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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 20:20
VICTORIN LUREL : « C’est aux forces de police qu’il revient de garantir la sécurité aux abords des
établissements scolaires »


Victorin Lurel s'est adressé aux élus, ce jeudi matin, lors de l'assemblée plénière du Conseil régional.
Voici l'intégralité du discours.
 
Monsieur le président du Conseil économique et social régional,
Monsieur le président du Conseil de la culture, d’éducation et de l’environnement,
Mesdames et messieurs les conseillers régionaux, chers collègues,
Mesdames et messieurs les invités,
Mesdames et messieurs,
 
Je tiens à vous remercier pour votre présence en ce jour où nous tenons notre
deuxième assemblée plénière de l’année. Vous avez pu le constater, l’ordre du jour
est particulièrement conséquent avec, notamment, l’examen et le vote du projet de
budget supplémentaire qui vous sera présenté dans quelques instants. C’est
essentiellement pour que nous disposions du temps nécessaire à la bonne tenue de
nos débats que j’ai souhaité avancer finalement l’heure de notre réunion.

C’est une forme de rentrée pour notre assemblée, quelques jours après une rentrée
scolaire et universitaire qui semble, pour l’heure, s’être déroulée dans de bonnes
conditions, en dépit d’une alerte cyclonique qui aurait pu être beaucoup plus
perturbante et des menaces de propagation du virus de la grippe A H1N1. Sur ce
point d’ailleurs, j’ai chargé le directeur général des services de prendre l’attache de
tous les proviseurs afin de leur garantir un approvisionnement en solution
hydroalcoolique et en masques. Et je lui ai également demandé de veiller à ce que le
personnel régional fasse partie du plan de vaccination afin de garantir la continuité
du service public.
 
Mais, avant toute chose, j’aimerais saluer et vous inviter à saluer l’entrée dans notre
assemblée d’un nouveau conseiller régional : M. Marcelin CHINGAN, qui fait suite
à la démission de notre ancien collègue Patrice TIROLIEN, élu le 7 juin dernier
député européen. J’ai eu l’occasion de rendre hommage à Patrice TIROLIEN lors
de notre dernière réunion, et aujourd’hui je suis heureux d’accueillir mon camarade
et ami Marcelin, dont je connais bien les qualités et la force de l’engagement qu’il
saura, j’en suis sûr, mettre au service de notre collectivité. Bienvenue à vous M. le
conseiller régional !
 
Je tiens également à saluer notre directeur général adjoint, M. Jean-Claude HUC,
qui a fait valoir ses droits à une retraite bien mérité après plusieurs décennies au
service de la Guadeloupe, d’abord à la mairie de Basse-Terre, puis ici à la Région.
Chargé de dossiers souvent lourds et sensibles, il nous manquera. Et j’espère qu’il
reviendra nous voir, en particulier pour nous gratifier de ses lumières
météorologiques si précieuses en période cyclonique… 
 
Cette période cyclonique se résume pour l’instant à la tempête Erika qui, certes,
s’est révélée plutôt modérée dans ses effets en raison de sa structure particulière.
Mais, j’ai tenu à me rendre en plusieurs points de la Côte sous le vent, à Bouillante
notamment, avant d’aller à Trois-Rivières et j’ai pu constater des dégâts ponctuels
sérieux. La Région se tient prête à étudier les dossiers des communes, des
entreprises et des particuliers qui solliciteront notre appui. 
 
Je voudrais ensuite redire devant vous ma très vive préoccupation quant aux faits
de violences qui ont émaillé l’actualité de ces dernières semaines dans notre
archipel. Cette violence quasi-quotidienne nous interpelle tous évidemment, car
rien n’est plus éloigné de nos aspirations profondes que ces actes sanglants. Les
violences crapuleuses, les violences gratuites et même les violences routières ont
atteint un niveau intolérable qui doit provoquer une véritable mobilisation des
pouvoirs publics pour appréhender ce problème dans toutes ses dimensions :
prévention, médiation, dissuasion et répression. 
 
C’est pourquoi, je vous annonce que j’ai sollicité un entretien auprès du ministre de
l’Intérieur, Brice HORTEFEUX, afin de faire avec lui, dès que possible, le point
sur les différentes mesures que nous devons mettre en œuvre pour que le droit à la
sécurité de nos concitoyens demeure un droit de l’Homme. 
Vous le savez, la Région n’a aucune compétence particulière en matière de sécurité.
Mais, nous agissons sans relâche depuis plus de 5 ans pour l’insertion des jeunes, en
particulier pour ceux qui sont en marge du système éducatif et qui sont les plus
susceptibles de basculer dans la délinquance. S’il faut faire encore davantage, nous y
sommes prêts. 
 
Nous avons également installé des portiques de sécurité dans un lycée – celui du
Lamentin. S’il faut multiplier ces équipements dans les lycées dits « à risques », nous
y sommes prêts.

J’ai dit plusieurs fois que nous étions prêts à accompagner les communes qui le
souhaitent pour les équiper de système de vidéoprotection. S’il faut agir vite en la
matière, nous y sommes prêts aussi.
 
Souvenez-vous, il y a quatre ans déjà, nous avions organisé, Jacques GILLLOT et
moi-même, un Congrès des élus par lequel nous avions formulé un certain nombre
de demandes relatives à la sécurité de nos villes, de nos campagnes et de nos côtes.
Or, beaucoup de ces demandes sont restées lettre morte – les effectifs
supplémentaires, les vedettes, etc. Il est  donc urgent de remettre cet ouvrage sur le
métier au moment où nous réalisons que des armes circulent chez nous en nombre.
 
C’est en substance ce que je dirai au ministre en lui rappelant également au passage
que c’est aux forces de police qu’il revient de garantir la sécurité aux abords des
établissements scolaires.
 
La sécurité, n’en doutez pas, figure parmi les principales préoccupations des
Guadeloupéens aujourd’hui. Le pouvoir d’achat en est une autre, pour laquelle nous
ne relâchons pas notre vigilance compte tenu de l’actualité brûlante autour de
plusieurs problématiques.
 
Les carburants d’abord. 
 
Il y a une semaine, la nouvelle secrétaire d’Etat à l’Outre-mer a effectué un
déplacement en Guadeloupe et en Martinique pour y signifier, en substance, que le
gouvernement entendait sortir au plus vite du gel du prix des carburants que nous
avions obtenus, Jacques GILLOT, les socioprofessionnels et moi-même en
décembre dernier.

Lors de la réunion de l’Observatoire des prix à laquelle j’ai participé, je dois dire
que nous je n’ai pas été franchement convaincu par le discours d’ailleurs assez peu
convaincant qui nous a été servi par les services de l’Etat. 
 
En effet, en élus responsables, si l’on peut comprendre qu’il soit nécessaire de sortir
du gel des prix afin que ceux-ci fluctuent normalement selon les cours du pétrole
sur les marchés mondiaux, nous n’oublions pas que nous avions demandé ce gel
dans un but précis : obtenir une révision complète et transparente des modalités de
fixation des prix de l’essence. Or, force est de reconnaître que l’Etat ne nous
propose toujours pas une autre méthode de fixation. 
 
A quelques amodiations près, d’ailleurs assez peu vérifiables comme la baisse des
marges de 12 à 8% de la SARA qui aurait été exigée, nous restons dans l’épure que
les rapports Bollier, Ollier et Autorité de la concurrence ont pourtant sévèrement
critiquée pour son opacité et pour ses sources avérées de « pwofitasyons ». 
 
Et quand, de surcroît, la ministre en voulant faire simple, nous affirme comme ce
fut le cas dans mon bureau, que le prix du baril a doublé depuis décembre dernier,
vous conviendrez avez moi que nous ne pouvons pas souffrir d’approximations en
cette matière sensible. Car, non seulement sur la période décembre/septembre, le
baril est passé de 49,7 à 68,20 dollars, ce qui est loin d’être un doublement, mais la
parité euro/dollar est quant à elle passée de 1,25 $ pour 1 € à 1,45 $ pour 1 $, ce qui
contribue à diminuer les factures d’achat de la SARA. 
 
Voilà pourquoi, mes chers collègues, nous avons présenté un front uni, Jacques
GILLOT et moi-même pour refuser ensemble l’augmentation des prix à la pompe
que nous propose la ministre et nous avons obtenu le report de la réunion de
l’Observatoire des prix qui devait, dès le début de cette semaine, valider une hausse
semblable à celle entrée en vigueur hier en Martinique. Il est de notre devoir de ne

pas relâcher la pression tant le gouvernement paraît hélas incapable de résister aux
intérêts des grands groupes pétroliers. 
 
Je ne peux que déplorer qu’après 10 mois depuis décembre dernier, le
gouvernement n’ait toujours rien à proposer de concret, sinon d’augmenter les prix.
Et, je ne perds pas de vue que l’entrée en vigueur de la taxe carbone ne manquera
pas de provoquer une nouvelle hausse des prix à la pompe de 4 centimes, si l’on
s’en tient aux arbitrages rendus ce matin même par le chef de l’Etat.
 
Autre problématique : les prix des produits de grande consommation
L’Autorité de la concurrence vient en effet de rendre public un rapport qui ajoute
d’autres éléments à l’analyse que nous faisons depuis maintenant de longs mois sur
l’existence de dysfonctionnements et de pratiques commerciales abusives qui
nuisent au pouvoir d’achat des Domiens.
 
Les préconisations sont multiples. Certaines mettent en cause l’octroi de mer en
omettant de préciser néanmoins qu’il s’agit là de recettes indispensables pour les
communes. Le rapport ne tient pas non plus compte de la dernière baisse de taux,
très significative, intervenue le mois dernier sur des centaines de produits de
première nécessité. 
 
Sur nombre de propositions, la Région aura à se positionner et nous ne
manquerons pas de prendre, très bientôt, de nouvelles initiatives pour la défense du
pouvoir d’achat des Guadeloupéens qui est au cœur de notre action depuis 2004.
 
Mes chers collègues, avant de terminer cet utile tour d’horizon des dossiers qui
nous occupent en cette rentrée, et avant de vous présenter les différents points à
notre ordre du jour, je voudrais vous dire quelques mots de l’initiative prise par les

exécutifs départementaux et régionaux de Martinique et de Guyane en vue de leur
possible évolution statutaire.
 
Les sollicitations ont été nombreuses pour que je m’exprime dans les médias à ce
sujet, comme si l’on aurait souhaité engager un débat entre la Guyane et la
Martinique d’une part, et la Guadeloupe d’autre part, voire même susciter une
opposition ou un match entre nos régions et entre leurs élus.
 
Je l’ai donc rappelé dans un communiqué dimanche dernier et je le fais ici : chaque
région choisit son rythme et choisit sa voie. On ne peut pas avoir accueilli en
applaudissant à tout rompre la voie ouverte il y a quelques années à une évolution
différenciée de nos territoires afin d’en finir avec l’uniformité, pour maintenant
vouloir que nos régions évoluent ensemble d’un même pas vers les mêmes
horizons. 
 
Ce n’est en tout cas ni à Cayenne, ni à Fort de France, ni à Paris que se décidera
notre avenir institutionnel.
 
Les élus de la Martinique et de la Guyane ont fait le choix de proposer une
évolution rapide vers l’article 74. Et ce sont les peuples qui, en dernier ressort,
diront si tel est leur souhait.
Les élus de la Guadeloupe, eux, ont fait un choix de prendre le temps d’élaborer un
projet guadeloupéen. Nous nous sommes fixés un cap de 18 mois pour cela en
laissant les élections régionales se dérouler normalement en 2010. C’est inscrit dans
la résolution du congrès du 24 juin dernier qu’il me semble nous avons voté à
l’unanimité. 
 
Il n’y a donc pas de polémique à engager entre nous. En revanche, je dois avouer
que j’ai été surpris, pour ne pas dire stupéfait, d’entendre des élus qui ont pourtant

voté cette résolution, souhaiter un report des élections régionales comme le
demandent les élus martiniquais et guyanais.
 
D’autant plus que, vous l’avez observé comme moi, les exécutifs martiniquais et
guyanais, pour des raisons qui leur appartiennent, ont évolué, si j’ose dire, dans leur
évolution… dans la mesure où ils demandent désormais que la consultation
populaire se déroule plutôt courant 2010 afin, si je comprends bien leur démarche,
de prendre un peu plus de temps. 
 
Or, j’avoue que je ne m’explique toujours pas comment il est possible de reporter
les élections et d’organiser à la place une consultation populaire chez nos deux
voisins. Car, si les peuples disent oui, il faudra assurément plus d’un an pour
élaborer la loi organique – pour mémoire les Iles du nord ont pris 3 ans. En
revanche, si les peuples venaient à dire non, quand donc auraient lieu les nouvelles
élections régionales ?
 
Face à casse-tête, je pense que nous avons fait preuve d’une grande sagesse en nous
inscrivant dans un calendrier moins contraint, moins précipité et pour tout dire plus
propice au travail de pédagogie et de conviction que nous aurons à mener à
l’endroit de notre peuple qui nous a déjà montré sa lucidité sur ces questions
institutionnelles…
 
Car avant cela, j’ai le sentiment que nous sommes davantage attendus sur ce que
nous pouvons faire très concrètement, dans l’action, pour sortir notre territoire
d’une situation de crise dans laquelle il se trouve depuis plusieurs mois et qui a
connu une accélération nette depuis le début de l’année.
 
J’ai souhaité inviter à s’exprimer devant nous le nouveau directeur de l’IEDOM et
les présidents des organisations socioprofessionnelles afin qu’ils nous éclairent sur
la conjoncture économique actuelle et que nous puissions en débattre.
 
Sans déflorer leurs présentations, il apparaît clairement que la plupart des
indicateurs persistent dans le rouge : croissance, chômage, faillites d’entreprises,
surendettement, trafic portuaire et aéroportuaire… Soutenir que les 44 jours de
grève ne sont pour rien dans cette situation paraît chaque jour plus hasardeux, tant
le creux est net sur le dernier semestre écoulé.
 
C’est dans ce contexte pour le moins difficile, mais également avec le souci d’y
apporter des solutions concrètes, que nous avons élaboré notre budget
supplémentaire pour l’année 2009. Nous devions initialement l’examiner avant les
vacances, mais nous avons préféré différer compte tenu de nos trop grandes
incertitudes en matière de recettes fiscales.
 
Car c’est bien la première des contraintes dont il nous a fallu tenir compte :
- La perte sur l’année 2009 pour les seules recettes de l’octroi de mer et de la
taxe spéciale sur les carburants est attendue à 12 millions d’euros ;
- Or, dans cette conjoncture, les entreprises comptent sur notre contribution
accrue en termes de commande publique et de dispositifs d’aides directes ;
- En outre, il nous a fallu financer de nombreuses dépenses liées à l’application
de l’accord du 4 mars ;
- Enfin, nous avons un programme à réaliser afin d’avancer dans la mise en
œuvre des plans et des schémas structurants que nous avons adoptés depuis
2004.
 
Ce budget supplémentaire fut donc un nouvel exercice difficile, complexe et
cornélien, d’autant que j’ai voulu tenir l’engagement de ne pas augmenter les

impôts, que nous avons même plutôt baissés en réduisant significativement en
juillet les taux d’octroi de mer pour des centaines de produits de première nécessité.
 
Ce budget supplémentaire est arrêté à 183,00 millions d’euros avec des mesures
nouvelles qui s’élèvent à :
- 83,89 millions d’euros en investissement
- et 27,68 millions d’euros en fonctionnement.
 
C’est un effort tout simplement considérable pour nous permettre de soutenir
l’activité tout en poursuivant et en accélérant les réalisations mises en œuvre depuis
2004.
 
Ainsi, en investissement, nous consacrerons :
- 12,37 millions d’euros à l’enseignement et à la formation
professionnelle avec notamment la poursuite de la restructuration des sites
de Petit-Bourg et de Saint-Claude du Centre régional de formation
professionnelle, mais aussi pour financer l’équipement des autres centres de
formation, sans oublier les travaux et les grosses réparations prévus dans les
lycées ;
 
- 3,19 millions d’euros à la démocratisation de la culture et des sports.
Une part importante de cette enveloppe sera consacrée à financer les
engagements pris devant les clubs sportifs que j’avais visités il y a quelques
mois.
 
- Un peu plus d’un million d’euros à l’amélioration des conditions
d’accès aux soins, et en particulier la mise aux normes du Centre
hospitalier de la Basse-Terre.

- 7,66 millions d’euros à la poursuite de nos efforts en matière de
politique de la ville et de l’amélioration de l’habitat ( rénovation urbaine
des villes des Abymes et de Pointe-À-Pitre, aides liées au logement…)
 
- 9,67 millions d’euros à l’axe environnemental de la politique régionale
(les aides aux systèmes de récupération d’eau de pluie, la maîtrise de
l’énergie, la protection des berges et du littoral, les travaux sur le front de
mer de Basse-Terre…)
 
- 40,33 millions d’euros aux travaux structurants de la voirie régionale 
 
- 8,95 millions d’euros au soutien des différents secteurs économiques
confrontés à la crise (soutien des filières de l’agriculture, de la pêche et de
l’agro-industrie, aides aux entreprises, actions de promotion et de
développement de l’offre touristique).
 
En fonctionnement, les nouvelles disponibilités budgétaires vont nous permettre de
continuer à assurer le soutien aux étudiants et lycéens par le biais de nos dispositifs
d’aides dont plusieurs ont été revalorisés cette année. Nous renforcerons également
les programmes régionaux de formation professionnelle et d’apprentissage, ainsi
que nos dispositifs d’accompagnement à l’emploi. Enfin, une part des crédits sera
affectée à la continuité territoriale maritime ainsi qu’à d’autres dispositifs d’aides au
transport.
 
Je souligne que ce budget supplémentaire très ambitieux et très volontariste vient
en complément des actions très fortes mises en œuvre pour répondre à l’urgence
sociale (les 25 euros de participation à l’accord salarial, le chèque de 100 euros au
80.000 familles les plus défavorisées, etc.). Ces nouveaux efforts sont rendus

possible grâce à la gestion rigoureuse que nous avons mise en œuvre depuis la
phase de redressement engagée à partir de 2005.
 
L’autofinancement nous a permis, depuis lors, de lancer de nombreux chantiers et
de multiplier les dispositifs d’accompagnement des projets de nos forces vives et de
soutien aux plus défavorisés. Mais, face à cette crise que nous traversons, c’est
presque à un nouveau redressement que nous devons nous atteler : celui de la
Maison Guadeloupe. 
 
D’où le recours nécessaire à l’emprunt que nous avons décidé de mobiliser sur
plusieurs exercices. Nous le faisons avec toutes les précautions nécessaires pour ne
pas creuser de nouveau un endettement que nous nous sommes efforcés de réduire
toutes ces années de façon drastique. Mais, il serait irresponsable de garder le pied
sur le frein quand les entreprises ont besoin d’activité et quand la demande sociale
est forte pour une implication volontariste de notre collectivité. 
 
Redresser la maison Guadeloupe, c’est aussi redresser ce qui devrait être l’un des
fleurons de son économie : à savoir le tourisme. Le Schéma de développement et
d’aménagement touristique de la Guadeloupe est notre contribution élaborée avec
nos professionnels et des spécialistes du marché touristique international. Il a
l’ambition d’aller au-delà du remarquable diagnostic qu’il fait de nos forces et de
nos faiblesses. Il vient compléter utilement le très large éventail de plans, de
schémas et d’outils prospectifs que nous nous sommes attachés à élaborer depuis 5
ans afin de bâtir une autre politique dans tous nos domaines de compétences.
 
Je souhaite un débat riche entre nous sur ce document comme celui qui a déjà été
engagé dans les réunions de travail qui ont eu lieu avec les maires et avec les
professionnels du secteur.
 

La crise du début de l’année a blessé l’image de notre bel archipel, nous aurons
l’occasion de le mesurer au salon mondial du tourisme Top Résa qui se déroule
dans quelques jours. Là-bas, nous devrons nous sentir en situation de mobilisation
générale afin de reconquérir la confiance des professionnels. 
 
Mobilisation générale pour redresser la Maison Guadeloupe, voilà donc notre
mission pour les six mois qui viennent.  Ces six mois durant lesquels j’engage
chacun à poursuivre l’action régionale sans relâche. Ces six mois nous séparent du
grand rendez-vous que nous aurons avec nos compatriotes qui auront à juger notre
bilan et notre capacité à proposer et à relever de nouveaux défis. 
 
Cette échéance viendra bien assez tôt et elle ne devra pas nous distraire de nos
objectifs et de notre ambition pour notre Guadeloupe.
 
Bon travail ! 
 
Je vous remercie.
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commentaires

dj.gano 11/09/2009 03:02

L emprunt , l emprunt bon pour licette, bon pour toto.

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