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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 22:12

INDISCRÉTIONS
Victorin et Jacques
Ceux qui disent que MM. Lurel et Gillot ne s'entendent pas seront d'accord avec nous pour dire que c'est une rumeur malveillante. Ils s'entendent tellement qu'ils ont fait chacun une faute, vénielle mais là tout de même, dans leurs discours au Congrès, hier : dans le discours de M Lurel, il est dit que la loi sur la laïcité de 1905 est du 8 décembre alors qu'elle est... du 9 ! Et dans le discours du Dr Gillot, on relevera que le pgcd c'est le plus grand et non pas le plus petit commun dénominateur...

Jacques
« La dictée d'un Etat en proie à des tentations coloniales... », a dit Jacques Gillot en parlant de cette France dont il aime les bons plans... Pourtant, s'il se souvient bien des discours de Nicolas Sarkozy, à Petit-Bourg (2), on peut douter que la France ait, en Guadeloupe des tentations coloniales. Plutôt des tentations soit de normalisation — et là, il faudra se serrer la ceinture, comme là-bas et plus de dépenses inappropriées — , soit de larguage si on ne comprend pas que la gabegie c'est fini... Et sans état d'âme en plus dans ce dernier cas !

Gugusses
Routes de Guadeloupe vient de placer un magnifique panneau devant le CHU, pour signaler les possibilités d'embouteillage. Sauf que quand on voit le panneau, là où il est placé, on est déjà dans les embouteillages depuis une bonne dizaine de minutes !..

Josette
Josette Borel-Lincertin est présidente du Comité du tourisme des Iles de Guadeloupe mais aussi de plusieurs autres institutions es qualité de première vice-présidente du conseil régional. Voici une retraite bien remplie pour une ancienne chef d'établissement scolaire ! Dommage qu'elle ne connaisse pas mieux ses dossiers !..

Anne
Une amie, Anne, me dit : « J'ai vu ce jeudi matin vers 8 heures dans les rues de Basse-Terre un véhicule de la police nationale dont les deux occupants ne portaient pas la ceinture de sécurité. Les agents de police en sont-ils dispensés ou est-ce une particularité de leur véhicule d’en être dépourvu ? Parfois rencontrés aussi roulant dans les mêmes conditions certaines voitures de la gendarmerie… Ils seraient bien inspirés de montrer l’exemple ceux là même qui nous verbalisent… » Pas faux !
André-Jean VIDAL

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 22:11

INDISCRÉTIONS
Pierre
Pierre Emmanuel, correspondant de RCI à Basse-Terre, vient de recevoir le Mérite national sur le contingent du ministère de l'Outre-mer. Qu'il préside ou vice-préside de nombreuses associations, clubs, ligues et comités sportifs après vingt années au Cygne-Noir, comme entraîneur, sélectionneur, arbitre ou dirigeant et un parcours sportif superbe comme pratiquant joueur (basket, foot, hand, volley, athlétisme), au Cygne-Noir, au lycée Gerville-Réache et ailleurs explique sûrement l'intérêt de Marie-Luce Penchard pour ce Basse-Terrien influent...

Victorin & Cie
Les présidents des Régions Guyane, Martinique et Guadeloupe se sont réunis à la cité administrative de Cayenne en Guyane pour la 3e conférence des présidents de Régions Françaises d’Amérique. Rodolphe Alexandre, président de la Région Guyane, Victorin Lurel, président de la Région Guadeloupe, et Serge Letchimy de la Région Martinique ont tenté de définir une politique commune de l’union des Régions Antilles-Guyane... avant de signer une déclaration commune. C'est vrai, comme l'a dit Letchimy, que fédérer un million d'habitants c'est mieux que rester sur sa petite île... Reste qu'il va falloir dire ce qu'on va faire pour cette grande région qui s'étend sur une zone grande comme   un continent !

Marie-Christine
L'UPLG n'a pas souhaité participer au Congrès des élus, hier, à Basse-Terre. Marie-Christine Myre-Quidal, sa secrétaire générale, explqiue : « Je constate que le président du Congrès ne s’investit pas pour chercher des solutions aux problèmes que rencontrent les Guadeloupéens au quotidien : l'eau, le transport, les déchets, la hausse des prix, la formation... » Elle aurait comme l'impression que ce truc c'est comme... du vent, qu'elle ne l'aurait pas mieux exprimé ! Ben, Marie-Christine...

Josette
Josette Borel-Lincertin est présidente du Comité du tourisme des Iles de Guadeloupe mais aussi de plusieurs autres institutions es qualité de première vice-présidente du conseil régional. Voici une retraite bien remplie pour une ancienne chef d'établissement scolaire ! Dommage qu'elle ne connaisse pas mieux ses dossiers !..

Anne
Une amie, Anne, me dit : « J'ai vu ce jeudi matin vers 8 heures dans les rues de Basse-Terre un véhicule de la police nationale dont les deux occupants ne portaient pas la ceinture de sécurité. Les agents de police en sont-ils dispensés ou est-ce une particularité de leur véhicule d’en être dépourvu ? Parfois rencontrés aussi roulant dans les mêmes conditions certaines voitures de la gendarmerie… Ils seraient bien inspirés de montrer l’exemple ceux là même qui nous verbalisent… » Pas faux !
André-Jean VIDAL

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 14:07

INDISCRÉTIONS
Marine
Elle court, elle court... la Marine. Marine Le Pen devrait faire un tour aux Antilles, début 2012. Son père avait eu quelques difficultés à débarquer en Guadeloupe lors d'une précédente présidentielle. Il s'était rabattu sur Saint-Barth. En Martinique, il avait expédié la jeune Marine, encore méconnue pour le représenter. Cette fois-ci, comment sera accueillie la candidate Front National ? On verra...

Victorin
« Je tiens à formuler des vœux de prompt rétablissement à notre compatriote et collègue, la ministre en charge de l’Outre-mer qui, vous l’avez appris comme moi, a eu un souci de santé à la fin d’une émission de radio », a dit M. Lurel, dans son discours de plénière. Urbain !

Victorin 2
Victorin Lurel est revenu sur la polémique née des propos tenus (par écrit) dans une note de Gaëlle Comper, qui a servi au Congrès des élus sur l'insécurité. « Ce rapport ne reflétait en aucune façon, ni sur ce point, ni sur d’autres, l’opinion de la Région Guadeloupe, de ses élus ou de son président. Il était une synthèse des auditions réalisées en préparation du Congrès.
Ce paragraphe synthétisait donc, avec les risques inhérents à ce type d’exercice, les propos d’une scientifique, criminologue connue et respectée, sur les possibles conséquences en matière de faits de violence d’un malaise identitaire non ou mal réglé. »
Il fallait le dire !

Victorin vs Jacques
Victorin Lurel, toujours, en plénière, mardi soir : « Hormis mes tentatives de relancer le processus, je regrette d’avoir à dire que le projet de société a davantage servi de prétexte à certains élus pour accuser avec virulence, comme par hasard à chacune de mes présidences du Congrès, la Région Guadeloupe et son président de s’opposer à son élaboration. C’est donc pourquoi, face à cette forme d’inertie dont je suis le bouc émissaire bien commode, j’ai décidé de proposer une contribution qui soit une base de travail et de débat dans le cadre du congrès de cette semaine. » Et toc ! Ce matin, ce sera Embrassons-nous Folleville ?

Victorin 3
« J’ai, depuis longtemps, accepté d’être critiqué. Critiqué parce que je ne ferais pas. Mais critiqué aussi quand je fais. En tout cas, moi, je travaille. », a dit M. Lurel. Pas facile d'entendre ce discours quand on a les oreilles qui sifflent...
André-Jean VIDAL

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 14:06

INDISCRÉTIONS
Patrick
Grand moment d'émotion, hier matin, avec le reportage, sur RCI, par Thierry Fundéré et Daniel Marival, à propos du malaise dont a été victime Marie-Luce Penchard, en direct dans l'émission du lundi soir, C'est politique. C'est ainsi qu'on a appris que Patrick Bello, journaliste et infirmier de formation, qui était là, a donné les premiers soins à la ministre victime d'un gros coup de fatigue. Ah, si Pierre Emmanuel avait été là ! Car lui, il est aussi sapeur-pompier volontaire ! A RCI, jamais pris de cours, les confrères !

Marie-Luce
Hier, Marie-Luce Penchard, ministre de l'Outre-mer, était encore en Guadeloupe. Elle a subi quelques examens médicaux lundi soir au CHU puis hier une grande partie de la journée, jusqu'à 16 heures. Ceci pour s'assurer que le malaise dont elle a été victime n'aurait pas de suites facheuses. Et qu'elle pourrait voyager en avion en toute tranquilité. Ce qui ne se fera pas dans l'immédiat, la ministre ayant besoin de repos, ce qu'elle fera chez elle, en Guadeloupe, entourée de l'affection des siens, durant les prochains jours.

Joël
Où sera Joël Lobeau, président de la chambre de métiers, ce week-end ? A partir de jeudi, aux Assises de l'artisanat d'Outre-mer, à Paris. Il sera, plus tard, à l'Olympia, pour la remise des prix Stars et métiers. Un artisan guadeloupéen sera récompensé ! 

Julien
Le Comité du Tourisme des Îles de Guadeloupe a sélectionné son Guadeloupe trotter : il s'agit de Julien Marcel, alias Juju. A 27 ans, il est directeur artistique et web designer free lance. Plus de 120 candidatures ont été postées sur la page facebook dédiée à la campagne de communication du CTIG et 3 501 votes ont été enregistrés sur les différents profils. Julien Marcel devrait arriver prochainement en Guadeloupe pour découvrir l'archipel... On dirait un conte de fées...

Gugusses
Une patrouille de police à pied dans les rues de Pointe-à-Pitre. Gilets pare-balles, véhicule, qui circule au niveau des fantassins, dans lequel ils sont prêts à s'embarquer. Un sentiment d'insécurité ambiant. Comme une armée d'occupation, pas aimée. Un sentiment bizarre. C'est vrai qu'ils sortent rarement de l'hôtel de police. Alors, quand ils sortent, ils sont prudents ! Si ça se trouve, ils ont raison de se méfier...
André-Jean VIDAL

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 14:05

INDISCRÉTIONS
Florent
Florent Charbonnier, de Caraïbéditions, vient de publier trois ouvrages. Tout d'abord, un polar, mais pas de n'importe qui. Ernest Pépin, écrivain guadeloupéen, s'est essayé au genre, avec La Darse rouge. A lire. Une BD aussi, chez Florent : Ti-Jacques, tome 3, d'Alain Mabiala et Bernard Joureau, et le guide du créole coquin, Kokolo, tome 2, d'Hector Poullet. Et, pour les amoureux de la Guyane, Aux îles, point de salut. A découvrir le 17 décembre !

Jacques
Zip ! Zip ! Les oreilles de Victorin Lurel ont du siffler, ce week-end. C'était durant la convention GUSR. « Il faut comprendre que les postes électifs et le pouvoir ne sont pas une fin en soi mais un moyen de servir nos idéaux et l’ambition que nous nourrissons pour notre population ! Cela demande de mettre un terme à ces relations entre les partis uniquement fondées sur les rapports de force et la répartition des postes ! Cela commande de barrer la route à ces stratégies à courte de vue entre les partis de gauche qui nous font passer à côté des grands enjeux du pays en nous ramenant quelques 15 ou 20 ans en arrière ! Oui mes chers camarades, il nous faut cesser d’avoir en permanence les yeux rivés sur les urnes ! » Mouais...

Jacques 2
« Il n’y aura pas plusieurs projets pour la Guadeloupe, car il n’y a qu’un seul projet susceptible de faire avancer le pays et servir nos ambitions pour demain. Ce projet ambitieux et mobilisateur, c’est le projet d’une Guadeloupe unie car nous le savons tous, c’est toujours le peuple qui décidera en dernier ressort des institutions qu’il voudra pour le pays ! » Cela a le mérite d'être clair. Reste qu'il va falloir attendre la fin de la semaine pour savoir si la contribution en forme de projet finalisé de Victorin lurel, qui circule dans les rédaction, sera LE projet final. On peut en douter, les deux hommes étant passés, depuis la semaine dernière, par interviews radio interposé, à la vitesse supérieure dans le style : tu m'accuses de mais c'est toi qui... Qui va siffler la fin de la partie ?

Guy
Dans la contribution du GUSR, votée ce week-end, il y a des priorités : « Permettre la réappropriation de leur Histoire par les Guadeloupéens. » Il faut aussi « œuvrer pour une meilleure prise en compte du bilinguisme. » Comment ? « Les collectivités territoriales doivent accompagner les établissements scolaires en soutenant tous les projets pédagogiques se fixant pour objectif de valoriser le bilinguisme des élèves, en vue d’enrayer le processus d’échec scolaire. » Cela fait trente ans qu'on joue — il n'y a pas d'autre mot —, pour des raisons pédagogiques ou idéologiques, avec cette idée et il y a de plus en plus d'illettrés chez nous, hélas...

Alain
Alain Forgeur-Paquet, d'Auto Guadeloupe, vient de remplacer Ludovic Erbeia, de Renault, à la tête du syndicat des importateurs automobiles. M. Erbeia préside TDA (traitement des déchets automobiles), l'organisme chargé de l'élimination des batteries usagées et vieux pneus.
André-Jean VIDAL

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 14:05

INDISCRÉTIONS
Nadine et Marie-Luce
Nadine Morano, ministre auprès du ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé, chargée de l’Apprentissage et de la Formation professionnelle, et Marie-Luce Penchard, ministre déléguée à l'Outre-mer, ont signé, hier, une convention avec la Région, sur les objectifs et moyens de l'apprentissage. Au CFA du Raizet, pas à l'hôtel de Région. En Martinique, la même convention avait été signée à la Région... Mais en Martinique il n'y a pas d'antagonisme entre MLP et Serge Letchimy comme il y a ici une réelle chikaya entre la ministre et le président de région..

Victorin
« En raison de la tournure politicienne et partisane de la visite de la ministre de l'Apprentissage et de la formation professionnelle et de la ministre chargée de l'Outre-mer, tournure contraire à la tradition des voyages officiels, je ne m'associe plus à la suite du programme du déplacement ministériel... », faisait savoir plus tard Victorin Lurel. Bon, on a compris.

Pierre
Pierre Emmanuel, correspondant de RCI à Basse-Terre, vient de recevoir le Mérite national sur le contingent du ministère de l'Outre-mer. Qu'il préside ou vice-préside de nombreuses associations, clubs, ligues et comités sportifs après vingt années au Cygne-Noir, comme entraîneur, sélectionneur, arbitre ou dirigeant et un parcours sportif superbe comme pratiquant joueur (basket, foot, hand, volley, athlétisme), au Cygne-Noir, au lycée Gerville-Réache et ailleurs explique sûrement l'intérêt de Marie-Luce Penchard pour ce Basse-Terrien influent..

Victorin 2
Un petit grain pour le paquebot Lurel, que la grogne de Jacques Gillot. Ce dernier reproche au président de région de décider seul du calendrier des réunions du Congrès des élus. Et du contenu des congrès. Surtout de celui sur les institutions, à venir. S'il ne parle pas de dictature de... M. Lurel, on n'en est pas loin quand il fait le procès à l'avance du texte qui sera soumis au vote des élus. En fait, il lui reproche de décider seul de tout. De ne pas tenir compte du projet guadeloupéen initié par son équipe. Mais, ces gens ne se voient-ils pas avant la tenue du congrès pour peaufiner un texte commun ? Bizarre cette synergie qui n'en est plus tout à fait une...

Victorin et Jacques
Voici qui va rassurer le président Gillot (mais cherche-t-il à être rassuré ?). En exergue de la contribution au débat sur le projet guadeloupéen de société, le président Lurel explique qu' « il a vocation à être amendé, complété et enrichi et, pour cela, sera transmis à l’ensemble des élus, puis publié et mis en ligne afin qu’il soit accessible au plus grand nombre de citoyens et qu’il bénéficie de la concertation la plus large. Il sera ensuite soumis et discuté au congrès d’orientation des 8 et 9 décembre. Après ce débat et une fois adopté formellement par le congrès comme document de travail, il sera soumis aux comités communaux, au comité départemental et régional, aux associations, aux partis et aux cultes de toutes confessions... » Bref, ce n'est ni un document secret ni un truc que M. Lurel va sortir de son chapeau le 8 décembre !

Patrick et Daniel
L'arrivée du brillantissime Patrick Dumirier (ex-ANPE et ex-Pôle Emploi) au conseil général a sonné le glas de tous ceux qui s'endormaient dans leurs fauteuils et sur leurs bureaux. Il paraît qu'il s'est très sérieusement penché sur les compétences des uns et des autres... Il y avait déjà son frère Daniel Dumirier au département, qui, depuis son poste de directeur de cabinet du président Gillot, secouait les puces de ceux qui n'allaient pas dans le sens de l'Histoire, là, le tandem est redoutable, qui prépare sûrement des équipes plus affûtées pour la suite des événements... On serait tenté de dire : enfin !
André-Jean VIDAL

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 14:04

MERCI MONSIEUR EDINVAL
" C'est après avoir suivi le Congrès au conseil régional que j'ai appris, avec tristesse le décès d'Eric Edinval, professeur d'économie, partenaire politique engagé à Pointe-à-Pitre, père d'un ami.
Comme un signe, alors même que nous avons tendance à privilégier les politologues, les psychologues ou les philosophes pour analyser et débattre des problèmes et de l'avenir de la Guadeloupe, la disparition de cet éminent économiste, pédagogue avec un esprit cartésien impressionnant, est comme un signe pour un "recentrage" de nos réflexions et de nos démarches. L'économiste Eric EDINVAL, militant nationaliste, nous aurait tous conseillé de prrendre davantage en compte deux éléments essentiels en matière de développement: le facteur "temps" et l'environnement extérieur.
Le facteur "temps" , c'est voir plus loin que 2012 ou 2014, ces quelques années animées par des calculs politiciens , et se projeter au delà. Ainsi les acteurs d'aujourd'hui seraient plus efficaces car détachés de leurs préoccupations "carriéristes" du court terme.
Le facteur "environnement extérieur" nous inviterait à faire des analyses comparatives, à examiner les changements institutionnels et économiques intervenus depuis ces deux dernières années, en Europe, au Moyen-Orient , et surtout aussi dans la Caraïbe.
Merci MONSIEUR EDINVAL. "
Alain SOREZE



Victorin LUREL, très touché par la disparition de l’économiste Eric EDINVAL

Le président de la Région Guadeloupe, Victorin LUREL, fait part de son émotion après l’annonce de la disparition de l’économiste guadeloupéen Eric EDINVAL.
« Je suis très touché. Eric EDINVAL a été mon professeur à l’Université et il m’a beaucoup marqué. Je garde le souvenir d’un homme affable qui enseignait avec décontraction et sans embrigadement toutes les théories économiques, en particulier celles relatives au développement Marxiste sans sectarisme, figure du nationalisme, il aura été avec constance un homme ouvert.
Je salue sa mémoire et, au nom de l’ensemble des élus du Conseil régional, j’adresse à sa famille et à ses proches des condoléances attristées ».



Jacques GILLOT salue la mémoire d’Eric EDINVAL


Le Président du Conseil Général a appris avec tristesse le décès d’Eric EDINVAL.
Jacques GILLOT salue la mémoire de ce brillant économiste, théoricien émérite de l’économie de plantation, enseignant d’une rare disponibilité pour les générations successives qui furent ses disciples à l’Université des Antilles et de la Guyane.
Un homme affable doublé d’un homme de convictions et d’engagement, militant de la première heure de la cause nationaliste, qui vouait un amour profond à la chose publique et à la Guadeloupe.
Jacques GILLOT présente ses sincères condoléances à sa famille ainsi qu’à la communauté universitaire endeuillée et s’associe à leur douleur en cette pénible circonstance.

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 17:38

 

Discours du Président du Conseil Général

Congrès des élus régionaux et départementaux

Basse-Terre, le 8 Décembre 2011

  

 

Monsieur le président du Conseil régional, Président en exercice du congrès,

Madame et messieurs les parlementaires,

Mesdames et messieurs les maires,

Mesdames et messieurs les élus,

Mes Très chers compatriotes,

 

Après tant de malheurs, après tant de malentendus, après tant de révoltes et de rébellions, l’Histoire de la Guadeloupe fait encore une fois appel à notre sens des responsabilités.

Oui mes chers compatriotes, l’Histoire nous convoque parce que chacun d’entre nous dresse le constat d’une Guadeloupe qui ne peut se contenter d’endosser des habits qui ne conviennent ni à son corps ni à son âme.

Oui, mes chers compatriotes, malgré les nombreux efforts des collectivités locales, notre Guadeloupe est prise dans la tourmente des modernités mortifères.

Le chômage, la violence, l’insécurité, la fragilité des familles, la faiblesse de la production, la fuite dans la consommation, sont autant de symptômes d’un mal-être qu’il faut entendre, qu’il faut comprendre et qu’il faut absolument réparer.

Et nous avons à cet égard nous, élus de la Guadeloupe d’aujourd’hui, une lourde et terrible responsabilité : celle d’ouvrir la voie du changement en créant les conditions du débat au sein du peuple guadeloupéen.

Mais le peuple guadeloupéen, lui-même, doit aussi se regarder en face et se poser toutes les questions essentielles afin d’imaginer la Guadeloupe à laquelle il aspire.

Oui mes chers compatriotes, chacun d’entre nous doit donc se poser la question : « Et moi, que puis je faire pour mon pays ? »

Le 10 mai dernier, lors de ma déclaration de politique générale, je soulignais la nécessité pour nous de faire la politique autrement.

J’entendais par là, la nécessité et l’urgence de bannir les querelles de personnes, les rivalités de pouvoir, les égoïsmes partisans, les allégeances idéologiques,

J’entendais par là l’urgente nécessité de nous atteler collectivement à résoudre le seul problème qui vaille : le paradoxe d’une Guadeloupe qui tarde à être au rendez-vous d’elle même en dépit de ses innombrables potentialités.

Comment en effet expliquer que notre territoire produise tant de sommités intellectuelles, tant de champions dans toutes les disciplines sportives, tant d’artistes de renommée mondiale, et que dans le même temps nous ne parvenions pas à réussir ensemble ?

Devons-nous nous réduire à ce que les réussites individuelles se construisent toujours sur l’autel de toute ambition collective ?

Bien au contraire, mes chers compatriotes, j’ai envie de vous dire que rien n’est impossible à celui qui croit !

Aujourd’hui encore, je veux donc souligner cette volonté qui m’a toujours guidé d’écouter, d’écouter encore, d’écouter toujours les aspirations du peuple, son vouloir et ses rêves pour donner à l’avenir les couleurs d’une espérance haute et noble.

C’est cette ambition qui a conduit les élus réunis en congrès le 24 juin 2009 à adopter à l’unanimité une méthodologie qui installe le peuple au cœur de notre démarche.

Et c’est cette méthode que nous devons appliquer en ayant pleinement conscience que nous ne parviendrons à rien en opposant un homme à un autre, un camp à un autre, un clan à un autre !

Et de la même manière, nous ne construirons pas la Maison Guadeloupe sur des clivages !

C’est pourquoi je le redis avec toute la force de ma conviction, mes chers compatriotes:

Le Projet Guadeloupéen de Société ne sera ni l’affaire exclusive des assemblées locales,

Ni la partition jalouse des intellectuels ou des acteurs économiques,

Ni le résultat de tractations politiques,

Encore moins la dictée d’un Etat en proie à des tentations coloniales.

 

Le projet guadeloupéen de société doit d’abord être l’affaire du peuple guadeloupéen toutes composantes rassemblées, car en démocratie seul le peuple est souverain !

Chacun d’entre nous ici a suffisamment d’ambition pour le pays et les capacités intellectuelles d’élaborer individuellement un projet pour la Guadeloupe,

Et j’ajouterais même que chaque guadeloupéen a sa propre vision de l’avenir du Pays,

Mais l’objectif cardinal, mes chers collègues, ce n’est pas d’élaborer autant de projets concurrents qu’il y a de visions du pays mais plutôt de rechercher le plus petit dénominateur commun entre toutes ces visions,

C’est bien là, la différence fondamentale entre une campagne électorale et l’élaboration du projet guadeloupéen de société.

En campagne électorale, on fait valoir ses différences et on essaye de rassembler sur son nom,

Tandis qu’élaborer un projet fédérateur requiert, bien au contraire, de se mettre anonymement au service de la Guadeloupe pour rechercher les points de convergence.

Entre la volonté du MEDEF de faire de la Guadeloupe une cité caribéenne du 21ème siècle, ancrée dans son bassin géographique,

La vision de la société des économistes d’une valorisation du triptyque « culture, identité et patrimoine » pour un modèle de production davantage tourné vers le territoire,

La proposition de collectivité unique fusion du département et de la région gérée par un exécutif unique dans le cadre de l’article 73, portée par le Député Eric JALTON,

Entre le projet de gouvernance porté par Lucette MICHAUX CHEVRY évoquant une collectivité dotée d’une assemblée délibérante, un conseil exécutif et des conseils consultatifs,

L’ambition du MODEM de placer les nouvelles solidarités, générationnelles, territoriales et interrégionales au cœur du projet,

Dans la volonté du Docteur BREDENT de procéder à une réforme concertée du système de santé en Guadeloupe,

Celle de l’URAPEG et des Verts de valoriser durablement notre capital naturel,

Dans la contribution du président en exercice du congrès de réviser notre modèle de développement en valorisant mieux nos avantages comparatifs,

Dans la volonté de l’ordre des experts comptables de procéder à une adaptation de notre fiscalité à nos réalités,

Dans la proposition du CROSGUA de faire émerger un plan pour les emplois sportifs et l’aide à la formation professionnelle dans ce secteur,

Dans l’ambition de GUSR de faire émerger une société solidaire, fondé sur la recherche du mieux-être individuel et collectif,

Qu’il s’agisse des attentes légitimes de nos compatriotes de Marie-Galante, de Désirade et des Saintes,

Qu’il s’agisse des doléances justifiées des acteurs du BTP en termes de commande publique,

Entre toutes ces contributions et celles, innombrables, qu’il nous appartient encore de recueillir du peuple Guadeloupéen,

Il y a un point commun mes chers compatriotes qui est tout simplement l’amour du Pays !

Nul guadeloupéen n’aime plus la Guadeloupe qu’un autre !

Personne n’est détenteur de la vérité absolue dans l’isolat de sa conscience !

Et nous devons surtout apprendre à nous écouter, à discuter pour trouver des compromis, c’est à dire les bonnes, ou les moins mauvaises, solutions pour le Pays !

C’est pourquoi nous devons veiller à éviter les errements du passé mes chers compatriotes,

Eviter que le projet ne soit assimilé à un homme, à un camp !

Refuser d’élaborer un projet entre élus réunis en conclave sans associer le peuple guadeloupéen à sa genèse,

Oui mes chers compatriotes vous l’aurez compris,

Il s’agit de placer tous les citoyens guadeloupéens sans exclusive, sur le même pied d’égalité sans monopole ni privilège, sans tutelle, ni vasselage !

Il s’agit de réunir sans délai le Comité Guadeloupéen du Projet afin qu’il poursuive les missions que nous lui avons nous-mêmes assignée le 24 juin 2009, c’est à dire:

-       Premièrement organiser le débat dans tout l’archipel

-       Ensuite recueillir toutes les contributions des guadeloupéens, qui viendront s’ajouter aux contributions reçues à ce jour, aux rangs desquelles figure naturellement celle de la présidence du congrès

-       Et enfin réaliser la synthèse de toutes ces contributions

Oui mes chers collègues, nos compatriotes ont leur mot à dire !

Et sur ce point je voudrais saisir l’opportunité de tordre le cou à deux idées fausses qui tendent à prospérer :

La première c’est de considérer que nos concitoyens ne sont pas capables d’imaginer l’avenir et qu’il faut nécessairement que les élus leur soumettent un projet à valider.

Non mes chers collègues, je pense au contraire que les guadeloupéens ont envie et besoin de débattre, de formuler des propositions !

Deuxièmement, mes chers compatriotes, contrairement à ce que certains medias ont voulu faire croire, il n’y a pas de projet de société de Jacques GILLOT pour la Guadeloupe !

Bien sur j’ai une vision de la Guadeloupe !

Naturellement je veux que notre pays chemine vers plus de responsabilité, plus de solidarité, plus de citoyenneté surtout !

Et il n’est de secret pour personne que je souhaite une nouvelle gouvernance de nos institutions dans le cadre de l’article 73, avec une collectivité unique en lieu et place de la région et du département avec à sa tête un exécutif collégial ;

J’ai même affirmé qu’il serait nécessaire que la classe politique guadeloupéenne décrète une sorte de trêve électorale pour que chaque élu, chaque parti apporte sa contribution au démarrage de cette nouvelle collectivité si le peuple guadeloupéen en validait le principe ;

Mais pour autant, mes chers compatriotes, je ne considère pas détenir la vérité absolue, car ma vision n’est qu’une contribution au débat !

Et je suis prêt à tendre la main à l’autre pour débattre de ses propositions et pour finir, parvenir à une synthèse qui fédère l’immense majorité des guadeloupéens !

C’est cette conviction qui m’a toujours poussé à privilégier le consensus sur les rapports de force.

Mais le consensus n’est pas la résultante d’une soumission des uns aux autres.

Le consensus c’est la coordination d’un faire ensemble, c’est l’exaltation d’une volonté commune tendue vers un idéal commun.

C’est un choix ! Et j’ai fait le pari d’être fidèle à mes choix.

Je ne suis pas le fils de la Guadeloupe des partis.

Je suis le fils de la Guadeloupe, de cette terre, de cette Histoire, de ce peuple que nul n’a le droit de minimiser.

Des courants divers nous traversent, mes chers compatriotes,

Des idées différentes nous interpellent et c’est bien pour cela que nous avons besoin de débat, de dialogue, de concertation.

C’est bien pour cela que nous avons besoin de convergences.

C’est pourquoi le Projet Guadeloupéen de Société ne peut-être que le point de convergence qui synthétise l’ensemble des apports de chacun.

Et c’est cette synthèse, portée par peuple guadeloupéen sur la base de ses propres contributions dans toutes les communes de l’archipel qui franchira sans difficulté le cap des consultations officielles, qu’il s’agisse des référendums d’initiative locale, ou à l’échelon de la Guadeloupe à l’initiative du Premier Ministre,

Ce Congrès, même s’il n’est pas décisionnel, garde donc toute son importance dans la mesure où il doit à mon sens sceller à nouveau la volonté des élus guadeloupéens de marcher du même pas sur cette question, par-delà nos différences.

Le peuple guadeloupéen nous regarde et nous juge car c’est lui qui nous a élu !

Il attend beaucoup de la qualité de ce Congrès.

Il attend beaucoup de notre sens des responsabilités.

Il attend beaucoup de notre capacité à forger, avec lui, les clés de l’avenir.

Un avenir qui passe par une organisation repensée de notre économie, par une vision plus cohérente et plus juste de notre fiscalité.

Par des liens sociaux plus solidaires, moins agressifs et pour finir plus harmonieux.

Par l’affirmation de notre identité mais aussi par la nécessité de faire de notre culture et de notre patrimoine le sel de notre développement.

L’avenir passe surtout, je le répète, par une autre manière de concevoir la politique.

La politique bien sûr ce n’est pas l’unanimité, car toute unanimité flirte avec la dictature !

La politique c’est pour moi l’art de construire avec des différences inévitables les piliers salutaires d’une maison commune.

Il y a les élus, il y a les syndicats.

Il y a les forces économiques, il y a les forces intellectuelles et artistiques.

Il y a les électeurs. Mais il y a surtout le peuple.

Le peuple qui désespère ! Le peuple qui s’exaspère ! Mais le peuple qui porte tous les jours la Guadeloupe sur ses épaules !

La politique nous invite donc à dépasser nos certitudes, à nous élever au-dessus de nos égoïsmes, à nous transcender pour assurer l’épanouissement de tous.

La belle politique nous invite, chers collègues, à donner au pays une image noble de nous. Une image digne de nous.

Une image d’élus qui mettent de côté les discours incantatoires pour mobiliser ce peuple vers la réalisation de lui-même.

Une image qui fasse qu’un jeune chômeur, qu’une femme blessée, qu’une famille désemparée, qu’un aîné abandonné reprennent confiance, se lèvent et transforment la réalité de manière positive.

Oui mes chers compatriotes, il est des moments où un pays a besoin de se dépasser, de laisser de côté les affrontements et d’enjamber les susceptibilités car l’enjeu lui-même le commande.

Plus l’enjeu est élevé, plus nous devons être humbles.

Plus l’enjeu est élevé, plus nous devons être tolérants.

Alors, je vous dis Monsieur le Président du Congrès, chers Congressistes, chers compatriotes :

Redonnons la parole au peuple pour ne pas confisquer l’espérance !

Donnons la parole au peuple pour bâtir ce nouveau contrat social, ce nouveau pacte entre les citoyens !

Donnons la parole au peuple pour dégager la perspective d’une nouvelle société, d’une nouvelle donne !

Je conclurai mon propos par une citation dont les nombreux latinistes reconnaitront sans difficulté l’auteur :

« Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles ! »

ou comme le disaient nos anciens : sé zyé ki lach’ !

Je vous remercie.

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 17:05

Peuple Guadeloupéen,
Gwadloup Colonie française. Jeudi 8 décembre 2011. .Au moment où la situation socio économique de notre pays ne cesse de se dégrader comme le témoignent, les incessantes augmentations des prix, la hausse constante du nombre de chômeurs, tout particulièrement chez nos    jeunes
Au moment ou l’état colonial français et ses fonctionnaires veulent liquider l’usine de Grande Anse, fermer l’hôpital de Marie Galante pour vider l’ile de sa population
Au moment, ou la justice coloniale française, s’acharne sur les travailleurs et tout particulièrement sur les syndicalistes de l’UGTG
FKNG ! pense qu’il faut proposer au peuple guadeloupéen, une voie autre que celle de ces congrés à répétition qui ne servent à rien
FKNG ! affirme en effet, que le climat de chiraj , de compétition électoraliste,    entre les deux exécutifs, est totalement indécent et improductif et que de ces congrés, il n’ y a rien à espérer , ni pour notre peuple ni pour notre pays !
FKNG ! observe que depuis près de 3 ans, de reculs, en moratoire , les présidents des deux assemblées dites majeures ont usés de tous les stratagèmes , pour refuser de conduire notre    peuple dans la voie de la dignité et de la responsabilité
FKNG ! souligne avec force que ce énième congrés réuni en toute précipitation, dans un climat d’affrontement ouvert entre les deux présidents , n’est un paravent électoral, derrière lequel se cachent une fois de plus des ambitions et des querelles de personnes.
Tout cela est détestable. le 10 é congrès soit disant destiné à poser les problèmes de la violence et de l’insécurité , n’ aura en fait servi qu’ à stigmatiser la composante négro africaine de notre pays. Une pseudo criminologue ayant    commis en toute impunité , une incroyable découverte , en affirmant que la violence n’était que le fait des afro descendants ... le pire est que ce « rapport honteux » et raciste a été avalisé avec l’accord du président Lurel
FKNG ! constate donc que fondamentalement, ces congrés successifs , n’ont aucune incidence réelle sur la vie de notre peuple, car cette superstructure, sorte de 3é assemblée a prouvé sa totale inefficacité dans la résolution des problèmes essentiels de notre peuple
Plutôt que des congres –grand messe, la Guadeloupe et les Guadeloupéens ont besoin d’en finir avec les liens de la dépendance politique, économique, imposés depuis des siècles par l’état colonial français.
Sur le plan politique FKNG ! Croit qu’il nous appartient, de trouver notre chemin, pour assumer l’avenir de    notre pays et une Guadeloupéen verticale.
Cela passe par nécessairement par l’amplification du combat contre le colonialisme, la mise ne place d’un programme , un travail unitaire avec les composantes sincères du mouvement national , pour la constitution à terme d’une Autorité Politique , étape essentielle, avant l’ouverture de négociations avec l’état colonial
FKNG ! croit cependant que sur le plan économique, qu’il nous faut dès aujourdhui préparer notre peuple à l’auto suffisance alimentaire,
Manjé sa ka nou ka pwodui é pwodui sa nou ka manjé pou nou arêté atann asi bato a fwansé !
FKNG ! souhaite aussi un rapprochement avec les peuples nations de la Caraibe,
FKNG ! salue et soutient la création de la communauté des états latino américains et caribéens ( CELAC)
En définitive,
FKNG ! refuse toute participation à ce congrès ,car nous croyons que les questions essentielles de notre pays n’y sont jamais abordées et qu’après deux jours de beaux discours, le peuple guadeloupéen se retrouvera une fois de plus seul face à ses problèmes essentiels
An nou sanblé an nou lité pou nou kaskod asi Fwansé !
Secretaire National FKNG !
Danik Zandwonis

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 16:03

XIe CONGRES DES ELUS DEPARTEMENTAUX ET REGIONAUX

DISCOURS DU PRESIDENT DU CONSEIL REGIONAL M. VICTORIN LUREL

 

Monsieur le sénateur-président du Conseil général,
Madame et messieurs les parlementaires,
Monsieur le président de l’Association des maires,
Monsieur le président du Conseil économique et social régional,
Monsieur le président du Conseil de la culture, de l’éducation et de l’environnement,
Mesdames et messieurs les élus départementaux et régionaux, chers collègues, Mesdames et messieurs les responsables de partis politiques, Mesdames et messieurs les invités, Mesdames et messieurs,
Mes chers compatriotes,
C’est avec fierté et une certaine solennité que j’ouvre ce matin les travaux du deuxième des trois congrès que la Région Guadeloupe aura, au total, organisés durant ce semestre.
Tout juste un mois après celui que nous avons tenu sur la violence et l’insécurité, et avant de nous retrouver ici dans moins de deux semaines, le 21 décembre, pour débattre de santé et d’alimentation, nous sommes donc réunis aujourd’hui et demain, sur trois demi-journées, autour de l’élaboration du Projet guadeloupéen de société.

Mais, en réalité, chacun de ces trois congrès que nous avons convoqués s’inscrit précisément dans cette démarche décidée en juin 2009 et confirmée ici-même en décembre 2010.
Les congrès thématiques ont pour objet d’enrichir notre réflexion commune sur des problématiques sociétales essentielles mais, au travers du vote de nos résolutions, ils nous permettent dans le même temps de mettre en œuvre des politiques publiques et des mesures concrètes pour apporter des réponses aux demandes citoyennes. Car notre travail de réflexion, pour important qu’il soit, ne doit jamais nous faire perdre de vue que nous avons d’abord été élus pour agir très concrètement dans l’intérêt des Guadeloupéens.
Ce XIe congrès, j’ai toutefois souhaité qu’il soit un congrès « d’orientation ». C'est-à-dire, par essence, un moment de débat sur ce que peuvent être les grands axes, les thématiques et les valeurs de ce projet de société.
Ce débat que nous aurons, je l’espère, durant ces trois demi-journées, je le voudrais riche, nourri, ouvert et respectueux, afin qu’il permette à la plus large diversité des courants et partis politiques guadeloupéens de s’exprimer pour parvenir à confronter les idées et non pas les hommes.
Un congrès de débat, ai-je dit. Pas un congrès de combat.
En programmant notre présente réunion dès le mois d’août et en décidant début novembre d’en confirmer la tenue, je ne cherchais pas, en tout cas, à me dresser face à quiconque, ni à entraver la route de qui que ce soit.
Il s’agit pour moi de tenter de redonner un nouveau souffle à notre démarche qui, soyons honnêtes et humbles, risque un enlisement durable malgré l’installation des instances – comité guadeloupéen du projet, comités territoriaux, comités locaux à l’échelle communale –, malgré 28 réunions organisées par la Région sur la problématique institutionnelle au second semestre 2010 et malgré la quinzaine de textes recueillis par le président GILLLOT au premier semestre 2011 et synthétisés par ses services, fruits d’un appel à contribution pourtant largement diffusé à l’ensemble des leaders d’opinion.

Je tiens d’autant plus à ce que nous lui donnions un nouveau souffle que j’ai été moi-même bien injustement accusé, à chacune de mes présidences du congrès, d’être le frein, seul et unique, du processus d’élaboration du projet de société. Accusé le plus souvent par des élus et des responsables qui, eux-mêmes, n’ont pas pour autant engagé la moindre initiative, ne serait-ce qu’au niveau de leur commune, pour faire vivre le débat.
C’est donc pour redonner ce nécessaire nouveau souffle à notre démarche commune que j’ai annoncé, en ma qualité de président en exercice du Congrès, mon intention de proposer aux élus une contribution afin de susciter les débats et les échanges, qu’à l’évidence, nous avons eu tant de mal à obtenir ex nihilo ces derniers mois, en partant de zéro.
A mes yeux, je l’ai dit, les élus ne peuvent pas être des caisses de résonance. Le peuple n’attend pas seulement de nous que nous venions devant lui pour lui demander des idées. Le peuple nous demande au contraire d’avoir des idées, de les exposer, de fixer un cap dans un dialogue démocratique au terme duquel c’est lui, le peuple, qui choisit.
L’ambition d’une telle contribution n’est donc en aucun cas de confisquer le débat ou de le préempter, comme j’ai pu l’entendre. Mais, bien au contraire, d’en être l’outil, car il est écrit noir sur blanc dans son avant-propos qu’elle a vocation à être enrichie, modifiée et amendée dans le débat. Et j’ajoute rejetée !
Aurais-je pris la peine de préciser cela dès les toutes premières lignes, si j’avais eu la moindre intention d’imposer ce texte en l’état ?
Il n’y a pas non plus de ma part d’intention sournoise de violer la méthode adoptée en juin 2009.
Cette contribution sera diffusée de la manière la plus large possible. Toutes les contributions devront l’être. Les membres du congrès l’ont reçue, ainsi que l’ensemble des maires. Elle est en cours d’envoi aux associations, aux syndicats, aux cultes, bref !, à l’ensemble des acteurs de la vie économique, sociale et sociétale de la Guadeloupe. Elle est d’ores et déjà disponible pour le grand public sur le site Internet du Conseil régional où il est possible de la commenter
et de l’enrichir en ligne. Et, grâce aux éditions JASOR, elle sera bientôt en vente en librairie pour ceux qui voudront l’avoir en livre de poche.
A l’issue de nos débats, l’ensemble des contributions – la nôtre, mais également toutes celles qui seront enregistrées aujourd’hui - sera transmises au comité guadeloupéen du projet que je souhaite convoquer avant la fin de l’année. Et elles seront mises en débat au sein des comités communaux devant lesquels j’ai l’intention de me rendre personnellement pour les présenter.
Nul viol, donc, ni de l’esprit, ni des instances prévues dans notre méthode. Encore moins de volonté d’écarter le peuple qui pourra s’exprimer à tous les stades du processus et, surtout, en dernier ressort. Mais, un peu à l’image de l’appel à contributions lancé au début de cette année par le président du Conseil général – qui ne figurait pas stricto sensu dans la méthode initiale –, j’ai à mon tour cherché un moyen de relancer efficacement notre processus. Et, au vu de la controverse que mon initiative a générée et des contributions qui sont apparues depuis ou qui ont été réclamées - jusque par textos – le weekend dernier par certains responsables politiques, je pense que tout cela a été positif et je ne peux pas être mécontent d’avoir conduit cet important travail de rédaction et de synthèse.
Ces contributions, les voici, dans leur format respectif.
Il y a le recueil des 15 contributions synthétisées par le Conseil général avec dans l’ordre du document :
-    celle du groupe SRC du Conseil général ; -    celle de la présidente de la Société des économistes de la Guadeloupe ; -    celle du député Eric JALTON ; -    celle du maire de Basse-Terre, Lucette MICHAUX-CHEVRY ; -    celle du RND de Georges BREDENT ; -    celle du Comité SIDAMBAROM ;
-    celle du CIPPA ; -    celle de la Chambre de commerce des îles de Guadeloupe; -    celle de Guadeloupe Unie Socialisme et Réalités ; -    celle du conseiller général Guy GEORGES ; -    celle de l’Ordre des experts-comptables ; -    celle de la Chambre de métiers et d’artisanat de la Guadeloupe ; -    celle de Jean PENSEDENT-ERBLON ; -    celle du CAUE ; -    et celle du CO.RE.CA.
Je tiens à remercier chaleureusement tous ces contributeurs qui ont fait cet effort d’enrichir les propositions et auxquels s’ajoute le MEDEF, qui a transmis sa contribution : le projet AGORA.
Et puis il y a notre contribution, qui s’intitule « Pour une société de projets ». Initialement contribution de la présidence en exercice du Congrès, elle a été longuement présentée et discutée mardi lors de la 5e séance plénière du Conseil régional, ce qui en fait aujourd’hui le texte porté par la collectivité régionale.
Que l’on m’autorise cette faiblesse d’en dire quelques mots en particulier.
Au-delà de l’apparent jeu de mots, ce titre marque notre souci de formuler un projet de société fédérateur autour duquel la Guadeloupe pourrait se rassembler et se mettre en mouvement vers des objectifs et des ambitions partagés, tout en réussissant la gageure de rassembler les Guadeloupéennes et les Guadeloupéens par-delà leurs différences et leurs opinions divergentes qui, comme partout, vont de l’extrême gauche à l’extrême droite.
Nous devons en effet nous adresser à ceux, plus nombreux qu’on ne le pense, que le concept de projet de société « unique » laisse perplexe, voire inquiète légitimement. Les pays à projet de société unique n’ont pas laissé que de bons souvenirs dans l’histoire. Nous ne devons pas l’oublier.

C’est pourquoi, il est écrit dès son introduction que ce projet de société ne saurait être un carcan ou une planification autoritaire unique et impérative figeant nos destins dans le marbre. Pour aboutir au rassemblement le plus large et à l’adhésion la plus forte, ce projet de société doit offrir à chacun la liberté de réaliser son projet de vie. Il doit s’adresser à toutes les Guadeloupéennes et à tous les Guadeloupéens, sans exclusive, et permettre à chacun de pouvoir accéder à sa parcelle de bonheur, conquise dans la richesse que ce pays peut créer et non prélevée, préemptée ou confisquée au détriment de l’un ou l’autre de ses compatriotes.
En ce sens, ce projet de société doit donc permettre de faire émerger une société de projets.
La Guadeloupe a en effet besoin de projets pour se rêver un destin collectif. Le projet de société doit donc fixer un cap, une direction. Il doit énoncer des valeurs et des principes, et dessiner un cadre favorisant la réalisation de ces projets.
Il ne doit pas être confondu avec un programme politique avec des mesures détaillées, car dans la société que notre projet vise à construire, il y aura toujours une vie démocratique libre, avec des partis différents, avec des opinions différentes et avec des solutions différentes à proposer au choix libre des citoyens libres.
Cette exigence démocratique cardinale justifie l’importance des valeurs fédératrices que nous formulons dans notre contribution et que nous aurons également à énoncer clairement dans notre futur projet de société. C’est d’ailleurs le premier thème sur lequel nous vous proposerons de débattre dans l’après-midi.
Notre contribution insiste donc sur la nécessité de préserver et de défendre la formidable richesse que constitue la diversité de la Guadeloupe, multicolore, multiethnique, et multiconfessionnelle où celui qui a fait le choix de s’enraciner ici, sans y être né, est aussi Guadeloupéen que celui qui, comme nous, y est né par hasard ou par la force des choses. « L’Indien, le Béké, le Blanc « péyi », le Syrien, le Libanais, le Métropolitain, l’Italien, l’Africain, l’Asiatique, le Pied-noir, que l’Histoire ou la vie a conduits ici un beau jour, devient de ce pays s’il est prêt à le bâtir, à s’y investir et à se sentir lié à la communauté de destins que nous formons », peut-on lire.
Nous réaffirmons ainsi page après page notre attachement aux valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, de solidarité et de laïcité qui sont non seulement les valeurs de la République, mais aussi des valeurs universelles. Nous ne voulons pas dévier de cet idéal à partir duquel chacun peut construire son projet de vie et voir garanties ses libertés fondamentales : la liberté d’expression, la liberté d’aller et venir, le droit de grève ou encore la liberté de conscience et de croyance. A la veille de l’anniversaire de la loi sur la laïcité de 1905 et à deux jours du 63e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948, c’est notre orgueil de nous inscrire dans cet héritage-là.
Nous aurons à détailler davantage le contenu de notre contribution dans un instant, mais je tenais à vous esquisser sa philosophie qui entend tout simplement restaurer la politique dans sa capacité à transformer le réel au bénéfice de l’Homme.
De tout cela, je l’espère, nous débattrons même si je sais que certains ne voudront pas entrer dans le fond et chercheront à nous perdre dans un débat sur la forme et sur la méthode. Ceux-là choisiront de rater le rendez-vous que nous avons donné à la Guadeloupe qui, dans le contexte difficile d’aujourd’hui, attend de nous autre chose que des chamailleries.
Nous devrons en effet garder à l’esprit que nous allons débattre de sujets importants au moment où se joue à 8.000 kilomètres d’ici l’avenir de notre monnaie et, au-delà, du système économique auquel nous appartenons.
Nous ne devrons pas oublier que l’économie guadeloupéenne subit les inévitables contrecoups de cette crise économique mondiale de très grande ampleur avec son cortège de suppressions d’emplois, sa précarisation rampante et la panne d’espérance qui est palpable, y compris dans notre jeunesse.

Et nous devrons écouter attentivement les conclusions du sondage que nous avons commandé spécialement pour ce congrès qui nous éclairera sur les attentes des Guadeloupéens quant à l’avenir, quant au projet de société, quant à la question de l’évolution institutionnelle.
Ce sondage nous décrit des Guadeloupéens plutôt heureux, mais pour autant guère optimistes pour leur avenir, qui croient de moins en moins en la politique et en leurs institutions pour trouver des solutions et qui sont plutôt lucides quant aux conséquences d’évolutions institutionnelles qu’ils ne souhaitent en aucun cas brutales ou radicales.
Cette question des institutions ne sera qu’une partie – importante – de notre projet de société. Elle sera évoquée plus spécifiquement demain matin. J’entends ça et là que ce pourrait être le théâtre d’affrontements entre nous, alors qu’au contraire je pense que toutes les conditions sont réunies pour un débat dépassionné sur ce sujet.
Je vous renvoie là encore à notre contribution qui, si elle exprime une préférence, ne ferme en aucun cas la porte à d’autres hypothèses, dès lors qu’elles respectent les décisions du Congrès de décembre 2010 qui avait, par exemple, écarté à l’unanimité un passage à l’article 74.
C’est un débat assurément complexe, mais nous ne pouvons pas l’escamoter une nouvelle fois en camouflant des arrière-pensées inavouables. Chacun pourra et devra affirmer ses choix et je suis certain que la lumière jaillira de ces échanges sous la forme de compromis raisonnables construits par des élus responsables.
Je souhaite que nous trouvions durant ces deux jours à la fois la sérénité et la gravité nécessaires pour inspirer à notre peuple la confiance et la force. La confiance et la force d’aspirer encore pour demain à bâtir pour les générations futures une société de paix, de concorde et de fraternité.
Je vous remercie.

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