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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 13:43

Monsieur le Président de GUSR, cher Guy,

Monsieur le Président d’honneur, cher Dominique,

Mes très chers camarades,

 

Je me réjouis que notre parti ait pris l’initiative de nous réunir ce matin afin d’aborder une question aussi fondamentale que la question institutionnelle.

 

Je voudrais à ce titre féliciter notre Président Guy LOSBAR et l’ensemble du comité directeur qui ont su tout mettre en œuvre pour que la qualité et le sens des responsabilités soient au rendez-vous de nos travaux.

 

Notre rencontre intervient en effet dans un contexte politique particulier au plan local comme au plan national au moment même où la Guadeloupe s’interroge sur son avenir et où tous les yeux sont aujourd’hui rivés sur nous.

 

Au moment où la France entière est dans la rue face aux coups portés par l’actuel gouvernement à un acquis social aussi fondamental que l’âge du départ à la retraite, poussant ainsi les parlementaires de Guadeloupe unie à monter au créneau, aux côtés de leurs collègues de Gauche,

 

Au moment où la Guadeloupe est traversée par un profond malaise, illustré par l’échec scolaire, par une jeunesse diplômée mais sans emploi, par la crise des institutions et de leur représentativité, par la multiplication des faits de délinquance, et par dessus tout par ce sentiment tenace d’une incapacité des guadeloupéens à bâtir ensemble,

 

Au moment où la Guadeloupe attend encore des réponses concrètes aux enjeux de son quotidien :

 

Je veux parler de la mise en œuvre effective du plan d’urgence pour l’emploi et la formation des jeunes, en particulier au bénéfice des jeunes de 16 à 25 ans,

 

Je veux parler des finances des collectivités locales,

 

Je veux parler de l’urgence d’un plan santé spécifique pour l’outremer,

 

Je veux parler de ces conflits sociaux qui perdurent,

 

Oui mes chers camarades, la Guadeloupe est à la croisée des chemins car tous ces sujets qui interpellent notre responsabilité politique sont les symboles d’une société qui va mal.

 

C’est donc à la fois en tant que parlementaire, en tant qu’exécutif départemental mais surtout en ma qualité de membre fondateur et militant de Guadeloupe Unie Socialisme et réalités que je m’exprime ce matin devant vous.

 

Je voudrais en cela affirmer combien l’enjeu politique fondamental de nos travaux, c’est tout simplement d’avoir la force de regarder l’avenir avec une conscience claire des objectifs à atteindre.

 

Et c’est pourquoi je souhaite axer mon intervention sur la question institutionnelle autour de trois valeurs fondamentales qui motivent l’engagement de chacun d’entre nous : les convictions, l’unité et le sens du Pays.

 

Les convictions, ce sont précisément celles qui sont à l’origine de la création de notre parti.

 

Un parti résolument ancré à gauche, qui a toujours nourri l’ambition de transformer la société pour construire une Guadeloupe non seulement plus juste et plus humaine, mais encore davantage soucieuse d’assumer sa culture, son identité créole et son vouloir être.

 

Un parti qui a toujours affiché l’audace d’éradiquer les vieilles pesanteurs coloniales ou néocoloniales.

 

Un parti qui a toujours fait de la question institutionnelle son cheval de bataille parce que nous sommes tous profondément convaincus que le maintien sur un même territoire d’une région et d’un département aux compétences enchevêtrées n’était pas viable.

 

Oui mes chers camarades, dès sa création, Guadeloupe Unie Socialisme et Réalités a toujours affiché son ambition de faire évoluer le pays vers une assemblée unique dotée de pouvoir renforcés.

 

Et c’est cette même ambition, ces mêmes convictions qui nous ont conduits à faire campagne pour le OUI en 2003…

 

Vous me permettrez à cet égard de revenir sur l’analyse de ce scrutin afin de prendre toute la mesure de cette réponse cinglante que le peuple guadeloupéen a apporté à la proposition que nous formulions, avec d’autres, il y a maintenant près de 7 ans.

 

Pour ma part, je pense que le peuple guadeloupéen a répondu non parce qu’il était confronté tout à la fois à un manque de clarté, à l’impression de suivre un chemin imposé, au sentiment de n’avoir pas participé, non pas seulement à la réponse, mais à l’élaboration de la question posée.

 

Je crois fermement que le peuple guadeloupéen a répondu non, tout d’abord parce que les enjeux d’un projet élaboré pendant deux ans par les élus et les experts et qui lui était soumis en deux mois lui étaient illisibles. 



 

 

Les Guadeloupéens ont répondu non parce qu’ils ont craint que cette évolution ne les dépossède de la maîtrise de leur destin.

 

Ils ont répondu non, parce qu’ils ont craint qu’un modèle de société ne leur soit imposé qui ne soit pas le modèle de société auquel ils adhèrent. 


 

Sans renier nos convictions, nous avons su tirer les enseignements politiques de cette situation.

 

Et c’est précisément cette profonde volonté de respecter le verdict du 07 décembre 2003 qui nous a poussé à initier avec le Président LUREL une synergie entre nos deux assemblées.

 

Une synergie sans complaisance qui, au-delà de l’amitié des hommes, n’a pour seule boussole que l’intérêt général, et qui a fait ses preuves dans des domaines aussi divers que la gestion de l’eau, les transports, le logement, la problématique des déchets, la gestion du foncier agricole, même s’il reste encore beaucoup à faire.

 

Mais le bon fonctionnement de cette synergie, pour salutaire qu’elle soit, n’est pas pour autant une fin en soi car nos convictions et notre sens des responsabilités nous imposent d’imaginer l’avenir de nos institutions bien au-delà des hommes qui les incarnent aujourd’hui.

 

Alors oui mes chers camarades, Guadeloupe Unie Socialisme et Réalités doit assumer ses responsabilités devant l’Histoire !

 

Et je veux le dire avec force, ce n'est pas par la confrontation et le conflit mais par le dialogue, le débat démocratique et le partenariat que nous ferons évoluer notre pacte social, car on est toujours plus fort ensemble.

 

C'est précisément la démarche que nous devons suivre à l’occasion de notre convention en gardant le cap des deux autres valeurs que j’évoquais en introduction : l’unité et le sens du pays.

 

L’unité c’est bien sûr tout d’abord celle qui doit prévaloir au sein de notre organisation politique !

 

A Guadeloupe Unie nous avons un sens aigu de la démocratie et du respect de la diversité des opinions.

 

C’est une démarche que nous pratiquons au quotidien et nous en avons d’ailleurs fait la démonstration lors des récentes échéances électorales.

 

Oui, nous avons eu des différences et nous avons eu le courage de nos convictions en assumant chacun nos positionnements respectifs lors des dernières régionales.

Avec d’autres camarades du parti nous avons eu l’occasion d’exposer les raisons qui nous conduit à ne pas suivre la ligne officielle de Guadeloupe Unie.

 

La Guadeloupe nous a donné raison d’effectuer ce choix mais pour autant nous n’avons jamais renié notre attachement, notre appartenance et notre implication au sein de notre parti.

 

Le comité directeur a tiré les enseignements des dernières élections, et tout comme Jeanny, tout comme Guy, je veux ici réaffirmer que Guadeloupe Unie est et demeure le socle de mon engagement en politique !

 

Alors, bien sur, la question institutionnelle est une question qui fait débat, qui fait parfois clivage, y compris au sein même de Guadeloupe Unie.

 

Mais le rôle de notre organisation et la portée de notre convention, c’est précisément de favoriser le débat d’idées pour parvenir à une synthèse adossée à une analyse fine du contexte politique actuel en mettant tout en œuvre pour préserver l’avenir.

 

L’unité mes chers camarades, c’est aussi bien évidemment celle de la Gauche guadeloupéenne sur la base du partenariat qui nous unit depuis de nombreuses années aux autres formations de socle de Gauche, la Fédération Guadeloupéenne du parti socialiste et le PPDG.

 

Nous connaissons les positions de ces deux organisations politiques sœurs, et je crois que le sens des responsabilités politiques nous impose précisément aujourd’hui de faire le choix résolu de l’unité.

Alors bien sur, l’unité n’est pas l’unanimisme !

 

L’unité n’est pas non plus le suivisme !

 

Non mes chers camarades, l’unité c’est une quête permanente qui doit nous conduire à afficher nos convictions tout en créant les conditions d’un accord avec nos partenaires sur cette question fondamentale.

 

Et c’est cette même recherche de l’unité qui doit nous conduire à adopter une position partagée qui préserve l’avenir et réponde à l’aspiration profonde du peuple guadeloupéen.

 

C’est cela mes chers camarades que j’appelle avoir le sens du pays !

 

C’est prendre la mesure des enjeux de la Guadeloupe et mettre tout en œuvre pour faire partager à nos compatriotes nos convictions !

 

Avoir le sens du pays c’est prendre la mesure de l’état actuel de l’opinion publique guadeloupéenne et envisager avec lucidité les choix qu’elle est susceptible de partager !

Avoir le sens du pays c’est appréhender sans fard notre aptitude à expliquer et convaincre !

 

Je sais que la réforme n'est pas une fin en soi, mais je sais aussi qu’il y a des moments où elle devient indispensable à condition qu’elle soit mise au service d’un projet qui cimente et refonde notre société.

 

Nous en sommes tous convaincus, cette refondation ne se fera pas en calquant purement et simplement un modèle d’évolution administrative imaginé pour la France hexagonale sans moyens supplémentaires.

 

Nous nous y opposerons !

 

Et c’est d’ailleurs le sens de l’amendement que j’ai déposé au Sénat devant la CMP chargée de plancher sur le projet de réforme territoriale en sorte que la Guadeloupe soit exclue de son champ d’application.

 

Cette refondation ne se fera pas non plus mes chers camarades, à la faveur d’une vision uniforme de l’outremer, car nous considérons que c’est à chaque peuple qu’il appartient de déterminer le rythme et les modalités d’évolution de ses institutions !

 

Et en m’adressant à nous mêmes, mes chers camarades je veux dire que l'avenir de la Guadeloupe, le modèle de société que nous voulons, ce n'est pas que l'affaire de quelques-uns, ce n'est pas que l'affaire de quelques experts.

 

Ce n'est pas que l'affaire des seuls hommes politiques.

 

C'est l'affaire de tout le corps social, de tous les citoyens et de toute la Guadeloupe.

 

La question de la gouvernance de nos institutions est bien sûr une question cruciale, mais elle n’est qu’une partie de la solution car la gouvernance est inutile si elle n’est pas mise au service d’une véritable ambition de transformer la société.

Transformer la société, c’est avoir le courage d’aborder sans tabou des questions de fond.

 

Transformer la société c’est questionner notre rapport au travail, l’individualisme qui gangrène notre société, notre rapport au territoire, notre relation à l’autre, nos rapports sociaux et notre relation à notre passé douloureux.

 

Transformer la société c’est apporter des réponses concrètes aux légitimes attentes de nos concitoyens en termes de perspectives économiques, d’emploi, de développement durable et de cohésion sociale.

 

En un mot, ce qui importe c’est avant tout l’élaboration d’un projet de société qui rassemble l’immense majorité des guadeloupéens.

Cela demandera, nous le savons, du temps et beaucoup d'efforts car chacun devra faire sa part du chemin, tenir ses engagements, accepter des compromis.

 

Et sur la question de la gouvernance je crois que le chemin du possible est étroit mais envisageable en conciliant nos convictions, l’unité du socle de la Gauche et le sens du pays.

 

Très concrètement le chemin du possible repose à mes yeux sur trois piliers fondamentaux :

 

Premièrement réaffirmer la nécessité de poursuivre le débat avec nos concitoyens pour l’élaboration d’un projet de société fédérateur, conformément à la méthode arrêtée par le congrès des élus départementaux et régionaux.

 

 

Deuxième pilier : créer les conditions d’un débat serein sur le volet de la gouvernance qui permette de formuler d’ici la fin de l’année au président de la république une proposition d’évolution de nos institutions qui réponde aux aspirations du peuple guadeloupéen sur la base d’un accord a minima des forces politiques de ce pays.

 

Troisième pilier : nous mobiliser sur le terrain à la faveur d’une position commune pour faire partager nos convictions au plus grand nombre de Guadeloupéens.

 

Cela veut dire refuser la réforme territoriale telle que l’actuel gouvernement entend nous l’imposer !

 

Cela veut dire réaffirmer notre conviction partagée qu’à terme il faudra envisager de rationaliser le fonctionnement de nos institutions en imaginant une collectivité unique rassemblant les compétences de la région et du département et dotée de pouvoirs renforcés.

 

Cela veut dire qu’en attendant la maturation des consciences, et pour contourner le risque imminent de nous voir imposer une réforme dont nous ne voulons pas, il nous faut faire le choix responsable et lucide d’une assemblée unique qui permette l’adaptation de la réforme territoriale prévue au plan national.

 

C’est cela à mes yeux chers camarades le chemin du possible !

 

C’est affirmer l’adaptation de la réforme territoriale comme une étape avant l’érection d’une collectivité unique adossée à un véritable projet de société élaboré par les guadeloupéens, pour les guadeloupéens.

 

C’est faire le choix d’un mode de scrutin qui garantisse à la fois la représentation du territoire et des courants de pensée, avec un dosage équilibré entre scrutin uninominal et proportionnel,

 

C’est faire le choix d’une organisation institutionnelle qui préserve l’équilibre de pouvoirs qui ne doivent pas être concentrés entre les mains d’un seul homme,

 

C’est surtout continuer d’avancer, à pas cadencés, mais à pas assurés, vers plus de cohérence et d’efficacité de nos politiques publiques en accord avec les choix manifestés par le peuple guadeloupéen.

 

C’est cela mes chers camarades la voie du possible !

 

C’est ce choix résolu de préserver l’avenir en créant les conditions de l’unité, dans le respect de nos convictions, pour servir le pays.

 

C’est le sens profond de l’intitulé même de notre parti : Guadeloupe Unie Socialisme et Réalités.

 

C’est l’engagement collectif auquel l’Histoire nous convoque ce matin.

 

Je vous remercie de votre attention.

 

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André-Jean Vidal
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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 21:08

INDISCRÉTIONS
Josette
La palme de la grosse gaffe ou de la flatterie forcée à l'égard d'on ne sait trop qui. Josette Borel-Lincertin, vice-présidente de la Région, présidente du Comité de tourisme des îles de Guadeloupe, sur une radio, s'est félicitée que pour cette Route du Rhum les skippers guadeloupéens soient pour la première fois à l'image de la Guadeloupe. Certes. Rappelons que, depuis 1978, Jacques Palasset, Alain Bistoquet, Victor Jean-Noël, Luc Coquelin (quatre fois), Philippe Fiston, Claude Thélier (deux fois) ont concouru pour la Guadeloupe. Certains étaient blancs, d'autres noirs. Mais, au fond de leur cœur, c'étaient tous des Guadeloupéens. Ah Josette !

Gil
Gil Thémine devrait être le seul candidat à sa succession lors du conseil d'administration du port autonome de la Guadeloupe (PAG), le 22 octobre. Pourquoi, en effet, changer une équipe qui gagne alors que le tandem Gil Thémine-Laurent Martens (directeur général) a fait sortir cette entreprise publique de l'image terne et vieillotte qui était la sienne ces dernières années.

Hervé
Hervé Damoiseau, p.-d.g. de Damoiseau SA, rhumier, sera l'invité de la prochaine émission de Grand angle, mardi. Sophie Pointaire, qui semble vouloir remettre en piste les protagonistes de la grande mobilisation de l'année dernière, donne la vedette à Elie Domota, syndicaliste, la semaine dernière, Hervé Damoiseau, représentant du monde des blancs pays, cette semaine. Et la semaine prochaine, le représentant de l'Etat ? Ainsi, en attendant le jour J, prévu le 26 octobre, on aura fait le tour de la question. Un peu manichéen, mais bravo, Sophie !

Marie-Luce
Selon un sondage de l'Express, 54% des sondés estiment qu'il faut supprimer la réduction d'impôts pour les investissements effectués dans les Dom-Tom. Comme quoi elle a raison, Marie-Luce Penchard, de dire qu'on ne comprendrait pas, en France, que l'Outre-mer ne participe pas à l'effort national pour résorber le déficit.

Michel
Un observateur a fait un petit tour des hôteliers de la place pour savoir s'il y avait beaucoup de réservations pour la période de l'arrivée de la Route du Rhum. Il semble que non. « Avant, les rhumiers donnaient un coup de main pour faire venir des journalistes, accueillir les accompagnateurs. Là, ils se débrouillent et se font un peu tirer l'oreille pour engager de grosses dépenses pour quelques heures de plaisir. »

Julien
Vingt ans que Julien Mérion et ses amis du Coreca tiennent le choc des années. Contact et recherches Caraïbes fêtera son anniversaire vendredi 22 octobre, à la Médiathèque de Lamentin. Il y aura une allocution du président et, plus marrant, un vernissage, puis un bœuf musical et un cocktail.
André-Jean VIDAL

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André-Jean Vidal
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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 23:12

Coopération régionale sur la culture du bananier

Il s'agit d'un projet InterReg original pour rapprocher la communauté des chercheurs et des producteurs des Antilles. 

Cultiver la banane en Guadeloupe, à la Martinique, à la Dominique, à Saint-Vincent, à Sainte-Lucie ou en République Dominicaine ce n'est pas la même chose. 
Les objectifs et les systèmes de production, les réglementations sont différentes et pourtant les liens qui unissent les producteurs (en Guadeloupe et Martinique l'UGPBAN) et les chercheurs des différentes îles sont évidents : un attachement particulier à cette plante et à sa culture, des contraintes communes et aussi des espoirs communs pour faire face aux nombreux défis environnementaux et économiques... 
C'est avec l'objectif de partager leur savoir faire, leurs connaissances mais aussi celui de progresser ensemble, parce que l'union fait la force, qu'ils se sont mobilisés pour construire et conduire ensemble un projet de recherche et développement de la filière  au niveau régional. Grâce à l'appui des Régions de Martinique et de Guadeloupe ainsi que de l’Europe, ils ont monté une initiative commune le Plan Banane Durable Caraïbes. Ce plan bénéficie de l'initiative du programme InterReg qui vise à favoriser la collaboration régionale dans la Caraïbe. 

Chercheurs et producteurs unis
Dans le cadre de cette initiative, ce sont près de 10 chercheurs et producteurs des 6 îles qui se réunissent cette semaine pour un atelier de travail à la station du Cirad de Neufchateau. 
Charles Meynard, agronome du CIRAD et spécialiste des systèmes de culture bananier, est coordonnateur de cet atelier. Avec Claire Amar, il explique les objectifs de la réunion : « L'agroécologie, expliquent-ils, a pour objectif de réduire voir supprimer l’utilisation des intrants chimiques polluants en améliorant les fonctions naturelles des écosystèmes et donc en intensifiant l’activité biologique dans et au dessus-des sols au bénéfice des producteurs et de l’environnement. Par exemple, l’utilisation de plantes  qui couvrent le sol, appelées plantes de couverture, de la bananeraie permet à la fois de contrôler biologiquement les mauvaises herbes et donc de réduire  l’utilisation d’es herbicides, de protéger les sols contre l’érosion, d’améliorer la structure du sol, d’assurer un environnement sain pour le bon développement du bananier vis à vis des attaques parasitaires. 
Claire Amar ajoute : « La coopération s’organise aussi afin de trouver des solutions vis-à-vis de la grave maladie sur bananier : la cercosporiose noire. En effet des hybrides de bananier résistants seront transférés bientôt et évalués à Saint-Vincent, à la Dominique, à Sainte Lucie et en République Dominicaine. Grace à ce programme InterReg nous espérons également démultiplier les efforts de nos collègues généticiens pour gagner la course contre la maladie de la cercosporiose noire ». 
Des problématiques communes, une coopération régionale, une communication directe entre chercheurs et producteurs, sans doute le secret pour innover.
La cercosporiose noire de la banane inquiète réellement les producteurs des Antilles.

Il a dit
Charles Meynard, agronome du CIRAD
Le projet Plan Banane Durable Caraïbes a deux grands objectifs: d'une part sélectionner et tester chez les  partenaires des différentes îles les variétés de bananiers résistants aux maladies, variétés issues de  croisements dans le cadre de la plateforme de sélection de Guadeloupe, d'autre part favoriser la mise en place de systèmes de culture basés sur les principes de l'agroécologie.

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André-Jean Vidal
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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 23:10

L'agriculture au secours de l'emploi
L'agriculture a toujours eu et a toujours besoin de main d'œuvre salariée, tant pour pourvoir des emplois qualifiés que pour des activités saisonnières. Le Pôle Emploi et le Fonds national d'assurance formation des salariés des exploitations et entreprises agricoles (Fafsea) ont travaillé en partenariat pour créer un dispositif à vocation sociale et professionnelle dont l'objectif est d'attirer les demandeurs d'emplois vers les multiples métiers de l'agriculture.
Adema est ce fameux dispositif. Il s'agit de l'accès des demandeurs de d'emplois aux métiers agricoles.
Lundi, Adema sera lancé en Guadeloupe par Fabrice Baucal, président de la commission paritaire régionale du Fafsea, en présence de Jérôme Despey, président du Fafsea national, d'Eloi Schneider, secrétaire général du Fafsea, d'Yves Honoré, directeur général du Fafsea et de Patrick Dumirier, directeur régional de Pôle Emploi.
combien de personnes sont concernées en Guadeloupe ? Près de 20 000 jeunes et adultes en recherche d'emploi.
Renseignements et inscriptions : guadeloupe@fafsea.com ou fat : 0590 26 76 37

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André-Jean Vidal
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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 23:10

L'agriculture au secours de l'emploi
L'agriculture a toujours eu et a toujours besoin de main d'œuvre salariée, tant pour pourvoir des emplois qualifiés que pour des activités saisonnières. Le Pôle Emploi et le Fonds national d'assurance formation des salariés des exploitations et entreprises agricoles (Fafsea) ont travaillé en partenariat pour créer un dispositif à vocation sociale et professionnelle dont l'objectif est d'attirer les demandeurs d'emplois vers les multiples métiers de l'agriculture.
Adema est ce fameux dispositif. Il s'agit de l'accès des demandeurs de d'emplois aux métiers agricoles.
Lundi, Adema sera lancé en Guadeloupe par Fabrice Baucal, président de la commission paritaire régionale du Fafsea, en présence de Jérôme Despey, président du Fafsea national, d'Eloi Schneider, secrétaire général du Fafsea, d'Yves Honoré, directeur général du Fafsea et de Patrick Dumirier, directeur régional de Pôle Emploi.
combien de personnes sont concernées en Guadeloupe ? Près de 20 000 jeunes et adultes en recherche d'emploi.
Renseignements et inscriptions : guadeloupe@fafsea.com ou fat : 0590 26 76 37

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André-Jean Vidal
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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 21:25

INDISCRÉTIONS
Yves
Yves Jégo, ancien secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, viré par François Filon pendant la mobilisation de l'an passé, se voit donner une possibilité de deuxième chance : il a été reçu, avec d'autres élus, par Brice Hortefeux, qui roule pour son patron de l'Elysée... en sondant les ministres et secrétaires d'Etat (dont MLP)... ainsi que des députés réputés amis (et surtout pas appréciés de François Fillon). Bonne chance !

Jules
Martine Aubry, secrétaire générale du PS, va visiter les fédérations « sans en oublier aucune », dit-on rue de Solférino. Viendra-t-elle en Guadeloupe, fédération qui avait voté massivement pour Ségolène Royal, il y a trois ans ?.. Il est vrai que l'Outre-mer n'est jamais trop la priorité du PS... sauf quand des élections s'approchent. Mais, c'est vrai qu'il y a des élections dans deux ans !..

Marie-Luce
Marie-Luce Penchard semble croire qu'elle restera après le remaniement, rue Oudinot. Pourquoi pas, elle n'a pas si tant démérité que cela !.. Elle est si discrètement efficace pour relayer les réformes du gouvernement. L'essence a augmenté (de 20 centimes) sans que les râleurs professionnels fassent plus que quelques effets d'annonce. Les niches fiscales Outre-mer fondent comme niche au soleil et personne ne moufte (sauf quelques consultants en défiscalisation qui voient eux aussi fondre leurs commissions). Les seuls qui peuvent plomber son maintien, ce sont les syndicats qui vont, le 26 octobre, tenter de relancer une grosse grève.

Lucette, Jacques ?
Mais quel sont ces parlementaires de l'Outre-mer qui sont allés défendre à l'Elysée la chaîne parlementaire Public Sénat, qui ne sera pas dans le bouquet de la TNT Outre-mer ? Lucette Michaux-Chevry ? Jacques Gillot ? On parierait plutôt pour un sénateur plus actif comme le réunionnais Jean-Paul Virapoullé !

Marie-Luce 2
Selon un sondage de l'Express, 54% des sondés estiment qu'il faut supprimer la réduction d'impôts pour les investissements effectués dans les Dom-Tom. Comme quoi elle a raison, Marie-Luce Penchard, de dire qu'on ne comprendrait pas, en France, que l'Outre-mer ne participe pas à l'effort national pour résorber le déficit.

Michel
Un observateur a fait un petit tour des hôteliers de la place pour savoir s'il y avait beaucoup de réservations pour la période de l'arrivée de la Route du Rhum. Il semble que non. « Avant, les rhumiers donnaient un coup de main pour faire venir des journalistes, accueillir les accompagnateurs. Là, ils se débrouillent et se font un peu tirer l'oreille pour engager de grosses dépenses pour quelques heures de plaisir. »

Julien
Vingt ans que Julien Mérion et ses amis du Coreca tiennent le choc des années. Contact et recherches Caraïbes fêtera son anniversaire vendredi 22 octobre, à la Médiathèque de Lamentin. Il y aura une allocution du président et, plus marrant, un vernissage, puis un bœuf musical et un cocktail.
André-Jean VIDAL

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André-Jean Vidal
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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 21:24


Commerce de la banane : La Commission et la droite se désolidarisent des partenaires ACP
La Commission du développement du Parlement européen était aujourd'hui invitée à se prononcer sur l'instrument financier de soutien aux derniers pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique) producteurs de bananes.
En effet, face aux concessions commerciales généreusement accordées par l'UE à l'OMC en premier lieu, puis à certains pays latino-américains, sur le commerce de la banane, l'enveloppe financière que la Commission prévoit pour soutenir l'érosion des préférences tarifaires des pays ACP n'est pas satisfaisante.
La question était donc ni plus ni moins la survie même de cette filière de production pour les quelques pays africains et caribéens qui produisent encore ce fruit.
Patrice Tirolien, député socialiste français responsable de ce rapport pour le groupe socialiste, dénonce l'absence de stratégie à long terme de la Commission à l'égard des pays ACP producteurs de bananes. "Nous déplorons le choix de la Commission qui est davantage axé sur la diversification économique que sur le soutien à la compétitivité des producteurs ACP de bananes et ce choix accentuera de fait la détérioration socio-économique de régions entièrement dépendantes de cette production. C'est un véritable abandon de la part de l'UE" s'est insurgé l'eurodéputé socialiste.
"Lors de la dernière session plénière de l'Assemblée ACP-UE à Tenerife, tous les groupes politiques avaient adopté, à l'unisson, une déclaration condamnant l'impact des accords OMC et latino-américains sur les producteurs ACP de bananes, et demandant des mesures de soutien rapidement débloquées et adaptées aux besoins des producteurs. Mais aujourd'hui la droite a voté contre le principe même d'une référence à cette déclaration. Ce double-jeu est tout simplement inacceptable" a déclaré l'eurodéputé ultramarin.
"Quelle est la cohérence des politiques menées par l'Union européenne ? Quelle considération à l'égard de sa propre politique de développement en faveur des pays ACP ? Aucune et je le dénonce" conclut Patrice Tirolien.
PATRICE TIROLIEN
Député socialiste français au Parlement européen

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André-Jean Vidal
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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 14:18

INDISCRÉTIONS
Victorin et Jacques
Après force coups de mentons, Jacques Gillot et Victorin Lurel.. Pardon, Victorin Lurel et Jacques Gillot, ont décidé d'écrire une lettre au Président de la République pour lui dire leur inquiétude. Elus par des légitimistes qui ne souhaitent pas partir au gré de l'aventure institutionnelle et lui préfèrent le statu quo de région/département français, ils ont ouvert la fameuse boite de Pandore... réclamant deux collectivités, une assemblée unique, deux exécutifs (comme ça chacun garde son fromage). Las, les manœuvres parisiennes — la Guadeloupe subira le même sort, sans spécificités, que les autres départements de France, a dit M. Marleix, secrétaire d'Etat aux Collectivités — font que la Guadeloupe risque de se retrouver avec une assemblée unique. Point-barre. Et sans possibilité de retour au statu quo... Ceci sans débat !

Nicolas
Victorin Lurel, président du conseil régional, Jacques Gillot, président du conseil général, ont donc écrit à Nicolas Sarkozy. S'adressant à lui, ils l'appellent Monsieur le Président. Or, le protocole veut qu'on s'adresse au Président de la République en l'appelant ainsi. Monsieur le président, c'est pour le président de l'association des joueurs de boule du coin... Comment vouloir être respecté quand on n'a pas grand respect pour les autres !

Victorin
« Malgré ce climat rendu, du fait de l'immixtion de I'Etat dans le débat, moins propice à
l'émergence de propositions constructives, écrit Victorin Lurel (et Jacques Gillot), nous allons poursuivre notre campagne d'explication et, à l'issue de ces rencontres de terrain et bien êvidemment en fonction de la décision du Conseil constitutionnel (Victorin Lurel a fait un recours contre la décision du Gouvernement), nous aviserons et le Congrès de Guadeloupe sera, le cas échéant, réuni pour formaliser une proposition des élus qui pourrait être transmise au Gouvernement et à vous-même au mois de décembre 2010. » S'ils le disent !.. Mais, leur calendrier est-il celui du Président de la République ?

Raymond et Henri
Samedi dernier, sur RFO, un reportage avait pour thème le déficit de la CGSS. L'une des principales causes est le non paiement des cotisations sociales par un nombre considérable d'entreprises. Interrogé, Raymond Gauthiérot, de l'UGTG, a dit : « J'accuse les békés, je dis bien les BÉKÉS ! ». Le directeur de la caisse régionale, Henri Yacou, a démenti : « J'atteste que toutes les entreprises dirigées par des békés ou blancs créoles sont à jour de leurs cotisations ». Hum !..

Marie-Luce
Interrogée par nos correspondants à Paris (voir notre précédente édition), Marie-Luce Penchard, ministre déléguée à l'Outre-mer, a répété à plusieurs reprises que l'Outre-mer ne pouvait pas ne pas participer à l'effort financier afin de tenter de résorber le déficit public de la Nation. « L’outre-mer ne peut se soustraire de l’effort national demandé. Cela contribuerait à stigmatiser l’Outre-mer, ce que je ne peux pas accepter au regard de ma volonté de changer le regard que l’on porte sur ces territoires. » Faire en sorte que l'on ne s'imagine plus en France continentale que l'Outre-mer... est la danseuse insouciante de la France, c'est bien !
André-Jean VIDAL

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André-Jean Vidal
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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 15:55

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André-Jean Vidal
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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 15:54

REFORME TERRITORIALE
Victorin LUREL et Jacques GILLOT
ont écrit au président de la République


Victorin LUREL, député et président du Conseil régional de la Guadeloupe, et Jacques GILLOT, sénateur et président du Conseil général de la Guadeloupe, ont écrit au président de la République, Nicolas SARKOZY, afin de lui communiquer leur analyse des conditions de l’actuel débat institutionnel en cours en Guadeloupe.
Dans ce courrier daté du 27 septembre et rendu public ce lundi, les deux exécutifs rappellent que c’est la réforme des collectivités territoriales « qui a conduit les responsables politiques de la Guadeloupe et de la Réunion à s’interroger sur la forme la plus pertinente et la plus adaptée que devront prendre les institutions démocratiques locales dans ces régions monodépartementales ».
Revenant sur le délai de 18 mois accepté par le chef de l’Etat lors de son déplacement en Guadeloupe, délai pendant lequel les élus guadeloupéens ont demandé à l’Etat de s’abstenir d’engager tout processus d’évolution statutaire ou institutionnel pour permettre aux élus de rechercher un consensus autour de l’architecture institutionnelle la plus adaptée aux spécificités de la Guadeloupe, Victorin LUREL et Jacques GILLOT indiquent qu’ils ont entrepris, depuis fin août, « une campagne d’explication des enjeux de la réforme territoriale » qui les conduit à se rendre dans chacune des 32 communes de Guadeloupe.
Réaffirmant que les électeurs guadeloupéens ont déjà tranché la question statutaire lors des élections régionales, et listant les multiples possibilités institutionnelles envisageables sur un plan théorique dans le cadre de l’article 73, ils disent considérer « que les seules options raisonnables sont le statu quo, l’assemblée unique ou la collectivité unique ».

Les deux exécutifs précisent cependant que leur préférence pourrait aller à l’assemblée unique « qui présente l’avantage de préserver l’existence du département et de la région en tant que collectivités et ne constitue donc pas un décrochage institutionnel irréversible par rapport aux institutions locales existant au plan national ». Ils observent de plus que cette architecture ne serait pas très éloignée de ce à quoi aboutirait la réforme initiée au plan national, « tout en permettant des adaptions indispensables relatives notamment au mode de scrutin, au nombre de conseillers territoriaux, au type d’exécutif des deux collectivités, aux rapports entre exécutif et présidence de l’assemblée… ».

Toutefois, au regard des réunions déjà tenues dans les communes de Guadeloupe, Victorin LUREL et Jacques GILLOT notent que « les électeurs guadeloupéens restent dans leur ensemble très méfiants à l’égard de toutes formes d’évolution institutionnelle et que le statu quo conserve de nombreux partisans ».

Ils regrettent en outre « la confusion » qu’a créée localement l’intégration de la Guadeloupe dans le champ d’application du projet de loi de réforme des collectivités locales qui, en contradiction avec l’engagement pris en Guadeloupe par le chef de l’Etat, constitue « non seulement le lancement, mais l’aboutissement d’un processus d’évolution institutionnelle ».

Ils observent cette l’intégration crée aussi une « confusion juridique » car elle institue « incontestablement » une assemblée unique commune à la région et au département, au sens du dernier alinéa de l’article 73 de la Constitution, « sans qu’ait été recueilli au préalable le consentement des électeurs guadeloupéens ». Le Conseil constitutionnel aura d’ailleurs à trancher cela prochainement.

Enfin, les deux exécutifs déplorent l’exclusion du champ des possibles, par le secrétaire d’Etat à l’Intérieur et aux collectivités territoriales, de l’option du statu quo, ce qui « jette un doute sur l’impartialité du Gouvernement ».

Affirmant n’avoir pas encore arrêté de position définitive quant à l’éventuelle proposition à soumettre au Congrès des élus départementaux et régionaux, Victorin LUREL et Jacques GILLOT indiquent qu’ils poursuivent leur campagne d’explication, « malgré un climat rendu moins propice à l’émergence de proposition constructives ». 

« A l’issue de ces rencontres de terrain et bien évidemment en fonction de la décision du Conseil constitutionnel, nous aviserons et le Congrès de Guadeloupe sera, le cas échéant, réuni pour formaliser une proposition des élus qui pourrait être transmise au Gouvernement et à vous-même au mois de décembre 2010 », concluent les deux présidents.

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André-Jean Vidal
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