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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 15:24

INDISCRÉTIONS
Jean-Christophe
Jean-Christophe Lagarde, député membre du groupe parlementaire du Nouveau Centre, maire de Drancy depuis mars 2001, numéro deux du Nouveau Centre (président exécutif), qui connaît bien les problèmes de l'Outre-mer, pourrait, si Marie-Luce Penchard n'était pas reconduite dans ses fonctions, être nommé ministre de l'Outre-mer. Mais, dit-on, Mme Penchard « a confiance... »

Jean-Pierre
Jean-Pierre Bel, président du groupe socialiste au Sénat, vient en Guadeloupe en début de semaine. Il ne cache pas que le but de ce voyage est stratégique. Il s'agit, avec Jacques Gillot et le PS, de préparer les prochaines sénatoriales. Et de récupérer deux sièges qui ne sont pas socialistes : celui de Lucette Michaux-Chevry et celui de Daniel Marsin. Car, deux par ci, deux par là, ça pourrait faire... 18, ce qui permettrait au Sénat de basculer à gauche, le grand rêve pour 2011, en attendant le grand soir, en 2012 !

Anabella
Marianne Crane, conseillère municipale à Baillif, chanteuse connue sous le pseudonyme d'Annabella, est membre de l'association des élus contre la violence faite aux femmes. Le grand combat de sa vie. Annabella fait sortir un single le 25 novembre. Le même jour, elle organise avec les autorités scolaires une manifestation au lycée professionnel Ducharmoy pour sensibiliser les lycéens contre les violences faites aux femmes.

Patrick
« Chaque fois que la France a été en danger, dit Patrick Karam, délégué interministériel pour l'égalité des chances des Français d'Outre-mer, les ultramarins se sont engagés massivement pour défendre la République, particulièrement lors de la Première Guerre mondiale. Le prix du sang payé par les ultramarins pour défendre la liberté et la République est un signe de fidélité et de loyauté qui s'est manifesté dans toutes les périodes difficiles de l'histoire de France. Il est important que les Français en prennent conscience au moment où notre pays s'interroge sur son identité. » Sauf qu'il y a de grandes chances, hélas, que... les Français s'en moquent ! C'est si vieux...
André-Jean VIDAL

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André-Jean Vidal
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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 21:00

Séance de travail entre
le président du Conseil Général et le maire du Gosier


Dans le cadre de la politique d’accompagnement de l’ensemble des communes de la Guadeloupe, et à l’approche du débat des Grandes Orientations Budgétaires précédant le vote du Budget Primitif de la collectivité, une délégation du Conseil Général, conduite par le président GILLOT, en présence du conseiller général Amélius HERNANDEZ, effectuera un déplacement à la mairie du Gosier le vendredi 4 novembre 2010 à 9h.

L’occasion pour l’exécutif départemental d’aborder avec le maire Jean-Pierre DUPONT, les projets structurants de la commune susceptibles de bénéficier de l’accompagnement de la collectivité à l’instar de l’espace multi-accueil de la petite enfance, de l’Esplanade de la Rénovation et du Palais des sports.

La séance de travail sera suivie d’une visite guidée du Palais de sports.

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André-Jean Vidal
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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 20:59

Victorin LUREL salue la mémoire de Eugénie BLANCHARD, doyenne de l’humanité décédée ce jeudi

Victorin LUREL, député de la Guadeloupe, de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy, salue la mémoire de Eugénie BLANCHARD, doyenne de l’humanité, décédée ce jeudi et qui résidait sur l’île de Saint-Barthélemy.

« C’est une femme qui aura consacré sa longue existence à faire le bien autour d’elle qui nous quitte. Celle qui était devenue une figure de Saint-Barthélemy méritait vraiment son surnom de « Douchy », pour la douceur qu’elle a savait communiquer aux autres. Avec Eugénie BLANCHARD et, avant elle, Philibert PARNASSE, nous perdons en quelques jours deux exemples de longévité exceptionnelle dans la France d’outre-mer, deux témoins d’une histoire qu’il nous revient de ne pas oublier », a déclaré Victorin LUREL. 

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André-Jean Vidal
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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 20:58

Vote d’une mesure importante du Conseil interministériel de l’Outre-mer : 
la cession gratuite de terrains de l’Etat pour construire des logements sociaux
 
 
 
 
Paris, le 4 novembre 2010
 
 
 
 
Lors de l’examen des crédits de la mission « Outre-Mer » à l’Assemblée nationale, Marie-
Luce Penchard, ministre chargée de l’Outre-mer a présenté un amendement du Gouvernement
pour permettre l’adoption d’une mesure phare du Conseil interministériel de l’outre-mer. La
cession gratuite des terrains de l’Etat est, en effet, une mesure très attendue des
collectivités et des bailleurs sociaux. Elle vise à mettre à leur disposition des emprises
foncières pour accroître la construction de logements sociaux ou à la réalisation
d’équipements collectifs. Jusqu’à présent, les terrains de l’Etat ne pouvaient être cédés qu’à
leur valeur vénale établie par France Domaines, le cas échéant avec une décote ne pouvant
excéder 35 %.
 
Cet amendement a été complété en séance avec l’accord du gouvernement par la Commission
des finances qui a souhaité qu’un seuil minimal de 30 % de logements sociaux soit fixé dans
la loi et que la résiliation de la vente intervienne en cas de non réalisation du programme au
bout de cinq ans sans indemnité pour l’acquéreur. 
 
Le Gouvernement amplifie grâce à cette mesure le soutien apporté aux bailleurs sociaux
pour répondre à la demande des milliers d’ultramarins en attente d’un logement social.
Cette mesure s’applique dans tous les territoires d’outre-mer (à l’exception de la Guyane où
une disposition équivalente était déjà en vigueur).
 
« Cette mesure exceptionnelle s’inscrit dans la continuité de l’engagement massif et constant
de l’Etat pour le logement social outre-mer depuis trois ans » a déclaré Marie-Luce Penchard. 
 
 

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André-Jean Vidal
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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 20:57

Comme le signale la préfecture, « Désormais, la révision des prix des carburants aux Antilles-Guyane, est réalisée en tenant compte de la moyenne des cours internationaux du pétrole et autres intrants, ainsi que de la parité euro/dollar constatées pendant le mois précédent. »

Au regard de ces paramètres observés durant le mois d'octobre 2010, les prix maxima des carburants routiers restent inchangés en Guadeloupe pour le mois de novembre 2010, soit :

- Super sans plomb :    1,33 €
- Gazole                  :    1,17 €   

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André-Jean Vidal
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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 20:56

INDISCRÉTIONS
Victorin
« Je n'ai jamais vu, en 9 ans de présence à l'Assemblée, aucun ministre recevoir autant de coups... de sa propre formation politique. Comment peut-elle avoir raison contre tout le monde, y compris son camp ? » demandait, hier, Victorin Lurel, parlant de marie-Luce Penchard, ministre déléguée à l'Outre-mer.

José
« Depuis 2008, nous avions averti d'une situation difficile en 2010. Les sociétés sont en difficultés du fait qu'il y a un manque d'activité, des projets qui auraient du sortir et rien ne vient. Nous demandons aux collectivités et à l'Etat de faire en sorte que les projets avancent... sinon nous serons contraints de déposer le bilan... », affirmait, mercredi soir, José Gaddarkhan, président de la fédération du BTP au sortir du conseil général où il a rencontré le président Gillot. C'était donc ça ce troupeau de puissants 4X4 devant l'hôtel du Département !

Jacques
A l'issue de cette rencontre, Jacques Gillot : « Il fallait rencontrer les entreprises guadeloupéennes pour qu'elles sachent quelles commandes nous allons faire dans les années à venir... Il nous faut voir comment faire en sorte que les entreprises se regroupent pour rationaliser leurs trésoreries... » Peut-être fréquenter un peu moins les concessionnaires auto ?

Patrick
Toujours au rythme de l'actualité brûlante, Patick Karam, délégué interministériel à l'égalité des chances des Français d'Outre-mer, organise un colloque, le 10 novembre, rue Oudinot. Le thème : « Les anciennes colonies françaises dans la grande guerre ». Ary Broussillon qui y est invité à prendre la parole pour la Guadeloupe, pourra rappeler à M. Karam que quand on parle de la Première Guerre mondiale, grande guerre s'écrit avec des capitales GG.

Jean-Pierre
Jean-Pierre Bel, président du Groupe Socialiste Vert et apparenté au Sénat, est en visite en Guadeloupe à partir de lundi 8 novembre. Le groupe comprend dans ses rangs Jacques Gillot, sénateur de la Guadeloupe. Il s'agit de voir comment les socialistes aborderont 2011 et un possible changement de majorité au Sénat.

Eric
« On voudrait souffler sur les braises de la crise sociale de 2009 que l’on ne s’y prendrait pas autrement ! Votre budget est un budget d’austérité qui frappe les investissements productifs Outre-mer… C’est un budget punitif, qui se traduira en matière de logement social par le creusement des inégalités, lié à l’acharnement coupable de Bercy encouragés par vos récents propos qui font du cumul de la LBU et de la défiscalisation, une exception, alors que la demande de logement social — en Guadeloupe notamment — est très largement insatisfaite », a dit Eric Jalton, député de la première circonscription à l'Assemblée nationale, mercredi, s'adressant à Marie-Luce Penchard, ministre déléguée à l'Outre-mer, « tout de noir vêtue... »

Erik
Erik Lequime, mentor de Christine Monlouis, demande que la Guadeloupe fasse un accueil triomphal... à l'aéroport à la skippeuse guadeloupéenne de la Route du Rhum qui a démâté trois jours après son départ de Saint-Malo. Il est vrai que la malheureuse, qui doit se ronger les ongles au sang après sa mésaventure, mérite toute notre attention. Mais aussi, avait-elle besoin d'embarquer à bord de son voilier de course autant de foie gras et de bouquins ? !.

Charles
« Après l’embellie de 15 points observée entre septembre 2009 et mars 2010, l’indicateur du climat des affaires efface un tiers de ses gains en six mois, et retrouve un niveau proche de celui observé au deuxième trimestre 2009, au sortir de la crise sociale. Il se situe désormais 12 % au dessous de sa moyenne de longue période », révèle l'enquête de conjoncture de l'IEDOM, que dirige Charles Apanon. C'est dit avec des formules savantes mais cela n'augure rien de bon...

Anabella
Marianne Crane, conseillère municipale à Baillif, chanteuse connue sous le pseudonyme d'Annabella, est membre de l'association des élus contre la violence faite aux femmes. le grand combat de sa vie. Annabella fait sortir un single le 25 novembre. Le même jour, elle organise avec les autorités scolaires une manifestation au lycée professionnel Ducharmoy pour sensibiliser les lycéens contre les violences faites aux femmes.
André-Jean VIDAL

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André-Jean Vidal
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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 22:16

INDISCRÉTIONS
Bernard
Bernard Guérin, sous-préfet de Pointe-à-Pitre, a reçu, samedi, les étudiants de Fouillole qui protestaient contre l’insécurité qui règne sur le campus universitaire. Agressions, vols, descente en masse de types encagoulés et armés. Le sous-préfet s’est montré très sensible à ce problème de sécurité publique touchant des jeunes. Le même jour, une racaille a été interpellée qui a dénoncé tous ses camarades de gang. Comme quoi, quand on veut…

Gilles
Gilles Carrez, député, rapporteur général sur l'administration générale et territoriale de l'Etat, révèle en colonnes très documentées, la place de la préfecture de Guadeloupe dans le concert des préfectures de France. La préfecture emploie 323 agents, coûtant, annuellement, 41,02 euros par habitant (451 809). Que font-ils ? Ils instruisent un dossier d'installation classée en... 320 jours, délivrent un passeport biométrique entre 10 et 14 jours ouverts, une carte grise en 35 minutes au guichet, en 15 jours par courrier (seul le Gard bat ce record national de durée), un permis de conduire en 26 jours, une carte nationale d'identité en 8 jours...

Alain-Félix
Alain-Félix Flémin, secrétaire général du Parti communiste guadeloupéen, ancien cacique du LKP, a reçu, pour le compte de son parti, 45 190,91 euros de l'Etat français en 2008, ce que révèle le rapport Carrez (Assemblée nationale octobre 2009). Cet Etat dont il nous rebat les oreilles qu'il est colonialiste et tout, et tout !

Yves
On ne sait pas si c’est Yves Jégo, ancien secrétaire d’Etat à l’Outre-mer (lourdé par François Fillon pendant la mobilisation de 2009), qui sera nommé ministre de la Ville, de la Ruralité, etc.dans le prochain gouvernement. En tous les cas, il semble que l’idée émise par M. Jégo (voir nos éditions précédentes) suive son petit bonhomme de chemin dans les arcanes élyséennes. Le retour de Jégo le calamiteux ?..

Gugusse
Il y a quatre ans, les commerçants de Saint-Malo vendaient… du rhum de Martinique, du Trois-Rivières, plus précisément. L’un d’eux s’est confié à nos confrères : « Démarché par les Martiniquais, j’en avais pris cinq cartons et j’ai mis quatre ans à les écouler ! » Bien évidemment, si ç’avait été du rhum de Guadeloupe…

Victorin
Lu, par hasard, hier, sur le site de France info. « L’invité de France Info est Victorin Lurel, le président du Conseil régional de Guadeloupe, alors que le département est toujours bloqué par des barrages, c’est le troisième jour, et que les 115 stations essence de l’île sont fermées.
Motif de la grève générale : le niveau de vie, jugé beaucoup trop élevé. Une cinquantaine de syndicats s’est réunie sous le nom Kont pwofitasyon et devait rencontrer le préfet aujourd’hui. » A l'époque — le 22 janvier 2009 — les journaliste de la presse nationale écrivaient, sans sourciller que … « le motif de la grève était un niveau de vie trop élevé ! » Si c'était vrai... Heureuse Guadeloupe ! Hélas...
André-Jean VIDAL

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André-Jean Vidal
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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 22:15

SEANCE DU 3 NOVEMBRE 2010

BUDGET 2011 – MISSION OUTRE-MER

DISCUSSION GENERALE

INTERVENTION DE VICTORIN LUREL
Député de la Guadeloupe – groupe SRC

Madame la Ministre,
Monsieur le Président,
Mes chers Collègues,

Madame la Ministre, vous nous présentez un mauvais budget. J’allais même dire un très mauvais budget. Et le sentiment qui m’inspire est celui de l’accablement.

Certes, nous devons contribuer, comme les autres, à payer la facture de la crise aggravée par trois années d’une mauvaise politique. Mais nous n’acceptons pas d’être mis doublement à contribution :

Vos crédits baissent deux fois plus que les autres dépenses avec notamment une véritable berezina pour le logement social, à savoir la suppression pure et simple de 34 millions d’euros de crédits. C’est l’équivalent de l’ensemble de la LBU pour la Martinique qui disparaît, alors même que la mise en œuvre de la défiscalisation dans ce domaine est une catastrophe et que tous les dossiers sont bloqués, et vous le savez ! Je n’aurai pas le temps en 5 minutes de détailler les différentes coupes budgétaires qui nous inquiètent et je vous ai posé une douzaine de questions très précises lors de votre audition sur lesquelles je n’ai toujours aucune réponse. Mais nous y reviendrons avec nos amendements…

Nous payons enfin une deuxième fois la facture avec l’assèchement, à hauteur de 330 millions d’euros des investissements outre-mer qui touchent tout azimut : le logement, les investissements productifs, les secteurs pourtant considérés comme prioritaires par la LODEOM dont, par ailleurs, 1/3 des mesures, en général les seules positives, ne sont toujours pas mises en œuvre 18 mois après le vote de la loi !

Nous payons même une troisième fois en subissant, comme tout le monde, le « ratiboisage » générale des politiques publiques, la fameuse RGPP, à savoir la baisse drastique des moyens de l’Education nationale, de la santé, des dotations aux collectivités, et j’en passe... Ainsi, le fameux effort national de l’Etat de 16 milliards d’euros pour les outre-mers auquel vous nous renvoyez chaque année est lui-même en baisse sensible, que vous vouliez raisonner, madame la Ministre, en autorisation de programme – baisse de 150 millions d’euros – ou en crédits de paiement – baisse de 300 millions d’euros.

Ce fameux document de politique transversale en lui-même est d’ailleurs particulièrement choquant dans sa conception et dans sa philosophie.

Pourquoi serions-nous les seuls à être un coût ? Pourquoi ne présente t-on pas également le coût, tous services et interventions publiques confondus – que ce soit l’Education nationale, la justice, la police, la gendarmerie, la santé, etc – d’autres régions comme l’Ile de la France, la Corse, la Bretagne ou qui sais-je encore ?

Madame la Ministre, la stigmatisation des outre-mer, la voilà, nourrie par l’ignorance de nos réalités !

Comment faire mine d’ignorer le tribut prélevé depuis des décennies par les transporteurs aériens, en particulier Air France, et l’impuissance récurrente et répétée du législateur et des exécutifs face à ces injustices : 1.000, 2.000 à 3.000 euros pour un billet d’avion, c’est un scandale qui ne dérange plus personne. Ce sont des exactions qui alimentent la révolte et qui affaiblissent le sentiment républicain. Nous avions obtenu, lors de la LODEOM que ces compagnies aériennes vous transmettent avant le 1er septembre un rapport sur leur politique tarifaire : où est ce rapport, Madame la ministre ?

Comment ignorer le tribut payé à la CMA/CGM et aux transporteurs maritimes, prélevant une énorme dîme dans l’indifférence générale et l’opacité la plus totale ? Comment accepter ce traitement inégal au nom du dogme libéral et de la toute puissance du marché ?

Comment peut on faire mine d’ignorer le tribut payé par nos régions en matière de téléphonie et en frais d’itinérance ? Nous sommes considérés comme l’étranger, nous sommes des « français itinérants » et nous payons une fortune pour communiquer avec les nôtres. Comment donc ignorer la prédation imposée par quelques opérateurs de ce secteur au moment même où France Télécom vient d’accepter la fin de la distinction entre appel local et appel national ?

Comment croire que la puissance tutélaire de l’Etat républicain est incapable d’empêcher les exactions des banques, assurances, assureurs-crédits et autres affameurs qui étouffent la production et fait prospérer l’hubris de la consommation ?

Comment accepter, dans le même temps, que la position extérieure de ces mêmes banques et institutions financières soit positive et que l’épargne de nos régions soit investie d’abord en Métropole, en silence, dans l’anonymat le plus total, sans broncher, mais que de l’autre coté, on tient une comptabilité scrupuleuse des avantages fiscaux octroyés et des dépenses fiscales tolérées, avec chaque année des coups de rabot qui, au passage, stigmatisent nos populations et, somme toute, nous méprisent ?

Comment accepter cette dissymétrie et pour être plus simple, comment vivre avec cette injustice et ne pas pouvoir la crier à cette tribune pour avoir le sentiment d’avoir plaidé et peut-être d’avoir été entendu ? Le Président de la République avait accepté notre proposition d’utiliser l’épargne locale pour dynamiser l’investissement sur place : où est le Fonds d’investissement de proximité dans les DOM, Madame la ministre ?

Comment faire lorsque les grands groupes de commerce et d’import-distribution décident souverainement du niveau de notre pouvoir d’achat et que même après le grand raptus social de 44 jours en 2009 en Guadeloupe et de 38 jours en Martinique, l’Etat se révèle incapable de lutter efficacement contre la vie chère et donne à sentir cette furieuse impression que le système n’est pas réformable et que lui-même l’essentialise, le met dans le marbre de l’éternité ?

Nous avions obtenu que l’Etat puisse intervenir pour réglementer les prix et fasse cesser le scandale de la profitation pétrolière. Pourquoi continuez-vous à payer ce prétendu « manque à gagner » des pétroliers par un chèque de 176 millions à ce jour ?

Comment, dans ces conditions, faire croire, face à cette inertie et à cette impotence, aux jeunes générations que la politique commande les « hauteurs dominantes de l’économie » et qu’elle est faite pour maîtriser l’avenir et décider du destin ?

Comment voulez-vous subir une récession, que dis-je, une crise gravissime avec un recul de 6,5% du PIB en Martinique, 4,8% en Guadeloupe en 2009, voir exploser le chômage (+6,2 %  en 1 an) se multiplier les dépôts de bilan, savoir que plus de 50% des jeunes de moins de 25 ans ne travaillent pas et piétinent sur le parvis de l’emploi ? Comment accepter que mon département soit le plus violent de France, là ou on laisse, faute de moyens, se développer les incivilités ? Comment voulez-vous accepter, dans le même temps, que les crédits budgétaires en faveur des contrats aidés et des politiques de retour à l’emploi outre-mer diminuent de 44 millions d’euros cette année, de près de 100 millions sur 2 ans ?

Comment savoir que le niveau de vie est nettement inférieur à celui de l’Hexagone et entendre rappeler les dispositifs des 40% de vie chère ou bien de la défiscalisation dans l’indifférence générale ? Pire encore, sur la base de fausses croyances et d’une irréelle prospérité, d’une fantasmatique priviligentsia qui prospérerait sous les cocotiers, subir des coups de rabot et des coupes claires dans nos maigres budgets, 1,9 milliard sur votre mission et 3,2 Md€ de dépenses fiscales ?

Par provocation, nous vous proposons de nous donnez ces 5 milliards de crédits budgétaire et on n’en parle plus. L’affaire est entendue. Accepterez-vous nos amendements en ce sens ?

Jusqu’ici, on faisait mine de croire que les éminences ministérielles n’étaient pas au parfum, pas au fait, pas bien informées. On s’accusait même nous, parlementaires, de n’avoir pas fait remonter l’information et d’avoir échoué dans le lobbying. Mais nous nous trompions. Aujourd’hui, Madame, vous êtes dans la place, vous êtes ministre de la République, conseillère régionale de la Guadeloupe…

Nous osons vous dire que ce ministère, qui perd systématiquement et consciencieusement tous ses arbitrages, ne sert à rien, comme l’ont encore récemment démontré nos collègues sénateurs Massion et Doligé ! Et, chers collègues des outre-mers, je voudrais vous assurer que nous n’avons tiré aucun avantage de la présence de notre compatriote au ministère et même bien au contraire…

Comment se fait-il, alors même que votre collègue du budget, lui-même anciennement chargé de l’outre-mer, déclare publiquement mi-septembre que « remettre en cause la défiscalisation outre-mer serait un désastre pour nos territoires », que le principal vecteur de financement de nos économies se retrouve réformé pour une 4ème fois en 2 ans ? Et ce, alors même que les investisseurs ont avant tout besoin de stabilité juridique et fiscale, comme le rappelait d’ailleurs le Président de la République lui-même dans son discours du 12 juillet 2006 en clôture de la convention UMP sur l’outre-mer. Je me permets de le citer : « La défiscalisation est, en réalité, un outil de développement pour des économies sous-capitalisées et spontanément peu attractives pour des investisseurs. Des engagements ont été pris par l'Etat sur 15 ans, ils doivent être respectés».

Tout comme dans la mise en œuvre ou plutôt la non mise en œuvre ou mauvaise application de la LODEOM, votre ministère est même incapable de mettre en musique les annonces du Président de la République lui-même, il y a quasiment un an jour pour jour, lors du Conseil interministériel des outre-mers. A part les mesures cosmétiques ou symboliques, nous ne voyons toujours rien venir. Et nous scrutons l’horizon, comme la sœur Anne du conte de Perrault…

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André-Jean Vidal
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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 19:27

Victorin Lurel adresse un message de sympathie
à Christine Monlouis :

 Le président de la Région Guadeloupe, Victorin Lurel, adresse un message de sympathie à la navigatrice Christine Monlouis qui a démâté cette nuit dans l’Océan Atlantique :

« La déception de Christine doit être immense, à la mesure de la détermination et du courage qu’elle affichait avant le départ. C’est une malencontreuse fortune de mer qui vient stopper son élan. Plus que jamais, nous devons la soutenir et lui dire combien nous sommes fiers de son audace. Nous lui ferons un bel accueil quand elle reviendra au pays », a déclaré le président de Région.

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André-Jean Vidal
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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 19:25

Christine Monlouis démâte, Lionel Lemonchois revient

Corsée cette Route du Rhum-La Banque Postale 2010 ! Dans des conditions rudes et complexes, les 81 solitaires encore en course dans les cinq classes confondues connaissent des heures difficiles. Cette 3è journée de mer reste marquée à la fois par le démâtage de la navigatrice guadeloupéenne Christine Monlouis (Un monde bleu tout en vert) dans la catégorie Rhum, et le retour en mode compétition de Lionel Lemonchois (Prince de Bretagne). Le tenant du titre, qui dispute cette édition 2010 dans le camp des Multi 50, fait montre d'une belle combativité. A l'image de tous les solitaires qui, dans le sillage de Franck Cammas (Groupama 3) lancé à pas de géant dans les alizés, ne cèdent rien dans leur face à face avec l'océan.

ULTIMES : Tous derrière et Cammas devant
Franck Cammas (Groupama 3) poursuit son cavalier seul en tête du Rhum. Autres partisans de la route sud, Francis Joyon (Idec) et Yann Guichard (Gitana 11) s'emparent respectivement de la deuxième et troisième place au détriment de Thomas Coville (Sodeb'O) et Sidney Gavignet (Oman Air Majan) qui mangent leur pain noir, au nord de l'anticyclone des Açores. Philippe Monnet (La Boîte à Pizza), 6e, déplore une dérive abîmée par un choc. Nouvelle rassurante pour Bertrand Quentin (Côte d'Or II), hélitreuillé hier pour raison de santé, et qui va être transféré de l'hôpital espagnol à celui de Rennes pour des examens complémentaires.
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Philippe Monnet (La Boîte à Pizza) : « J'ai pris un gros coup sur la dérive avec je ne sais pas quoi cette nuit. J'ai la dérive en chou-fleur et en même temps ça a arrêté le bateau et le gennaker a céder sous les coutures. Il n'est pas complètement déchiré mais on peut lire le journal derrière ! »

Thomas Coville (Sodebo) : « "Ca va moyen !  J'ai eu une nuit avec des vents très erratiques. Ce n'était pas facile à gérer. Là c'est  un peu plus simple. Je suis au près dans une mer un peu formée, pas hyper confortable. En ce moment ça ne paye pas, mais c'est un positionnement pour dans deux ou trois jours qu'on est venu chercher. Il faut prendre son mal en patience. La situation est moins confortable que la route sud, c'est certain.  La route qui me semblait la plus aléatoire marche bien pour l'instant. »


IMOCA : Resserrement en tête
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Armel Le Cléac'h (Brit Air), leader depuis 36 heures subit la pression grandissante de ses poursuivants. Une meute menée par Roland Jourdain (Veolia Environnement), deuxième, qui est revenu à seulement trois milles du leader. De l'autre côté de l'anticyclone, sur la face sud, Arnaud Boissières (Akena Vérandas) et Michel Desjoyeaux (Foncia) profitent enfin d'un bon flux de vent portant pour réduire une partie de leurs retards.

Kito de Pavant (Groupe Bel) : « Cette nuit j'ai failli m'emplafonner Safran. On dormait tous les deux, une alarme du bord m'a réveillé. On a eu de la chance de ne pas se rentrer dedans. Je suis passé 50 mètres derrière ! »

Arnaud Boissières (Akena Vérandas) : « Je regarde comment ils évoluent là-haut par rapport aux prévisions. C'est rigolo de regarder les autres, en se disant qu'ils sont au près alors que je suis au portant. En tous cas, je ne regrette rien. Cette nuit, j'ai peu dormi car le vent allait tourner et adonner. »

Multi50 : Lemonchois revient dans la course
Victime, hier, de la casse de son système de lashing alors qu'il était aux commandes de la flotte des Multi50, Lionel Lemonchois s'est dans un premier temps dérouté vers l'Espagne pour chercher assistance avant de décider de monter en tête de mât récupérer les pièces coincées en haut. Une opération périlleuse mais qui en valait la peine puisque le skipper de Prince de Bretagne fait, depuis ce midi, à nouveau cap sur les Antilles, fermement décidé à revenir au contact des leaders. Ces derniers, emmenés par Franck-Yves Escoffier (Crêpes Whaou !) et positionnés au sud,  se rapprochent dangereusement du centre de l'anticyclone des Açores. Leur challenge : garder un maximum de vitesse.
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Yves Le Blévec (Actual) : « On essaye de tricoter au mieux avec des conditions météo compliquées. On est en train de taquiner l'anticyclone des Acores par le sud. On se rapproche du centre pour empanner, pour aller chercher une bascule de vent. La technique c'est d'aller le plus loin possible sans tomber dans la molle. Il faut doser l'évolution de la pression, de la force du vent pour trouver le bon moment. Ce sont des sacrés paris sur l'avenir. Je n'ai pas d'inquiétude. »

Erik Nigon (Axa Atour Cœur pour Aides) : « Je suis plutôt content de la course jusqu'à maintenant, j'ai pris une bonne option Sud. Je ne suis pas au maximum car j'apprivoise la bête mais je fais des bonnes moyennes et je les tiens. Il y a du soleil mais aussi des grains. Je préférais presque la brume d'hier car le vent était constant. Là, c'est très variable. En multicoque, ce n'est pas comme en mono où il suffit de réduire la voilure. Il faut tout prévoir, anticiper. »

Class 40 : Au pas, au près !
Si on a l'habitude de dire que le bonheur est dans le pré, en matière de course au large, c'est plutôt l'honneur qui est dans le près ! Sous l'influence de l'anticyclone des Açores qui barre le chemin vers des Antilles, la flotte des Class40 tricote, depuis plus de 48 heures, sa route dans des vents contraires. Les 43 solitaires encore en course se sont éparpillés dans tous les sens sur le plan d'eau. En tête, un solide trio de leaders – Thomas Ruyant (Destination Dunkerque), Sam Manuard (Vecteur Plus), Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) – contourne ce mur météorologique par le Nord. Il emmène le gros des troupes qui fait montre, en mode régate océanique dans des conditions rugueuses, d‘une belle combativité. Plus au Sud Nicolas Troussel (CMB) fait cavalier seul sur une option très marquée au large des côtes portugaises. Il représente pour la flotte des Class 40 la même menace que Michel Desjoyeaux dans le camp des IMOCA.
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Samuel Manuard (Vecteur Plus) : « Vous me réveillez en pleine sieste pendant un rêve magnifique ! Ca va bien, je fais un bord plein ouest pour aller chercher les vents portants pour choper la route directe, j'ai choisi mon camp ! Pour le moment les conditions sont faciles, il y a  15 nœuds avec une mer facile, ça ne tape pas, c'est tranquille. On est sous pilote, ça permet de prendre du repos car la suite va être plus compliquée. Il risque d'y avoir un ciel actif, il faut se préparer pour gérer la grand voile, le solent … Et puis ensuite, il faut être en forme car au portant il faudra suivre le rythme et creuser des écarts »

Régis Guillemot (Régis Guillemot Charter)
« Ca va bien, impeccable ! Je suis en train de suivre la route Nord. J'ai choisi  cette option afin de contourner l'anticyclone. C'est un jeu d'échec. Je n'ai pas suivi la même route que les autres, mais j'y crois. Au tout début de la course, j'ai été moins rapide, je pense que j'ai perdu du temps surtout au départ. Je vais bien et le bateau marche bien aussi. Je n'ai pas mangé grand-chose pendant les premiers jours mais là ça va beaucoup mieux. »

Louis  Burton (Bureau Vallée) :
« Ca va super bien : c'est cool ! Je ne sais pas si vous avez vu ma position en début de course mais j'ai bien démarré. En ce moment je reste au Nord pour tenter un coup... J'ai un vent aux 240 à 14 nœuds. Le ciel est  nuageux et je navigue au près : je fais route à l'Ouest ! En ce moment je ne vois personne. Je sais qu'il y a du monde autour de moi, mais la visibilité n'est pas bonne,  des grains passent sans cesse. Je pense qu'il y a des bateaux à moins de 15 milles de moi.  Les deux premiers jours, je n'ai pas dormi : j'étais  au contact avec tout le monde et j'ai dû faire gaffe. Ce qui a été dur au départ, c'était le fait d'enchaîner le sommeil divisé en petites siestes. J'étais crevé, mais maintenant ça va bien. Je suis très impressionné par le milieu de l'Atlantique. J'ai très bon moral, j'espère que les autres aussi… »

Catégorie Rhum : Christine Monlouis démâte, Andrea Mura retrouve des forces
Peu ou pas de changement au classement, ce mercredi, dans la catégorie Rhum. Andrea Mura (Vento di Sardegna), Pierre-Yves Chatelin (Destination Calais) et Luc Coquelin (Pour le Rire Médecin) forment toujours le trio de tête et se tiennent dans un mouchoir de poche sur une trajectoire similaire au large du Cap Finisterre. Seul Pierre-Yves Guennec (Jeunes Dirigeants – Lorans) a choisi de contourner l'anticyclone des Açores par la face nord. Grosse déception pour Christine Monlouis. La navigatrice est entrée en collision avec un bateau de pêche à 1h30 cette nuit. Le choc a occasionné le démâtage de son voilier "Un Monde Bleu tout en Vert". La Guadeloupéenne est actuellement à bord du chalutier qui remorque son Gigale 16 vers un port breton.

Andrea Mura (Vento di Sardegna) : « La mer s'est calmée et mon mal de mer est enfin terminé. Le bateau va vite et, à présent, je vais pourvoir en tirer le meilleur, ce qui m'était tout à fait impossible jusqu'ici car j'étais trop barbouillé. Je vais pouvoir bien travailler et c'est tant mieux car les prochaines heures vont être importantes. Là, je fais une route ouest sud-ouest et je ne sais pas encore de quel côté je vais contourner l'anticyclone. A droite ou à gauche, telle est la question... »

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André-Jean Vidal
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