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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 23:23


Mes chers collègues,
Mesdames et messieurs les directeurs, cadres et agents de la
collectivité,
Mesdames et messieurs les représentants des medias,
Mesdames et messieurs,
Nos travaux se déroulent cet après midi dans un contexte
empreint d’émotion avec ce drame qui a bouleversé la
Guadeloupe tout entière : je veux parler de la disparition
tragique de Monsieur Loïc PETIT.
Pendant près de 30 ans, ce guadeloupéen de coeur aura été un
partenaire, attentif, efficace et passionné du combat pour faire
progresser le droit au logement.
Je veux donc, ici, au nom de chacun d’entre nous, et au nom
de notre collectivité, lui rendre hommage et dire que nous
ressentons sa mort comme une perte lourde pour le pays.
A sa famille, nous voulons dire notre solidarité émue dans
cette épreuve, et lui souhaiter beaucoup de force et de courage.
Aussi, je vous demande de bien vouloir observer une minute
de silence en hommage à Loïc PETIT qui est porté en terre au
moment même où se déroulent nos travaux.
Mes chers collègues,
Avant d’entrer dans le vif du sujet, vous me permettrez
également d’accueillir très officiellement et très
chaleureusement au sein de notre assemblée notre nouvelle
collègue, Madame Gerty DAN, conseillère générale de Baie
Mahault, élue en remplacement de Monsieur Ary CHALUS
devenu député de la Guadeloupe.
Ma chère Gerty, nous sommes très heureux de t’accueillir ici.
Je sais que nous pourrons compter sur ton dynamisme, ta
loyauté et ton engagement pour défendre les intérêts de Baie-
Mahault et prendre, à bras le corps, les grands dossiers du
pays.
Nous sommes donc fiers que notre assemblée, grâce a toi,
après Henriette SOLIGNAC, Chantal LERUS, Justine
BENIN, Marlène MIRACULEUX, Huguette NEBOT,
Marylène LEFORT et Brigitte JEAN, puisse faire un signe
aux femmes de Guadeloupe et à leur compétence, même si
nous mesurons bien tous les progrès qui restent à faire pour
nous rapprocher de la parité.
Sois donc la bienvenue chère collègue, les services de la
collectivité et en particulier mon cabinet sont à ton entière
disposition pour t’aider à faire tes premiers pas, des pas
gagnants, au sein du conseil général.
Je l’ai dit, mes chers collègues, Madame DAN est élue en
remplacement de notre collègue et ami Ary CHALUS qui
exerçait jusque là les fonctions de premier vice président de
notre assemblée avec le dynamisme et la pugnacité qui le
caractérisent et auquel je tiens à rendre hommage pour son
action à mes côtés au sein de notre assemblée depuis 2001.
Afin de pourvoir à son remplacement au poste de premier vice
président, j’ai l’honneur de vous proposer la candidature d’un
collègue qui a plus que fait ses preuves en tant que président
de la commission des affaires sociales et médico-sociales, puis
de la commission oeuvres et constructions scolaires, j’ai
nommé Jacques ANSELME.
Nous reconnaissons unanimement en lui un homme de grande
compétence, d’un dynamisme immuable, toujours disponible
pour défendre sur tous les fronts l’action du Conseil Général.
Et je sais qu’avec Jacques nous avons la garantie d’une
efficacité renforcée au service de nos concitoyens et de tous
ces enjeux qui convoquent notre engagement quotidien.
Si vous en êtes d’accord, nous procéderons également à la
désignation d’un autre élu pour occuper le poste de vice
président qui serait alors vacant.
Mes chers collègues,
Nos travaux se déroulent également dans le contexte d’une
actualité qui confronte notre collectivité à des questions
éminemment essentielles pour la santé des guadeloupéens,
pour l’avenir des productions locales, et pour l’avenir même
du pays.
Premier sujet d’une actualité brûlante : la question de
l’épandage aérien qui préoccupe nombre de nos compatriotes.
L’impact de ce dossier sur la santé, sur l’environnement, et sur
notre économie appelle de notre collectivité une voix à la fois
claire, forte et responsable.
Sur ce point je voudrais vous dire qu’il n’est pas à mes yeux
question d’opposer une Guadeloupe à une autre.
Il y a d’une part la santé de nos populations qu’il nous faut
absolument préserver car la vie n’a pas de prix !
Et il y a de l’autre, une production bananière, vitale pour notre
économie et porteuse de milliers d’emplois.

Je considère que la sagesse commande de rechercher les voies
et moyens de concilier ces deux impératifs.
Il s’agit d’oeuvrer à mobiliser des solutions alternatives qui ne
laissent subsister aucun doute sur la préservation de
l’environnement et de la santé des guadeloupéens, et dans
l’attente, d’appliquer le principe de précaution.
C’est pourquoi je souhaite saluer la position de sagesse des
groupements de producteurs de banane qui ont décidé de
suspendre tout épandage aérien en attendant la décision des
juridictions compétentes.
Mais je pense qu’il faut aller encore plus loin et trouver les
voies et moyens de véritablement rassurer les Guadeloupéens
sur le fait que les conditions de production sont pleinement
compatibles avec les impératifs de santé publique.
Nous aurons tout à l’heure l’occasion d’échanger sur cette
question fondamentale à la faveur de la présentation des
conclusions de notre intercommission environnementénergies-
développement agricole co-présidée par nos
collègues Ferdy LOUISY et Jean-Marie HUBERT.
Quoiqu’il en soit, ce dossier pose dans toute sa vérité la
question de la capacité des acteurs locaux à influencer les
décisions qui impactent directement leurs territoires et la vie
de leurs seuls habitants.
Et dans le même ordre d’idées, la question de l’eau constitue
un autre sujet de tension sur lequel l’ensemble des
collectivités de Guadeloupe doit maintenant progresser en
mettant en oeuvre avec humilité, responsabilité, et sens de la
solidarité les décisions qui font d’ores et déjà consensus.

C’est le sens de la table ronde que nous avons initiée le mois
dernier avec l’ensemble des acteurs concernés et qui a
confirmé des engagements forts auxquels il appartient
désormais à chaque collectivité de donner vie afin d’aboutir à
moyen terme à la création d’une structure unique de gestion de
l’eau potable en Guadeloupe.
Le conseil général pour sa part, tiendra ses engagements, qu’il
s’agisse de l’appui financier et logistique apporté au Syndicat
Mixte du Nord Grande Terre afin de gérer l’urgence de la
pénurie d’eau dans la zone, ou encore de la décision de lancer
une étude sur le prix unique de l’eau en Guadeloupe.
Le Président délégué de l’office de l’eau de la Guadeloupe,
notre collègue Marcel SIGISCAR nous présentera à cet égard
un rapport d’information qui confirmera notre volonté de
contribuer à améliorer les réponses en terme de coût, de
qualité, et de régularité dans la distribution de l’eau sur
l’ensemble de notre territoire.
Autre question fondamentale qui sollicite notre mobilisation
mes chers collègues, celle du traitement des déchets.
Nous procéderons tout à l’heure à l’audition du Président du
SICTOM, Michel RINCON, qui nous présentera le projet
alternatif de plateforme de traitement des déchets ménagers.
Cette audition sera l’occasion pour notre collectivité de
réaffirmer sa volonté qu’une solution pérenne soit dégagée
afin de tenir compte des urgences opérationnelles, de santé et
de performance locale en matière environnementale.
Cette solution pérenne, c’est celle d’un compromis négocié
dans l’intérêt du pays, qui garantisse le service auquel les
guadeloupéens ont droit, et en même temps préserve la
capacité du SICTOM, tout autant que celle des autres
opérateurs, à poursuivre de manière durable leur activité au
service des collectivités communales de Guadeloupe.
Et c’est dans cet état d’esprit que je vous soumettrai la
décision de procéder à la révision du PDEDMA
conformément aux conclusions de la commission de suivi du
Plan qui s’est tenue au début de ce mois.
Vous mesurez mes chers collègues toute la complexité et la
sensibilité politique des sujets que je viens d’évoquer
La santé publique, la préservation de l’environnement, la
gestion des déchets et la maitrise de la ressource en eau
constituent des problématiques sur lesquelles nous devons
plus que jamais nous mobiliser en raison de leur impact sur le
quotidien des guadeloupéens.
En cela, elles questionnent également la capacité de nos
institutions, dans leur organisation actuelle, à être pleinement
efficaces au service de nos concitoyens et de notre ambition
pour le pays.
A ce propos, le discours prononcé par le Président de la
République en clôture des Etats Généraux de la Démocratie
Territoriale est venu consacrer le principe d’une plus grande
autonomie des territoires.
Cette nouvelle donne ouvre désormais le bénéfice à toutes les
régions de France du pouvoir d’adaptation des lois et du
transfert aux collectivités de nouvelles compétences,
notamment certaines compétences opérationnelles jusqu’ici
exercées ou partagées avec l’Etat.

Dans le droit fil des travaux conduits par le comité de pilotage
du projet guadeloupéen dans l’ensemble des communes de
l’archipel, je considère que c’est à la Guadeloupe qu’il
appartient désormais de définir clairement la façon dont elle
voudrait articuler ces nouveaux pouvoirs à la faveur d’un
mode de gouvernance renouvelé!
C’est pourquoi, en ma qualité de Président du Conseil
Général, j’ai adressé la semaine dernière un courrier à la
Présidente du Conseil Régional afin de solliciter la réunion du
Comité Guadeloupéen de Projet puis du Congrès des élus
départementaux et régionaux avant la fin de l’année.
Mes chers collègues, j’en viens à présent à l’examen du point
principal de notre 4ème séance plénière de l’année, notre
Décision modificative.
Il s’agit en l’occurrence, sur la base de l’état et des prévisions
de consommation d’ici à fin 2012, de procéder aux
ajustements de crédits qui nous permettront de renforcer la
capacité d’action de notre collectivité dans plusieurs
domaines prioritaires.
Première priorité mes chers collègues, dégager des moyens
pour accompagner les guadeloupéens les plus démunis,
avec 11,2 M€ de crédits nouveaux proposés pour le Revenu
de Solidarité Active.
Par ailleurs, une enveloppe de 400 000 euros est prévue
pour les chantiers d’insertion.
Il s’agit pour la Collectivité d’accompagner les communes et
structures associatives à l’origine de ce type de projet autant
que possible afin d’accroitre l’offre d’activité pour les
bénéficiaires du RSA.

En outre, 255 000 euros sont budgétés dans le cadre de la
convention avec la Mission locale pour l’accompagnement
des jeunes bénéficiaires du RSA
Deuxième priorité, mes chers collègues, notre politique en
matière d’accompagnement des personnes âgées, pour laquelle
je vous propose d’inscrire 3 M€ afin d’accompagner le
Centre gérontologique du Raizet dans son projet de
reconstruction, et porter ainsi le montant total qui sera versé
à l’établissement en 2012 à 5,8 M€, sur une participation
globale de 21,6 M€.
Enfin troisième priorité qui figure au rang des inscriptions
budgétaires les plus importantes de cette Décision
Modificative : 1M€ au titre des grosses réparations dans les
collèges afin d’achever notre programme 2012.
Vous l’aurez compris mes chers collègues, les choix de
renforcement de la capacité financière de notre collectivité,
soumis à votre examen, sont évidemment à mettre en lien
avec les éléments de conjoncture ou d’actualité auxquels nous
sommes confrontés.
Il nous faut désormais faire plus avec moins de moyens dans
une conjoncture économique qui montre statistiquement des
signes de reprise, mais qui pour l’instant n’impacte pas
suffisamment l’emploi et la situation sociale qui eux
continuent de se dégrader.
Nous sommes de ce fait confrontés dans le champ de l’action
sociale et de l’insertion, à des charges de plus en plus lourdes,
toujours très partiellement compensées.


Il en est ainsi du RSA dont le coût de l’allocation explose et
induit l’aggravation du coût de l’effort d’insertion, s’agissant
d’une mesure qui concerne près de deux guadeloupéens sur
10.
Et c’est d’ailleurs pour tenir compte du rythme de croissance
de ce poste qui pourrait très rapidement mettre à mal
l’équilibre même du budget de la Collectivité, que j’ai adressé
au Premier Ministre une demande de révision des niveaux de
compensation de cette dépense dont le reste à charge cumulé
pour le Département depuis 2004 est de 130 M€ dont environ
30 M€ pour la seule année 2012.
Vous le voyez mes chers collègues, les questions qui sont
inscrites à l’ordre du jour de nos travaux sont toutes
particulièrement importantes.
Importantes, parce que nous sommes comptables du
développement de la Guadeloupe.
Importantes, parce que nous sommes responsables de la bonne
gestion du Conseil Général.
Importantes, tout simplement parce que nous sommes
redevables de la confiance que nous a accordée le peuple.
Sur toutes ces délicates questions, je vous propose de
continuer à faire front au service des guadeloupéens, avec
détermination, dans l’écoute et la solidarité, et par dessus tout
en faisant preuve de courage politique.
C’est à mes yeux la seule manière de construire un chemin
d’espoir et d’avancées concrètes pour la Guadeloupe
Je vous remercie de votre attention et vous invite sans plus
tarder à commencer nos travaux.

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 23:22


            CONSEIL GENERAL DE LA GUADELOUPE                        BASSE-TERRE, le
***
Direction Générale des Services
**
Direction Générale Adjointe
--------
Direction des Politiques Agricoles
Foncières et de l'Environnement
                                              

Affaire n°  
Bordereau n°


R A P P O R T  DE LA COMMISSION MIXTE « ENVIRONNEMENT - AGRICULTURE »
AU CONSEIL GENERAL

*****


O B J E T :   Avis sur « l'épandage aérien pour la lutte généralisée contre les cercosporioses »



L’épandage aérien est une méthode de lutte contre les cercosporioses jaune et noire des bananiers. Ces maladies cryptogamiques entrainent un rapide dessèchement des feuilles, empêchant la croissance des fruits et provoquant de lourdes pertes sur les volumes à exporter. La cercosposriose noire particulièrement virulente et rapide par son mode de propagation apparaît dans notre archipel en janvier 2011. A cet effet la SICA « Les producteurs de Guadeloupe » sollicite une demande de dérogation annuelle à l’interdiction de l’épandage aérien.

Dans ce cadre, la commission mixte « Environnement – Agriculture » s’est réunie. Après débat, les membres de la commission ont formulé l’avis suivant :

Vu la directive européenne 2009/128/CE complétée par la loi Grenelle 2 qui interdisent l’épandage aérien en précisant des conditions de dérogation, vu l’arrêté interministériel du 31 mai 2011 relatif aux conditions d’épandage de produits phytosanitaires par voie aérienne, vu le dossier de demande de dérogation déposé par « Les producteurs de Guadeloupe » qui indique que les conditions réglementaires sont réunies pour demander une dérogation, qui présente un argumentaire sur « l’avantage manifeste de l’épandage aérien » vis-à-vis des autres méthodes possibles ainsi que les conditions d’utilisation des produits phytosanitaires homologués, qui définit des zones interdites à la pulvérisation avec une distance de sécurité de 50m autour des éléments à protéger (cours d’eau, habitations…), qui précise la nécessité impérieuse de traiter les cercosporioses par voie aérienne sous peine de voir disparaître inexorablement à très court terme les bananeraies,

Vu la toxicité certaine voire la cancérogénicité des produits phytosanitaires utilisés, vu le manque de contrôles visant à vérifier le respect des zones interdites à l’épandage et ses conséquences sur les éléments à protéger (habitations, usagers, cours d’eau…), vu le manque d’informations sur la toxicité chronique et les effets liés à la combinaison de l’utilisation de produits phytosanitaires sur les êtres humains, vu le manque d’informations sur les effets d’une bioaccumulation des produits dans la chaîne alimentaire, vu le manque d’information sur l’impact de ces produits sur la qualité de la ressource en eau et la qualité de l’air, vu le manque d’information sur les modalités possibles de « mutation de la filière banane » vers l’arrêt de l’utilisation de l’épandage aérien,

La commission formule un avis réservé sur la question en vertu du principe de précaution et estime que cette question doit être circonscrite par des avis d’experts en charge des problématiques évoquées précédemment afin de poursuivre la réflexion devant conduire à déterminer les conditions de protection des individus et du milieu naturel dans une perspective de développement durable du territoire.
Demande à l’Etat avant toute acceptation de dérogation, de poursuivre les investigations sur les effets de l’épandage aérien, tant sur la nocivité des produits concernés sur l’homme que sur le milieu naturel (Sol, faune et flore, milieu aquatique)
Demande à l’Etat de faire respecter les obligations relatives à l’information  de la population contenues à l’article 9 de la Directive européenne 2009/128/CE et dans l’arrêté interministériel du 31 mai 2011
Demande à l’Etat d’intensifier la recherche en matière de solutions alternatives (plantes résistantes) en mobilisant les fonds accordés à la filière banane dans le cadre de la compensation de la baisse des droits de douane à l’importation


LE RAPPORTEUR DE LA COMMISSION MIXTE
M. Ferdy Louisy

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 23:21

ALERTE aux MICROPOLLUANTS
Morceaux choisis
extraits de l’ouvrage du même nom paru en 2011
aux Presses polytechniques et universitaires romandes
par Nathalie Chèvre et Suren Erkman.

Les extraits sont en italique et les commentaires et ajouts sont en charactères droits.

0 – Où sont documentés les problèmes des polluants à faible concentration et le manque de connaissances sur leurs effets :
    •    Même pour les substances relativement bien connues (celles qui ont reçu une Autorisation de Mise sur le Marché), il se révèle très difficile d’en déterminer les risques.
    •    Les analyses actuelles des échantillons prélevés dans l’environnement ne permettent de n’identifier qu’une toute petite partie de la pollution par les micropolluants.
    •    Il serait illusoire, voire trompeur, d’affirmer qu’une substance peut ne présenter aucun risque pour l’environnement à une concentration donnée.
    •    Les effets de mélanges sont rarement mesurés, et les législations environnementales en vigueur ne tiennent guère compte des conséquences réelles des « cocktails » de produits chimiques.
    •    A l’exception des médicaments, la toxicité des substances chimiques pour les humains n’a jamais été systématiquement évaluée.
    •    Depuis 2006 la directive européenne REACH impose une évaluation de la toxicité, et notamment du risque de cancérogénicité et des effets endocriniens de la plupart  des composés mis sur le marché en Europe…Mais cette directive ne concerne pas les produits phytosanitaires.
    •    De nombreuses questions restent  ouvertes sur les effets toxiques à long terme d’expositions chroniques aux pesticides.

1 – La menace invisible des micropolluants.-
    On peut caractériser un micropolluant comme étant une substance présente en faible concentration dans l’environnement, résultant en partie au moins de l’activité humaine, et qui, malgré cette faible quantité, peut entraîner des effets nocifs pour les organismes vivants.
    On entend par faibles concentrations des valeurs de l’ordre du microgramme ou du nanogramme, par litre ou par kilogramme.
    On dénombre environ 100 000 substances chimiques autorisées (dont 400 pesticides), qui, une fois introduites dans l’environnement, ne restent pas toutes forcément stables. Elles peuvent se dégrader ou se transformer par différents processus :
    •    sous l’action des microorganismes, notamment les bactéries,
    •    par la lumière du soleil (photolyse),
    •    par des réactions en milieu aqueux (photolyse).
 Chaque substance peut ainsi donner naissance à de nouvelles molécules, qui se révèlent plus toxiques que la molécule-mère. Il en va ainsi du malathion, un insecticide, dont l’un des produits de dégradation, le malaoxon, manifeste une toxicité 60 fois supérieure à la molécule de départ. Chaque substance peut ainsi être la source de 5, 10, voire 20 nouvelles substances, plus ou moins dangereuses.
En conséquence, on peut estimer que plusieurs millions de substances chimiques d’origine industrielle se trouvent disséminées dans l’environnement. Or même pour les substances relativement bien connues (celles qui ont reçu une Autorisation de Mise sur le Marché), il se révèle très difficile d’en déterminer les risques. Leurs effets conjugués sur les organismes vivants demeurent mal compris et les données manquent, concernant aussi bien leur toxicité (pour les humains) que leur écotoxicité (pour les écosystèmes).
Pour les milieux scientifiques comme pour les autorités, cette situation constitue un défi majeur à court et moyen terme. Au cours des prochaines années, il faudra concevoir, soutenir et conduire des études de grande envergure pour mieux comprendre le devenir de ces substances chimiques dans l’environnement et leurs effets sur les humains et les écosystèmes. Il sera nécessaire d’évaluer les risques et de prendre des mesures appropriées pour leur utilisation.
2 – La délicate évaluation du risque environnemental.-
    La population veut savoir quels polluants se cachent dans les eaux  (et dans l’air) et quels risques ils présentent. Et quels sont les risques dissimulés dans la nourriture.
    Si pour certaines substances comme les médicaments le risque pour l’homme fait l’objet d’études depuis plusieurs années, les méthodes d’analyse sont encore relativement nouvelles en ce qui concerne les périls pour l’environnement.
    La détermination des concentrations de polluants dans l’environnement constitue une première étape pour évaluer le risque d’une substance chimique,… mais les analyses actuelles des échantillons prélevés dans l’environnement ne permettent de n’identifier qu’une toute petite partie de la pollution par les micropolluants.
    Concernant les valeurs de NOEC (acronyme pour Non Observable Effects Concentration, concentration sans effets observables), on observe des différences flagrantes entre les espèces. Comment alors définir le risque pour un écosystème entier,  où l’altération ou la disparition d’une espèce occupant une niche écologique en interaction avec les autres peut conduire à des désastres, surtout pour les écosystèmes fragiles ? Il serait donc illusoire, voire trompeur, d’affirmer qu’une substance peut ne présenter aucun risque pour l’environnement à une concentration donnée. Il existe de nombreux exemples où de nouvelles études plus récentes ont montré la dangerosité de substances chimiques réputées sûres.
    Jusqu’à maintenant, nous avons parlé du risque causé par des produits chimiques considérés de manière isolée. En réalité, les différentes espèces qui vivent dans un écosystème donné sont exposées à un cocktail de substances. Il y a quelques années, des chercheurs anglais ont publié à ce sujet un article au titre évocateur : « Something from nothing (quelque chose à partir de rien) ». Ils démontrèrent qu’un mélange de substances chimiques à des concentrations négligeables, et sans effets toxiques connus à titre individuel, pouvait engendrer un effet important sur les organismes. Ce phénomène s’explique par des interactions synergétiques entre les composants du mélange.
    Nous comprenons donc qu’il importe d’évaluer le risque des substances, non seulement individuellement, mais en mélange. Cependant… ces effets cocktails sont rarement mesurés, et les législations environnementales en vigueur ne tiennent guère compte des conséquences réelles des mélanges de produits chimiques.

3 – Les risques pour les humains.-
Maintes manifestations toxiques de substances chimiques, et notamment les effets des faibles concentrations à long terme ne sont pas documentées avec précision. A l’exception des médicaments, la toxicité des substances chimiques pour les humains n’a jamais été systématiquement évaluée (On se contente en général d’essais sur des animaux de laboratoire. C’est ainsi d’ailleurs qu’on définit la Dose Journalière Admissible (DJA)). Depuis 2006 cependant, date qui marque l’entrée en vigueur de la directive européenne REACH, des règles officielles imposent une évaluation de la toxicité, et notamment du risque de cancérogénicité et des effets endocriniens de la plupart  des composés mis sur le marché en Europe…Mais cette directive ne concerne pas les produits phytosanitaires.
La DJA ne s’intéresse qu’à une seule substance à la fois. Elle ne tient pas compte des effets de « cocktail ». Il est donc urgent d’entreprendre des études plus systématiques des répercussions possibles des mélanges.
Une étude très récente menée conjointement par  l’Université d’Aston et Antidote  Europe montre que la combinaison de la présence de trois fongicides dans la nourriture de cellules neuronales et gliales multiplie par 10 l’effet de chaque fongicide seul, et cela au bout de 48 heures.
La question la plus brûlante est certainement celle liée à l’évaluation des effets à très long terme, et même sur plusieurs générations, d’une exposition à de faibles doses chimiques.
4 – Les pesticides.-
    Récemment rebaptisés par un euphémisme apaisant « produits phytosanitaires ».
    L’arrivée sur le marché de nouvelles substances, tendant à remplacer les anciennes, se révèlent plus actifs : il suffit de quantités plus faibles pour obtenir une efficacité similaire. De ce fait, ils sont souvent plus toxiques que les anciennes substances. L’impact sur l’environnement se révèle en fin de compte tout aussi dangereux.
    C’est ainsi par exemple que les nouveaux herbicides sulfonylurés s’appliquent à des doses plus faibles que leur prédécesseur (le foramsulfuron). Mais alors que ce dernier se révèle peu toxique pour les algues, les poissons et les microcrustacésqui tolèrent une concentration de 1 mg/litre, les nouveaux venus exercent des effets toxiques dès 0,4 microgrammes/litre (soit un rapport de 1 sur 2 500 000 !) sur les plantes aquatiques.
    Nous ne savons quasiment rien des conséquences à long terme d’une exposition chronique, régulière, sur de longues périodes. Ajoutons les conséquences particulières de ce que nous avons appelé l’effet « cocktail ». Plusieurs études suggèrent qu’une exposition durable pourrait jouer un rôle sur la baisse de la fertilité observée ces dernières années chez les hommes ou encore dans l’augmentation de certains cancers humains.
    De nombreuses questions restent  ouvertes sur les effets toxiques à long terme d’expositions chroniques aux pesticides.

Le Moule, le 21 octobre 2012
Jean-Marie Abillon



   


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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 23:18

Troisième étape de l'épopée Yonn an lòt !

La kanawa reliera Pointe-à-Pitre à Port-Louis demain, mercredi 24 avril.

Le départ est fixé à 13h sur le bord de mer à Lauricisque, l'arrivée est prévue vers 16h30 sur la place du marché à Port-Louis.

Vous trouverez en pièce jointe le communiqué de presse avec le calendrier complet et les villes étapes!

Nous restons à votre disposition pour toutes précisions et vous remercions de votre soutien pour la diffusion de l’information.

Nou ka atann zòt ! Merci d’être avec nous !

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 23:17

INDISCRÉTIONS
Dominique
Du 25 au 28 octobre, une délégation de 27 personnes, conduite par Dominique Hubert, de la Région, participera (dans la continuité du programme d’échanges mis en place par le CO.RE.CA) aux Journées internationales du créole à Sainte-Lucie. L’objectif est de présenter les savoir-faire de la Guadeloupe en renforçant les liens avec ce pays « pour une coopération populaire durable », affirment les organisateurs de ce voyage. Membres d'associations culturelles, artisans, chefs d'entreprises composent cette importante délégation qui agit dans le droit fil de ce que souhaite le conseil régional, renforcer les liens caribéens.

Stéphane
Dimanche, l’espace Guadeloupe au Salon International de l’Alimentation (SIAL), a reçu la visite de Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de
la Forêt. Accueilli par Franck Desalme, président de Guadeloupe Expansion et Jocelyn Mirre, président de la Commission économique du conseil régional. Ont-ils parlé d'épandage ou fallait-il éviter les mots qui fâchent ?.. En tous cas, lors de sa  visite officielle annoncée en Guadeloupe, M. Le Foll, sans doute flanqué de son collègue Victorin Lurel, ministre des Outre-mers, n'y coupera pas...

Jacques
Comme ça, pour dire... Jacques Cornano, quel beau parcours politique ! Mis en selle par Lucette Michaux-Chevry (Objectif Guadeloupe-DVD), il devient maire de Saint-Louis de Marie-Galante, conseiller général, puis est choisi par Eric Jalton, (PS) pour devenir son suppléant au Palais-Bourbon. Il est toujours son suppléant en 2007. En 2011, il devient sénateur, sous l'étiquette divers gauche. Un homme tranquille, pas du genre à se fâcher, qui n'a jamais rencontré la moindre opposition sérieuse à son plan de carrière. Un modèle... Il est si bien qu'il a été élu secrétaire de la commission du développement durable, des infrastructures, de l'équipement et de l'aménagement du territoire du Sénat !

Laurent
Laurent Bernier, maire de Saint-François, devrait revoir les horaires de la capitainerie de la marina, fermée le dimanche... Et si l'annexe (30 mètres) du yacht (163 mètres) de Roman Abramovich — 68e fortune mondiale, selon le classement Forbes — se présente à l'entrée, que se passe-t-il ?
André-Jean VIDAL

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 23:05

INDISCRÉTIONS
Guy et Jacky
Guy, producteur de bananes, est vice-président du groupement. C'est de lui, la phrase parue dans nos colonnes : « On ne bombarde pas systématiquement ! » C'est un honnête homme mais, parce qu'il y a la cercosporiose noire, il fait la seule chose à faire faute de mieux : il demande au groupement le passage de l'évion épandeur... Jacky est un honnête homme, il est professeur de philosophie à la retraite. C'est devenu le porte-parole des anti-épandages, non pas parce que sa pelouse est attaquée par des petites bêtes mais parce qu'il a été échaudé par la chlordécone... Sur le plateau de 7 Actu, ils ont débattu, hier. C'était chaud...

Eric
Eric Doligé est sénateur (UMP) du Loiret. Il vient de s'exclamer, lors du débat sur le logement social outre-mer : « Il nous a été relaté que des travailleurs portugais venaient travailler en Martinique, à des salaires extrêmement bas, concurrençant ainsi les entreprises de BTP locales. » Mais, M. Doligé, il y a aussi des Polonais qui travaillent en ce moment en Guadeloupe... eux aussi à des salaires extrêmement bas... Chut !

Dominique
Dominique Ducourtieux, alors directeur général de la SIG, a été auditionné par les sages du Sénat qui voulaient savoir si la défiscalisation avait un effet réel sur la création de logements sociaux. Il aurait expliqué que le dispositif est un succès et qu'il a vu « des opérations qui n'auraient pas pu se faire sans la défiscalisation ». En fait, il ressort de diverses études, dont une de la Délégation générale à l'Outre-mer que « 90 % des logements sociaux financés ont eu recours, au moins partiellement, à l'aide fiscale, et un tiers à la défiscalisation seule. » Donc, la défisc outre-mer a encore de beaux jours devant elle...

Gugusses
Rions un peu. Qui sont les bénéficiaires de la défiscalisation ? « Entre 95 % et 97 % des bénéficiaires sont domiciliés en métropole et ils concentrent 99 % de l'avantage fiscal. Les bénéficiaires se situent parmi les contribuables les plus aisés. Le revenu fiscal de référence médian des foyers bénéficiaires est de... 144 000 euros. » Informations tirées du rapport du Comité Guillaume sur l'évaluation des dépenses fiscales et des niches sociales (juin 2011).
André-Jean VIDAL

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 23:05

INDISCRÉTIONS
Hilaire
Hilaire Brudey, président du Comité du tourisme des îles de Guadeloupe (CTIG), remettra leur plaque Qualité Tourisme™ aux 23 professionnels de l’hôtellerie et de la restauration ayant obtenu cette certification. Il s'agit, pour la Région Guadeloupe, de mettre en place un dispositif qualité régional, avec son propre référentiel, « Les îles de Guadeloupe Destination Qualité », qui s’inscrit dans le Plan National Qualité Tourisme. Un label prisé !

Gugusses
Qui viendra en aide au gérant de la station Total de l'entrée de la voie principale, à Jarry ? Ce malheureux, chaque fois qu'il y a un peu plus de pluie que d'habitude, voit sa station inondée. Pas quelques centimètres d'eau, mais presqu'un mètre. Ce week-end, il a connu le pire. Mardi matin, il avait presque réussi à pomper l'eau... mais mardi soir, il y a eu de violents orages et mercredi matin, il y avait autant d'eau que lundi... Dire qu'il suffirait peut-être d'une simple buse passant sous la route pour que le site soit plus vivable ! Encore un qui ne doit pas voter pour le bon candidat !

Josette
La Région Guadeloupe est en début de mois prochain à la Foire internationale de La Havane, à Cuba. Un salon commercial qui accueille outre des entreprises cubaines, des entreprises espagnoles, canadiennes, caribéenne ou d’Amérique Latine. La Région entend, par cette présence, donner l’occasion aux entreprises guadeloupéennes « de tester leurs concepts et leurs services, mais surtout de rencontrer en direct des entreprises qui pourraient devenir des partenaires potentiels. » Bien, mais va-t-on importer des produits cubains ou plus sainement exporter des produits guadeloupéens ou vendus par des Guadeloupéens vers Cuba ? Allo, Josette ?

Josette 2
C'est la fête ! Le 15 novembre, il faudra être au Club Hausmann, dans le 9e arrondissement parisien, pour la grande soirée des Iles de Guadeloupe. Josette Borel-Mincertin, présidente de Région, Hilaire Brudey, président du CTIG, et Willy Rosier, directeur général, recevront tout ce qui compte — Victorin Lurel pourrait venir faire un tour... — pour promouvoir notre archipel. Bonne idée ! Hips !..
André-Jean VIDAL

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 23:02

INDISCRÉTIONS
Gérard
Suite au décès d'Étienne Molia, Gérard Lefort a été élu président du collectif Plaidoyer pour une Guadeloupe accessible à tous. L'association J'accède organise une journée nationale de l'accessibilité samedi 20 octobre. En outre, le Plaidoyer enregistrera sur le site J'accède —http://ja2012.jaccede.com— les lieux touristiques aménagés, tels que la Cascade aux écrevisses ou la rivière Corossol. Bien, ça !

Jacky
« Nous n'avons aucune ambition politicienne, affirme Jacky Dahomay, porte-parole du Collectif contre l'épandage aérien, comme le laisse entendre l'adversaire. Il est vrai qu'en Guadeloupe on n'est guère habitué à des hommes et des femmes qui ont une action publique de façon désinterressée. Soyons clairs : j'aurais préféré une retraite plus paisible me permettant de lire et d'écrire comme je le souhaite. C'est la situation et les circonstances qui me happent. »

Patrick
Décidément, c'est la fuite... des cerveaux vers François Fillon. Le Guadeloupéen Patrick Karam, actuel inspecteur général de la Jeunesse et des Sports, ancien délégué interministériel à l'égalité des chances des Français d'Outre-mer, vient de rallier l'ancien Premier ministre au détriment de Jean-François Copé. Ce sera son candidat à la présidence de l'UMP.

Alain
Alain Sorèze est président du Comité régional olympique et sportif guadeloupéen (Crosgua). Membre du Conseil consultatif de l'Education et de l'Environnement (CCEE), il a posé deux questions à celui-ci, ayant trait à la création d'un emblême-drapeau régional pour la Guadeloupe (à l'instar de la démarche menée par le CESR et le CCEE de la Guyane, proposition adoptée par le conseil général de Guyane) mais aussi à l'étude des impacts économique, social et environnemental des grandes manifestations sportives organisées en Guadeloupe afin de mieux aider les décisions en matière de dépenses publiques. Etonnez-vous, les deux dossier sont... toujours à l'étude !
André-Jean VIDAL

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 21:25

HÔPITAL SAINTE-MARIE DE MARIE-GALANTE

Par Jacques Cornano, Sénateur Maire

Saint-Louis, le 18 octobre 2012

 

 

Mercredi 17 octobre 2012, à la Communauté des Communes de Marie-Galante, s’est tenue une réunion entre les élus et l’intersyndicale de l’hôpital Sainte-Marie de Marie-Galante.

 

A la demande de l’intersyndicale de l’hôpital Sainte-Marie de Marie-Galante, suite à l’envoi d’une lettre ouverte aux élus, le Sénateur de la Guadeloupe, Maire de Saint-Louis, Jacques Cornano a invité les trois maires de l’île, Madame Marlène Miraculeux Bourgeois Vice-Présidente du Conseil Général, Monsieur Patrice Tirolien Député Européen, ainsi que les Conseillers Généraux, Madame Huguette Nébot, Monsieur Jean Girard, la Conseillère Régionale Madame Maryse Etzol et le Président de la Communauté des Communes qui est aussi le Président du Comité de Surveillance de l’Hôpital Sainte-Marie, Monsieur Harry Selbonne.

La réunion était présidée par le Sénateur Maire, Jacques Cornano.

L’intersyndicale était représentée par les salariés de l’hôpital affiliés à l’UTS –UGTG et F.O

 

Les élus ont écoutés l’intersyndicale qui a soumit  les propositions suivantes :

PROPOSITIONS DE L’INTERSYNDICALE

 

1-      Dénoncer la méthode et les manipulations orchestrées par l’ARS

 

2-      Exiger la prise en compte du projet élaboré par le personnel

 

3-      Dénoncer qu’il s’agit de la fusion du CHSM avec le CHU ce qui ne garantie aucunement l’équilibre, ni en terme d’activités, ni en terme de recettes tant pour le CHU que pour le CHSM

 

4-      Exiger l’ouverture de négociation avec l’ARS sur la réorganisation de l’offre de soin public et le financement des hôpitaux

5-      Obtenir des élus une réaction pouvant être de déclarer que toutes les administrations de Marie-Galante seront fermées jusqu'à l’ouverture des négociations avec l’ARS et l’Etat.

 

L’ensemble des élus et l’intersyndicale adoptent la proposition de rencontrer très rapidement la Directrice de l’ARS, la Ministre de la Santé et le Ministre de l’Outre-mer.

 

Le Sénateur Maire, Jacques Cornano rappelle que depuis plus de 10 ans, les élus interpellent les gouvernements de droite et de gauche sur la question de la couverture sanitaire à Marie-Galante.

 

Monsieur Cornano indique que s’il faut aller plus loin pour que les élus et la population marie-galantaise se fassent entendre jusqu'à l’ouverture des négociations, la proposition de fermer les établissements publics de l’île serait envisagée.

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 21:24

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LE CANCER :« Je m’informe, je préviens »

 

Vous êtes cordialement invités à un Forum Santé intitulé « Le Cancer : je m’informe, je préviens, qui a pour objectif  d’échanger avec la population, autour de cette problématique du Cancer.

 

Le Samedi 20 Octobre  2012 de 09h00 à 16h00  sur la place Jérémie JALTON.

 

A cette occasion une marche sera organisée par le Comité Guadeloupéen de la Ligue contre le Cancer dès 06h30, départ devant le Centre Communal d’Action Social.

 

Lors de ce forum, il sera question de présenter l’ensemble des acteurs œuvrant dans le domaine de la  santé, et  d’informer la population sur la prise en charge  globale et l’accompagnement  proposés aux patients.

 

Intervenants :

 

-       Le Comité Guadeloupéen de la Ligue contre le Cancer

-       L’AGWADEC

-       Karukéra Onco

-       Le Centre de Coordination en Cancérologie

-       L’Association des Personnels en Cancérologie de la Guadeloupe

 

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