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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 18:48

INDISCRETIONS
Dominique
Dominique Strauss-Kahn, directeur du Fonds monétaire international (rang de chef d'Etat), futur candidat à la présidentielle française en 2012 — un rival sérieux pour le chef de l'Etat sortant et d'autres candidats (Hollande, Aubry, Royal,) — a été inculpé, à New York, pour crime d'agression sexuelle, tentative de viol et séquestration. Les télés en ont parlé depuis son interpellation, samedi soir. Sans interruption. On a tout vu : DSK sortant du commissariat de Harlem, menottes aux poignets, les bras derrière le dos, puis près d'une heure, au moment de comparaître devant une magistrate. L'air défait, l'œil éteint, comme hébété. Une tête de voleur de poules un peu demeuré, conduit devant un magistrat, dans un ouvrage épais écrit au XIXe siècle. Hugo, Balzac ! Un homme brisé. La magistrate l'a fait incarcérer, refusant le paiement d'une caution. Au trou, direct. Brisé... comme mort.

Victorin
Victorin Lurel commentait, hier, le feuilleton DSK : « Quoiqu'il ait fait — ou pas fait —, on lui fait payer, en l'incarcérant alors qu'il suffisait de lui confisquer son passeport et de lui faire payer une forte caution, la fuite de Polanski, le discours de Villepin à l'ONU, le refus de participer à la guerre contre l'Irak ! Tout, quoi !.. Tout sur une seule tête de Français... »

Gugusses
Selon un sondage réalisé par GfK Custom Research (4e rang mondial des instituts d’études marketing), 79% des Français pensent que la suppression des panneaux annonçant les radars fixes ne va pas améliorer la sécurité sur les routes. De même, 90% des Français équipés d’avertisseurs de radars (système Coyotte) n’envisagent pas d’appliquer la loi qui les rend illégaux !

Marie-Luce et Frédéric
Marie-Luce Penchard, ministre de l'Outre-mer, et Frédéric Lefèbvre, secrétaire d'État, chargé du Commerce, de l'Artisanat, des PME, du Tourisme, des services, des Professions libérales et de la Consommation, auprès du Ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie (ouf), seront en Guadeloupe prochainement. L'occasion de constater que les touristes reviennent lentement après la crise de 2009, qu'il y a beaucoup à faire pour l'accueil et la fidélisation des compagnies de croisière, que les structures de présentation du patrimoine sont obligées de fermer leurs portes faute de soutien par les autorités (Maison du Bois, Caféière Beauséjour, Maison de la mangrove...). On parie qu'ils vont s'occuper seulement du secteur hôtelier ?.. Comme d'habitude.
André-Jean VIDAL

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André-Jean Vidal
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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 18:47

INDISCRETIONS
Marie-Luce
Rien à déclarer. C'est en substance ce qu'il faut retenir de la déclaration d'intérêts de Marie-Luce Penchard, ministre de l'Outre-mer. Le Premier ministre avait demandé une première fois puis une seconde fois à ses ministres de sacrifier à cette règle qui veut que chaque ministre ou membre du gouvernement déclare « les instruments financiers actuellement détenus par un membre du gouvernement ». Dans la case appropriée, Mme Penchard a marqué Néant. Mme Penchard, qui est actuellement conseillère régionale en Guadeloupe, présidente de l'association Génération Vérités, de type loi 1901 à but non lucratif, a aussi déclaré qu'elle avait exercé les emplois de conseillère technique outre-mer à l'Elysée en 2008-2009, et directrice adjointe des ressources humaines au Département des Yvelines. Dans la case Autres intérêts, notamment familiaux, elle a indiqué : « lien de parenté avec Lucette Michaux-Chevry, sénatrice-maire de Basse-Terre (Guadeloupe. »

Victorin
« Quand elle n'aime pas les gens, elle ne fait pas semblant... » C'est ce que ceux qui la connaissent bien disent de Martine Aubry, premier secrétaire du Parti socialiste. Sachant que Victorin Lurel a appelé à votre contre elle — pour Ségolène Royal — quand Mme Aubry a voulu devenir premier secrétaire, elle doit lui garder un superbe chien de race en réserve...

Yves
Yves Jégo, vous vous souvenez ? Secrétaire d'Etat à l'Outre-mer avant et quelques jours pendant la grande mobilisation de 2009 ! Celui qui a été viré avec pertes et fracas par François Fillon qui pensait qu'il était passé... ailleurs ! Il avait quitté le gouvernement en maudissant tout le monde... sauf Nicolas Sarkozy. Depuis, il est devenu radical. Radical Valoisien. Radical... de droite, quoi. Là, comme il menace de rejoindre Borloo dans son envie de présidentielle, le paria a été reçu à l'Elysée et invité à déjeuner par le président de la République. Comme quoi !.. Les oreilles de Fillon ont dû siffler...

Eric
Il semblerait que le maire des Abymes, Eric Jalton, n'ait pas du tout apprécié qu'on coupe un mahogany centenaire à Grand-Camp (voir nos éditions précédentes). Une initiative individuelle, rapportée par les habitants de la cité qui n'ont pas du tout goûté cette façon de s'approprier un élément du patrimoine. Tandis qu'Harry Durimel, des Verts Guadeloupe, constitue un dossier pour le procureur, le maire des Abymes ne décolère pas...

Victorin vs Nicolas
Deux ans après la crise sociale outre-mer et dix-huit mois après l’annonce de mesures par le président de la République lors du Conseil interministériel de l’outre-mer (CIOM) du 6 novembre 2009, le groupe SRC à l’Assemblée nationale, à laquelle appartient Victorin Lurel, a inscrit à l’ordre du jour mercredi, un débat parlementaire sur l’évaluation de la mise en œuvre des décisions du CIOM. Ça va saigner. La campagne de la présidentielle se poursuit...

Gil
Gil Thémine, président du conseil d'adùinistration du port autonome, va accueillir, du 16 au 18 mai, ses homologues des ports de la Caraïbe pour la 10e conférence de la Caribbean Shipping Association. Y parlera-t-on du projet de grand port de la Guadeloupe, en voie de finalisation... et de ses concurrents potentiels dont les projets sont toujours à l'état d'ébauche ?
André-Jean VIDAL

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André-Jean Vidal
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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 18:46

Un sondage Qualistat vient de sortir.
Victorin Lurel perd en popularité et en confiance tandis que Jacques Gillot fait une remarquable remontée dans le cœur des Guadeloupéens.

Un sondage Qualistat vient d'être rendu public. Il porte sur la notoriété spontanée des personnalités de la Guadeloupe, la cote de confiance de la classe politique, sur la cote de confiance des parlementaires et présidents d'assemblées.
Le premier nom qui vient à l'esprit des Guadeloupéens quand on leur demande celui d'un élu, c'est toujours celui de Victorin Lurel, président du conseil régional et député de la quatrième circonscription. cependant, s'il faisait 56% des réponses en décembre 2009, 55% en juin 2010, il ne fait plus que 48% en avril 2011.
Jacques Gillot, président du conseil général et sénateur, remonte, passant de 8% en décembre 2009 à 4% en juin 2010 pour finir, en avril 2011, à 12%.
Eric Jalton, Lucette Michaux-Chevry, Ary Chalus et Gabrielle Louis-Carabin sont à 4%. A voter que LMC était à 12% en décembre 2009, à 10% en juin 2010. Sa cote s'érode lentement. Jacques Bangou remonte nettement, passant de 1% en juin 2010 à 2%, tandis que José Toribio est à 1%, Joël Beaugendre et Georges Losbar faisant leur apparition dans ce type de sondage avec 1% des sondés.

Jacques Gillot, l'homme de l'avenir ?
A la question de savoir laquelle des personnalités politiques porte sur ses épaules l'avenir de la Guadeloupe, les sondés ont répondu... Jacques Gillot, celui-ci passant de 5% en juin 2010 à 19% en avril 2011, même si Victorin Lurel est en tête du sondage, avec 22% des sondés. Mais, il dégringole dans le sondage : en juin 2010, ils étaient 34% des sondés à voir en lui l'homme de l'avenir.
Gabrielle Louis-Carabin passe de 7% (juin 2010) à 10% en avril 2011.
Les autres (Ary Chalus, Lucette Michaux-Chevry,  Eric Jalton, Laurent Bernier, Cédric Cornet, José Toribio) sont là à titre anecdotique.
La cote de Jacques Gillot est confortée par la question ayant trait à la confiance en nos parlementaires et présidents d'assemblée.
Jacques Gillot recueille 64% des avis des sondés qui lui font confiance, devant Gabrielle Louis-Carabin avec 56% et Victorin Lurel 53%.
Lucette Michaux-Chevry, Eric Jalton, Jeanny Marc sont dans un mouchoir de poche avec 33 à 37% des sondés qui leur font confiance. Viennent ensuite Daniel Marsin, sénateur, avec 19% d'avis favorables et Joël Beaugendre avec 16% d'avis favorables.
André-Jean VIDAL

Sondage réalisé du 20 au 26 avril 2011, par téléphone, auprès de 503 Guadeloupéens représentatifs de la population âgée de 18 ans et plus par Qualistat Etudes et Conseil.


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André-Jean Vidal
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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 13:45

INDISCRETIONS
Victorin
Il n'y a pas de baignoires (voir notre précédente édition) au stade de Baie-Mahault où va se dérouler samedi 14 mai la finale de la ligue Antilles foot entre l'Etoile de Morne-à-l'Eau pour la Guadeloupe et l'Aiglon du Lamentin pour la Martinique ! Allez la Guadeloupe... même sans son président !

Jacques
Jacques Gillot, président du conseil général et sénateur, est en ce moment en pleine session du Sénat. L'on y discutait hier de l'avenir de la Martinique et de la Guyane et de leur nouveau statut. C'est qu'il s'agit de doter les deux nouvelles collectivités des moyens administratrifs et financiers de fonctionner sans à-coup lié au passage d'un statut à l'autre...

Marie-Luce
Le ministre de l'Outre-mer, Marie-Luce Penchard, semblait bien pressée que le nouveau statut de la Martinique et de la Réunion soit valide dès 2012, là où certains sénateurs souhaitaient que l'on prenne le temps de la réflexion, et surtout de la mise en place des moyens de fonctionner... C'est vrai qu'en 2012, ce ne sera peut-être pas la même majorité qui sortira des urnes et de la présidentielle et des législatives suivantes.

Victorin
Le PS est déjà dans « le coup d’après », selon la formule de Laurent Fabius à qui Martine Aubry a demandé de travailler sur la perspective de victoire du représentant du PS à la présidentielle. Solférino prépare donc ses 100 premiers jours d’action à la tête de l’Etat, ou plutôt sa première année, sous la houlette de l'ancien Premier ministre. Delanoë planche sur la réforme de la fonction publique et de l’Etat. Bruno Julliard négocie déjà avec les syndicats de l’enseignement. Et Victorin Lurel, va-t-on le laisser plancher sur les réformes à engager pour l'Outre-mer ?..
André-Jean VIDAL

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André-Jean Vidal
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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 13:45

INDISCRETIONS
Jean-François
Jean-François Carenco, ancien préfet de Guadeloupe, actuellement préfet à Lyon, a eu l'idée géniale de réunir des artistes antillais autour d'une petite soirée à laquelle assistait, en invitée d'honneur, Marie-Luce Penchard, ministre de l'Outre-mer... dont on dit qu'elle est allée se coucher très tôt ! Il s'agissait de commémorer l'abolition de l'esclavage. Y assistaient les habituelles personnalités du monde culturel de Guadeloupe et de Martinique, une trentaine en tout, que la République, bonne fille, traîne partout derrière elle, souvent en appâtant à coups d'aides et de subventions. Mais, le discours de Jean-François Carenco, dont les Guadeloupéens de base se souviennent comme d'un préfet social, était bien. Et Simone Schwart-Bart a lu des morceaux choisis de Solitude.

Victorin
Victorin Lurel, président du conseil régional, était avec ses homologues des Régions ultrapériphériques (RUP), hier à Bruxelles, pour une réunion avec le commissaire à la politique régionale, Johannes Hahn.

Victorin 2
Avec un peu de chances, M. Lurel et sa petite suite pourront assister à la finale Coupe de France, en fin de semaine. Comme (voir notre précédente édition) Marie-Luce Penchard. Mais sans doute pas dans la même baignoire (*)!

Max
Quoique bon ami de Jacques Gillot (et aussi de Victorin Lurel, voyons !), Max Mathiasin, nouveau secrétaire fédéral du PS, s'il est conseiller général, n'est pas vice-président de l'assemblée départementale comme un journaliste trop enthousiaste l'a écrit hier. Une autre fois, peut-être...

Daniel et Ernest
Ceux qui ont écouté le discours de politique générale de Jacques Gillot, président du conseil général — long et churchillien — ont reconnu pour auteurs, du début et de la fin Ernest Pépin, directeur des affaires culturelles, authentique homme de culture et non simple (si l'on peut se permettre ce vocable !) administratif de hauts rangs. Le reste du discours, plus technique, plus hardi, a été vraisemblablement écrit par Daniel Dumirier, habile directeur de cabinet du président. L'intelligence même. Un beau discours, donc, avec de tels auteurs et un aussi distingué speaker !..

Philippe
Philippe Chaulet, ancien maire de Bouillante, un peu rangé des élections, reprend du service. Il soutient activement le Rassemblement des forces bouillant aises. Celui-ci organise, ce vendredi 13, à 18 h 30, une réunion face au stade de Bouillante. Objet de cette soirée ? Le budget primitif de la commune, qui présenterait quelques curiosités. Il semblerait, ainsi, selon Thierry Abelli, qui a examiné le budget, que les frais de représentation du maire aient été multipliés par 45. Les honoraires (?) auraient augmenté de 154%, le poste carburant de 61%, celui des fêtes et cérémonies, réceptions de 229%. Bigre ! Tout ceci demande vérification...

Albert
Albert Elatré, patron du PPDG, doit être content. Il y a une section, celle du Moule, qui n'arrête pas de bouger sur les dossiers communaux les plus divers. On sent de la part de Richard Poitou, « PPDG et ancien communiste », comme on peut lire sur Google, la volonté de déquiller Gabrielle Louis-Carabin ! Ainsi, dernière mouture, après la victoire du CSM, les propos suivants : « Au-delà de cette victoire de l’effort, voire du sacrifice des dirigeants, sportifs et supporters du CSM, l’on doit s’interroger sur la réalité du sport moulien, et par conséquences des politiques  sportives municipales... Hors du CSM, club historique, qu’en est il des autres clubs ? Pourquoi le moule est totalement absent de tous les sports populaires hors le CSM. C’est le cas en Basket, Handball,  Athlétisme, voire natation ? Pourquoi aucune compétition sportive d’envergure n’est organisée au moule ?Pourquoi le sport féminin est inexistant au moule, en tout cas au niveau élite ? » Et de promettre qu'en 2014 tout va changer... avec le PPDG !
André-Jean VIDAL
(*) On appelle baignoire une loge dans un théâtre.

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André-Jean Vidal
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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 21:12

INDISCRETIONS
Gérard
Du 14 au 30 mai, Gérard Masson, président du Comité paralympique & sportif français, qui regroupe les fédérations françaises handisports (déficiences physiques et sensoriels) et sport adapté (déficiences intellectuelles), effectuera une tournée de 15 jours dans l’archipel des Antilles et en Guyane française. Il pourra constater que, chez nous, tout est à faire !

Max
Max est l'ami de Jacques Gillot. Max est l'ami de Victorin Lurel. S'il est l'ami de l'un, il ne peut pas être l'ami de l'autre. Sur les ondes, dans les conversations, le positionnement de Max Mathiasin, nouveau premier secrétaire du PS local, est l'objet de toutes les supputations. M. Mathiasin, qui sait naviguer par gros temps, sait bien qu'il doit composer avec MM. Gillot et Lurel. Il est  l'un des compagnons de route de M. Lurel, il est conseiller général, vice-président du conseil général. Et puis, il veut la mairie de Deshaies. Pour ce faire, il a besoin de deux choses : que M. Gillot n'apporte plus (autant) son soutien à Jeanny Marc, maire de Deshaies (et sa cousine) et que Victorin Lurel poursuive son soutien. D'autant qu'aux dernières élections, c'était ric-rac et que, depuis, Mme Marc, qui avait sa liste aux régionales et qui a fait un score anecdotique, en a un peu rabattu côté ambitions.

Marie-Luce
Vendredi 13 mai, Marie-Luce Penchard, ministre de l’Outre-mer, recevra à petit-déjeuner Serge Letchimy, président du conseil régional de la Martinique, Rodolphe Alexandre, président du conseil régional de la Guyane, Victorin Lurel, président du conseil régional de la Guadeloupe, Didier Robert, président du conseil régional de La Réunion.

Serge
Serge Letchimy, président du conseil régional de la Martinique, semble faire des émules. La collectivité unique fait son chemin dans les esprits — sauf en Guadeloupe ! — puisque des élus alsaciens pensent qu'il serait rationnel qu'il n'y ait plus qu'une collectivité locale dans cette région. En fait, le conseil régional d’Alsace s’est prononcé samedi, à l’issue d’un débat en séance extraordinaire, pour la création, après 2014, d’un conseil unique d’Alsace, qui résulterait de la fusion du conseil régional et des deux conseils généraux (Bas-Rhin et Haut-Rhin). Une motion en ce sens, adoptée à l’unanimité des groupes politiques — sauf par le FN qui s’est abstenu — préconise la réunion des trois institutions en une collectivité unique, à laquelle l’Etat pourrait éventuellement transmettre de nouvelles compétences et de nouveaux moyens...
André-Jean VIDAL

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André-Jean Vidal
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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 21:12

INDISCRETIONS
Gérard
Du 14 au 30 mai, Gérard Masson, président du Comité paralympique & sportif français, qui regroupe les fédérations françaises handisports (déficiences physiques et sensoriels) et sport adapté (déficiences intellectuelles), effectuera une tournée de 15 jours dans l’archipel des Antilles et en Guyane française. Il pourra constater que, chez nous, tout est à faire !

Max
Max est l'ami de Jacques Gillot. Max est l'ami de Victorin Lurel. S'il est l'ami de l'un, il ne peut pas être l'ami de l'autre. Sur les ondes, dans les conversations, le positionnement de Max Mathiasin, nouveau premier secrétaire du PS local, est l'objet de toutes les supputations. M. Mathiasin, qui sait naviguer par gros temps, sait bien qu'il doit composer avec MM. Gillot et Lurel. Il est  l'un des compagnons de route de M. Lurel, il est conseiller général, vice-président du conseil général. Et puis, il veut la mairie de Deshaies. Pour ce faire, il a besoin de deux choses : que M. Gillot n'apporte plus (autant) son soutien à Jeanny Marc, maire de Deshaies (et sa cousine) et que Victorin Lurel poursuive son soutien. D'autant qu'aux dernières élections, c'était ric-rac et que, depuis, Mme Marc, qui avait sa liste aux régionales et qui a fait un score anecdotique, en a un peu rabattu côté ambitions.

Marie-Luce
Vendredi 13 mai, Marie-Luce Penchard, ministre de l’Outre-mer, recevra à petit-déjeuner Serge Letchimy, président du conseil régional de la Martinique, Rodolphe Alexandre, président du conseil régional de la Guyane, Victorin Lurel, président du conseil régional de la Guadeloupe, Didier Robert, président du conseil régional de La Réunion.

Serge
Serge Letchimy, président du conseil régional de la Martinique, semble faire des émules. La collectivité unique fait son chemin dans les esprits — sauf en Guadeloupe ! — puisque des élus alsaciens pensent qu'il serait rationnel qu'il n'y ait plus qu'une collectivité locale dans cette région. En fait, le conseil régional d’Alsace s’est prononcé samedi, à l’issue d’un débat en séance extraordinaire, pour la création, après 2014, d’un conseil unique d’Alsace, qui résulterait de la fusion du conseil régional et des deux conseils généraux (Bas-Rhin et Haut-Rhin). Une motion en ce sens, adoptée à l’unanimité des groupes politiques — sauf par le FN qui s’est abstenu — préconise la réunion des trois institutions en une collectivité unique, à laquelle l’Etat pourrait éventuellement transmettre de nouvelles compétences et de nouveaux moyens...
André-Jean VIDAL

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André-Jean Vidal
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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 21:43

INDISCRETIONS
Max
Elu samedi soir premier secrétaire fédéral par intérim du Parti socialiste pour les 18 moins à venir, Max Mathiasin, conseiller général de Sainte-Rose/Deshaies, devient l'homme-clé du PS en Guadeloupe. Il remplace à ce poste éminemment stratégique Jules Otto, démissionnaire pour raisons professionnelles (il est directeur du Centre national de la fonction publique territoriale). Qui est Max Mathiasin ? Un fidèle de Victorin Lurel, un homme de caractère, qui représente un renouvellement des générations au sein du parti.

Jules
Jules Otto, qui se dit « toujours membre du Parti socialiste », n'était pas présent, samedi, lors de l'élection de son successeur. Pas plus présent, d'ailleurs, à une réunion de la section locale de Vieux-Habitants la semaine dernière.

Louis
Louis Dessout, conseiller municipal de Pointe-à-Pitre, demande pourquoi le Parti socialiste a utilisé l'Espace régional (Cité des métiers) pour l'élection de son premier secrétaire fédéral. Interrogée, la Région a fait remarquer qu'en dehors des heures d'ouverture, les salles de ce bâtiment public servent pour des expositions, pour des projections de films, pour des négociations entre syndicat et patronat (conflit des transporteurs)...

Gabrielle
Un document du comité du PPDG du Moule devrait intéresser Gabrielle Louis-Carabin, dont on parle beaucoup entre les lignes... « L’heure est à l’affirmation idéologique en totale opposition de la pratique  de la gouvernance municipale actuelle qui sous couvert d’appel et de rassemblement des bonnes volontés  et d’apolitisme n’a qu’un but détourner la conscience populaire des vais enjeux politiques. Que les choses soient claires, refuser le débat politique et idéologique en se dissimulant derrière un apolitisme de façade ne grandit pas la démocratie locale, et donne une bien piètre image de ceux qui ont ou aspirent à conduire la politique municipale. Ne soyons pas dupes, l’apolitisme n’existe pas, s’en réclamer, c’est avant tout une façon d’avancer masquer. » Comme Zorro, alors !

Alain
Alain Plaisir interpelle Victorin Lurel : « Par deux fois sur votre blog – en date du 18 avril et du 2 mai derniers—, vous avez énoncé une contre-vérité au sujet de l’article L 410.2 du Code du commerce. Contrairement à ce que vous y avez écrit, l'article L 410.2 du Code du commerce ne réglemente pas uniquement le prix des carburants dans les départements d’Outre-mer. Sa portée concerne "toutes les activités de production, de distribution et de services, y compris celles qui sont le fait de personnes publiques, notamment dans le cadre de conventions de délégation de service public." Pour quelle raison oubliez-vous de mentionner que cet article pourrait être utilisé pour limiter l'abus sur les prix qui pèse sur la quasi totalité des produits de première nécessité en Guadeloupe ? » Que répond M. Lurel ?

Serge
Serge Letchimy, président du conseil régional de la Martinique, semble faire des émules. La collectivité unique fait son chemin dans les esprits — sauf en Guadeloupe ! — puisque des élus alsaciens pensent qu'il serait rationnal qu'il n'y ait plus qu'une collectivité locale dans cette région. En fait, le conseil régional d’Alsace s’est prononcé samedi, à l’issue d’un débat en séance extraordinaire, pour la création, après 2014, d’un conseil unique d’Alsace, qui résulterait de la fusion du conseil régional et des deux conseils généraux (Bas-Rhin et Haut-Rhin). Une motion en ce sens, adoptée à l’unanimité des groupes politiques — sauf par le FN qui s’est abstenu — préconise la réunion des trois institutions en une collectivité unique, à laquelle l’Etat pourrait éventuellement transmettre de nouvelles compétences et de nouveaux moyens...

Marie-Luce
Vendredi 13 mai, Marie-Luce Penchard, ministre de l’Outre-mer, recevra à petit-déjeuner Serge Letchimy, président du conseil régional de la Martinique, Rodolphe Alexandre, président du conseil régional de la Guyane, Victorin Lurel, président du conseil régional de la Guadeloupe, Didier Robert, président du conseil régional de La Réunion.
André-Jean VIDAL

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André-Jean Vidal
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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 21:38

Monsieur le Préfet de Région,
Madame la vice-Présidente du Conseil régional
Mesdames et messieurs les maires,
Mesdames et messieurs les représentants des chambres consulaires,
Très chers invités,
Mes chers compatriotes,
Mes chers collègues,
Et en particulier je voudrais saluer l'arrivée  de notre nouveau collègue Daniel Dulac élu en remplacement de Mme Gabrielle Louis Carabin frappée par le cumul des mandats.

Sois le bienvenu parmi nous cher collègue, nous sommes à ta disposition pour t'aider à faire tes premiers pas dans cet hémicycle, de même que le Directeur de Cabinet et le Directeur Général des Services
Mes chers collègues,
Nous nous réunissons aujourd’hui en plein cœur d’un mois de mai qui a marqué certaines des pages les plus mémorables de notre Histoire commune.
Des pages sombres bien sûr, en 1802 ou 1967, mais aussi des pages porteuses d’espoir qui scandaient chacune, comme en 1848, la volonté séculaire de l’Homme guadeloupéen de refuser la fatalité de sa condition.
Le 10 mai est également une date particulièrement symbolique pour la grande famille de la Gauche qui, il y a de cela 30 ans jour pour jour, voyait se lever une nouvelle espérance pour la France tout entière.
Et c’est également la date à laquelle, il y a dix ans, le Parlement donnait enfin sa juste mesure au devoir de mémoire en adoptant la loi Taubira reconnaissant l’esclavage comme crime contre l’humanité.
C’est pourquoi, au moment de fixer le cap de notre ambition commune pour les trois prochaines années, ma pensée va en priorité vers tous nos compatriotes dont nous tenons le simple amour du pays et la volonté sans faille de le servir.
Elle va en premier lieu vers ces femmes et ces hommes qui ont placé en nous leur espérance et que nous ne saurions décevoir,
Vers nos ainés qui ont construit la Guadeloupe d’aujourd’hui et de qui nous avons tant à apprendre,
Elle va vers cette jeunesse qui aspire à trouver sa place dans son pays, représentée ce matin par les élèves de seconde du lycée Nord Basse Terre particulièrement intéressés par la chose publique,
Je voudrais aussi remercier chaleureusement l’ensemble de nos invités qui sont chacun dépositaires d’une part de responsabilité dans l’avenir de la Guadeloupe.
Je veux parler de l’Etat avec le représentant duquel nous avons un dialogue constructif sur tous les enjeux du pays.
Je veux parler de la collectivité régionale avec laquelle nous entretenons depuis 2004 une synergie salutaire dans l’intérêt du pays et que nous entendons renforcer.
Je veux parler des communes, qui sont le premier cercle de notre démocratie, les partenaires quotidiens de notre action,
Des collègues parlementaires avec lesquels nous nous attachons à faire entendre la voix de la Guadeloupe au plus haut niveau de l’Etat.
Je veux parler des acteurs économiques, représentés ce matin par leurs chambres consulaires dont je salue la présence,
Tous ensemble, nous sommes la Guadeloupe, car aucun guadeloupéen ne détient l’absolue vérité dans l’isolat de sa conscience.
Et c’est bien tous ensemble, avec la pleine mesure des responsabilités qui nous incombent, que nous construirons la Guadeloupe de demain.
En disant cela, mes chers compatriotes, je veux surtout affirmer que nous ne devons pas faire de distinction ou de discrimination entre les différentes composantes du peuple guadeloupéen.
Oui, nous devons mesurer le poids de l'Histoire, sa rigueur, sa grandeur et surtout ses exigences, car seule une Guadeloupe rassemblée saura répondre aux exigences du temps présent.
Oui Mes Chers Collègues,
« Tout arbre est un drapeau qui espère ses fruits »
Et c’est à nous tous qu’il appartient désormais de contribuer à bâtir, avec l’ensemble de nos compatriotes une Guadeloupe nouvelle au service de tous les lendemains.
C’est non seulement un vœu mais plus encore une volonté qui tient compte du message d’exigence haute adressé par le peuple guadeloupéen à l’occasion des dernières élections cantonales.
C’est, naturellement, le message d’une grande partie du corps électoral qui a placé sa confiance en nous.
Mais c’est aussi le message de toutes celles et de tous ceux qui ne se sont pas rendus aux urnes parce qu’ils ne croient plus en la politique.
C’est vrai que depuis les dix dernières années, de multiples efforts ont été faits.
Mais, il nous faut reconnaitre que les enjeux du présent, et de l’avenir, nous commandent des mutations profondes dans nos objectifs, dans nos moyens d'action, et peut-être même surtout, dans nos mentalités.
Et pour cela nous devons examiner les problèmes de la Guadeloupe lucidement, sans avoir peur ni des mots ni des faits.
Regardons-nous fonctionner, mes chers compatriotes !
Regardons nos contradictions avec honnêteté !
Sachons faire chacun notre examen de conscience pour reconnaître que la prééminence de la valeur fondamentale du travail n’est plus une réalité dans notre pays.
Sachons dresser le constat d’une Guadeloupe qui nourrit des appétits de consommation de société très développée sans en posséder la base industrielle.
Dresser le constat lucide d’une Guadeloupe dont le poids de l’Histoire a façonné un modèle social dominé par une conception confondant égalité et équité.
N’ayons pas peur de le dire mes chers collègues :
Sous prétexte d’égalité entre les bénéficiaires, on fournit des aides identiques à ceux qui en ont le plus grand besoin, à ceux qui en ont modérément besoin et aussi à ceux qui n'en ont pas besoin du tout.
Résultat : les buts initiaux ne sont pas atteints et l’égalitarisme aboutit finalement à l’iniquité.
Et pour prendre l’exemple d’une mesure phare de l’action sociale départementale, l’Allocation Personnalisée d’Autonomie, il n’est pas tolérable qu’à degré de dépendance égal des personnes âgées aux ressources disproportionnées bénéficient de la même solidarité de la collectivité.
Bien sûr, c’est le rôle de toute société, et en particulier des pouvoirs publics, que de tendre une main solidaire à nos ainés, aux jeunes en déshérence et aux exclus
Et le Conseil Général continuera d’assumer toutes ses responsabilités dans cette nécessaire chaine des solidarités.
Mais il nous faut aussi admettre mes chers compatriotes, qu’il n’est plus tolérable que la solidarité familiale s’efface avec complaisance devant la seule solidarité publique.
Pour une large part, ces dysfonctionnements sont le reflet de structures sociales, voire mentales encore archaïques ou trop conservatrices.
Alors oui mes chers collègues, j’ose le dire,
Nous devons avoir le courage de lutter contre le conservatisme et le cloisonnement de notre organisation sociale !!
Nous vivons dans une société caractérisée par des écarts excessifs de revenus et une mobilité sociale insuffisante,
Une société qui glorifie le paraître et où mépris et indifférence remplacent peu à peu fraternité, compréhension et respect,
Nous sommes un pays où perdurent les préjugés à l'encontre des métiers manuels alors que la main de l’artisan, du pêcheur ou de l’agriculteur est chargée de noblesse en pétrissant le réel.
Nous sommes un pays où l'extrémisme des idéologies donne le sentiment que nous ne parvenons à accomplir des réformes qu'en faisant semblant de faire des révolutions.
La conséquence de tout cela, c’est qu’à un dialogue social véritable se substitue trop souvent la surenchère de l’appel à la providence du politique, comme si les collectivités et les élus avaient le pouvoir de tout régler.
Vous le voyez mes chers compatriotes, je dresse le tableau d’une société cloisonnée, presque en panne d’espérance.
Mais je crois ce constat réaliste nécessaire, comme je crois aussi que les Guadeloupéens sont aujourd'hui en état de le considérer et d'en tirer les leçons.
Oui mes chers compatriotes,
Il faut que le guadeloupéen se remette debout pour dire résolument Non à cette société de la résignation opportuniste et des illusions entretenues.
Et de la même manière, mes chers collègues, j’affirme cette vérité avec la pleine conscience que les mandats que nous avons obtenus nous obligent.
Ils nous obligent non seulement à assumer avec courage nos diverses compétences mais encore à faire preuve de hauteur de vue pour jeter les fondations d’une Guadeloupe plus responsable et plus solidaire.
Ils nous obligent, dois-je le rappeler, à bannir l’absentéisme et faire la politique autrement en pensant résolument Guadeloupe pour mieux transformer le réel.
Et c’est là, je le crois, l’enjeu fondamental de notre mandature :
Penser au plus près !
Penser au plus vrai !
Penser Guadeloupe tout simplement !
Penser Guadeloupe c’est être au diapason des aspirations les plus nobles d’un pays toujours meurtri par son passé, toujours chahuté par son présent, toujours inquiet de son devenir.
Penser Guadeloupe c’est entendre, écouter, comprendre et surtout traduire en actes concrets les besoins et les espérances de tous Guadeloupéens.
Penser Guadeloupe, c’est agir avec résolution pour que, dans la fidélité à nos engagements, nous sachions trouver le chemin de toutes les réconciliations nécessaires.
Penser Guadeloupe c’est comprendre enfin que les grands enjeux du pays ne s’accommodent plus de solutions parcellaires et qu’il faut insuffler une vision globale dans toutes nos politiques publiques,
Penser Guadeloupe c’est faire en sorte que l'ardeur au travail, le sens de l'autorité et de la justice, et j’ose le dire l’amour du pays enfin, animent profondément l'âme populaire.
C’et vrai que l’on peut noyer la politique sous le flot des idéologies, mais le premier courage, mes chers collègues, c’est de bâtir sur les réalités !
La démocratie est faite de luttes autour d'idées et de programmes, j’en conviens.
Mais l'avenir de la Guadeloupe n'est pas une exigence de la droite ou de la gauche !
L’avenir de la Guadeloupe n’est pas plus le domaine d'un camp, d’un groupe politique que d'un autre, mais au contraire un commun effort, d'abord pour choisir, ensuite pour suivre la voie de l'intérêt supérieur du pays.
Je souhaite donc qu’au delà des échéances électorales qui ponctueront cette mandature, notre assemblée offre l’exemple d'hommes et de femmes qui ont choisi d’unir leurs efforts afin d'ôter tout caractère partisan à leur action.
Oui mes chers collègues, une page est tournée, celle d’un combat électoral durant lequel les épreuves n'ont pas manqué.
Sachons donc nous en souvenir, non pour envenimer les querelles intérieures, mais pour prendre conscience des erreurs à ne plus commettre, et dépasser l’ivresse, tout comme les heures amères, des lendemains d’élection.
Vous l’aurez compris mes chers collègues, c’est bien à un pacte d’espérance que je vous convie ce matin.
Un pacte contre les divisions politiciennes !
Un pacte contre les visions étriquées, les cécités complaisantes, les surdités désobligeantes !
Ce pacte passe nécessairement par l’élaboration d’un Projet Guadeloupéen de société crédible, convaincant et responsable.
Ce Projet ne sera en aucun cas celui d’un homme, d’un groupe ou d’un camp politique.
Il sera encore moins celui d’une Assemblée enfermée dans ses murs.
Il sera, avant, tout celui qui émanera du pays Guadeloupe car si nous voulons réussir, il nous faut désormais penser la Guadeloupe comme un tout.
Oui, mes chers collègues, la création commence chaque jour, et j'ai la profonde conviction que nous entrons dans une époque nouvelle, où de grands changements sont possibles.
J’ai la profonde conviction qu'en accord avec le peuple guadeloupéen tout entier, nous avons le devoir d'entreprendre ces grands changements.
Et il y a à cela deux raisons principales :
La première, c’est l’incohérence de l’application de la réforme territoriale sans réelle adaptation à nos réalités d’ici 2014.
La seconde raison, la raison positive, c'est tout simplement la conquête d'un avenir meilleur pour tous.
C‘est donc cette profonde conviction qui m’a conduit à proposer à l’ensemble des représentants politiques, syndicaux, associatifs de la Guadeloupe ainsi qu’aux leaders d’opinion d’apporter, d’ici le 30 mai prochain, leur contribution à l’élaboration du Projet Guadeloupéen de société.
C'est-à-dire un projet fédérateur, qui tienne compte de nos réalités, de nos racines et de notre identité plurielle.
Vous l’aurez compris mes chers collègues, il s’agit, conformément aux résolutions des congrès des élus départementaux et régionaux de 2009 et 2010, de poursuivre le débat démocratique avec tous les Guadeloupéens.
Il s’agit d’apporter une réponse adaptée à toutes ces femmes, à tous ces hommes pénétrés d'idéal, qui, dans chaque canton de la Guadeloupe, dans chaque commune, espèrent ce jour où leur pays viendra enfin à leur rencontre.

C’est dans cette perspective, en ma qualité de président du congrès, que je compte réunir des le mois prochain le comité guadeloupéen du projet conformément à nos résolutions.
L’objectif est clair : partir des contributions que nous aurons reçues de la société civile afin d’effectuer une première synthèse qu’il appartiendra à chaque citoyen guadeloupéen de débattre et d’amender dans toutes les communes de l’archipel.
Et c'est dans ce cadre, au seul rythme du peuple guadeloupéen, que nous arrêterons de façon cohérente et complète les voies et moyens des objectifs à atteindre collectivement.
Je veux le dire avec force, mes chers collègues, la question institutionnelle, pour être correctement abordée, doit impérativement privilégier l’intérêt général.
C’est pourquoi je nous invite à casser les armures des ambitions personnelles, à briser le carcan  des échéances électorales, à enjamber les intérêts particuliers pour, au contraire, fonder l’alliance salutaire dont notre pays a besoin.
Encore une fois, la période nous oblige à penser Guadeloupe, car il est des moments où la main ne doit pas trembler, où le cœur ne doit pas flancher, où le cerveau ne doit pas s’égarer.
Naturellement, cette nouvelle société à laquelle nous aspirons, il serait vain de prétendre en fixer à l'avance chacun des contours car c'est la spontanéité du corps social qui en décidera.
Mais il est permis, il est même nécessaire, d'esquisser dès à présent les grands traits de cette société nouvelle, que je souhaite prospère, jeune, généreuse et libérée.
Une société ou la liberté d’expression affranchirait résolument les individus, comme les media, de la précarisation, de l’autocensure et des pressions de toutes sortes.
Et parce que demain se prépare dès aujourd’hui, cela impose en premier lieu au conseil général de montrer la voie dans l’exercice quotidien de ses compétences,
Cela nous impose un vaste effort d'innovation et d'organisation pour répondre avec encore plus d’efficacité aux attentes de nos concitoyens.
Cela nous impose d’apprendre à mieux respecter la dignité de chacun, et à humaniser davantage les rapports entre administration et administrés.
Et c’est pourquoi il appartient dès à présent à notre collectivité de voir loin et d’agir vite en poursuivant notre ambition de transformer le pays réel.
Transformer le réel du pays Guadeloupe aujourd’hui, mes chers collègues, c’est d’abord faire passer dans sa chair le grand souffle de la solidarité.
Et le principal front de cette solidarité c’est naturellement celui de l’Action sociale, véritable pilier de nos prérogatives, grand facteur de cohésion et de lutte contre les inégalités qui représente 62% du budget départemental.
Premier pilier de cette solidarité, l’action départementale en faveur de l’enfance, de la famille et de la jeunesse.
Il s’agira pour nous de renforcer l’accompagnement de l’Homme Guadeloupéen tout au long de sa vie :
Je veux parler de notre action dans le domaine de la petite enfance où nous entendons conforter le rôle pivot de la Protection Maternelle et Infantile, et de l’aide à la parentalité.
Je veux parler de l’accompagnement partenarial des crèches,
Je veux parler de l’étude pour l’implantation de jardins d’éveil, de relais d’assistantes maternelles, et de modes de garde diversifiés dans toutes les communes de la Guadeloupe que conduira notre collègue Louis GALANTINE,
Je veux parler de notre action en faveur des personnes âgées qui fera l’objet d’une attention toute particulière à la hauteur des nombreuses attentes formulées par nos concitoyens durant la récente campagne électorale.

En la matière, l’action départementale axée prioritairement sur la logique du maintien à domicile devra permettre la maitrise des dépenses classiques comme l’APA, la Prestation de Compensation du Handicap, l’Aide Ménagère

Elle prendra appui sur une logique d’équité renforcée entre les attributaires en mettant l’accent, comme je le disais tout à l’heure, sur la responsabilité et la solidarité des ayants-droit.

Dans le même temps, nous veillerons à l’optimisation des dispositifs volontaristes phares que sont la Téléassistance, la Garde de Nuit et le portage de repas,

Et nous poursuivrons notre politique de soutien à l’offre d’accueil en établissement dans une démarche de création et d’habilitation des structures à l’Aide Sociale.
Nous apporterons ainsi notre concours soit par le biais d’une garantie d’emprunt ou en accordant des subventions d’investissement aux  projets qui font l’objet d’une inscription au Programme Départemental pour l’Accompagnement des  handicaps et de la perte d’autonomie.
A l’horizon 2014, ce sont 12 EHPAD qui seront créés dans les communes de Port Louis, Moule, Capesterre-Belle-Eau, Saint Louis, Basse terre, Vieux Fort, Morne à l’eau, Gosier, Sainte Rose, Saint Claude, Petit-Bourg, Terre de Bas, Pointe Noire et Sainte Anne, sans compter le projet de reconstruction du Centre Gérontologique du Raizet.
Et au total, au stade des projets reçus, ce sont donc près de 600 lits et places supplémentaires qui verront le jour, ce qui portera la capacité d’accueil total de notre département à 1267 lits et places.
Vous le voyez mes chers collègues, nous entendons résolument renforcer notre action maitrisée en direction de nos ainés dans le domaine de la prise en charge mais également de leur accompagnement au quotidien.
C’est d’ailleurs en ce sens que je vous proposerai de lancer une campagne de rencontres régulières avec nos ainés dans l’ensemble des communes de la Guadeloupe afin de tisser un véritable réseau de proximité avec le relai des associations, sous la houlette de la présidente de la commission des personnes âgées et handicapées Chantal LERUS.
Et c’est cette même volonté de faire émerger le renforcement d’une action solidaire de proximité qui verra l’aboutissement de notre projet de territorialisation avec la création de « guichets uniques de l’action sociale » qui seront opérationnels dès le second semestre de cette année.
Autre exemple de notre action solidaire, celle que nous renforcerons en direction des personnes handicapées au travers de la mobilisation des services de la Maison Départementale du Handicap avec un engagement particulier sur la problématique de l‘accessibilité, sous la houlette du président délégué Guy LOSBAR.
C'est ainsi que des mesures nouvelles interviendront en faveur des personnes handicapées à l’instar du dispositif expérimental du Transport à la Demande, le TAD.
Ce nouveau service de transport, dit « de porte à porte », sera mis en œuvre à titre expérimental pour une durée de six mois en Nord Grande Terre et permettra aux personnes handicapées à mobilité réduite, sur simple réservation, de bénéficier d’un transport adapté à moindre coût.
Un dispositif dont nous procéderons au lancement officiel le 20 mai prochain à Petit Canal avec l’ensemble des acteurs et publics concernés et dont nous envisageons la généralisation à l’ensemble de la Guadeloupe continentale d’ici la fin d’année.
Le second pilier de la solidarité départementale, mes chers collègues, c’est naturellement la question de l’insertion avec la mise en œuvre du Plan Départemental d’Insertion 2011, fruit d’une démarche partenariale initiée avec l’ensemble des acteurs concernés au premier rang desquels le Pole Emploi, la CAF et la Collectivité Régionale.
Un PDI qui prévoit l’ensemble des actions de la Collectivité en faveur de la lutte contre la précarité suivant 3 axes principaux :
Tout d’abord la lutte contre la précarité sociale en prenant notamment appui sur les orientations du Schéma Départemental Enfance, Jeunesse et Famille, des Contrats Urbains de Cohésion Sociale et de la Charte pour la cohésion sociale, le développement social et la lutte contre les exclusions.

Il nous appartiendra dans ce domaine particulier de mobiliser sur l’ensemble du territoire un véritable réseau de professionnels associant les éducateurs spécialisés, les psychologues, les sociologues et les équipiers de rue.
Et ce réseau dont le renforcement interviendra en partenariat avec les associations, les communes et la collectivité régionale permettra, je le souhaite, d’apporter aux jeunes en déshérence une écoute personnalisée et des réponses adaptées.
Deuxième axe de notre action en matière d’insertion, mes chers collègues, l’insertion par le logement
Sous l’action du collègue Fabert MICHELY, nous veillerons à rendre notre dispositif partenarial d’aide à l’amélioration de l’habitat encore plus effcicient,
Nous nous attacherons également à diversifier l’offre de logements par la mise en œuvre du plan départemental de l’accueil, de l’hébergement et de l’insertion,
En outre, nous veillerons à rationnaliser le dispositif du Fonds de Solidarité
Troisième axe, mes chers collègues, celui de l’insertion professionnelle pilotée par note collègue Jules OTTO et pour laquelle nous mettrons un point d’orgue au renforcement du partenariat avec les acteurs du monde économique et en particulier nos Très Petites Entreprises.
Cette ambition, nous la déclinerons en trois grandes thématiques   :
D’abord, il s’agira de renforcer notre partenariat avec l’ensemble des acteurs concourant à l’insertion sur notre territoire, et de formaliser les engagements de chacun à travers un Pacte Territorial pour l’Insertion, qui fixera pour les trois ans à venir le cadre stratégique et opérationnel de notre Politique d’Insertion.
Ce Pacte Territorial pour l’Insertion, aura pour ambition de permettre au conseil général de prendre sa place de chef de file et de redynamiser la politique départementale d’Insertion en améliorant la lisibilité des politiques entre partenaires, en développant la complémentarité et une meilleure articulation des actions.
C’est dans ce contexte que je vous proposerai, comme cela a été fait dans l’ensemble des DOM, l’intégration progressive des services de l’ADI.
Mais je tiens à être clair sur ce point : cette intégration se fera en privilégiant la nécessaire concertation qui permettra de préserver les métiers et les emplois de l’ADI dont nous connaissons l’expertise et l’engagement quotidien des agents.
Notre deuxième enjeu en matière d’insertion, mes chers collègues, c’est bien sur la question de la jeunesse, qu’elle s’appelle jeunesse en déshérence, « jenn an la ri la », ou tout simplement jeunes en difficulté.
Nous avons le devoir de mobiliser toutes les ressources de notre collectivité, toutes nos énergies pour livrer la mère de toutes les batailles, celle de l’accès à l’emploi pour les jeunes de ce pays.
A ce titre nous consacrerons plus de 4M€ d’ici à la fin de l’année à apporter des réponses concrètes au défi de l’insertion des jeunes, à travers le Plan pour la Jeunesse, que nous conduisons avec nos partenaires du Conseil Régional et de l’Etat.
Et c’est dans ce même ordre d’idées que nous proposerons la création de centres d’écoute pour les jeunes et les parents dans tout l’archipel en partenariat avec les communes.
Enfin, parce qu’il n’y a pas de réponses durables aux questions de l’emploi sans le monde de l’entreprise,  nous bâtirons ces réponses en concertation avec les acteurs socio-économiques.
C’est pourquoi je solliciterai très prochainement l’ensemble des entreprises, et au premier chef toutes celles qui bénéficient de la commande publique de notre collectivité,
L’objectif c’est que nos entreprises s’engagent résolument à nos côtés, soit à travers les clauses d’insertion, soit dans une démarche citoyenne, dans ce combat pour l’emploi des jeunes.
Et c’est dans cet esprit que nous organiserons également très prochainement avec nos partenaires, Conseil régional, Etat, Pôle emploi, une grande manifestation qui aura vocation à permettre la rencontre de ceux qui cherchent du travail, et des entreprises qui ont quelque fois du mal à recruter les talents dont elles ont besoin.
Ce serait ainsi un véritable Carrefour de l’Emploi, dédié à l’emploi des jeunes, avec la participation des branches professionnelles et des entreprises.
Vous l’aurez compris mes chers collègues,

C’est bien en procédant à une révision globale de son dispositif de lutte contre les exclusions de toutes sortes que notre collectivité apportera sa contribution à la nécessaire mobilisation contre la violence et la délinquance qui minent notre société.

Ce nouvel élan dans notre engagement au service des exclus sera également l’occasion d’envisager la mise en place d’une politique concertée, en partenariat avec les communes et la collectivité régionale.
Et c’est dans le droit fil de cette ambition que je proposerai au président de région d’organiser une réunion du congrès des élus départementaux et régionaux sur la question de l’insertion.
Mes chers collègues,
Je ne saurais enfin clore le chapitre de la solidarité sociale sans aborder celui de l’hospitalisation en Guadeloupe qui doit à mon sens trouver un juste équilibre entre le renforcement des plateaux techniques publics et le nécessaire maintien de l’offre de soins privée.
Je veux parler bien sûr de l’urgence de la reconstruction du CHU pour laquelle nous demeurons encore en attente de la confirmation de l’engagement financier de l’Etat et qui fait l’objet de nos interventions répétés auprès des plus hautes instances gouvernementales aux côtés du Président délégué du Conseil de surveillance Jacques BANGOU.
Je veux parler de l’épineux dossier de la reconstruction de l’Hôpital local de Capesterre-Belle-Eau pour lequel le conseil général a exigé toutes les clarifications nécessaires du maitre d’ouvrage et de l’ARS en sorte de garantir, non seulement l’utilisation judicieuse des fonds publics mais également une offre de soins adaptée à l’urgence des besoins des populations concernées.
C’est d’ailleurs dans cet esprit que je prendrai dans les jours prochains une initiative en concertation avec le président du conseil de surveillance de l’établissement, notre collègue Joël BEAUGENDRE, afin de faire lever les éventuels blocages et clarifier cette situation qui nous interpelle au plus haut point.
Mes chers collègues,
Transformer le réel du pays Guadeloupe, c’est aussi poursuivre avec abnégation le chantier de réorganisation du transport interurbain de voyageurs.
A cet égard, le Conseil Général entend lancer la deuxième phase opérationnelle de cette réorganisation suivant trois axes fondamentaux :
Tout d’abord, nous entendons procéder à la nécessaire évaluation de la réforme que nous avons initiée en 2006/2007 et apporter des solutions opérationnelles aux problèmes rencontrés par les usagers sur le terrain.
C’est d’ailleurs le sens de la concertation que nous avons initiée avec les maires et les présidents de structures intercommunales afin qu’ils nous fassent remonter les éventuels dysfonctionnements observés sur le terrain.
Et c’est également le sens de la mise en service d’un numéro vert à destination des usagers afin que ces derniers nous fassent part de leurs attentes.
Vous l’aurez compris mes chers collègues, le conseil général entend garder le cap d’un service public de qualité qui place l’usager au centre de toutes nos attentions.
Et c’est la raison pour laquelle nous mettrons un accent particulier sur le respect scrupuleux des cahiers des charges de la délégation de service public.
Notre message en la matière se veut on ne peut plus clair :
Nous ne transigerons pas avec les groupements défaillants, lesquels feront l’objet de sanctions pouvant aller jusqu’à la résiliation des conventions afin de les confier, dans le cadre d’une nouvelle procédure, à d’autres professionnels du secteur.
Par ailleurs, une politique tarifaire simplifiée de réduction des couts sera mise en place et nous procéderons à la création  d’une aide sociale à la mobilité pour les jeunes à la recherche d’emploi.
En outre, afin d’assurer la nécessaire coordination entre les différentes Autorités Organisatrices que compte notre département, nous proposerons l’instauration d’une instance de réflexion et d’harmonisation qui permettra de mettre en cohérence leurs services de transport et leurs grilles tarifaires.
Enfin nous prendrons une initiative concertée afin de mettre en chantier l’amélioration du transport maritime inter-îles en lien avec l’Etat, la Région, les communes et communautés de communes des iles du Sud.
Nous nous attacherons également à assurer le désenclavement des Iles du sud en poursuivant la remise à niveau des aérodromes départementaux en l’adossant à la réflexion sur leur animation et leur rentabilité sur la base de projets portés par des professionnels.
Et c’est dans ce contexte que nous procéderons à la création d’une commission de suivi du projet de développement des iles du Sud dont le collègue Hilaire BRUDEY assurera le pilotage.
Transformer le réel du pays Guadeloupe, mes chers collègues, c’est aussi créer les conditions de l’épanouissement de notre jeunesse par l’éducation !
Dans ce domaine, l’intervention de la Collectivité, sous le pilotage efficace de notre collègue Jacques ANSELME, visera prioritairement à renforcer les moyens donnés aux collégiens suivant plusieurs axes:
Tout d’abord, nous poursuivrons notre démarche de remise aux normes des établissements avec l’urgence prioritaire du confortement parasismique des établissements scolaires, car la sécurité de nos enfants constitue une priorité absolue.
Dans le même temps, nous assurerons la mise en œuvre d’un programme de constructions nouvelles avec le 2e collège de Capesterre-Belle-Eau et le 5e collège des Abymes, puis les 2èmes collèges de Petit-Bourg et du Lamentin
Nous lancerons également une négociation avec les autorités académiques en vue de favoriser la construction de bâtiments nouveaux au sein de certains établissements afin de répondre au sureffectif.
Nous mettrons en outre l’accent sur l’implantation de la restauration scolaire dans tous les collèges de la Guadeloupe.
Enfin, nous veillerons à mener une réflexion sur de nouvelles modalités d’accompagnement de l’Université des Antilles et de la Guyane en lien avec l’Etat et la collectivité régionale.
Transformer le réel du pays Guadeloupe aujourd’hui, mes chers collègues, c’est aussi lui permettre de développer les bases de son économie parce que c’est là que réside le cœur du pays !
A cet égard, notre agriculture constitue l’une de nos préoccupations fondamentales en affirmant qu'il faut à la Guadeloupe une agriculture économiquement rentable, apte aussi bien aux exportations qu'à nous permettre de nourrir nos enfants.
C’est le sens de l’action résolue que nous continuerons de mener pour la défense de nos productions au niveau communautaire à l’image de notre intervention de la semaine dernière au Sénat en faveur de la banane antillaise.
C’est le sens de notre engagement à accompagner la formation des hommes et favoriser la structuration des filières
C’est la portée de notre volonté d’encourager le secteur industriel de transformation des produits agricoles avec un accent particulier sur les produits bio.
Sous la houlette de nos collègues Jean-Marie HUBERT et Aurélien ABAILLE, le Conseil Général approfondira ainsi  son action dans les domaines de l’irrigation et de l’accompagnement des jeunes agriculteurs afin de favoriser l’essor d’une politique de soutien aux vrais projets agricoles.
Les grands travaux d’irrigation qui seront mis en œuvre, répondront ainsi à deux grandes préoccupations :

Tout d’abord, la maîtrise de la ressource par la poursuite de notre programme de construction de retenues avec la construction du barrage de Germillac d’environ 5 millions de m3 et du barrage de Moreau en partenariat avec la collectivité régionale.

Ensuite l’optimisation de la desserte du territoire en eau agricole par le renforcement et l’extension des réseaux.

Pour la Basse-Terre, les prochains mois seront donc consacrés à la fin des travaux importants pour l’interconnexion du réseau d’irrigation avec celui de la Grande-Terre, et la desserte des exploitations agricoles des communes de Goyave, Petit-Bourg, Baie-Mahault, Lamentin et Sainte-Rose.
Pour la Grande-Terre, l’amélioration de la desserte en eau des parcelles agricoles sera une priorité avec la mise en place de nouveaux réseaux sur le centre et le nord Grande-Terre sur environ 1.000 hectares supplémentaires.

Nous nous attacherons également à poursuivre, en partenariat avec la collectivité régionale, notre programme d’installation de jeunes agriculteurs sur le Faire Valoir Direct de Beauport jusqu’à l’installation effective des nouveaux candidats retenus par le comité technique de sélection, et la mise en œuvre de mesures d’accompagnement comme les branchements à l’eau agricole.
Autre volet de notre politique agricole, L’abattoir départemental du Moule bénéficiera aussi d’importants travaux d’extension et de mise aux normes afin d’offrir un meilleur service aux usagers.

Et nous veillerons également à mutualiser nos moyens avec ceux de l’abattoir régional de Galéan.
Enfin concernant Marie-Galante, je propose la mise en place d’une action spécifique relative au foncier agricole et à l’irrigation au profit des jeunes agriculteurs qui sera pilotée par notre collègue Jacques CORNANO.
Et nous réaffirmerons notre engagement en faveur de la filière canne aux côtés de l’Etat, de la Région, des communes et de la communauté de communes de Marie-Galante.
S’agissant des activités portuaires et de pêche nous poursuivrons notre programme d’amélioration des équipements portuaires dans le cadre de la mise en œuvre du schéma départemental des ports avec l’implantation de machines et de silos à glace, de bornes d’alimentation en eau et en électricité.
Nous nous attacherons également, en concertation avec l’action de la Région et des partenaires institutionnels, privés et des professionnels, à l’élaboration d’une vraie politique globale en faveur de la pêche
Et la collectivité départementale poursuivra en outre la mise en place des procédures de transfert des ports de pêche départementaux vers les collectivités communales qui en feront la demande.
N’ayant pas vocation à gérer les ports, le conseil général procédera, dans la mesure où les collectivités ne solliciteraient pas un tel transfert, à la passation de marchés de délégation de service public.
Mais nous veillerons surtout à la mise en œuvre, en cohérence avec le plan nautisme initié par la collectivité régionale, d’un vaste projet nautique sur l’ensemble du département dont il appartiendra aux investisseurs guadeloupéens de s’emparer.
Le développement économique, c’est également la politique touristique que nous mettrons en œuvre en partenariat avec les professionnels du secteur dans le cadre de l’action du CTIG afin notamment de favoriser le tourisme de croisière, l’accompagnement des grands projets touristiques, et la promotion d’un hébergement de qualité.
Vous l’aurez compris mes chers collègues, même s’il ne s’agit pas de notre domaine premier de compétences, le conseil général sera particulièrement attentif à l’évolution de notre économie.
Je veux parler, naturellement, du maintien du dialogue social qui suppose que les travailleurs soient en mesure de suivre la marche de l'entreprise tout en respectant le périmètre de responsabilité des dirigeants,
Je veux parler aussi de soutenir le tissu économique par le biais de la commande publique en maintenant un niveau d’investissement de 100M€ annuels pour nos grands équipements,
Je souhaite d’ailleurs sur ce point réaffirmer ici la nécessité pour les entreprises guadeloupéennes de se regrouper pour accéder aux marchés publics.
Et ce faisant, je veux annoncer la décision du conseil général de renforcer trois dispositions qui répondront pour partie aux attentes de nos petites entreprises.
La première, c’est le recours systématique à l’allotissement dans nos grands marchés de travaux et de services comme le permet le législateur,
La seconde, c’est la mise en œuvre de marchés à bons de commande multi attributaires qui grâce à une coordination optimale, permettront à la collectivité de retenir plusieurs candidats sur un même lot avec des pourcentages dégressifs.
Enfin troisième disposition : définir une politique de mise en œuvre de lots transport dans nos grands marchés de travaux, après concertation avec les professionnels du secteur.
Mes chers collègues,
Transformer le réel du pays Guadeloupe, c’est aussi prendre en compte notre territoire dans toutes ses dimensions au premier rang desquelles la dimension environnementale chère à notre collègue Ferdy LOUISY.
Il s’agit notamment de l’organisation de la collecte sélective, de la construction des déchetteries et centres de transfert, et de la mise en place des unités de traitement.
Dans cette optique, nous finaliserons la concertation avec les autres partenaires afin de procéder à la création d’une structure unique de collecte à partir du SICTOM dont nous poursuivrons l’accompagnement.
Nous généraliserons également à toute la Guadeloupe l’opération pilote visant à fournir des composteurs à des familles en association avec les communes volontaires.
Au titre des actions innovantes, nous nous attacherons en outre à mettre en œuvre un partenariat renforcé avec le Parc National et à initier une politique de communication, d’information et de formation de nos concitoyens dans le domaine de la prévention des risques majeurs en élaborant une charte de la biodiversité et de l’éco-citoyenneté.
L’aménagement du territoire, c’est également la mise en œuvre d’une politique unique de gestion de l’eau et la réflexion sur l’institution d’un prix unique de l’eau que pilotera notre collègue Marcel SIGISCAR.
Autre dimension de l’aménagement maitrisé du territoire mes chers collègues, les travaux routiers avec la poursuite de notre politique d’entretien du réseau suivant la logique d’itinéraires.
A compter de cette année, nous passerons en outre à une logique de programmation de nos travaux routiers par bassin pour plus d’efficacité et de proximité, grâce à l’intervention des conseillers généraux en concertation avec les maires des communes concernées.
C’est dans cet esprit que nous avons choisi de créer trois bassins de travaux routiers en Grande terre, en Basse Terre et dans les iles du Sud pilotés respectivement par nos collègues Jean BARDAIL, Max MATHIASIN et Jean GIRARD.
Autre pilier d’un aménagement cohérent de notre territoire mes chers collègues, c’est le nécessaire renforcement de notre dispositif d’Aide aux Communes.
Il s’agit, chacun en convient, d’un dispositif qui a fait ses preuves en démontrant la volonté du conseil général d’accompagner sans ostracisme, l’ensemble des communes de notre archipel par le biais du Fonds d’Aide aux Communes.
Un dispositif que nous entendons conforter en l’adossant désormais à la mise en œuvre d’une logique innovante de contractualisation pluriannuelle visant à soutenir avec une lisibilité renforcée leurs projets structurants,
En outre un effort particulier sera notamment fait pour accompagner l’implantation de dispositifs de vidéosurveillance dans tous les centre-bourgs.
Transformer le réel du pays Guadeloupe, aujourd’hui mes chers collègues, c’est aussi conforter son âme. Je veux dire sa culture et son patrimoine en jetant les bases d’une véritable économie culturelle.
Au delà du partenariat qu’il conviendra de renforcer avec les acteurs culturels et les collectivités telles que la région, nous aurons trois grandes priorités que conduira notre collègue Jacques KANCEL :
Premièrement, la valorisation du patrimoine avec un ambitieux programme de conservation et de mise en valeur des sites et habitations
Le Conseil Général s’attachera ainsi pendant les trois années à venir, en lien avec les communes concernées, à faire émerger ou à finaliser des projets culturels innovants s’inscrivant dans une dynamique de développement harmonieux des territoires.
Ces projets à dimension culturelle économique et sociale viendront s’enrichir de notre compétence renforcée en matière d’insertion.
C’est dans ce cadre que s’inscrit déjà le projet de valorisation et d’animation du Fort Louis Delgrès qui sera poursuivi par la mise en réseau de ce fleuron de notre patrimoine architectural avec d’autres forts de la Caraïbe dans le cadre d’une véritable « route des forts ».
En matière de patrimoine, nous attacherons aussi une attention particulière à nos musées départementaux, Schœlcher, Edgar Clerc  et l’Ecomusée de Marie Galante pour achever leur mise en conformité et une parfaite réappropriation par tous les publics.
Le patrimoine, c’est aussi la mémoire, c’est pourquoi nous lancerons également, en partenariat avec le Comite Marche 98 du Professeur ROMANA, une action d’envergure pour la mise en œuvre d’outils de recherche généalogique des descendants d’esclaves.
S’agissant des  archives départementales,  le Conseil Général investira plus de 6 millions d’euros dans les travaux d’agrandissement et de restructuration du bâtiment des archives départementales, adossés à des campagnes annuelles de numérisation.
Autre axe de du renforcement de notre politique culturelle, le développement de la lecture publique, qui vise à permettre, dans un contexte où la fracture sociale ne cesse de se creuser, une égalité d’accès au livre et à la lecture, donc à la connaissance, pour tous nos compatriotes où qu’ils se trouvent sur le territoire.
C’est dans cette perspective que le Conseil Général s’attachera à renforcer les moyens matériels humains et technologiques de sa bibliothèque départementale de prêt, tête du réseau de lecture publique, pour qu’elle soit mieux en mesure d’accompagner les bibliothèques des communes.
Et c’est dans ce même ordre d’idées que nous initierons la création d’un festival des mots libres afin de redonner à nos jeunes le gout de la lecture et de l’expression,
A côté de ces deux grandes priorités, notre Collectivité ne manquera pas de se pencher sur le devenir de la Scène nationale,
Il apparait en effet fondamental de revoir les missions et le fonctionnement de cette structure incontournable en concertation avec l’ensemble des partenaires potentiels afin d’apporter une réponse plus pertinente aux exigences de la création artistique et aux attentes des professionnels.
Et c’est aussi pour répondre à cette exigence de pertinence et d’efficacité de l’action publique que le Conseil général s’engage à piloter avec l’ensemble des partenaires concernés l’élaboration d’une véritable politique culturelle concertée sur l’ensemble du territoire,
Cela passe par la pleine vision qu’une véritable économie culturelle est porteuse de développement et d’épanouissement,
Cela passe par l’élaboration d’un schéma d’enseignement artistique qui concerne la musique, la danse et le théâtre,
Cela passe par la réflexion sur l’implantation en Guadeloupe d’un véritable conservatoire de musique,
Par la création d’un véritable musée d’art contemporain et la valorisation des cultures urbaines,
Par l’institution d’un Pass-culture permettant aux jeunes d’accéder à coût réduit aux manifestations culturelles,
Par l’accompagnement des lieux de diffusion culturelle,
Par le soutien aux manifestations culturelles d’envergure inscrites à l’agenda culturel de la Guadeloupe,
Mais également par l’organisation d’évènements à l’initiative du Conseil Général à l’instar d’un appel à projets autour de la création théâtrale dans la caraïbe ou la réédition du grand prix de la création artistique dont nous effectuerons dans quelques instants la remise.
Mes chers collègues,
Transformer le réel du pays Guadeloupe, c’est enfin développer le sport.  Facteur de vitalité. Facteur d’épanouissement. Facteur de rayonnement.
On ne dira jamais assez ce la Guadeloupe doit au sport et aux sportifs.
Dans ce domaine la priorité de l’action conduite par Dominique THEOPHILE sera l’accompagnement des Ligues,  des Comités et des Associations.
Et nous continuerons à apporter notre soutien aux grandes manifestations telles que le Tour Cycliste de la Guadeloupe, le Meeting Régional d’Athlétisme, ou encore le parrainage du Championnat de Division Honneur de Football et le Tournoi international de Tennis de Jeunes.
Enfin nous reconduirons l’Opération « Ma première licence » qui a connu un grand succès auprès des jeunes avec plus de 800 licences prises en charge par le Conseil Général.
Telles sont mes chers collègues, les grandes lignes de l'action que je vous propose de mener avec vigueur et abnégation durant les trois prochaines années.
Vous l’aurez compris c’est avec une logique de bâtisseur du possible que nous avons conçu les grands axes de la politique générale de notre assemblée.
Rien ne sera possible sans un dialogue approfondi et constructif avec les services de l’Etat en particulier afin de veiller à l’optimisation de la consommation des fonds européens,
Rien ne sera possible sans l’approfondissement de la synergie avec la collectivité régionale,
Rien ne sera possible sans un partenariat fécond avec l’ensemble des communes auxquelles nous apporterons également notre soutien technique,
Rien ne sera possible sans l’engagement solidaire et la disponibilité de tous les conseillers généraux qui s’attacheront à bannir l’absentéisme,
Sans la mobilisation des agents départementaux dont le Directeur Général des Services Henri LAVENTURE et son adjoint Patrick DUMIRIER veilleront aux conditions de travail et d’épanouissement professionnel,
Sans l’action de la direction du cabinet et des services rattachés qui assureront, en étroite relation avec les services administratifs, l’observance fidèle des orientations que nous aurons arrêtées.
Rien ne sera possible sans les efforts, la responsabilité et le courage de tous.
Rien ne sera facile, certes, mais mes chers collègues nous savons aussi que partout où le politique démissionne, c’est l'incivisme et le désordre qui gagnent.
Je suis de ceux qui considèrent que la Guadeloupe demeure le pays de tous les possibles pour peu qu'on croie aux valeurs de l'audace, de la curiosité, de l'engagement !
A nous donc de devenir les architectes d’un avenir commun.
A nous d’être les jardiniers de l’éclosion de l’arbre du respect.
Oui mes chers collègues,
« Tout arbre est un drapeau qui espère ses fruits »
Soyons donc ensemble, ici et dès maintenant, cet arbre attentif au bleu de l’avenir !
Je vous remercie



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André-Jean Vidal
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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 23:31

INDISCRETIONS
Marie-Luce
Vendredi 13 mai, Marie-Luce Penchard, ministre de l'Outre-mer, recevra à petit-déjeuner Serge Letchimy, président du conseil régional de la Martinique, Rodolphe Alexandre, président du conseil régional de la Guyane, Victorin Lurel, président du conseil régional de la Guadeloupe, Didier Robert, président du conseil régional de La Réunion.

Marie-Luce 2
Passionnée de foot, Marie-Luce Penchard ira voir la finale de la coupe de France, au stade de France, samedi prochain, entre Lille et Paris Saint-Germain. C'est curieux, mais elle ne s'est pas encore exprimée sur l'affaire de la trois F ! Caudy Siar, délégué interministériel à l'égalité des Français d'outre-mer, l'a fait pour demander — sans attendre les conclusions de l'enquête, sur de simples présomptions — la tête de l'ensemble des administrateurs et élus de la FFF. Malek Boutih, ancien président de SOS racisme, a été plus mesuré... Mais ce n'est pas une voix qui porte en ce moment. A quand le lynchage ?

Harry
Il paraît qu'Harry Durimel, patron des Verts Guadeloupe, va déposer plainte auprès du procureur de la République, Jean-Michel Prètre, après l'abattage d'un mahogany de grande valeur à Grand-Camp (voir les éditions précédentes). Il voudrait savoir ce qu'est devenu le tronc, de grande valeur (marchande cette fois), et pourquoi des morceaux de tronc ont été emportés vers une destination inconnue et à quoi ils vont servir. Il fait estimer le volume du tronc et combien on peut réaliser de lits, d'armoires, de chaises avec un tronc de cette taille. Sachant que la moindre bricole se vend bien au-dessus des mille euros... Pour ne pas donner le prix d'un lit !

Gugusses
Avis aux amateurs de bois de mahogany qui viseraient le pactole, il y en a encore une quinzaine à Grand-Camp. Mais, gageons que l'on veille désormais sur eux et qu'il ne sera pas possible de les abattre et de se beurrer facilement !.. Au prétexte que ces arbres auront, comme disait une dame, « une nouvelle vie ». Chez elle, peut-être ?..
André-Jean VIDAL

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André-Jean Vidal
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