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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 19:08

INDISCRÉTIONS
Gugusse
Une journaliste métropolitaine — une vedette du petit écran que nous ne la nommerons pas par simple pitié pour son inculture basique — couvre le départ de la Route du Rhum, à Saint-Malo, dimanche, rappelant que cette transat arrivera à... Port-au-Prince sans doute d'ici une semaine... Sûrement, chère consœur, sûrement !..

Bernard
Bernard Guérin, sous-préfet de Pointe-à-Pitre, a reçu, samedi, les étudiants de Fouillole qui protestaient contre l'insécurité qui règne sur le campus universitaire. Agressions, vols, descente en masse de types encagoulés et armés. Le sous-préfet s'est montré très sensible à ce problème de sécurité publique touchant des jeunes. Le même jour, une racaille a été interpellée qui a dénoncé tous ses camarades de gang. Comme quoi, quand on veut...

Victorin
« Depuis 2009, ce sont près de 100 millions d’euros de crédits pour l’accès et le retour à l’emploi que le Gouvernement a supprimé outre-mer ! », dénonce Victorin Lurel. Il affirme qu’il interpellera le ministre chargé du Travail et des Relations sociales lors de l’examen de son budget, le 4 novembre, et qu’il proposera un amendement pour abonder les crédits en faveur des contrats aidés en outre-mer...

Victorin 2
« J’étais très satisfait, jeudi soir, alors que j’allais dîner, raconte Victorin Lurel, de voir sur la porte du restaurant une publicité faite pour un bal zouk, d’entendre de la musique antillaise et de découvrir des sets de table aux couleurs de la Guadeloupe. Et on me dit que c’est presque généralisé. » espérons qu'il n'y avait pas du rhum Trois-Rivières sur la table de ce restaurant chic de Saint-Malo !

Yves
On ne sait pas si c'est Yves Jégo, ancien secrétaire d'Etat à l'Outre-mer (lourdé par François Fillon pendant la mobilisation de 2009), qui sera nommé ministre de la Ville, de la Ruralité, etc. dans le prochain gouvernement. En tous les cas, il semble que l'idée émise par M. Jégo (voir nos éditions précédentes) suive son petit bonhomme de chemin dans les arcanes élyséennes.

Gugusse 2
Il y a quatre ans, les commerçants de Saint-Amlo vendaient... du rhum de Martinique, du Trois-Rivières, plus précisément. L'un d'eux s'est confié à nos confrères : « Démarché par les Martiniquais, j'en avais pris cinq cartons et j'ai mis quatre ans à les écouler ! » Bien évidemment, si ç'avait été du rhum de Guadeloupe...

Josette
Josette Borel-Lincertain, présidente du Comité du tourisme des îles de la Guadeloupe (CTIG) et première vice-présidente de la Région, a déclaré à Saint-Malo : « Il faut que les Guadeloupéens fassent de l'accueil de la Route du Rhum leur affaire. » Certes, bravo présidente. Mais, quand elle ajoute que « s'il y a un million de visiteurs à Saint-Malo, 500 000 personnes peuvent être à l'arrivée de la Route du Rhum à Pointe-à-Pitre », elle doit sûrement être sous l'effet d'un cordial quelconque. Sans doute du... Trois-Rivières !
André-Jean VIDAL

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André-Jean Vidal
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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 18:51

Au sort des Açores !

Un hélitreuillage, celui de Bertrand Quentin (Côte d'Or II) aux prises avec de fortes douleurs à la poitrine, un retour au port, celui d'Hervé de Carlan (Délirium), qui déplore la casse de sa poutre avant : après deux jours de course, la Route du Rhum-La Banque Postale donne toute la mesure du niveau d'exigence d'une traversée océanique en solitaire. Pour les autres concurrents, la course se poursuit à un train d'enfer autour de l'anticyclone des Açores, véritable juge de paix de cette édition 2010. Ascension par le Nord pour les uns, plongée au Sud pour les autres : d'une catégorie à l'autre, tous ont maille à partir avec ce vaste système de hautes pressions qui transforme l'Atlantique en immense échiquier.

Ultime : Cammas leader, Quentin hélitreuillé
Souffrant de fortes douleurs à la poitrine et d'une grosse fatigue, Bertrand Quentin (Côte d'Or II) a été hélitreuillé depuis son trimaran par la marine espagnole et pris en charge par les médecins à l'hôpital de Rubela. Pendant ce temps, la course continue sur un rythme soutenu en tête de la catégorie Ultime. De nouveau aux commandes depuis mardi 8h, Franck Cammas (Groupama 3) a repris les devants à la faveur de son option sud autour de l'anticyclone des Açores.
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Franck Cammas (Groupama 3) : « J'ai eu des conditions qui favorisent mon trimaran, car j'ai eu du portant avec du bon vent et avec un bateau aussi puissant, on fait moins de changements de voiles par soucis de stabilité. J'ai sûrement fait moins de manœuvre, ce qui m'avantage. Après, passer un front c'est une autre histoire. »

Sidney Gavignet (Oman Air Majan) : « On va manger du près jusqu'à plus soif mais c'est comme ça. Si on mange du près pour ressortir de l'autre coté, c'est bien, mais il y a beaucoup d'incertitudes, c'est la seule chose qui est sûre. Tous les choix ont des logiques, on ne peut pas dire qu'untel ou untel a tort ou raison, il faut avoir de la réussite tout simplement. »


IMOCA : Quatre leaders en deux jours
Preuve une nouvelle fois de l'intense régate que se disputent les neuf solitaires de la classe Imoca, Armel Le Cléac'h (Brit Air), en tête depuis ce matin, est le quatrième leader différent en moins de deux jours de course. Alors qu'une grande majorité de concurrents tire des bords de près au large du golfe de Gascogne, Michel Desjoyeaux (Foncia) et Arnaud Boissières (Akena Vérandas) ont franchi aujourd'hui le cap Finisterre et filent plein sud au portant pour contourner l'anticyclone. La prudence est de mise pour savoir quelle option se révélera payante dans les prochains jours. En attendant, les deux groupes ne sont pas logés à la même enseigne. Les partisans du nord tirent des bords de près en attendant le passage d'un front, tandis que les deux sudistes glissent au portant vers le soleil.
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Armel Le Cléac'h (Brit Air) : « Je passe pas mal de temps à la table à carte. La route idéale n'est pas toute tracée. La météo des prochains jours est assez changeante au vu des fichiers et ce n'est pas simple de trouver la route idéale, avec l'anticylone des Acores qui bouge pas mal, une zone de transition dépressionnaire complexe derrière et un sub-tropical qui se met en place. »

Michel Desjoyeaux (Foncia) : « Je pense qu'en routage pur, les deux routes sont très proches. Par contre, quand tu vois tous les ennuis qu'il peut y avoir là-haut, ça ne me tentait pas trop . . Quand tu vois ce qui les attend pendant deux jours ce n'est quand même pas très enthousiasmant. »

Multi50 : Chacun sûr de son choix
Ce mardi, la flotte des Multi50 s'étale sur 300 milles en latéral. D'un côté, au plus près de la route directe, Lalou Roucayol (Région Aquitaine – Port Médoc), Philippe Laperche (La mer révèle nos sens) et l'actuel leader Lionel Lemonchois (Prince de Bretagne) naviguent actuellement au près, dans une mer toujours formée avec  15-16 nœuds de vent. A terme, leur objectif est de mettre cap plein ouest et de tirer parti de ces vents de travers pour faire la différence avec leurs camarades de jeu positionnés plus au sud, le long des côtes portugaises et légèrement ralentis depuis cet après-midi. A noter par ailleurs, qu'Hervé de Carlan, victime en fin de matinée d'une avarie, a prévenu la direction de course qu'il se déroutait vers Erquy, son port d'attache. Le skipper de Delirium a indiqué qu'il avait cassé la poutre avant de son catamaran mais que tout allait bien.

Yves Le Blévec (Actual) : « Pour l'heure, je ne peux rien dire sur mon choix. On verra ça dans quelques jours ou à l'arrivée. Je regarde évidemment les autres au nord mais je n'y peux pas grand-chose. Je reste concentré sur ma trajectoire. Le bateau va bien. Les conditions étaient dures avec du vent et de la houle, ce n'était pas confortable mais il fallait aller vite. On est en course quand même ! On est en train de traverser l'anticyclone, ça mollit et c'est assez pénard. Cela permet en tous les cas de se mettre dans l'ambiance du bord, de se reposer et de manger.»

Lalou Roucayrol (Région Aquitaine – Port Médoc) : « Les conditions sont top : il y a du soleil, 12 nœuds de vent, je suis toujours au près dans une mer forméel. Cette nuit, elle était vraiment désordonnée, là c'est calme et ça aide à rentrer vraiment dans la course. Pour se mettre en jambe, il y a toujours une journée ou deux où tu es moins efficace. Là, je suis vraiment en mode course. De plus, j'ai bien mangé. C'est reparti ! »

Class 40 : Ruyant devant !
Quelle course ! De toute évidence la flotte des Class 40 tient toutes ses promesses : après deux jours de mer, on assiste à une régate sur le golfe de Gascogne d'une très belle intensité. La plus belle preuve est sans nul doute le mano à mano que livrent Thomas Ruyant (Destination Dunkerque) et Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat). Ce duel est arbitré par un 3è larron, Nicolas Troussel (CMB), désormais bien décalé au sud. La flotte, toujours aux prises avec des conditions météo complexes, s'éparpille dans tous les sens avec des options Nord et Sud de plus en plus marquées…
Plus d'informations
Jean-Edouard Criquioche (Groupe Picoty) : « J'étais dans les bras de Morphée, ils ne voulaient pas me lâcher ! J'ai tenté un truc au Sud, ça n'est pas passé donc je me suis gentiment remis dans les rangs avec mes petits camarades. J'ai une bastaque cette nuit qui a lâché, ça a fait un bruit terrible. Et juste en coupant la bastaque cassée, je me suis coupé les mains. Ce n'est rien, mais au lieu de cicatriser en une semaine comme ça le fait à terre généralement, il faudra plus longtemps. Mais je n'ai pas appelé le docteur Chauve, ni même ma mère !
Depuis hier, les  vents sont assez tournants, une mer chaotique et on essaie de se faire un petit passage là dedans. Ca tape, ça secoue, on essaie de prendre nos marques. Les glissades ? Ca n'apparaît même pas sur mon ordinateur ! »

Eric Defert (Drekan Energie-Groupe Terralia) : « Ça va très bien. J'ai pris un casier au départ la première nuit. Hier, j'ai réussi à bien remonter. Je fais attention, c'est un peu tendu, ça se joue un peu de chose. Ma stratégie est plus évolutive que bien établie. Mais la course est tr ès rythmée et passionnante. Je suis d'ailleurs en train de doubler Jorg Riechers… »

Damien Seguin (Des Pieds et Des Mains) : « Ça se passe de mieux en mieux. On s'est tiré une bonne bourre sur les côtes de Bretagne. Ça s'est calmé maintenant. Ce matin j'étais un peu empétolé dans une petite bulle qui était au milieu de mon chemin. La pointe de la péninsule ibérique, ce sera dans une quinzaine d'heures.
J'ai réussi à faire des bons repas à grignoter des choses qui me font du bien à la tête aussi. Et là, je vais aller faire une petite sieste. »

Catégorie Rhum : Dans un mouchoir de poche
En tête depuis le coup d'envoi de cette neuvième Route du Rhum - La Banque Postale, Andrea Mura avoue un terrible mal de mer depuis dimanche. Installé sur la route Nord dans ce jeu commun à toutes les flottes du contournement de la bulle, il garde le rythme et devance d'un peu plus de dix milles, les monocoques de Luc Coquelin (Pour le rire médecin) et Pierre-Yves Chatelin (Destination Calais) et le trimaran Acapella de Charlie Capelle. Au sud, ATNinc.com d'Etienne Giroire a informé la direction de course qu'il se déroutait vers la ville espagnole de Ribadeo, située dans la province de Lugo en Galice, afin de monter dans son gréement. Un pit-stop qui ne devait pas durer plus d'une heure. 

Andrea Mura (Vento di Sardegna) : « Je suis barbouillé. Depuis le départ, je n'ai pas mangé, c'est un problème. Je n'ai pas de force donc c'est un peu difficile de monter et descendre les voiles. Il me faudra trois jours pour faire passer le mal de mer. Je n'ai pas utilisé l'ordinateur pour parler avec les autres concurrents, ce n'est pas possible. Quand tu as le mal de mer tout est difficile. »

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André-Jean Vidal
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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 13:48

La biodiversité guadeloupéenne au cœur de la Route du RHUM

Le Comité du Tourisme des îles de la Guadeloupe abritera l’exposition sur la biodiversité  mise en place par la DIREN dans le cadre de l’Année Internationale de la Biodiversité.

A cette occasion, la photographe Marion Patin présentera également son exposition intitulée « Ombres et lumière en forêt humide de Guadeloupe ». Une façon d’inviter tous les amoureux de la mer à découvrir la forêt tropicale de notre île. Et pour ceux qui souhaitent mieux connaître les récifs coralliens l’Association Terre d’Avenir exposera ses maquettes et panneaux sur les fonds marins.

Cette exposition sera ouverte au public et aux scolaires jusqu’au 21 novembre.

 

Pour tout contact Luisa Ianetti CTIG : 0590 82 09 30

Jérome Blanchet DIREN : 0690 49 81 17

 

VERNISSAGE DE L’EXPOSITION

LE VENDREDI 5 NOVEMBRE À 18H AU COMITE DU TOURISME DES ILES DE LA GUADELOUPE, 5 square de la Banque à Poitne-à-Pitre

 

 

A noter :

Exposition ouverte au grand public du 6 au 21 novembre de 9 h à 17h.

Pour les scolaires, visites guidées les mardis 9 et 16, le jeudi 18. Création d’une fresque artistique sur la mer accompagnée par l’artiste Laurent Mondelo.

Visites guidées pour le grand public les samedis 6, 13 et 20 et les mercredis 10 et 17. Entrée libre et gratuite

 

(Communiqué de presse réalisé par Duo Presse)

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André-Jean Vidal
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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 13:25

FLASH INFO : BERTRAND QUENTIN HELITREUILLE A 10H20
 
INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES
SUR LA SITUATION DU SKIPPER BERTRAND QUENTIN - COTES D'OR II
(catégorie ULTIMES)
Résumé de la situation :
« Ce mardi matin à 8h30, l'équipe technique m'a contacté sur l'état de santé de Bertrand Quentin : grande fatigue, vertiges, douleurs à la poitrine. Après avoir pris contact avec le docteur Jean-Yves Chauve, médecin de la course, nous avons pris la décision de demander à Bertrand Quentin de déclencher sa balise de détresse. J'ai pris contact avec le MRCC du Cap Gris Nez en charge de la coordination de tous les sauvetages pour la course, pour les informer du problème à bord de Côte d'or II et du déclenchement de la balise de détresse. Simultanément, le Docteur Chauve prenait contact avec le CCMM (Centre de consultation maritime médicalisée) de Toulouse, centre médical spécialisé pour l'assistance de tous les navires en mer, pour envoyer le dossier médical de Bertrand Quentin afin d'avoir un 2ème diagnostic. »*

« Le CCMM ayant confirmé le diagnostic du docteur Chauve, j'ai demandé au MRCC du Cap Gris Nez de prendre contact avec le MRCC de Madrid, afin de déclencher le plus rapidement possible la récupération du skipper. A 10h20, l'hélicoptère décollait d'Espagne pour aller sur la dernière position connue. Arrivé sur Zone et compte tenu des mauvaises conditions de visibilité, nous avons avec René Boulaire affiné la position et demandé à Bertrand Quentin d'envoyer des infos sur le canal 16 (Canal de détresse) pour faciliter le repérage du trimaran. »*

« Bertrand a été hélitreuillé à 11h40 minutes. Il est actuellement à hôpital de Burela en Espagne. On attend  de ces nouvelles ».*

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André-Jean Vidal
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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 16:56

Un décryptage de "l'info" très instructif qui peut être appliqué pour de
nombreuses autres infos. Vraiment intéressant et effrayant!

http://www.dailymotion.com/video/xf8dv2_le-lynchage-mediatique-de-l-ophtalm_
news


à suivre jusqu'au bout ! EDIFIANT ...

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André-Jean Vidal
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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 16:28

Première nuit en rythme
Après le départ magistral offert aux nombreux spectateurs hier au large de Saint-Malo, les 85 solitaires de la Route du Rhum - La Banque Postale sont entrés dans leur course, profitant de conditions clémentes et d'une navigation au portant pour assurer une transition entre terre et mer. La sortie de Manche s'est effectuée sans encombre et cette première nuit aura été placée sous le signe de la veille de chaque instant et de la surveillance du trafic à la Pointe Bretagne. En toute logique, les Ultimes impriment un rythme appuyé dans une houle qui s'installe de manière significative. C'est à Thomas Coville (Sodebo) que reviennent les honneurs de ce premier matin, quand Roland Jourdain (Veolia Environnement) mène la danse chez les Imoca. Lionel Lemonchois (Prince de Bretagne), Andrea Mura (Vento di Sardegna) et Yvan Noblet (Appart' City) sont, quant à eux, les premiers leaders dans leurs catégories.
 
Se mettre dans le rythme, évacuer la pression du départ et entrer en mode solitaire... les premières heures de course d'une transatlantique ne sont jamais une simple formalité et à plus forte raison quand on parle de la Route du Rhum - La Banque Postale. C'est en effet chargés d'une émotion et d'un stress mêlés que les 85 solitaires ont fait leur entrée en scène au large de Saint-Malo. Il leur a fallu se défaire de leur statut de terrien, de la clameur montant du public à terre et sur l'eau pour débuter leur histoire avec l'Atlantique. La nuit tombant, les côtes nord de la Bretagne sont devenues le théâtre des premières empoignades. Dans un vent fraichissant, offrant aux skippers du portant d'abord puis une navigation au vent de travers ensuite, et une houle d'ouest s'intensifiant au fur et à mesure de la nuit, chacun a pu poser ses premières cartes et se placer selon les stratégies décidées avant le départ. Devant les étraves des protagonistes de cette nouvelle histoire, une première épreuve et cette négociation toujours si délicate des côtes nord de la Bretagne, mais aussi et surtout du trafic des cargos au large de Ouessant. Concentrés à l'extrême, l'œil rivé sur l'AIS (système de positionnement des navires), les plus véloces se sont frayés un chemin dans cette zone minée. Pour les autres, le cap reste encore à franchir dans la journée.
 
Humidité et secousses !
 
En tête chez les Ultimes, Thomas Coville gardait un positionnement relativement centré après le passage au large de la pointe Finistère, quand Sidney Gavignet (Oman Air Majan) jouait plus au Nord, au plus près de la route directe, et que Franck Cammas (Groupama 3) plongeait d'avantage. Si les points de vue affichaient une certaine divergence, tous devaient pour autant composer avec une mer relativement inconfortable, malmenant les hommes et les machines, et rendant les manœuvres délicates. Humide et secoué, Lionel Lemonchois ne venait pas démentir le tableau. Leader chez les Multi50, le tenant du titre avouait un départ prudent du haut de sa trajectoire nordiste. Même son de cloche chez les monocoques 60 pieds dont le leadership était ce matin occupé par Roland Jourdain, devant Michel Desjoyeaux (Foncia) et Armel Le Cléac'h (Brit Air). Joint à la vacation du matin, ce dernier se réjouissait de constater que la bagarre était d'ores et déjà d'actualité dans cette catégorie disputée. En Class 40, Yvan Noblet profitait de la nuit pour prendre l'ascendant d'une courte tête sur la concurrence, quand Olivier Singelin (Gonser Group Cambio) faisait son retour en course après un retour au port hier. Enfin, en catégorie Rhum, Andrea Mura confirmait tout le bien que ses concurrents pensaient de lui avant le départ et prenait confortablement les devants.
 
Pour tous, les prochaines heures vont générer un rythme nouveau, un flux d'Ouest montant progressivement pour imposer une navigation au près, mais aussi donner lieu à des raisonnements stratégiques cruciaux pour la suite de la course et la négociation de l'Anticyclone qui leur barre la route. De quoi agiter de belles tempêtes sous les capuches !
 
Ils ont dit :
 
Thomas Coville (Sodebo), 1er des Ultimes au classement de 4 heures
"Ca s'est bien passé même si j'ai fait deux petites erreurs dans les manœuvres, ce n'est jamais très agréable. En début de nuit, j'ai trois de mes petites camarades qui ont disparu, je ne sais pas trop ce qu'ils sont devenus. J'étais avec Sidney sur Oman Air Majan aussi ; mais je l'ai perdu. Je suis tout ça en même temps.
On a une grosse houle qui ne rend pas les manœuvres faciles et la vitesse irrégulière. Le vent a bien fraîchi, c'est bien rentré mais sinon tout va bien. Je viens de me faire un petit déjeuner nickel, et un petit changement de tenue car j'étais bien trempé ! Ca va assez vite, je suis à 28 /29 nœuds. J'ai un peu raté mon départ, j'étais un peu timoré, j'aurai dû envoyer le gennaker dès le départ. En arrivant au Cap Fréhel, j'ai retrouvé les autres. Avec Gitana 11 on a tourné Nord pour s'échapper de la foule de bateaux. On a perdu du temps. On se demandait comment on allait trouver un passage pour s'en sortir et puis je suis revenu dans le match dans la soirée.
Au départ, c'était super dangereux et chaud de trouver sa place. Avec ce gros bateau quand il faut manœuvrer les gens ne se rendent pas compte de la vitesse à laquelle on arrive, en même temps je les comprends. J'espère qu'il n'y a pas eu d'accidents. 
Ma stratégie n'est pas encore complètement définie, je ne sais pas très bien où sont les autres. Je n'ai pas reçu les positions. Tout va vraiment dépendre des prochains fichiers du matin pour savoir comment articuler la suite. J'essaye de continuer ma route Sud-Ouest un peu medium, avec la possibilité de choisir ce qu'on va faire. On aura surement tous pris notre décision d'ici la fin de l'après-midi.
En tout cas, merci pour le départ car ça n'a pas dû être facile à organiser ce bordel, bravo ! "
 
Lionel Lemonchois ( Prince de Bretagne), 1er des Multi50 au classement de 4 heures
"C'est plutôt humide et un peu secoué, mais ça ne va pas trop mal. Je n'ai pas pris un très bon départ. C'était incroyable le nombre de gens qu'il y avait ! Les conditions n'étaient pas très dures donc c'était facile, mais il fallait quand même faire attention car il y avait vraiment beaucoup de bateaux ! Je n'ai aucune position de mes concurrents donc je fais ma route. Pour la suite, ça ne va faire que refuser ; on va faire du près et passer surement quelques jours inconfortables".
 
Armel Le Cleac'h ( Brit Air), 3ème Imoca au classement de 4 heures
"On a eu de bonnes conditions pour sortir de la Manche, là c'est un peu plus houleux. On est au travers avec une houle Nord-Ouest assez formée. On est en train de passer les rails de cargos, assez chargés. On est de veille parce qu'il y a pas mal de trafic.
Je me suis un peu reposé après Ouessant, on a eu pas mal de manœuvres et de changements de voiles, donc je me suis allongé 5 minutes pour souffler un peu et manger un bon repas chaud. Je suis en standby, il y a pas mal de vent, une vingtaine de nœuds, je fais des bonnes moyennes entre 16 et 20 nœuds. Sur le pont ca mouille et on a un vent qui va un peu tourner a l'ouest, on va finir au près.
Le vent est rentré progressivement, on a eu de quoi faire en terme de manœuvres, on est dans la course, on a la cartographie, on est assez proches avec les concurrents, il y de la bagarre qui commence. Tout le monde est à fond, c'est sympa !
Je regarde ce qui se passe en général autour de moi. Les prochains jours vont se décider dans la journée, la route à prendre et peut-être une ou deux options possibles. Il faut surveiller les infos météo qui arrivent tout à l'heure. Faire un check du bateau, se reposer quand le vent sera plus stable pour enchainer derrière".
 
Bernard Stamm ( Cheminées Poujoulat), 5ème des Class 40
"C'est un peu mouvementé, je n'ai pas réussi à descendre la chaussette de spi, c'était coincé. C'était chaud, j'ai réussi à l'enlever mais juste avant les cailloux, donc je me suis fait une petite montée d'adrénaline.
Je suis rentré dans la course direct, mais ma figure a vraiment duré un moment et je pensais avoir perdu plus de temps. Là je sais qu'ils sont plus descendus dans le vent, mais je fais ma route. Aujourd'hui, je vais faire de la navigation avant de récupérer les fichiers, après je ferai des manœuvres car le vent va encore refuser.
Je me suis posé pour une micro-sieste mais c'est devant l'ordinateur que je me suis endormi, je ne sais pas combien de temps, peut-être 5/10 minutes".

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André-Jean Vidal
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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 14:53


Réforme des retraites : l’Outre-mer se mobilise peu… mais n’en pense pas moins

Les observateurs ont pu noter qu’Outre-mer la contestation sociale contre la réforme des retraites s’est avérée moins centrale, moins percutante et mobilisatrice qu’elle ne l’a été dans l’hexagone ces derniers mois et particulièrement durant ce mois d’octobre (« timide mobilisation contre la réforme des retraites »  dans France Antilles Guadeloupe du 25 juin 2010, « plusieurs centaines de jeunes ont manifesté leur opposition à la réforme des retraites » dans France Antilles Guadeloupe du 22 octobre 2010 ; « mobilisation encourageante mais insuffisante » » dans France Antilles Martinique du 27 octobre 2010 ; « Les syndicats comptaient sur cette journée de mardi pour créer un rapport de force contre le projet de réforme des retraites. Pari raté à la Réunion » dans le Journal de l’Ile de la Réunion, sur son site Clicanoo le 12 octobre).
Pour autant, parmi les 1 520 personnes interrogées par Ipsos DOM à la Réunion, en Martinique et en Guadeloupe, les trois quarts en moyenne sur les trois départements et plus précisément, 79% en Martinique et 72% en Guadeloupe, se déclarent défavorables au projet de réforme des retraites du Gouvernement (moins de 20% favorables et 5% sans opinion).

Paradoxe ? Sans doute non. Si les populations d’Outre-mer sont, sans ambiguïté, majoritairement opposées au projet de réforme des retraites (à l’instar de leurs concitoyens de l’hexagone), leurs préoccupations principales sont ailleurs : emploi et pouvoir d’achat avant tout. L’ampleur des manifestations de 2009 l’avait, pour mémoire, parfaitement illustré. La mobilisation du 26 octobre lancée par le LKP et le K5F, l’a clairement rappelé.  

Explication de ce contexte 

A la différence de l’ensemble national, les sociétés ultramarines sont jeunes et leur souci prioritaire reste celui de leur accès au marché du travail. Aux Antilles 30% (à la Réunion, 35%) de la population a moins de 20 ans et le taux de chômage des 18-25 ans est de 60% (51% à la Réunion). 
Travailler plus longtemps, c’est déjà… travailler.

Compte tenu de ce contexte, Il faut briser les préjugés sur un Outremer prétendument « attentiste » et « assisté »… ce que les faits viennent démentir. En effet, la croissance du PIB aux Antilles et à la Réunion a toujours été de l’ordre de 3 à 5% par an entre 1993 et 2007. Le chômage y a baissé en moyenne de  6 à 10% au cours des 10 dernières années.
Cette dynamique, soutenue grâce notamment à la défiscalisation rend la phase actuelle de crise d’autant plus aigüe dans les perceptions ultramarines.
L’ampleur très mesurée des manifestations d’octobre (surtout à la Martinique et à la Réunion) ne doit pas pour autant cacher un potentiel de mobilisation sociale qui reste élevé pour le moins dans les déclarations du grand public (66% des Antillais sont prêts à soutenir un grand mouvement de contestation sociale et 20% y participeraient – A la Réunion respectivement 74% et 35%).
Les retraites n’en sont simplement pas le catalyseur approprié. Avec un taux de chômage de 25% aux Antilles et à la Réunion, les attentes restent fortes de voir l’Etat capable de rééditer, par la défiscalisation (notamment liée au logement social, où les besoins sont très importants) les conditions de croissance d’emploi qui ont prévalu ces huit dernières années, avant crise.

Fiche technique résumée :
Echantillons :
de 509 individus  représentatifs des Guadeloupéens,
de 510 individus  représentatifs des Martiniquais
de 501 individus  représentatifs des Réunionnais
Tous résidants permanents de leur île, âgés de 15 ans et plus au moment de l’étude, sélectionnés selon la méthode des quotas à 2 degrés : stratification par zones géographiques, et à l'intérieur de chaque zone ainsi constituée, attribution de quotas non croisés sur les critères de communes de résidence, CSP, sexe et d'âge.
Sondages téléphoniques réalisés depuis le plateau d’appel Ipsos DOM, du 24 septembre au 15 octobre 2010.

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André-Jean Vidal
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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 21:10

La Tempête Tropicale SHARY, baptisée cette nuit, évolue au Nord d'Hispagnola et se déplace vers le Nord. Elle ne nous concernera pas.

L'Onde Tropicale forte, dont il a été fait mention dans mon message du 28 oct 2010 à 18h locales, a continué de se renforcer durant la nuit et va passer au stade cyclonique de Dépression Tropicale ou directement de Tempête Tropicale TOMAS (prononcez TOMASSE) dans les prochaines heures : ce système est en train de s'organiser en bandes spiralées tournant déjà autour d'un centre.

Elle se situe pour l'instant dans le Sud-Est de l'Arc des Petites Antilles, à un peu plus de 600 km dans le Sud-Est de la Barbade. A cause de cette situation très Sud (au Sud de la latitude 10°N), elle a apporté de fort cumuls de pluies sur les Plateaux des Guyanes.

Son déplacement se fait à environ 15-20 kt (soit entre 28 et 37 km/h) vers l'Ouest Nord-Ouest.
Sa trajectoire prévue (À SUIVRE AVEC ATTENTION) fera que seront directement concernés le Vénézuela et les îles du Sud de l'Arc, la nuit prochaine et samedi.
Il faudra aussi s'attendre à avoir de la pluie, du vent et des orages sur les îles plus au Nord, de la Martinique à la Guadeloupe, lors du passage des bandes spiralées dès maintenant, et surtout au cours de la nuit prochaine.

La Guadeloupe et son Archipel sont passés en vigilance JAUNE depuis 12h.

À suivre donc et restez à l'écoute des informations météorologiques.

 

Christian Anthénor-Habazac

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André-Jean Vidal
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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 19:02

INDISCRÉTIONS
Jean-Yves
Jean-Yves Sérèmes, qui avait habillé les pochettes de sucre d'imprimé madras il y a quelques années, est à l'origine de la caravane du rhum. On le voit à Saint-Malo, portant beau, fermement décidé à faire un retour sur la scène médiatique après une petite éclipse. Gageons que ce diable d'homme présentera sa silhouette longiligne sur la bouée d'arrivée, la semaine prochaine !

Josette, Jocelyn, Jacques
Josette Borel, Helene Polyfonte et Marie-Camille Mounien, élues régionales, Jocelyn Mirre, Amélius Hernandez, ce dernier président du Siaeag, Jacques Bangou (et madame), Laurent Bernier, etc. Ils sont venus, ils sont tous là... pour assister au départ de la Route du Rhum, à Saint-Malo. Dimanche soir, retour sur paris, puis embarquement pour la Pointe.

Victorin, Laurent
En grande conversation lors du cocktail donné par la Région Guadeloupe, hier, Laurent Bernier et Victorin Lurel, adversaires de toujours à la scène, bons potes à la ville, se susurraient... non pas des bons plans pour la suite de la virée, mais quelques informations d'importance sur l'avenir de l'ancien hôtel Méridien, abcès lépreux qui défigure, en l'état de décrépitude dans lequel il est, le bord de mer.

Marcel, Jacques
Ils se sont retrouvés à Saint-Malo, après cinq ans de vie commune en Guadeloupe. Loin des regards, ils ont pu enfin se parler à nouveau. Jacques Bangou, maire de Pointe-à-Pitre, a retrouvé, à la soirée de la Région, Marcel Renouf, ancien sous-préfet pointois qui a passé cinq ans en Guadeloupe. Une sorte de record pour cet homme efficace et charmant, préfet délégué pour la sécurité et la défense auprès du préfet de la région Bretagne, préfet de la zone de défense Ouest, préfet d’Ille-et-Vilaine. Au cours de son séjour, il a su lier d'excellentes relations professionnelles avec les élus, notamment avec le Dr Bangou.

Jencarlos
il était en Martinique pour un concert à tout casser et il arrive en Guadeloupe. Jencarlos, acteur vedette d'El Diablo, chante aussi. Il se produit en concert dans le monde entier. En Martinique, il y a quinze jours, il a failli succomber sous les grappes de femmes qui s'accrochaient à lui. Une véritable émeute. Dingue, non ?
André-Jean VIDAL

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André-Jean Vidal
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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 19:02

INDISCRÉTIONS
Christian
Christian Céleste, ancien secrétaire général du Parti communiste guadeloupéen (PCG), actuel secrétaire du Comité central, animera un bik a pawol à Capesterre-Belle-Eau, ce vendredi. Yo péké toufé nou, s'exclame-t-il, proposant pour la Guadeloupe... un statut d'Etat autonome. En l'occurrence, un Etat autonome, c'est... l'indépendance de la Guadeloupe, purement et simplement. Ou, à tout le moins, une autre dépendance ! La Dominique compte sur les Américains et le Japon pour subvenir à ses besoins élémentaires. D'autres, comme certains pays d'Afrique, ont choisi la Chine qui exploite les terres vendues à vil prix par les chefs d'Etat. Reste à nos amis à apprendre rapidement le Japonais ou le Chinois pour traiter avec leurs prochains colons.

Félix
Félix Desplan, maire de Pointe-Noire, vient de voir retoquer ses comptes par la chambre régionale des comptes. Il semblerait que cette commune de la Côte sous le Vent soit gérée comme une boutique en voie de fermeture. Y'a plus de sous et le crédit est roi... Autrefois, dans les lolos la commerçante affichait sans honte « Crédit est mort ». C'est vrai qu'elle n'avait pas à passer régulièrement devant des électeurs, cette tenancière. Pas facile d'être maire, s'il faut payer ses factures ! Allez, Félix, courage !..

Félix 2
Il fait bon vivre dans la commune de Pointe-Noire où la pression fiscale est contenue. Les magistrats de la chambre régionale des comptes incitent Félix Desplan à augmenter les impôts locaux pour régler les factures de la commune. Tenez bon, monsieur le maire, ne cédez pas !.. lol

Gugusses
Il ne reste que 300 baleines franches de l'Atlantique Nord, et 99% des baleines bleues ont été anéanties. En ce moment même, 193 gouvernements se réunissent au Japon pour répondre à cette crise. ll ne reste que quelques heures pour peser sur cette rencontre cruciale. Les experts estiment que les responsables politiques hésitent à adopter un objectif aussi ambitieux mais qu'un appel public mondial pourrait faire pencher la balance. http://www.avaaz.org/fr/the_end_of_whales/?vl

Serge
Serge Letchimy, président du conseil régional de la Martinique, vient de prendre la tête des régions ultrapériphériques (RUP), à Santa Cruz de Ténérife, aux Canaries. Victorin Lurel, ancien président des RUP, représenté par André Atallah, vice-président de la région Guadeloupe, était pour sa part jusqu'à hier matin à l'Assemblée où se discute le budget...
André-Jean VIDAL

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André-Jean Vidal
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