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15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 21:18
Il est temps...
Victor Sabardin, agriculteur à saint-François, qui se dit « écrivailleur », nous livre ses impressions. Et égrène le dictionnaire.

A L’ HEURE  où la  Guadeloupe retient son souffle, pour ce que nous savons.
A  L’ HEURE où toutes les certitudes deviennent incertaines même sur le plan mondial.
A L’  HEURE où le capitalisme débridé montre ses limites, trébuche et nous fait savoir qu’il n’est finalement  pas,   la panacée pour le bien-être de l’humanité.
A L’ HEURE où toutes les têtes crépues de la planète  s ’énorgueillissent de l’arrivée d’un noir ( pardon) d’un métis à la maison blanche.
A L’ HEURE où nous voyons un défilé de toujours  les mêmes sempiternels intellectuels guadeloupéens sur les différentes chaînes de télévision et autres médias , nous donner leurs avis sur tout, même sur ce qui n’est pas du champ de leurs compétences.

IL EST  TEMPS , il  est temps,  qu’un monsieur tout le monde ne faisant pas partie des têtes dites «  pleines » donne son point de vue sur l’essentiel de ces deux mois de braises ( janvier,  février 2 009) manière peu onéreuse de prendre date avec l’histoire. Il y aura c’est sur, un avant 2 009 et un après 2 009. M’étant  laissé dire  que France Antilles  n’affiche aucune forme d’ ostracisme  à l’égard d’une frange quelconque de ses lecteurs. Moi, Victor Sabardin, sans trop de «  profitation » m’auto désigne comme porte parole de la pensée majoritaire et néanmoins muette( ce qui manque dans les LKP)  pour faire savoir grâce à notre quotidien  ce que pense et voudrait dire le Guadeloupéen Lambda.  Voyons voir, et dans le désordre (c’ est le cas de le dire) O  comme Obama. Bien sûr, l’arrivée d’Obama à la maison blanche est un évènement capital pour tous ceux possédant  un millionième de micron  de sang noir dans leurs gênes. Toutefois,  il faut savoir, raison garder et plutôt que de se payer une tranche d’onanisme ( plaisir solitaire ) sur cet évènement, réfléchir au fait que ce président est et restera, d’abord ,un Président Américain avant d’être un président noir. La  priorité de notre réflexion doit être mise au crédit de l’évolution de la mentalité américaine. Alors même, qu’en France hexagonale, une tendance au recul dans ce domaine est manifeste .Je m’appuie sur le parcours de Gaston Monnerville pour étayer cette thèse ( ce dernier ayant , ne l’oublions pas, été deuxième personnage de l’état pendant 20 ans et aurait pu être Président de la République par intérim si … Bref. Les débuts du Président américain paraissent  plus que positifs surtout pour un ( d’ après  moi) rétrécissement de l’écart nord-sud. Toutefois, à «  yes we can «  je réplique «  wait and see » . Pourquoi cette diatribe sur Obama ? Parce qu’ impossible de lire un texte d’un de nos intellectuels sans que son nom apparaisse. Justement.  i. comme intellectuel. Certains de nos intellectuels antillais qui se veulent formateurs d’une pensée  caraïbéenne à l’instar d’un Confiant, me posent problème. Je n’arrive pas à cerner ce garçon dont pourtant les écrits bénéficient  d’un large crédit de ma part. Le premier à monter à l’assaut du vieillard Alain Huyghues Despointes qui a déclaré sur un ton lapidaire «  Dans les familles métissées, les enfants sont de couleurs différentes, il n’y a pas d’harmonie. Moi je ne trouve pas ça bien.  Nous les békés, on a voulu préserver la pureté de la  race » Certes bien que ces propos dans la communauté békés semblent tendre vers une direction évanescente, bien que ces propos soient plus que con-damnables, je n’arrive pas à comprendre la démarche de Confiant qui  en même temps défend un Dieudonné qui ne peut  plus être qualifié d’antisioniste, mais d’antisémite.  Dieudonné qui s’est disqualifié en choisissant comme parrain d’un de ses enfants, le vulgaire LEPEN. Ce même J.M.L. que les intellectuels martiniquais ont empêché de fouler le sol de l’île aux belles fleurs. Il ne faut surtout pas faire abstraction du fait, qu’en filigrane «  Xénophobie national »  cautionne plus ou moins de par ses  déclarations, la philosophie eugéniste ( je vous laisse le soin de faire le pont entre une contradiction flagrante). Il faut souligner que ce qu’oublie de dire  «  sieur » Despointes dans sa déclaration ; c’est qu’à force de recherches sur la pureté de la race, cela donne parfois de petits êtres malheureux que l’on cache dans certaines familles. Le déclin des pharaons d’Egypte c’était même «  bitin » (sic). Voilà encore un monsieur qui a dû ouvrir une bouteille de champagne le 20 Décembre, jour de l’investiture d’Obama et du début de la chienlit revendicative en Guadeloupe. Bref jetons un voile pudique sur ce nid  de puanteur, d’autant plus qu’un charmant petit galopin dont le père relié par le cordon ombilical  «  d’une dame De » marié à la fille de ma compagne m’appelle avec beaucoup de tendresse « papi-tor » ( tor étant le diminutif de Victor ).
  P comme  politesse. C’est vrai que l’on aurait pu, que l’on aurait dû  s’adresser au Préfet que dans la langue de  Voltaire. La fonction est une chose, l’être humain a droit au respect. Toutefois quand le haut de la pyramide s’écroule c’est une cascade de dégringolades qui s’ensuit. Ailleurs nous avons entendu «  casse toi pauvre con ». Ici, vous  voulez aller mendier chez «  papa blanc » ceci prononcé par un petit fils d’esclave qui selon les insinuations de Domota plonge dans les bras de Morphée au Georges V et ce, sur le dos du peuple. Un Domota qui expliquait comment commencer à faire des économies pour le peuple. Chapeau l’artiste !
 
P  comme politique. J’ai entendu le maire de Baie- Mahault,   sur une radio locale demander une réunion d’urgence de tout ce que la Guadeloupe compte comme politiciens.  Un conseil, Chalus pendant que vous êtes en conclave, demande la démission « in pétto » de la majorité  de nos politiciens. Vois-tu, que l’on ne vienne surtout pas me dire que tout est de la faute de l’état. Cela fait belles lurettes qu’entre vous-mêmes politiques, vous savez  ce qu’est la classe politique de l’île. Que l’on ne vienne plus me dire que le  linge sale se lave en famille, je ne considère pas certains politiques comme faisant partie de ma famille. Certains politiques qui ont une trop grande proximité avec les puissances de l’argent.

E   comme état.  Que l’on ne vienne pas me susurrer, non plus, que personne dans la hiérarchisation de l’appareil d’état, ne savait  qu’une forme de « profitation » existait bel et bien au  détriment surtout  des plus démunis.
C  comme  cocagneur. C’est avec un sentiment de dégoût que le peuple voit quelques grandes  gueules de la politique locale et non des moindres essayer de prendre le train en marche. Si on ne peut arrêter un train en marche, on peut refouler les cocagneurs qui essaient de monter à bord. Les élucubrations verbales de certains ne trompent plus le peuple qui a suivi tous les débats. C’est après avoir interrogé une cinquantaine de mes compatriotes dont les grévistes, de la mairie de Saint-François ( des personnes qui n’ont guère l’habitude de s’exprimer ) que j’ai pris vraiment la mesure de ce qui nous tombe sur la tête.

L comme LKP. Le peuple est-il avec ?  Oui au moins à 80%. Un bémol cependant c’est nada pour ce fameux chiffon rouge  . Il ne faut surtout pas oublier les heures sombres de l’histoire de  l’humanité, marquage au fer rouge pour certains esclaves, l’étoile jaune pour les juifs etc..etc..

E comme écrivain. Certains de mes  pairs « vulgum pecus »  m’ont demandé pourquoi je signe Victor Sabardin agriculteur écrivailleur comme estampille de mes pontes. La réponse est simple. Bien qu’étant dans le peloton de tête des noircisseurs de feuilles Guadeloupéens des plus lus, je n’ai point reçu d’invitation au congrès des écrivains de la Caraïbe. Il faut dire que je  ne suis pas  seul dans ce cas. De nature à m’empêcher de plonger dans la paranoïa.  Cette mise à l’écart s’appelle aussi ostracisme. J’ai vérifié dans mon dictionnaire : ECRIVAIN Personne qui compose des ouvrages ( qu’importe le contenu, qu’importe le maillage, qu’importe l’excellence, qu’importe la médiocrité, qu’importe, qu’importe..) Fameux   Congrès qui a été organisé avec l’argent des contribuables Guadeloupéens à la gloire d’une ambulance sur laquelle ma sensibilité,  mon manque de PWOFITASYON m’empêchent  de tirer.  Ainsi va la vie.
Votre agriculteur écrivailleur
Victor SABARDIN



                                                     







 

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André-Jean Vidal
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Robert 16/02/2009 11:19

Bravo à M SABARDIN pour ces quelques lignes.
Qui saura lire comprenne le fond de l'article.
Encore bravo

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