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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 16:03

XIe CONGRES DES ELUS DEPARTEMENTAUX ET REGIONAUX

DISCOURS DU PRESIDENT DU CONSEIL REGIONAL M. VICTORIN LUREL

 

Monsieur le sénateur-président du Conseil général,
Madame et messieurs les parlementaires,
Monsieur le président de l’Association des maires,
Monsieur le président du Conseil économique et social régional,
Monsieur le président du Conseil de la culture, de l’éducation et de l’environnement,
Mesdames et messieurs les élus départementaux et régionaux, chers collègues, Mesdames et messieurs les responsables de partis politiques, Mesdames et messieurs les invités, Mesdames et messieurs,
Mes chers compatriotes,
C’est avec fierté et une certaine solennité que j’ouvre ce matin les travaux du deuxième des trois congrès que la Région Guadeloupe aura, au total, organisés durant ce semestre.
Tout juste un mois après celui que nous avons tenu sur la violence et l’insécurité, et avant de nous retrouver ici dans moins de deux semaines, le 21 décembre, pour débattre de santé et d’alimentation, nous sommes donc réunis aujourd’hui et demain, sur trois demi-journées, autour de l’élaboration du Projet guadeloupéen de société.

Mais, en réalité, chacun de ces trois congrès que nous avons convoqués s’inscrit précisément dans cette démarche décidée en juin 2009 et confirmée ici-même en décembre 2010.
Les congrès thématiques ont pour objet d’enrichir notre réflexion commune sur des problématiques sociétales essentielles mais, au travers du vote de nos résolutions, ils nous permettent dans le même temps de mettre en œuvre des politiques publiques et des mesures concrètes pour apporter des réponses aux demandes citoyennes. Car notre travail de réflexion, pour important qu’il soit, ne doit jamais nous faire perdre de vue que nous avons d’abord été élus pour agir très concrètement dans l’intérêt des Guadeloupéens.
Ce XIe congrès, j’ai toutefois souhaité qu’il soit un congrès « d’orientation ». C'est-à-dire, par essence, un moment de débat sur ce que peuvent être les grands axes, les thématiques et les valeurs de ce projet de société.
Ce débat que nous aurons, je l’espère, durant ces trois demi-journées, je le voudrais riche, nourri, ouvert et respectueux, afin qu’il permette à la plus large diversité des courants et partis politiques guadeloupéens de s’exprimer pour parvenir à confronter les idées et non pas les hommes.
Un congrès de débat, ai-je dit. Pas un congrès de combat.
En programmant notre présente réunion dès le mois d’août et en décidant début novembre d’en confirmer la tenue, je ne cherchais pas, en tout cas, à me dresser face à quiconque, ni à entraver la route de qui que ce soit.
Il s’agit pour moi de tenter de redonner un nouveau souffle à notre démarche qui, soyons honnêtes et humbles, risque un enlisement durable malgré l’installation des instances – comité guadeloupéen du projet, comités territoriaux, comités locaux à l’échelle communale –, malgré 28 réunions organisées par la Région sur la problématique institutionnelle au second semestre 2010 et malgré la quinzaine de textes recueillis par le président GILLLOT au premier semestre 2011 et synthétisés par ses services, fruits d’un appel à contribution pourtant largement diffusé à l’ensemble des leaders d’opinion.

Je tiens d’autant plus à ce que nous lui donnions un nouveau souffle que j’ai été moi-même bien injustement accusé, à chacune de mes présidences du congrès, d’être le frein, seul et unique, du processus d’élaboration du projet de société. Accusé le plus souvent par des élus et des responsables qui, eux-mêmes, n’ont pas pour autant engagé la moindre initiative, ne serait-ce qu’au niveau de leur commune, pour faire vivre le débat.
C’est donc pour redonner ce nécessaire nouveau souffle à notre démarche commune que j’ai annoncé, en ma qualité de président en exercice du Congrès, mon intention de proposer aux élus une contribution afin de susciter les débats et les échanges, qu’à l’évidence, nous avons eu tant de mal à obtenir ex nihilo ces derniers mois, en partant de zéro.
A mes yeux, je l’ai dit, les élus ne peuvent pas être des caisses de résonance. Le peuple n’attend pas seulement de nous que nous venions devant lui pour lui demander des idées. Le peuple nous demande au contraire d’avoir des idées, de les exposer, de fixer un cap dans un dialogue démocratique au terme duquel c’est lui, le peuple, qui choisit.
L’ambition d’une telle contribution n’est donc en aucun cas de confisquer le débat ou de le préempter, comme j’ai pu l’entendre. Mais, bien au contraire, d’en être l’outil, car il est écrit noir sur blanc dans son avant-propos qu’elle a vocation à être enrichie, modifiée et amendée dans le débat. Et j’ajoute rejetée !
Aurais-je pris la peine de préciser cela dès les toutes premières lignes, si j’avais eu la moindre intention d’imposer ce texte en l’état ?
Il n’y a pas non plus de ma part d’intention sournoise de violer la méthode adoptée en juin 2009.
Cette contribution sera diffusée de la manière la plus large possible. Toutes les contributions devront l’être. Les membres du congrès l’ont reçue, ainsi que l’ensemble des maires. Elle est en cours d’envoi aux associations, aux syndicats, aux cultes, bref !, à l’ensemble des acteurs de la vie économique, sociale et sociétale de la Guadeloupe. Elle est d’ores et déjà disponible pour le grand public sur le site Internet du Conseil régional où il est possible de la commenter
et de l’enrichir en ligne. Et, grâce aux éditions JASOR, elle sera bientôt en vente en librairie pour ceux qui voudront l’avoir en livre de poche.
A l’issue de nos débats, l’ensemble des contributions – la nôtre, mais également toutes celles qui seront enregistrées aujourd’hui - sera transmises au comité guadeloupéen du projet que je souhaite convoquer avant la fin de l’année. Et elles seront mises en débat au sein des comités communaux devant lesquels j’ai l’intention de me rendre personnellement pour les présenter.
Nul viol, donc, ni de l’esprit, ni des instances prévues dans notre méthode. Encore moins de volonté d’écarter le peuple qui pourra s’exprimer à tous les stades du processus et, surtout, en dernier ressort. Mais, un peu à l’image de l’appel à contributions lancé au début de cette année par le président du Conseil général – qui ne figurait pas stricto sensu dans la méthode initiale –, j’ai à mon tour cherché un moyen de relancer efficacement notre processus. Et, au vu de la controverse que mon initiative a générée et des contributions qui sont apparues depuis ou qui ont été réclamées - jusque par textos – le weekend dernier par certains responsables politiques, je pense que tout cela a été positif et je ne peux pas être mécontent d’avoir conduit cet important travail de rédaction et de synthèse.
Ces contributions, les voici, dans leur format respectif.
Il y a le recueil des 15 contributions synthétisées par le Conseil général avec dans l’ordre du document :
-    celle du groupe SRC du Conseil général ; -    celle de la présidente de la Société des économistes de la Guadeloupe ; -    celle du député Eric JALTON ; -    celle du maire de Basse-Terre, Lucette MICHAUX-CHEVRY ; -    celle du RND de Georges BREDENT ; -    celle du Comité SIDAMBAROM ;
-    celle du CIPPA ; -    celle de la Chambre de commerce des îles de Guadeloupe; -    celle de Guadeloupe Unie Socialisme et Réalités ; -    celle du conseiller général Guy GEORGES ; -    celle de l’Ordre des experts-comptables ; -    celle de la Chambre de métiers et d’artisanat de la Guadeloupe ; -    celle de Jean PENSEDENT-ERBLON ; -    celle du CAUE ; -    et celle du CO.RE.CA.
Je tiens à remercier chaleureusement tous ces contributeurs qui ont fait cet effort d’enrichir les propositions et auxquels s’ajoute le MEDEF, qui a transmis sa contribution : le projet AGORA.
Et puis il y a notre contribution, qui s’intitule « Pour une société de projets ». Initialement contribution de la présidence en exercice du Congrès, elle a été longuement présentée et discutée mardi lors de la 5e séance plénière du Conseil régional, ce qui en fait aujourd’hui le texte porté par la collectivité régionale.
Que l’on m’autorise cette faiblesse d’en dire quelques mots en particulier.
Au-delà de l’apparent jeu de mots, ce titre marque notre souci de formuler un projet de société fédérateur autour duquel la Guadeloupe pourrait se rassembler et se mettre en mouvement vers des objectifs et des ambitions partagés, tout en réussissant la gageure de rassembler les Guadeloupéennes et les Guadeloupéens par-delà leurs différences et leurs opinions divergentes qui, comme partout, vont de l’extrême gauche à l’extrême droite.
Nous devons en effet nous adresser à ceux, plus nombreux qu’on ne le pense, que le concept de projet de société « unique » laisse perplexe, voire inquiète légitimement. Les pays à projet de société unique n’ont pas laissé que de bons souvenirs dans l’histoire. Nous ne devons pas l’oublier.

C’est pourquoi, il est écrit dès son introduction que ce projet de société ne saurait être un carcan ou une planification autoritaire unique et impérative figeant nos destins dans le marbre. Pour aboutir au rassemblement le plus large et à l’adhésion la plus forte, ce projet de société doit offrir à chacun la liberté de réaliser son projet de vie. Il doit s’adresser à toutes les Guadeloupéennes et à tous les Guadeloupéens, sans exclusive, et permettre à chacun de pouvoir accéder à sa parcelle de bonheur, conquise dans la richesse que ce pays peut créer et non prélevée, préemptée ou confisquée au détriment de l’un ou l’autre de ses compatriotes.
En ce sens, ce projet de société doit donc permettre de faire émerger une société de projets.
La Guadeloupe a en effet besoin de projets pour se rêver un destin collectif. Le projet de société doit donc fixer un cap, une direction. Il doit énoncer des valeurs et des principes, et dessiner un cadre favorisant la réalisation de ces projets.
Il ne doit pas être confondu avec un programme politique avec des mesures détaillées, car dans la société que notre projet vise à construire, il y aura toujours une vie démocratique libre, avec des partis différents, avec des opinions différentes et avec des solutions différentes à proposer au choix libre des citoyens libres.
Cette exigence démocratique cardinale justifie l’importance des valeurs fédératrices que nous formulons dans notre contribution et que nous aurons également à énoncer clairement dans notre futur projet de société. C’est d’ailleurs le premier thème sur lequel nous vous proposerons de débattre dans l’après-midi.
Notre contribution insiste donc sur la nécessité de préserver et de défendre la formidable richesse que constitue la diversité de la Guadeloupe, multicolore, multiethnique, et multiconfessionnelle où celui qui a fait le choix de s’enraciner ici, sans y être né, est aussi Guadeloupéen que celui qui, comme nous, y est né par hasard ou par la force des choses. « L’Indien, le Béké, le Blanc « péyi », le Syrien, le Libanais, le Métropolitain, l’Italien, l’Africain, l’Asiatique, le Pied-noir, que l’Histoire ou la vie a conduits ici un beau jour, devient de ce pays s’il est prêt à le bâtir, à s’y investir et à se sentir lié à la communauté de destins que nous formons », peut-on lire.
Nous réaffirmons ainsi page après page notre attachement aux valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, de solidarité et de laïcité qui sont non seulement les valeurs de la République, mais aussi des valeurs universelles. Nous ne voulons pas dévier de cet idéal à partir duquel chacun peut construire son projet de vie et voir garanties ses libertés fondamentales : la liberté d’expression, la liberté d’aller et venir, le droit de grève ou encore la liberté de conscience et de croyance. A la veille de l’anniversaire de la loi sur la laïcité de 1905 et à deux jours du 63e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948, c’est notre orgueil de nous inscrire dans cet héritage-là.
Nous aurons à détailler davantage le contenu de notre contribution dans un instant, mais je tenais à vous esquisser sa philosophie qui entend tout simplement restaurer la politique dans sa capacité à transformer le réel au bénéfice de l’Homme.
De tout cela, je l’espère, nous débattrons même si je sais que certains ne voudront pas entrer dans le fond et chercheront à nous perdre dans un débat sur la forme et sur la méthode. Ceux-là choisiront de rater le rendez-vous que nous avons donné à la Guadeloupe qui, dans le contexte difficile d’aujourd’hui, attend de nous autre chose que des chamailleries.
Nous devrons en effet garder à l’esprit que nous allons débattre de sujets importants au moment où se joue à 8.000 kilomètres d’ici l’avenir de notre monnaie et, au-delà, du système économique auquel nous appartenons.
Nous ne devrons pas oublier que l’économie guadeloupéenne subit les inévitables contrecoups de cette crise économique mondiale de très grande ampleur avec son cortège de suppressions d’emplois, sa précarisation rampante et la panne d’espérance qui est palpable, y compris dans notre jeunesse.

Et nous devrons écouter attentivement les conclusions du sondage que nous avons commandé spécialement pour ce congrès qui nous éclairera sur les attentes des Guadeloupéens quant à l’avenir, quant au projet de société, quant à la question de l’évolution institutionnelle.
Ce sondage nous décrit des Guadeloupéens plutôt heureux, mais pour autant guère optimistes pour leur avenir, qui croient de moins en moins en la politique et en leurs institutions pour trouver des solutions et qui sont plutôt lucides quant aux conséquences d’évolutions institutionnelles qu’ils ne souhaitent en aucun cas brutales ou radicales.
Cette question des institutions ne sera qu’une partie – importante – de notre projet de société. Elle sera évoquée plus spécifiquement demain matin. J’entends ça et là que ce pourrait être le théâtre d’affrontements entre nous, alors qu’au contraire je pense que toutes les conditions sont réunies pour un débat dépassionné sur ce sujet.
Je vous renvoie là encore à notre contribution qui, si elle exprime une préférence, ne ferme en aucun cas la porte à d’autres hypothèses, dès lors qu’elles respectent les décisions du Congrès de décembre 2010 qui avait, par exemple, écarté à l’unanimité un passage à l’article 74.
C’est un débat assurément complexe, mais nous ne pouvons pas l’escamoter une nouvelle fois en camouflant des arrière-pensées inavouables. Chacun pourra et devra affirmer ses choix et je suis certain que la lumière jaillira de ces échanges sous la forme de compromis raisonnables construits par des élus responsables.
Je souhaite que nous trouvions durant ces deux jours à la fois la sérénité et la gravité nécessaires pour inspirer à notre peuple la confiance et la force. La confiance et la force d’aspirer encore pour demain à bâtir pour les générations futures une société de paix, de concorde et de fraternité.
Je vous remercie.

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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 20:54



INDISCRÉTIONS
Max
Max Mathiasin avait-il envie d'y aller ? L'autre soir, en attendant la désignation d'un premier vice-président du conseil général, en remplacement de Félix Desplan, nouveau sénateur, le secrétaire fédéral du PS disait que non, avant de laisser entendre que c'est une tradition de choisir un premier vice-président au PS. Pour poursuivre la synergie engagée par Victorin Lurel et Jacques Gillot. Puis, de laisser tomber et de se rallier au consensus ambiant. J'y vais, j'y vais pas... Il fallait d'emblée y aller... ou pas. Mais sans discuter, surtout pour se coucher au final ! Vu de l'extérieur, ça fait désordre.

Ary
Ary Chalus, qui était le choix de toujours de Jacques Gillot pour succéder à Félix Desplan, s'est dit déçu que l'on ne se soit pas rallié d'emblée sur son nom et sa personne. On peut le comprendre. Ary Chalus mène bien sa commune, a été loyal à Victorin Lurel pour les régionales, à Jacques Gillot pour les sénatoriales. Comme il espère que les deux feront le bon choix, celui de sa personne, aux prochaines législatives. Voici un élu qui mène parfaitement sa barque. « Pour l'intérêt général », a-t-il rappelé lundi.

Jacques
Pourquoi le nom de Jacques Anselme, conseiller général de Trois-Rivières, a-t-il été prononcé comme éventuel premier vice-président du conseil général ? Un simple coup de sonde. Pour voir. Pour semer le doute aussi dans la quatrième circonscription de Victorin Lurel, quand on se souvient que Jacques Gillot, qui met le consensus et le contact personnel avec les élus avant tout, a déjà débauché des rangs luréliens dans cette même circonscription Jules Otto, contré le candidat de M. Lurel à la cantonale à Capesterre-Belle-Eau, Hugues Ramdini, là tenté de faire croire que Jacques Anselme... Joueur de poker, le Dr Gillot semble aussi un redoutable joueur d'échec !

Alain
« A quoi assistons-nous en Guadeloupe ? Quel est ce processus qui tente de se mettre en place ? C'est la lybisation de la Guadeloupe. Cette idée que l'on veut contrôler et diriger tout, on tente de manipuler ou on menace, mais non pas pour un quelconque intérêt collectif ou une vision du pays, mais exclusivement à des fins d'ambitions personnelles. Vouloir imposer son candidat à un poste de vice-président ? Vouloir mettre sous tutelle d'autres collectivités, d'autres instances, des médias ou des entreprises ? Alors pourquoi ne pas nommer aussi l'évêque que la Guadeloupe attend depuis si longtemps ? », commente Alain Sorèze, observateur de la vie politique, à l'issue de la mascarade de lundi soir.

Victorin
Un petit grain pour le paquebot Lurel, que la grogne de Jacques Gillot. Ce dernier reproche au président de région de décider seul du calendrier des réunions du Congrès des élus. Et du contenu des congrès. Surtout de celui sur les institutions, à venir. S'il ne parle pas de dictature de... M. Lurel, on n'en est pas loin quand il fait le procès à l'avance du texte qui sera soumis au vote des élus. En fait, il lui reproche de décider seul de tout. De ne pas tenir compte du projet guadeloupéen initié par son équipe. Mais, ces gens ne se voient-ils pas avant la tenue du congrès pour peaufiner un texte commun ? Bizarre cette synergie qui n'en est plus tout à fait une...

Nadine et Marie-Luce
Nadine Morano, ministre auprès du ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé, chargée de l’Apprentissage et de la Formation professionnelle, arrive ce jeudi pour une visite officielle, accompagnée de Marie-Luce Penchard. Les deux dames rencontreront les militants UMP et sympathisants aux Gites de Wonche, à Baie-Mahaut, demain à 19 heures. Ary Chalus sera-t-il là ?..
André-Jean VIDAL

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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 20:52

VICTORIN LUREL FÂCHÉ !

 

Le député et président de la Région Guadeloupe, Victorin Lurel, « dénonce la tournée électorale sur fonds publics de Nadine Morano et Marie-Luce Penchard à la faveur de leur déplacement ministériel commun en Guadeloupe ce vendredi. »

 

Il dit qu'il « déplore que les deux ministres aient profité d’une visite au Centre de formation des apprentis du Raizet, aux Abymes, pour la signature d’une convention d’objectifs et de moyens entre l’Etat et la Région Guadeloupe, pour prononcer des discours politiciens agressifs contraires à la décence et à l’esprit républicain qui est de mise pour ce type de cérémonie protocolaire. »

 

« Alors que j’ai pris soin de prononcer une allocution apaisée et parfaitement républicaine avant de signer la convention Etat/Région, les deux ministres en campagne ont visiblement confondu cette visite aux jeunes apprentis guadeloupéens avec la réunion de militants UMP qui figure à leur programme ce vendredi soir à Baie-Mahault », a estimé Victorin Lurel.

 

« Cette attitude, qui survient au lendemain du discours de Nicolas Sarkozy à Toulon devant 5.000 militants UMP, déplacement organisé et payé par la présidence de la République, démontre une nouvelle fois que le chef de l’Etat et ses ministres font campagne sur fonds publics », poursuit-il.

 

« Nous considérons à juste raison que nous n'avons plus affaire aujourd'hui au président de la République, ni aux ministres, mais au candidat Nicolas Sarkozy et à ses partisans zélés qui doivent plus que jamais rendre des comptes à la Commission nationale de contrôle des comptes de campagne (CNCC) et aux Français », a déclaré le député et président de la Région Guadeloupe.

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 16:26

INDISCRÉTIONS
Mathieu
Le film L'ordre et la morale, de Mathieu Kassovitz, devrait être programmé au cinéma Rex de Pointe-à-Pitre, le 12 décembre. Avril 1988, l'Île d'Ouvéa, en Nouvelle-Calédonie. Trente gendarmes sont retenus en otage par un groupe d'indépendantistes kanak. Trois cents militaires sont envoyés depuis la France pour rétablir l'ordre. Deux hommes sont face à face : Philippe Legorjus, capitaine du GIGN, et Alphonse Dianou, chef des preneurs d'otages. Le film a été l'objet d'une polémique lors de sa distribution sur le Caillou (*).

Etienne
Etienne Desplanques, directeur de cabinet du préfet Amaury de Saint-Quentin, a tenu réunion, lundi, en préfecture, avec les acheteurs d'or. En effet, le rachat d'or est un commerce qui connaît un fort dynamisme chez nous : 45 marchands d'or sont enregistrés auprès des Douanes. L'effet pervers de l'augmentation du cours de l'or et de la multiplication des commerces est l'explosion des cambriolages et des vols à l'arraché par des racailles qui cherchent des bijoux en or pour les revendre rapidement. Reste que s'ils agissent ainsi, c'est qu'il y a bien des gens peu scrupuleux et en infraction avec les lois et règlements pour les leur racheter...

Marielle
Marielle Plaisir, peintre et plasticien, a été sélectionnée pour la VIIIe Biennale internationale de Florence (Italie). Mme Plaisir y présentera trois œuvres originales extraites d'une série de vingt intitulée Queens. Il s'agit de portraits psychologiques... A noter que Marielle Plaisir s'expose partout où l'art est maître : Musée du Quai Branly, Musée d'Aquitaine, La Winery, Pool Art FAIr, et le Fondation Clément, en Martinique, en 2012...

Dominik et Cie
Les créations de Textes En Paroles, compagnie dramatique guadeloupéenne, seront présentées dans le cadre du Festival Quatre Chemins en Haïti, cette fin de semaine. Il s'agit de Congre et Homard, de Gaël Octavia, avec Dominik Bernard et Joël Jernidier, et de L'Enfant, de Marie-Thérèse Picard, avec Ysabel Lopes et Patrick Mishino. Ces Guadeloupéens qui portent loin le flambeau d'un certain génie !

José
José Toribio, en garde à vue, hier, pour une sombre question de lampadaires... n'a pu se libérer à temps pour la plénière du conseil général, hier soir... la Gauche alternative s'en remettra sûrement !
André-Jean VIDAL

(*) On appelle ainsi la Nouvelle-Calédonie

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 16:25

INDISCRÉTIONS
Régine
Régine Jasor, des Editions Jasor, vient de remporter une nouvelle victoire littéraire avec son auteur Yvonne Gombaud-Saintonge. Fleurs du gaiac a reçu le prix Fètkann ! Yves Letourneur et le jury ont ainsi récompensé une anthologie des poètes guadeloupéens du XXe siècle.

Eva
Eva Joly, candidate écologique à la présidentielle, est allée à Mayotte et à la Réunion capitaliser sur la colère des uns et des autres contre le gouvernement. Elle sera en Guadeloupe au début de l'année prochaine. Pour surfer sur la grogne ambiante ?..

Christine
Christine Kelly, du CSA, était à Washington pour s'entretenir avec les membres de la Federal Communication Commission sur la gestion de l'intensité sonore de la publicité à la télévision. En France, grâce à elle, c'est fait depuis quatre mois.

Fidel
Fidel Castro, lider maximo de Cuba, devait publier ses mémoires il y a quelques mois, avec déplacement de journalistes à Cuba pour les iterviews. Le printemps arabe et la chasse aux dictateurs lui ont coupé l'herbe sous les pieds. Il fera paraître l'ouvrage hagiographique chez Michel Lafon en janvier.

Hervé
Hervé Pédurand, de Guadeloupe Première, publie, cette semaine, dans L'Express, sous la direction de Bruno Cot, un dossier consacré à la Guadeloupe. Il s'agit des grands projets pour la Guadeloupe qui donneront une idée de ce que pourrait être le département dans 10 ans. A lire !

Victorin
50 millions d'euros pour faire le Mémorial ACTe, d'ici 2013 ou 2014 ! C'est une somme énorme en pleine crise économique, alors que la Nation s'attend à un chômage record (en Guadeloupe, c'est pire !), que des entreprises qui avaient pignon sur rue ferment leurs portes (c'est en Guadeloupe), que d'un jour à l'autre les banques (y compris les banques locales) peuvent exploser en vol... Mais, il y a le symbole !

Gugusses
Au cours d'une récente réunion de travail de l'équipe de campagne à Paris, à laquelle appartient Victorin Lurel, chargé de l'Outre-mer, François Hollande a secoué les puces de la trentaine de membres présents pour leur dire d'arrêter de se répandre auprès des journalistes sur ce qui se passe en interne. Un hebdomadaire, L'Express, a relayé l'information, donnant le détail de la réunion au cours de laquelle M. Hollande s'est fâché tout rouge. M'enfin ! Le candidat socialiste pourrait venir en Guadeloupe dans les prochaines semaines...
André-Jean VIDAL

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 16:24

INDISCRÉTIONS
Thierry
Après le succès des deux éditions de la Pool Art Fair en Guadeloupe, Thierry Alet organise la première édition de cette foire d'art contemporain en Martinique, les 26 et 27 novembre. Thierry Alet est ce jeune homme pressé, doué, qui a gagné le cœur des amoureux des arts à New York et Miami avant d'ouvrir avec sa sœur une galerie de peinture à Basse-Terre et de créer le Pool Art Fair.

Jacky
En choisissant de traiter de Délinquance, violence et insécurité, l'émission-débat mensuelle On en parle, présentée par Jacky Massicot, a réuni, lundi soir, sur Guadeloupe Première, dans la même émission, l’ensemble des protagonistes d’un dossier qui a récemment fait l’objet d’un congrès des élus départementaux et régionaux. La Région, l’Etat, le Département, la Justice, le Rectorat, la Gauche alternative, l’UMP, les syndicats de policiers étaient représentés sur le plateau de l'émission, de même que des spécialistes : psychologue et sociologue, philosophe et institut de sondages. Voir tout ce petit monde, élus en tête, rejeter sur « la presse » la montée de la violence et de l'insécurité ici, c'est lamentable ! La-men-ta-ble...

Louis
Elyane Vespasien, conseiller municipal pointois, a été agressée à la sortie d'un immeuble. Un collier lui a été arraché. Louis Dessout, son collègue, nous dit : « J'ai été particulièrement scandalisé, lors du débat de lundi, sur l'insécurité et la violence, d'entendre expliquées et justifiées la violence et l'insécurité par une emminente membre du barreau de La Guadeloupe par... "400 ans de barbarie de l'Etat", infligés à notre société créole. L'absence de réaction des participants à ces propos m'a beaucoup heurté et laisse augurer de l'encouragement de comportements délictueux, justifiés par avance par nos coupables lâcheté, complaisance et compromissions. Comment s'étonner, alors, qu'au lendemain de ce débat télévisé, la plainte de notre collègue ait été classée en seizième position de la main courante de la journée au commissariat ? »

Victorin
En forme... et en campagne pour François Hollande, Victorin Lurel, qui affirme : « Le "développement endogène" qui se voulait un marqueur idéologique et qui n’était en réalité qu’un slogan, se résume en effet à un "démerdez-vous" généralisé aux résultats évidemment catastrophiques : augmentation du taux de chômage bien supérieure à l’Hexagone, augmentation du niveau des prix bien supérieur à l’Hexagone, nette diminution des dépenses de l’Etat outre-mer —382 millions d’euros, soit - 11,5% entre 2011 et 2012—, une politique du logement sinistrée, une explosion de l’illettrisme dans nos régions, une cohorte de jeunes sortant du système scolaire sans diplôme ou qualification chaque année, une clochardisation de la police nationale alors que l’insécurité explose… »
Des arguments massue pour une future plateforme LKP. Merci Toto !
André-Jean VIDAL

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 16:24

INDISCRÉTIONS
Benoist
Le déplacement de Benoist Apparu est reporté les 15, 16 et 17 décembre. Le programme ne bouge pas. Visite de chantiers... Explication de la bonne politique du gouvernement. Benoist Apparu arrivera donc en Guadeloupe le 15 et en Martinique le 16.

Claudy
Claudy Siar a bien déjeuné avec Victorin Lurel, mèt a manniok de la campagne de François Hollande en Outre-mer, hier. Juste après avoir déclaré à la convention pour l'Outre-mer de l'UMP tout le bien qu'il pense de Nicolas Sarkozy. Le délégué interministériel à la promotion des Français de l'Outre-mer sait protéger ses arrières !

Patrick
Ancien délégué interministériel à la promotion des Français de l'Outre-mer, Patrick Karam, actuellement inspecteur général de l'administration de la Jeunesse et des Sports (il pratique quelques arts martiaux, qui lui ont bien servi dans une vie antérieure...), assure une mission pour Jean-Paul Huchon, président socialiste de la région Ile-de-France. De plus, il n'a pas mis les pieds à la convention UMP d'hier... Alors, Patrick !

Guy-Claude
Guy-Claude Germain, du CTIG, reçoit, en ce moment, cinq journalistes belges pour leur faire découvrir la Guadeloupe. En trois jours, ils font le tour de la Guadeloupe continentale. Visitant les Chutes du Carbet, les falaises du nord, la Pointe des Châteaux, le monde sous-marins de la réserve de Malendure, la Grivelière, le domaine de Séverin, le Karacoli, etc.

Jean-Pierre
Jean-Pierre Bel, président du Sénat, vient de remercier, par courrier, Eric Jalton, maire des Abymes et député, d'avoir contribué à la victoire de la gauche en Guadeloupe lors des dernières sénatoriales. C'est gentil, ça ! Il l'a, bien entendu, assuré qu'il ferait tout, tout vous dit-il, pour que la Guadeloupe bénéficie de tout ce dont elle a droit... Embrassons-nous, Folleville !

Dominique
Dominique Vian, ancien préfet de Guadeloupe, ancien directeur de cabinet de François Baroin, alors ministre de l'Outre-mer, vient d'être nommé chargé de mission auprès de la ministre déléguée à l'Outre-mer, Marie-Luce Penchard. Auparavant, M. Vian était conseiller spécial auprès du président du Sénat pour les collectivités territoriales de métropole et d’Outre-mer. A noter que Dominique Vian a la particularité d'avoir été successivement préfet de Guadeloupe, Guyane et réunion. Il aurait été sûrement un bon ministre de l'Outre-mer... compte tenu de ses réseaux.

Félix
Le sénateur Félix Desplan a été entendu, jeudi soir, en tant que rapporteur pour avis de la Commission des lois du Sénat durant l’examen des articles de la seconde partie du projet de loi de finances pour 2012, relatifs à la mission Outre-mer. Il a rappelé « les coups de rabots successifs apportés à la mission outre-mer depuis 2011, non sans conséquences sur le développement des territoires ultra-marins », concluant : « Manifestement, les efforts annoncés suite aux évènements de 2009 n’ont pas été à la hauteur des enjeux. Leur diminution, actée aujourd’hui, en est d’autant plus inquiétante... » Il est en forme, Félix Desplan !
André-Jean VIDAL

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 21:54

INDISCRÉTIONS
Gino
Gino Sitson est en Guadeloupe jusqu'au 4 décembre. Il prépare une thèse sur le gwo ka. Ce musicien camerounais est surtout jazzman. C'est lui qui dit : « Je suis un musicien à l'écoute du monde. Quand je dis l'écoute du monde, j'entends par là, l'écoute des autres musiques mais aussi de tous les sons du monde. Un oiseau qui chante, un chat qui miaule, une bombe qui explose, quelqu'un qui pleur, quelqu'un qui crie, quelqu'un qui rit. Un bébé, un jeune, un vieux. Tous ces sons nourrissent ma musique. Je ne les hiérarchise pas, je ne les compartimente pas, j'en fais ma substance. »

Willy
Les Iles de Guadeloupe, dont Willy Rosier est directeur général, viennent de se voir décerner un prix prestigieux, le Best Gourmet island of the Year 2011. C'est une récompense du Caribbean World Travel & Living magazine. Les Caribbean World Awards existent depuis 17 ans et sont très prisés puisque c'est pour les touristes en déplacement dans la Caraïbe le symbole que ceux qui en sont les lauréats sont les meilleurs dans leur partie. Qu'on se le dise, la Guadeloupe est le paradis des gourmets !

Josette
Les trente délégués fidèles à Geneviève de Fontenay, dont la Guadeloupéenne Josette Emmanuelle, ont décidé de créer une nouvelle structure, Miss Prestige national, afin de pouvoir, dès 2012, faire leur élection. Là, pour l'élection de 2011, elle aura lieu, semble-t-il, à Divonne-les-Bains, et Sandy Falémé, miss Guadeloupe, y représentera le département. Tous ceux qui le souhaitent peuvent voter pour Sandy, à partir de lundi prochain, 28 novembre, et jusqu'au dimanche 4 décembre (jour de l'élection) sur tele-loisirs.fr.
 
Tanya
A part le premier adjoint d'Ary Chalus, maire de Baie-Mahault, qui a remis à Tanya Saint-Val un trophée, il n'y avait pas de personnalités marquantes présentes pour fêter les 25 ans de carrière de l'artiste, samedi, à Baie-Mahault. Sans doute celles-ci avaient-elles fait le déplacement à Paris, pour le concert du 4 novembre ! Et après le Casino de Paris, la Guadeloupe, c'est un peu... peuple !

Benoist
Benoist Apparu, Secrétaire d'Etat, chargé du Logement, auprès du ministre de l'Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, est en visite en Guadeloupe cette semaine. Il vient expliquer aux Guadeloupéens comment le Gouvernement a raboté dans les crédits destinés au logement social Outre-mer.
André-Jean VIDAL

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 21:54

INDISCRÉTIONS
Benoist
« Le gouvernement, grâce à l'action efficace de Marie-Luce Penchard, a exonéré le financement du logement social des deux coups de rabot. Par ailleurs, le Conseil interministériel de l'Outre-mer a sanctuarisé 274,5 millions d'euros sur 5 ans, enveloppe record, pour le financement du logement social. Cette somme n'a jamais été baissée d'un centime d'euros et a permis de doubler le nombre de logements financés cette année », fait savoir la rue Oudinot à quelques heures de la venue en Guadeloupe de Benoist Apparu, secrétaire d'Etat, chargé du Logement, auprès du ministre de l'Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement. C'est rassurant. Espérons qu'il n'y aura pas un troisième coup de rabot !

René
René Noël, président de l'Association des maires de Guadeloupe, est à Paris, pour le Congrès des maires de France. Les maires de Guadeloupe — voire les maires d'Outre-mer — sont las d'être ainsi confinés une partie du temps du congrès, pour cette journée traditionnellement réservée à leurs problématiques identitaires. Ils veulent pouvoir parler avec les autres maires de France, dire leurs problèmes, en faire des problèmes de la Nation. Qui le leur reprochera ? Il est fini le temps où les élus des colonies venaient à Paris (souvent pour la première fois de leur vie) et recevaient l'accueil clinquant propre à les éblouir. Là, les maires veulent des réponses à des problèmes concrets : insécurité, crise du logement social, chômage, etc.

Jean-Claude
Marrant, hier matin, sur RCI, Jean-Claude Antoinette, maître ka, qui racontait comment les bigottes, quand il était adolescent, abordaient sa mère pour lui dire la désolation de savoir qu'elle avait bien élevé ce petit (Jean-Claude était mince à l'époque !) et qu'il gâchait sa vie en se mettant à jouer du tambour. Le maître a aujourd'hui une aura indéniable. Il a aussi sa photo parmi celles des musiciens guadeloupéens auxquels la ville de Basse-Terre rend hommage en ce moment par un affichage public.

Willy
Qui ne connaît pas Willy Salzédo ? Willy Salzedo, né à Basse-Terre en 1961, est un pianiste, auteur, compositeur, réalisateur, arrangeur, guadeloupéen, qui s'est imposé comme l'un des grands compositeur de la chanson caribéenne depuis plus de vingt ans. Il est unanimement reconnu pour ses qualités professionneloes et humaines. Il s'agit sans doute d'un oubli, mais il ne figure pas parmi les musiciens honorés par la municipalité de Basse-Terre. Il n'a pas son visage affiché dans les rues du chef-lieu. Un oubli...

Jacky
En choisissant de traiter de Délinquance, violence et insécurité, l'émission-débat mensuelle On en parle, présentée par Jacky Massicot, a réuni, lundi soir, dans la même émission, l’ensemble des protagonistes d’un dossier qui a récemment fait l’objet d’un congrès des élus départementaux et régionaux. La Région, l’Etat, le Département, la Justice, le Rectorat, la Gauche alternative, l’UMP, les syndicats de policiers étaient représentés sur le plateau de l'émission, de même que des spécialistes : psychologue et sociologue, philosophe et institut de sondages.
Voir tout ce petit monde, élus en tête, rejeter sur « la presse » la montée de la violence et de l'insécurité ici, c'est lamentable ! La-men-ta-ble...
André-Jean VIDAL

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 21:53

INDISCRÉTIONS
Victorin
Victorin fait partie de la soixantaine de socialistes directement impliqués dans la campagne de François Hollande. Avec George Pau-Langevin et Christiane Taubira. Reste qu'il ne faudrait pas qu'ils soient les soutiers de service. Car, aucun d'eux n'est dans les neuf qui vont compter réellement... Ceux qui sont de l'entourage immédiat et stratégiquement incontournables. On attendait mieux pour l'Outre-mer !

Alain
Alain Sorèze vient de recevoir un courrier du Comité national olympique et sportif français. Qui lui apprend que 132 projets sportifs bénéficieront d'aides du CNOSF à hauteur de 33 351 500 euros. Son commentaire : « Pauvre Guadeloupe ! Un seul ti-dossier pour la Guadeloupe sur plus de 300, soit 75 000 euros attribués sur plus de 34 millions distribués ! Je vais poursuivre le combat ! Comme les vrais sportifs, il ne faut jamais désespérer et ne rien lacher... Viendra ce jour où nous verrons nos collectivités investir, faire des dossiers et surtout avoir la capacité de cofinancer ces investissements... » C'est ce qu'il manquait !

Edwing
Edwing Laupen, président de Génération Guadeloupe, veut faire entrer le créole au Sénat. Il y organise, la semaine prochaine, dans le cadre très guindé du Congrès des maires de France, un... ti-kozé de l'avenir, sur le développement durable en Guadeloupe. C'est ambitieux ! Mais sûrement que pour des raisons diverses (surtout l'agacement de voir quelqu'un qui n'est pas du sérail tenter de se faire une place) on y verra peu d'élus de Guadeloupe...

Victorin 2
On reproche souvent à Victorin Lurel « de ne pas faire grand-chose pour la formation des jeunes ». Outre que les écoles de la deuxième chance fonctionnent normalement, les partenariat en vue de promouvoir la mobilité des étudiants dans la zone va prendre un nouvel essor : trois universités du Québec vont pouvoir encore accueillir des Guadeloupéens au cours des années à venir : l’Université du Québec à Montréal (UQAM), l’Université du Québec à Trois Rivières (UQTR) et l’Université du Québec à Rimouski (UQAR). Trois universités de grande qualité, qui ont reçu par le passé des étudiants qui en sont revenus ravis !

Jeanny
« Je suis en campagne ! », a déclaré sur RCI Jeanny Marc, député et maire de Deshaies, interrogée sur un nouveau service municipal qui va changer la vie des jeunes mamans. Elle faisait, bien sûr, de l'humour, le journaliste ayant relevé que quand on voyait beaucoup les élus sur le terrain c'est parce qu'ils sont en campagne. Non, plus simplement, et ceci personne ne peut dire le contraire, Jeanny Marc a bien travaillé à l'Assemblée. Avec conviction, bon sens, finesse. Et la détermination qu'on lui connaît.
André-Jean VIDAL

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