
par Ernest PEPIN
Nous ne pouvons résister à diffuser cette lettre ouverte d'Ernest Pépin.  L'homme de lettres donne son sentiment sur la situation actuelle, avec le sens de l'analyse qui est le sien.

Comme de nombreux Guadeloupéens, je suis fasciné par cet homme qui a réussi à faire entrer un noir à la maison blanche. Les commentaires élogieux pleuvent de partout. C’est l’état de grâce bien mérité. Pourtant une petite voix me souffle : et nous ?
Et nous guadeloupéens qu’avons-nous fait ? Que faisons-nous ? Que ferons-nous ?
Passé les brûlures de l’esclavage, passé les interminables débats sur l’identité, passés négritude et créolité, comment devons-nous aborder le XXIe siècle dans une perspective qui soit la notre.
Je ne renie aucune parcelle de mon passé et je suis solidaire de tous les combats que nous avons menés mais je voudrais me positionner résolument dans l’avenir.
Nous sommes un petit pays. Une petite lèche de terre peuplée seulement de 400 000 habitants et pour le moment nous sommes hors-jeu dans notre présent et presque condamné à quémander l’avenir à ceux qui nous gouvernent. Chacun y va de sa chanson, de son parcours, de ses rêves. C’est précisément cela qui nous manque : une chanson commune, un parcours commun, un rêve commun. Peut-être avons-nous besoin de savoir ce qu’est une société. Je veux dire une entité sociale, économique, politique, culturelle dont les rouages s’articulent dans un système cohérent et efficace.
Je constate que nous sommes une somme de revendications syndicales obsessionnellement tournées vers les questions salariales, le maintien des avantages acquis, la guerre contre le patronat etc. Et ceci nous condamne à des postures agressives ou impuissantes. Plus grave, agressives ET impuissantes. Ce ne sont pas les miettes lâchées ici ou là qui vont changer la donne en l’absence de tout projet viable.
Je constate que nous nous noyons dans le puits de la consommation. Les panneaux publicitaires fleurissent. Les voitures de luxe encombrent les routes. Les gadgets de toutes sortes tiennent lieu d’accès à la modernité. La modernité est un mot terrible. Cela fonctionne comme une machine à broyer le passé, la culture (reléguée au rang de tradition !), les manières de penser, de faire et de vivre. Nous voulons être en première classe sans nous soucier de la destination du train.

« J’ai envie de crier : construisons les rails, construisons le train, construisons la gare »

Nous avons le choix entre trois options :
- Laisser rouler les choses au risque de se perdre.
- Devenir indépendant au risque de s’appauvrir ;
- Tenter une autonomie au risque de se faire gruger.
Il y a toujours un risque ! C’est là notre douleur et c’est là notre lâcheté. En réalité, je crois qu’il faut reformuler un projet guadeloupéen en toute responsabilité et en toute lucidité.
Qu’est-ce à dire,
Définir (redéfinir) quelle peut-être notre fonction économique, sociale, politique et culturelle. Et surtout définir (redéfinir) notre relation à la France et à l’Europe pour sortir de l’assistanat (cette mendicité de droit) et de l’infantilisation (ce légitime impôt prélevé par les bailleurs de fonds). Il faut donc commencer par nous définir nous-mêmes en ayant le courage  et l’humilité d’éviter les postures victimaires ou héroïques, les positions dogmatiques, les immobilités conservatrices, les impasses de l’idéologie et le suivisme soi-disant moderniste. Cela fait beaucoup de contraintes mais la lucidité est à ce prix.
- Nous sommes, le plus souvent, de piètres chefs d’entreprise.
- Nous sommes le plus souvent des petits tas d’égoïsmes et au mieux des petites bandes de corporatismes.
- Nous sommes, le plus souvent, de mauvais maris, de mauvaises épouses et pour finir de mauvaises familles.
- Nous sommes, le plus souvent, une société violente au niveau des individus et au niveau du collectif.
- Nous sommes le plus souvent des viveurs au jour le jour, des jouisseurs inconséquents. Toutes les industries du loisir le savent : boite de nuit, sex-shop, déjeuner champêtre, hôtels, Midi-minuit. Etc.
- Nous sommes le plus souvent des travailleurs toujours en grève, en congé, en dissidence, en ruse et en laxisme.
- Nous sommes le plus souvent abonnés à la seule culture populaire, oublieux de la culture du monde et trop matérialiste pour comprendre qu’un poème, qu’un roman, qu’un tableau, qu’une chanson, qu’une pièce de théâtre, etc. ne sont ni des divertissements ni des exutoires mais des problématiques d’un autre possible de nous et du monde.
- Nous sommes le plus souvent une insociété comme on dit une incivilité.

« Toute critique est assimilé à une trahison ou à du vomi »
Et avec ça toujours empressé de nous comparer à la France comme si le monde entier, les seuls modèles, les repères absolus appartenaient à une France en crise depuis longtemps.
Nous regardons de haut la Caraïbe et nous ignorons les Amériques. C’est pourtant selon la formule consacrée notre environnement naturel. Alors que nous sommes si riches de l’argent des autres !
Il est de bon ton de dire qu’il ne faut pas diaboliser la Guadeloupe, qu’il ne faut pas se flageller et qu’il faut positiver. Toute critique est assimilé à une trahison ou à du vomi. Posons-nous la question qu’est-ce qui est positivable ?
Une jeunesse aux abois !
Des citoyens irresponsables !
Des personnes âgées de plus en plus isolées !
Un nombre grandissant d’exclus !
Un pouvoir local sans vision !
Des intellectuels bâillonnés par la proximité !
Des artistes impécunieux et subventionnés !
De grandes messes jubilatoires !
Une impuissance économique chronique !
Un tourisme impensé !
Des rapports de classe et de race viciés par le passé !
J’aime la Guadeloupe, mais je crois qu’il faut lui dire ses quatre vérités. Pas de presse capable de conscientiser ! Pas d’émissions éducatives et formatrices ! Une université trop extravertie. Un artisanat désuet. Une langue créole qui fout le camp ! Nous le disons entre nous, en petits comités. Nous le chuchotons mais nous avons honte de le crier en public. Comme dit Franky, c’est la vie en rose ! Césaire l’a écrit : « un paradis absurdement raté ». Maryse Condé l’a craché : la Guadeloupe n’est pas un paradis ! Et nous sommes là plein de rancœurs  rancies, pleins de rêves non muris, admirateurs des autres, ébahis devant notre moindre prestation d’humanité, toujours dans la logique du rachat. Ah nos sportifs ! Au nom de quoi, le fait d’être guadeloupéen fait d’un exploit sportif un miracle ? A moins de douter de soi et d’estimer inconsciemment que nous n’avons pas droit à l’excellence.
Et c’est la première leçon que je tire d’Obama : le droit au droit à l’excellence.
La deuxième étant de casser, de répudier tous les discours qui obstruent l’horizon : la race, konplo a neg sé konplo a chien ! Nou sé neg ! le fandtyou ! Cette moquerie permanente de tous ceux qui tentent, qui osent et même parfois qui font. Etc.… Cette mise en dérision de nous-mêmes !
La troisième étant de doter la Guadeloupe d’un vouloir collectif qui transcende les différences, les rancunes, les sottes compétitions, les querelles idéologiques, les xénophobies, les nombrilismes, les chauvinismes à bon marché.
La quatrième étant de miser sur l’intelligence, toutes les formes d’intelligence, pour élever le débat au-dessus des querelles de personnes.
La cinquième d’assumer notre histoire, toute notre histoire, par nous, pour nous, sans mendoyer une reconnaissance que nous ne nous octroyons pas très souvent. C’est de nous-mêmes, de notre énergie, de notre créativité, de nos talents, de nos forces, de notre rigueur, de notre respect pour nous-mêmes que viendra la reconnaissance et non de telles ou telles victoires plus symboliques que réelles.

«¡ Si nous disons... »
Se déplacer à Washington pour dire « j’y étais ! » c’est bien. S’atteler au char de la Guadeloupe c’est mieux !
Obama est un homme qui a cru en son pays sans renier ses origines. C’est un homme qui a cru en la capacité de son pays à dépasser les frontières des pensées établies. C’est un homme qui a su faire croire en lui. C’est ce pari là qu’il faut gagner.
Si nous disons : « mon pays c’est la France ». Alors, il faut assumer et faire en sorte que la France change et on ne peut le faire sans les Français de l’hexagone.
Si nous disons « mon pays c’est la Guadeloupe colonisée ».Alors, il faut l’assumer et décoloniser la Guadeloupe en privilégiant les armes de la décolonisation de l’imaginaire, de l’économie, du culturel, du politique et du social. Il est inconséquent de prôner la décolonisation en jouant le jeu d’une surintégration parfaite et indolore.
Si nous disons « mon pays c’est la Guadeloupe autonome ». Alors il faudra l’assumer en se préparant à exercer un pouvoir local plus riche en compétences et désireux de développer une richesse guadeloupéenne.
Si nous ne disons rien, nous sommes coupables de nous croiser les bras devant une société qui se saborde (violences sexuelles, violences des jeunes contre les jeunes, violence des hommes contre les femmes, violences au sein des familles, violences sociales plus ou moins sournoises). Une société  qui se cache derrière le paravent de la consommation. Une société de gestion ou de géreurs et non une société de l’entreprendre. Une société qui a mis en faillite les intellectuels de tous bords.

Une société en danger
Oui, je dis bien en danger ! Pendant que nous nous livrons à des actes de cannibalisme (les uns à l’encontre des autres !), en l’absence de projet construit par nous et soutenu par nous, des forces agissantes décident pour nous, grignotent le territoire, contrôlent l’économie, décident pour nous ! Je ne parle pas de race, je parle de filières, de réseaux, d’organisations structurées, de puissances financières. Il suffit de regarder Jarry, d’aller à Continent, à Millénis etc. Combien de Guadeloupéens font partie du vrai jeu économique ? Nous ne sommes, à part quelques cas, que des sous-traitants et surtout des sous-gagnants.
Il est vrai que nous sommes soumis comme les autres aux durs effets de la mondialisation, que nos marges de manœuvres sont limitées et que nous sommes un petit marché.
Ceci nous exonère pas de penser, de nous organiser, de lutter dès lors que l’objectif est clair, accepté et positif. Quels objectifs pour l’art, l’économie, le social, le politique ? Comment les atteindre ? Avec quelle stratégie ? En clair comment (re)bâtir la Guadeloupe ?
Il me semble souhaitable d’arriver à commercialiser notre culture sans la prostituer, à exporter ses meilleures créations et surtout à nous nourrir d’elle. Pour le moins, faire entrer la notion de dépenses culturelles diversifiées dans les budgets des familles et des entreprises serait un grand progrès.
Il me semble souhaitable d’envisager un développement rentable de l’agriculture afin de pourvoir, le plus possible, à nos besoins et à ceux des marchés qu’il nous appartient de trouver à l’extérieur.
Il me semble souhaitable de repenser de fonds en comble l’industrie touristique. Je dis bien l’industrie  en l’accompagnant des produits du soleil (maillots de bain, serviettes, lunettes de soleil, crème solaire, vêtements etc) made in Guadeloupe ou labellisés « Guadeloupe » . C’était une idée de Paco Rabanne. Je doute qu’elle ait été entendue !
Il me semble souhaitable de rechercher les voies et moyens d’une solidarité active au sein de la société guadeloupéenne. Nous sommes si généreux envers le téléthon !
Il me semble souhaitable de croire au développement de la langue et de la culture créoles dans une perspective non folkloristes mais diplomatique (il existe un monde créolophone), économique et culturel.
Il me semble enfin souhaitable que nos élus aillent se former non pas seulement à Paris mais aussi dans la Caraïbe. Ils connaîtraient mieux le fonctionnement des pays indépendants ou néo-colonisés. Ils seraient plus au fait des données de la diplomatie. Ils gagneraient en relations internationales. Ils créeraient d’utiles solidarités.
Mais tout cela n’est rien si nous ne répondons pas à la question suivante : quelle Guadeloupe voulons-nous ? Autrement dit avec quelles valeurs? Quel mode de fonctionnement ? Quel type de citoyens ? Quel système économique ? Quel budget ?
Ce sont des questions qui sont loin de l’élection d’Obama. Ce sont des questions auxquelles tout chef politique doit répondre de façon claire. La méfiance des Guadeloupéens envers les élus, parfois leur inertie apparente, résulte sans doute d’un manque de clarté, d’un manque de pédagogie, d’un manque de vouloir.
Je répète avec Obama l’histoire retiendra notre capacité à construire et non notre capacité à détruire !
Crier que nous sommes des petits-fils d’esclaves ne suffit pas !
Détester, singer ou vénérer la France, n’est pas une politique !
Croire que l’on peut construire sur des ruines est une erreur !
Seront nous capables de dire, nous aussi : YES WE CAN ! C’est cela la leçon, la grande leçon d’Obama !

Ernest PÉPIN

Lamentin le 21  janvier 2009

PS : Je ne suis pas un spécialiste et mes idées n’engagent que moi. Je ne les livre que pour lancer un débat que je crois nécessaire et salutaire.


Biographie d'Ernest Pépin

Figure de proue de la créolité Ernest Pépin, marque la littérature caribéenne par sa façon moderne d'aborder cette identité issue de multiples cultures. Ernest Pépin commence par enseigner le français avant de mettre au service de la critique sa grande culture littéraire. Ce qui le conduira tout naturellement à présenter une émission sur France 3. Lorsqu'il n'est pas conférencier, Ernest Pépin devient poète. Sort de sa plume sa conception de la créolité qui, pour lui, ne doit pas se replier sur elle-même. Au contraire, elle doit s'ouvrir et assumer les origines qui l'ont construite. Son premier recueil de poésie, 'Au verso du silence', est publié en 1984. Mais c'est six ans plus tard qu'il est reconnu, grâce à 'L' homme au bâton', roman tragi-comique dans lequel Ernest Pépin traite avec humour du folklore antillais. Il réitère son succès avec le recueil 'Boucan des mots libres' en 1991, qui lui permet obtenir le Prix de Las Casas America. Suivent 'Tambour-Babel', dans lequel il est question de la pluri-culture créole. En 1996, 'Le Tango de la haine' parle de jalousie féroce avec mordant. Le reste de son oeuvre alterne poésie et prose créole - 'Cantique des tourterelles', 'Babil du songer'... En 2006, dans 'L' Envers du décor', il détruit le cliché de cette Guadeloupe de carte postale où rhum, insouciance et boubous masquent une réalité bien plus sombre.

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André-Jean Vidal
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26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 01:21
BILLET
C'est reparti pour un tour !
Ce matin, les Guadeloupéens entament leur deuxième semaine de grève. Grève dure puisque tout est fermé, y compris les établissements scolaires. La manifestation sans incident de samedi dans les rues de Pointe-à-Pitre — entre 10 et 25 000 manifestants, selon les sources —, puis l'ouverture de négociations — et pas de "discussions", un bon point pour le collectif — au CWTC l'après-midi, a démontré que le collectif Liyannaj kont pwofitasyon (une cinquantaine de syndicats, associations, etc.) suit une logique qu'il ne va pas être facile de contourner. On nous a dit que les 123 points de la plateforme  sont pour la plupart utopiques, mais Yves Jégo a demandé au préfet Desforges de négocier (c'est donc qu'il y a du négociable ?), et les présidents des assemblées se sont rendus au CWTC — le président Gillot est prêt à négocier sur le transport, le président Lurel a avancé d'un an tous les travaux prévus en 2010.
On se parle, ils se sont parlés longuement, samedi, de 18 à 23 heures, pour définir une méthode. Enfin, Elie Domota a parlé. Brillant, d'ailleurs. Les autres, bien moins. Gênés à tout le moins par la tournure des événements. Quand ils ne baillaient pas aux corneilles.
Ils vont se parler, aujourd'hui, à partir de 16 h 30 et c'est très bien.
En attendant, les Guadeloupéens connaissent des loisirs forcés. Ils restent chez eux, cultivent leur jardin (il n'y a plus de grande surface ouverte, plus de rayon fruits et légumes...). Parlent avec leurs enfants. Eux qui n'aiment rien tant que d'aller faire les magasins, parcourir les galeries marchandes en faisant leurs courses, sont privés de ce plaisir. Eux qui aiment tant se promener en voiture n'ont plus d'essence. Eux qui adorent le téléphone portable... ont explosé leur forfait. Où trouver une recharge quand les stations et les galeries commerciales, les boutiques sont fermées ? Ay mizè !..
C'est reparti pour un tour !
André-Jean VIDAL
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André-Jean Vidal
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26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 01:20
INDISCRETIONS
Maurice-Auguste
Maurice-Auguste Arconte s'était vu confier la mission de faire tourner le Centre caribéen de la drépanocytose Guy-Mérault. Cette mission est arrivée à son terme le 31 décembre 2008. Et après, ka nou fè ?

Fred
West India, la nouvelle publication du Conseil guadeloupéen pour la Promotion des Langues Indiennes, présidé par Fred Négrit, va paraître en février. Il s'agira du numéro zéro d'un organe d'information et d'échange, centré sur la culture indo-guadeloupéenne, indo-caribéenne et le monde indien en général, « bien entendu sans exclusion des autres dimensions culturelles », précise M.Négrit.

Alain
Alain Sorèze, du Parti socialiste : « Tout le monde sait très bien que nous pouvons,  "Yes we can" ! Les américains sont déjà à l'heure de l'action et du futur, "Yes we will" !Alors nous guadeloupéens soyons à l'heure du "Yes we should" ! Oui nous devons (Yes we should) changer de statut, osons ! »

Bernard
Bernard Aubéry, de la Société guadeloupéenne de consignation et de manutention (SGCM), s'en arracherait les cheveux. Les paquebots annulent les uns après les autres leurs rotations pointoises. Déjà, en prévision de la semaine qu'on nous promet dure, Bleu de France a fait savoir qu'il ne viendrait pas. Reste Costa, le samedi, qui est passé au travers des tracas cette semaine et qui pourrait revenir normalement samedi dernier.

Victorin
Victorin Lurel, impavide, l'autre soir au CWTC. Il est vrai qu'il n'est pas épargné par les membres du collectif Liyannaj. D'aucuns diraient qu'il est la cible privilégiée de ce mouvement de grogne. On ne prête qu'aux riches... D'où ce silence terrible pour lui, gardé tout au long des sept heures de la première réunion. Allez, Toto, souris !

Alain-Félix
Alain-Félix Flémin, secrétaire général du PCG, a sauté sur l'occasion après la prise de parole de Willy Angèle, du Médef, qui avait dit être d'accord pour discuter, s'il s'agissait de débattre d'un projet de société : « Vous parlez de révolution. Ne vous en faites-pas, vous l'aurez. »

Jacques
Jacques Gillot, président du conseil général, a expliqué que pour ce qui est du transport, il peut répondre, envisager des discussions... camarade, on t'as déjà dit qu'on ne discute que sur 123 points ! Même si les enseignants ont engagé des négociations à part avec le recteur... Qu'en dit, d'ailleurs, Elie Domota ?
André-Jean VIDAL
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22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 23:57
QUAND RENOUF TACLE JALTON, ET VICE-VERSA
Hier, le sous-préfet Marcel Renouf s'est énervé et a poussé un coup de gueule. Il s'agissait de l'enlèvement des encombrant répandus par des incontrôlés pour fabriquer des barrages sur le territoire de la ville des Abymes. Par courrier, M. Renouf a demandé à Eric Jalton, député, maire des Abymes, « d'assurer la sûreté et la commodité du passage dans les rues, quais, places et voies publiques, ce qui comprend le nettoiement, l'enlèvement des encombrants. » Et de poursuivre : « En conséquence, je vous demande de bien vouloir prendre toutes dispositions dans le délai d'une heure à compter de la réception par télécopie de la présente pour ordonner l'enlèvement des encombrants, à défaut, je devrai me substituer à vous pour faire procéder à ce travail dont le coût sera mis à la charge de votre collectivité. »
Le sous-préfet a ensuite, le délai dépassé, requis l'entreprise Clodéon pour exécuter ce travail. Dans son courrier, M. Renouf précise bien que M. Clodéon devra expédier la facture au maire des Abymes...
« J'ai fait ramasser les encombrants les deux premiers jours... Les prestataires se sont fait caillasser. Après, ça relève de la sécurité publique. La commune est endettée, je n'ai pas les moyens de faire ramasser toutes les heures ce qu'on met sur la voie publique. De toutes les façons, je vais introduire un recours, je ne vais pas payer », affirmait hier Eric Jalton.
André-Jean VIDAL
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André-Jean Vidal
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22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 23:49
LE FLOP DES NÉGOCIATIONS
Hier, troisième jour de mobilisation du Collectif kont pwofitasyon. La rencontre, prévue par le préfet Nicolas Desforges, qui avait invité les présidents d'assemblées, de l'Association des maires, les socioprofessionnels, les parlementaires et le Medef pour une table ronde en préfecture, a avorté. Les présidents d'assemblées n'en voulaient pas, ne souhaitant parler avec le Collectif que de ce qui les concerne. Les membres du Collectif (52 associations) ne voulant pas d'une rencontre, encore moins d'une table ronde, et préférant des négociations. « Ma porte reste ouverte », épiloguait le préfet Desforges.
Hier, sur le front des troupes, on notera quelques incursions dans des entreprsies de Jarry pour demander aux salariés non grévistes de rejoindre le mouvement. Jarry, tout comme Pointe-à-Pitre, jouait ville morte, rideaux baissés.
André-Jean VIDAL



HOTELLERIE
Fin des stocks dans les hôtels
A Saint-François, au Manganao, le personnel était au travail à 80 %. Un petit piquet de grève d’une dizaine de personnes était tenu, avec des délégués du personnel UGTG et des salariés licenciés de l’Anse des Rochers. Le ménage né pas été fait depuis deux jours. A partir de ce matin, il n'y aura plus de linge propre, selon la direction. De même, il devrait y avoir de gros soucis pour nourrir les clients, les fournisseurs ne pouvant plus rentrer.
A la Cocoteraie, les salariés ont rejoint leur poste de travail avant d'intégrer, pour certains, le piquet de grève. Les petits déjeuners ont été assurés. « Les salariés ont accepté de faire un service minimum et d’assurer le service des chambres. Le déjeuner ne pourra cependant pas être assuré. Nous avons les mêmes difficultés que les autres hôtels pour les approvisionnements et la buanderie », assurait-on.
Au Gosier, à la Vieille tour, il y avait un piquet de grève symbolique devant l’entrée. A l'Arawak, le piquet de grève est en place, comme les jours précédents. L'établissement semble opérationnel à 80%.
Au Karibea (Clipper, Salako et Prao), le personnel est présent à 40 %.
A la Créole Beach, il y avait un barrage de 10 personnes avec des poubelles renversées, mais laissant cependant passer les clients. Le personnel est en place, le service hôtelier assuré.
Au Canella Beach, pas de piquet de grève mais il y a un piquet de grève au niveau du Casino de Gosier. Il laisse passer les voitures sur une seule file. En ce qui concerne le Novotel Fleur d’Epée, c'est le statu quo.


AU PORT
Le Bleu de France ne viendra plus
Comme il n'est pas possible de garantir une escale à 100%, les paquebots se déroutent vers Antigue et la Martinique. Depuis le début de la semaine, l'activité portuaire, sauf les paquebots, a été normale, soutenue. L'annulation des escales de paquebots a une première incidence directe : La compagnie maritime Croisière de France qui avait décidé de tester son navire Bleu de France, avec une escale à Pointe-à-Pitre chaque semaine durant la saison de croisière 208-2009... choisit Fort-de-France comme port-base pour l'avenir. Bernard Aubéry, directeur général de SGCM, agent maritime, a lu avec attention le programme des croisières de cette compagnie pour 2009-2010 : la Guadeloupe n'y figure plus. A Jarry, les porte-conteneurs ont été traités, normalement, les conteneurs déchargés, traités, emportés par les transporteurs.


TOURISME
Le Club Mèd rembarque
Le Club Med II est arrivé à Deshaies, hier, comme prévu, à 9 heures.
Les marins-pêcheurs ont décidé d'interdire l'accès au quai aux passagers. Le navire a levé l'ancre à 9 h 30.


INDUSTRIE
Des coupures de courant
Hier, des coupures de courant intermittentes, sur la zone industrielle de Jarry, ont gêné le fonctionnement des industries et du commerce.

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André-Jean Vidal
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22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 17:04

La médiathèque de Lamentin accueille en ce moment l'exposition d'Henri Petitjean Roger, peintre et sculpteur d'exception. Ancien conservateur des musées de Guadeloupe, archéologue et historien des civilisations premières, M. Petitjean Roget a glané, au cours de ses pérégrinations dans le monde de la terre et des objets étonnants. Des premiers, il a fait, par de subtils mélanges, avec ses doigts, des tableaux pleine de vie aux motifs ésotériques, des objets, il a fait d'autre objets, statues cultuelles. Pour célébrer quel culte ? Il appelle cela des fétiches et déborde d'imagination. Les uns comme les autres ne peuvent laisser de bois. Il faut voir cette exposition, parler avec le maître. Une bouffée d'air pur !
A.-J.V.

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André-Jean Vidal
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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 23:48
Le collectif veut une réunion de travail avec TOUS les partenaires
Le Collectif « Lyannaj Kont Profitasyon » veut l'ouverture de discussions, mais pas seulement avec la Région, le Département et l'Association des maires. Il veut voir à la table des négociations l'Etat et le Patronat. Le préfet a invité les parties à le rencontrer ce jeudi.

Le conseil régional, le conseil général et l’Association des maires ont invité, mercredi matin, le collectif « Lyannaj Kont Profitasyon » à une réunion de travail en adressant un courrier dans lequel ils invitaient une délégation à une réunion de travail. La réunion proposée se serait tenue, hier soir, à l’Hôtel de Région, à Basse-Terre.
Victorin Lurel avait déjà invité le collectif à une première réunion, le 14 janvier à laquelle – hormis les marins-pêcheurs – ses responsables n’avaient pas donné suite.
Les membres du collectif ont refusé, par la voix d'Alain-Félix Flémin, expliquant que le collectif était tout à fait pour le dialogue, mais avec l'ensemble des partenaires intéressés au débat : la Région, le Département, l'Association des maires, mais aussi le préfet et le Medef.
Hier soir, les trois présidents réitéraient leur invitation au collectif.
Le préfet pour sa part invitait l'ensemble des parties intéressées à une table ronde en préfecture, aujourd'hui.
André-Jean VIDAL



ILS ONT DIT
« Nous avons essuyé un refus ! »
Jacques Gillot, président du conseil général.
Le conseil général était bloqué ce matin (hier matin, NDLR). Certains point de la plateforme de revendication m'intéressent parce que je peux y répondre. D'autres, ne me concernent pas. En réponse à notre courrier, c'est à dire le courrier que nous avons rédigé, Victorin Lurel, Jean-Claude Malo et moi, le collectif, par la voix d'Alain-Félix Flémin réplique que la rencontre doit inclure le préfet et le Medef. Il y a quelque temps, M. Flémin disait que le préfet, c'est le grand papa blanc... Aujourd'hui, il veut que le grand papa blanc soit de la discussion. Je n'y comprends rien. Tout ce que je retiens c'est qu'à notre demande de discussion ils ont opposé un refus très officiel. Il y a des choses, dans leur plateforme, qui sont difficiles à satisfaire, d'autres qui méritent qu'on en parle, dont le fonctionnement du transport. Là, nous pouvons d'autant plus en parler que j'embauche des jeunes contrôleur, et qu'ensuite, nous devons nous rencontrer, avec les transporteurs, pour faire le point. Par contre, je ne sais pas comment nous pouvons discuter de l'augmentation de 200 euros. On ne doit pas tout mélanger. Si il s'agit d'une manœuvre politique, qu'on interpelle les parlementaire. Or, je suis parlementaire, nous n'avons pas été interpellés par le collectif.

« Nous sommes disposés à rencontrer le collectif »
Victorin Lurel, président du conseil régional, et Jean-Claude Malo, président de l'association des maires
De façon cavalière envers les élus du peuple à l’initiative de cette proposition, les responsables du collectif ont, pour toute réponse, écrit directement au préfet représentant de l’Etat pour lui demander de convoquer une réunion de négociations avec les collectivités, les organisations patronales et les 46 associations du collectif pour aborder les 10 chapitres du cahier de revendications. Et, c’est sur les ondes qu’un représentant du collectif a signifié le refus des associations de débattre entre Guadeloupéens des problèmes de la Guadeloupe. Nous réaffirmons, avec Jacques Gillot, que nous demeurons disposés à rencontrer le collectif, afin de discuter des revendications qui relèvent de nos domaines de compétences respectives et de compétences partagées. Mais, nous refusent par avance de participer à une négociation abordant des questions qui ne sont pas du ressort des collectivités.

« C'est un projet de société... »
Willy Angèle, président du Medef
Sur le principe de participer à une discussion collective, sur un projet de société, pour une dynamique de projet, comme on l'a fait à la Réunion, d'accord. Or, on nous demande de participer à des négociations. C'est un projet global de société qu'il nous faut sortir, pas négocier sur une telle plateforme. On ne peut pas négocier ce qu'il y a sur cette plateforme comme on négocierait des NAO. Si on veut parler des problèmes de la Guadeloupe, si on veut établir un vaste projet de société, nous sommes prêts à apporter notre contribution.

« Nous ne voulons pas d'une rencontre »
Alain-Félix Flémin, du Collectif Liyannaj kont pwofitasyon
Nous voulons voir s'ouvrir une négociation sans délai avec toutes les parties prenantes, Une rencontre avec les élus ne nous apportent rien. Nous sommes en attente d'une négociation mais nous ne voulons pas d'une simple rencontre.

« Une table ronde... »
Nicolas Desforges, préfet de Région
J'ai pris l'initiative d'inviter le collectif à venir me voir, j'ai invité les élus, j'ai invité les socioprofessionnels à une table ronde demain (aujourd'hui, NDLR). Si tout le monde agrée ma proposition, il y a des questions qui peuvent être débattues sur place, d'autres pour lesquelles il faut en référer à Paris, d'autre encore à voir avec les collectivités, d'autres enfin à discuter avec les entreprises. Il faut lire ensemble la plateforme et adopter une méthode de travail. Ce que je propose c'est une table ronde.
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André-Jean Vidal
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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 23:45

LA GUADELOUPE PARALYSEE (PREMIER JOUR)
Pourquoi avoir enclenché un mouvement de grève ? Pour revendiquer non seulement le maintien d'un pouvoir d'achat menacé, mais encore la disparition de ce qui fait les spécificités négatives de la Guadeloupe : une essence chère, des emplois précaires, des salaires bas, des hôtels en voie de disparition avec leur cortège de salariés au chômage, une production locale réduite à la portion congrue, une éducation et une formation au rabais, des emplois difficiles à trouver...
Outre les organisations syndicales traditionnelles, quelques groupes carnavalesques, des associations patriotiques... le Collectif des Entrepreneurs de Jean-Yves Ramassamy. Sans doute pour la baisse du prix de l'essence de 50 centimes d'euros, mais aussi pour la relance des grands chantiers porteurs d'emplois.

Un grand silence...
Mardi, la Guadeloupe était silencieuse. Pas au travail, chez elle, souvent pour regarder la prestation de serment d'Obama président. Aucune entreprise, aucun secteur d'activité réellement bloqué. Pas de coupures d'eau, ni d'électricité. En fin de matinée, après une réunion avec prise de parole à la Mutualité de Pointe-à-Pitre, un cortège assez fourni, environ 2 000 manifestants, s'est ébranlé vers le centre-ville, puis vers la périphérie. Avant de se déliter en milieu d'après-midi. « Mais qu'attendent-ils ? », interrogeaient les Guadeloupéens.
A Lacroix/Boissard, tandis que depuis le matin seuls des barrages symboliques de poubelles ou de débris divers avaient été signalés, vite ôtés par les forces de l'ordre, des voitures étaient incendiées par des incontrôlés.
« Ce n'est qu'un début.... » clamaient les manifestants.
Les observateurs s'étonnent de la plateforme de revendications — « Impossible à satisfaire », selon eux — et avancent l'hypothèse de visées à plus loin terme qui dépasseraient le simple maintien du pouvoir d'achat.
Un changement de statut ?
André-Jean VIDAL
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André-Jean Vidal
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