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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 16:01
BRULOT

Impossible de résister au plaisir de publier ce libelle d'Edouard Boulogne, qui fait suite à une réponse dans Eglise de Guadeloupe à une atatque en règle publiée par 7 Mag sur l'état de l'Eglise... en Guadeloupe.


Une misérable petite vesse sur le site officiel de l'Eglise en Guadeloupe


Par Edouard Boulogne

J'ai publié récemment sur le Scrutateur une Supplique à Monseigneur Gullickson, délégué
apostolique pour la Caraïbe, pour le don d'un évêque en Guadeloupe. (Voir le lien ci contre :
La réponse courageusement anonyme de la petite équipe, qui encadre l'action de l'administrateur
diocésain M.Jean Hamot (en l'absence d'évêque) est une misérable petite vesse. Confuse, pleine de
contradictions, comme ce qui tient lieu de conscience à ses rédacteurs, et longue. Très longue, mais
petite. Petite par l'esprit torve et chassieux qui l'inspire.
La meilleure réplique, pour que les catholiques de Guadeloupe sachent qui est à la tête,
actuellement, du diocèse, est la publication intégrale de ce morceau d'anthologie.
Après quoi viendra le temps de la correction, mieux de la fustigation.
( I ) La vesse : ( Une vesse, nous dit le dictionnaire Robert est « un gaz intestinal qui s'échappe sans
bruit et qui répand une mauvaise odeur »).


Association diocésaine de Guadeloupe                                                                 
Autres actualités
Polémique: Faut-il répondre à Edouard BOULOGNE ?
Cela fait quelques années que l'Eglise en Guadeloupe est critiquée vilipendée par un petit groupe de -chrétiens nostalgiques d'un passé dont ils n'ont jamais su s'affranchir. Parmi ces personnes Edouard BOULOGNE, connu en Guadeloupe pour ses positions rétrogrades et ultraconservatrices, y compris en politique où tout le monde s'accorde à le classer comme un réactionnaire, limite fasciste.
Que reproche vraiment M. BOULOGNE aux dirigeants du diocèse ?
Déjà, que depuis plus de 30 ans notre diocèse a un Pasteur noir. Pour M. BOULOGNE c'est un déni à l'histoire. Ensuite l'inculturation. Le créole porteur de l'Evangile cela n'a jamais eu les faveurs de cet homme pour lequel toutes les tares de notre société trouvent leur origine dans cet infâme dialecte, vecteur de perversion, d'insubordination, etc.. Monsieur BOULOGNE est d'un autre temps, et pour un philosophe, c'est plutôt décevant.
Le Concile Vatican II ? - II en a une lecture très étriquée - Les encycliques de Jean-paul II ? - II ne connaît pas. Ou feint de ne pas les connaître. Notamment l'Encyclique Laborem exercens dans laquelle Jean-Paul II indique qu'on doit avant tout réaffirmer un principe toujours enseigné par l'Eglise. C'est le principe de la priorité du « travail » par rapport au « capital ». Jean-Paul II était-il pour autant marxiste ? Aux yeux de M. BOULOGNE certainement.
Que notre Lglise traversa une crise, personne ne le conteste, tout comme le pays où nous vivons traverse une crise sociétale. Il y a par exemple dans notre Eglise, un véritable problème pour les vocations. Qu'il y ait une incompréhension des fidèles dans la relation Eglise/Argent, nous n'en doutons pas. Faut-il pour autant ne pas écouter les Quadeloupéens ? Faut-Il pour autant que note Eglise reste hors le temps ? Quelle doit être sa mission, sinon d'Evangéliser,
d'être à l'écoute et de porter son aide aux plus humbles et aux plus pauvres, d'accompagner.
Oui il y a certainement eu quelques dérapages dans la manière de développer le projet pastoral Mais faut-il balayer tout d'un revers de main ? Faut-il dénigrer le clergé comme le fait M. BOULOGNE ?
Et pour autant, faut-il lui emboîter le pas? Ce n'est certainement pas la meilleure des choses si nous entendons faire avancer notre Eglise, notre diocèse, nos paroisses.
A entendre ce Monsieur, à lire ses arguments, il est totalement coupé des réalités du diocèse de Guadeloupe. En voici la preuve :
- Depuis de nombreuses années, M. BOULOGNE prêche la grève du « denier de l'Eglise ». Les chiffres officiels de la collecte du « Denier de l'Eglise »
prouvent qu'il n'est pas suivi dans sa démarche par les fidèles. En 2003 il y avait 5 769 donateurs. Cn 2007 il y en avait 10 128.
Certes, le nombre de donateurs est insuffisant compte tenu du nombre de chrétiens en Guadeloupe, Mais ces chiffres sont à comparer avec ceux de la Martinique voisine (10 532 donateurs) où ne sévit pas un Edouard BOULOGNE.
- Nos églises sont pleines, nos célébrations sont gales, les fidèles participent, la catéchèse touche de plus en plus d'enfants et d'adolescents
- La présence de Monseigneur CABO à la messe Chrismale à Petit-Canal fut un véritable plébiscite pour ce dernier ; Des milliers de fidèles n'ont cessé de remercier leur Pasteur. A sa dernière célébration de la Pentecôte 2008, plus de 8000 fidèles l'ont acclamé et remercié au stade des Abymes.
Tout ceci prouve, s'il en était besoin, que M. BOULOGNE est un « extra-guadeloupéen » qui ne sait pas grand-chose de ce qui se passe en Guadeloupe, dans le diocèse de Guadeloupe, et qui déblatère à tout va, sans rien connaître, fusse la réalité de la paroisse qu'il fréquente (St-Pierre & Saint-Paul).
Que fait-il de positif et de concret pour aider à construire le royaume de Dieu en Guadeloupe ?
Si cet homme aime l'Eglise, pourquoi l'attaque t-ii publiquement à la manière de ses pires adversaires ?
Pourquoi véhiculer autant de contre-vérité ?
A quel moment M. BOULOGNE a-t-il essayer de faire valoir ses arguments auprès de l'évêque, des responsables diocésains ?
Jamais; il cause tout seul dans son coin, il écrit ce qu'il veut dans son blog, et avec beaucoup de prétention, il ose se poser en donneur de leçons en écrivant au Nonce Apostolique de lui donner « un bon, un saint évêque... ». Parce que jusqu'à ces derniers temps l'Eglise en Guadeloupe avait un « mauvais» évêque ? »
Les fidèles Quadeloupéens, ceux qui aiment leur Eglise, savent à quoi s'en tenir et sauront apprécier.
Et la prochaine étape Monsieur BOULOGNE, c'est quoi ? L'appel à la « grève de la communion » ? C'est comme ça que cela marche dans la société civile.
Quand on n'est pas content on fait grève. La société civile, l'Eglise, pour M. Boulogne c'est pareil...
Alors faut-il répondre à M. BOULOGNE ? Assurément pas plus que ça ! Pour marquer le coup. Il faut surtout le laisser philosopher dans son coin, dans son blog confidentiel. Et surtout ne pas faire de publicité à ses inepties.
Médisez (médisez !... il en restera quelque chose.
http://www.  catholique-guadeloupe.  info/actualites/autres-actualites/86/0/5  51/index.html
18/06/2009


(II) Et maintenant la correction, ou mieux, la fustigation.
 
La première remarque à faire est que le courageux auteur anonyme (un collectif, parait-il) de ce misérable pamphlet, (une vraie sanie), préconise de ne pas répondre à Edouard Boulogne, en une longue..... diarrhée de 1030 mots, et 6428 signes. Ce n'est pas la seule contradiction de cette « chose ». Ces gens-là s'emmêlent les pinceaux, et vraiment,  l'on découvre que la dialectique devrait être maniée par des mains plus subtiles. Passons!
Tentons de résumer.
Il ne faut donc pas répondre à E.Boulogne.
 Pourquoi?
Parce qu'il est « raciste ». Cela est dit très explicitement puisque l'on affirme que je ne supporte pas Mgr Ernest Cabo, parce ce qu'il est noir.(sic!).
Parce que je ne suporterais pas la langue créole « infâme dialecte vecteur de perversion, d'insubordination, etc » ( sic ).
Que je refuse le Concile Vatican II.
Que je ne connais pas les encycliques de Jean Paul II, en particulier « Laborem exercens », un Jean Paul II que je détesterais, l'assimilant à un marxiste ( sic ).
Que je serais un « extra Guadeloupéen ( sic ) , complètement déconnecté de la Guadeloupe et de l'Eglise qui y vit.
Que je suis « prétentieux » en osant écrire à un Nonce.
Que je suis un grand pécheur (et là le cri du rédacteur est particulièrement douloureux!!!), en osant (horresco referens!!!) suggérer une grève du denier de l'Eglise. D'ailleurs la participation des fidèles au denier en question serait en progression  depuis 2003, quoique insuffisante (aye aye aye aye aye aye,  aie!!!). Alors de quoi se plaint-on?
Que je suggérerais une grève de la.... communion (sic!).
Que je m'exprime en solitaire sur un « blog confidentiel » (mais alors pourquoi tant s'émouvoir, mon bon?).
Voilà! Je crois que l'essentiel est dit.

Passons au correctif.

J'ignore si je suis prétentieux. On ne voit pas toujours ces choses là, et tel moraliste  que j'affectionne particulièrement disait que « l'amour propre est le plus grand de tous les flatteurs ». Il est vrai qu'on ne peut pas, à la fois, être à la fenêtre et se regarder passer dans la rue. Heureusement pour ces petits curés! S'ils savaient ce que voient d'eux, ce que pensent d'eux les Guadeloupéens, et en particulier le peuple chrétien qui les subit, ils ne s'en remettraient pas!
Pour tout le reste je contredis formellement toutes les allégations de « la vesse ».
Ces petits curés ignorent superbement le huitième commandement «  Tu ne témoigneras pas faussement contre ton prochain » ( Ex : 20, 16). Tu ne mentiras pas!
Je crois en effet, sans prétention aucune, pouvoir dire que je suis assez connu en Guadeloupe.
D'abord par plus de 4000 anciens élèves (en 40 ans); par de nombreux lecteurs, et auditeurs de mes interventions radio télévisées, de mes écrits dans la presse, et dans des ouvrages.
Je défie ces messieurs les rédacteurs du méchant petit libelle,  de fournir le plus petit indice d'un racisme quelconque dans mes actes et dans mes paroles. Ils mentent délibérément, étant de ces gens qui, au propre et au figuré, ont su se faire un front qui ne rougit jamais.
De la même façon je n'ai jamais pris à partie Mgr Cabo, et très évidemment en particulier parce qu'il est noir. Peu me chaut qu'un prêtre soit noir, blanc ou jaune (Rouge? Là je ne dis pas! mais nous entrons là, n'est-ce pas -?- dans un autre domaine!).
Mais il faut qu'il soit bon, et capable.
Pour Mgr Cabo je le crois bonhomme! Mais je crois aussi que ce « brav boug » n'a pas réalisé un parcours exceptionnel durant son épiscopat, pris en main qu'il a été par la petite camarilla qui m'attaque aujourd'hui, anonymement, et qui appartient à ce mouvement hautement nuisible de théologie dit « de la libération », condamné par le Vatican. C'est mon opinion.
« L'ANONYME » serait-il donc contre la liberté d'opinion. Oooh! Mes « pères »!
Nouveau mensonge donc, et délibéré.
Il en va de même pour le Concile Vatican II que je refuserais. C'est faux. Totalement Faux. Citez donc un écrit de moi, mes  petits messieurs, à l'appui de vos dires! Une preuve? Une seule! J'attends.
Et maintenant voici l'assertion sur  Jean-Paul II, que je détesterais et considérerais comme un marxiste.
Là on croit rêver! J'ai dit, écrit, répété, en tous temps, en tous lieux, à temps et à contretemps,  qu'à mes yeux Jean-Paul II était le plus grand pape du XXème siècle.
D'abord pour sa personnalité rayonnante, cette force, cette charité , ce charisme débordants mis au service de l'Evangile. Et puis aussi pour cette lumineuse culture philosophique  qui le conduisit à démontrer  la perversion intrinsèque du marxisme léninisme, dans la chute duquel il joua le rôle décisif que l'on sait. Et vous voudriez que je le haïsse comme pape « marxisant »?!!.
Mais mes pauvres « amis » qui êtes-vous donc?
Des menteurs, c'est de plus en plus évident.
Mais aussi, et je dois le dire, même si cette vérité est désagréable à dire pour le chrétien que j'essaye d'être, vous êtes  des imbéciles. Et des imprudents. Car, croyez vous, que vos lecteurs, auditeurs, et même sectateurs (il doit y en avoir dans le tas!) apprécieront des portes-paroles aussi nuls que vous
l'êtes?
Et puis n'est-ce pas Jean-Paul II qui au Nicaragua, sous les caméras du monde entier, rabroua le père jésuite Roberto Cardenal, membre de votre secte des « théologiens de la libération », qui avait cru bon de rentrer dans le gouvernement communiste de ce pays. Pourquoi donc récuserais-je Jean-Paul II qui comblait l'une de mes meilleures aspirations de ces années-là?
Ou encore, dites-vous, je ne connaîtrais pas les encycliques  sociales de Jean-Paul II? Mais c'est moi qui commentai Laborem exercens, cette encyclique là même que vous évoquez, en Guadeloupe, sur RFO, en 1981,dans l'émission religieuse,  en compagnie de mon ami, le père Yves Gillot, et de …. M.Jean Hamot. (Mais oui! Mais oui! Mais par ailleurs rien à faire, je ne peux me résoudre à lui donner du « père », spirituellement en tout cas).
Quand on attaque les gens,  mes coquins! Il ne faut pas trop sous-estimer leur mémoire!
Il me vient encore un autre souvenir, et une anecdote que ne peux m'empêcher de conter. C'était au début des années 90, à l'époque du synode diocésain de fugitive mémoire. C'était l'après midi, j'étais chez moi, corrigeant des copies.
Sonna le téléphone : « Allo? Ici Jean Hamot, je t'invite ce soir à participer à l'émission sur le synode,
comme représentant de laïcs. Nous serons trois Mgr Cabo, toi et moi ».
J'acceptai.
Passent dix minutes. Nouvelle sonnerie du téléphone «  Ici Jacques Canneval. Avec un autre journaliste j'anime ce soir sur RFO, une émission sur le synode diocésain. Veux-tu représenter les laïcs face à … etc. ». Je lui parle d' l'invitation d'Hamot. Grosse surprise de Canneval. C'est moi qui
t'invite, je ne comprends pas le coup de fil du « père » Hamot » (les guillemets sont du Scrutateur).
C'était pourtant simple. Hamot voulait se gagner ma sympathie, en me faisant croire qu'il avait pour moi de la considération,  et se donner de l'importance. Comme dirait Ségo c'est de l' hamotitude toute pure? Et, comme dirait l'autre, de l'« Hamot  potré craché ».
Je voudrais enfin, et brièvement, pour ne pas abuser de la patience des lecteurs, évoquer ce que vous dites de ma supposée « aversion » à l'égard du créole.
Ici encore, vous mentez, effrontément. J'ai été l'ami de Guy Hazaël-Massieux, l'un des meilleurs spécialistes mondiaux du créole. J'ai participé à ses efforts pour la promotion de notre langue
régionale, « la dernière en date, des langues romanes » comme il se plaisait à dire. J'ai parlé, écrit en ce sens, dans mon journal Guadeloupe 2000, et sur mon blog, « confidentiel », dites-vous, mais qui vous em-bête tellement! Dans les archives du Scrutateur on trouvera ample matière à vous confondre espèce de menteurs. Menteurs effrontés? Menteurs marxisants! Oui, c'est vrai, c'est ce que vous êtes,
menteurs! Affabulateurs! Calomniateurs! Faussaires! Elkapistes!  Nageurs en eaux troubles!  Ou bien encore, milles sabords : Pirates! Ectoplasmes! Coloquintes! Rapaces! Sapajous (ah non, pas sapajous, ce sont de gentilles petites bêtes. Disons plutôt, voyooonns? Esclavagistes? Oui, c'est ça,
Esclavagistes! Ils ne sont pas toujours qui l'on croit! Les lecteurs de 7 à 77 ans, et au-delà, se retrouveront dans mon imprécatoion biblique!).
Est-ce que j'exagère? Mais c'est mon maître qui apostrophait les pharisiens en ces termes, qui ne me paraissent pas moins drus : «  Malheur à vous, guides aveugles, qui dîtes : «  si l'on jure par  le sanctuaire, cela ne compte pas; mais si l'on jure par l'or du sanctuaire on est tenu ». Insensés et aveuglés. Quel est donc le plus digne, l'or ou le sanctuaire qui a rendu cet or sacré? ». (Mathieu, 23,
16).
Ceci me conduit tout naturellement à parler de cette affaire du denier de l'Eglise qui vous tient tant à coeur, très chers! et qui remplit vos âmes inquiètes de crainte et d'épouvante.
D'abord, il n'a jamais été dans mes intentions d'instiguer à une « grève de la communion ». Cette insinuation est une très grave diffamation, la plus grave à mes yeux, étant donné ce qu'est l'Eucharistie pour un catholique.
J'ai suggéré, aux chrétiens qui veulent en ce moment être utiles à leur Eglise en grand danger, prise en main par des loups déguisés en brebis, de vous prendre par votre point faible : l'argent, (Lajaan!!!)
non point comme instrument de l'évangélisation, mais comme moyen d'assouvissement d'une volonté de puissance et d'assouvissement de passions trop humaines.
L'homme que vous prétendez isolé, déconnecté, « extra Guadeloupéen » (déjà l'épuration ethnique s'esquisse dans vos esprits malades!) a été contacté par de très nombreux fidèles, et prêtres, et religieuses. J'ajoute, avec précipitation, de toutes ethnies, et de toutes nationalités, y compris africaines, qui sont venus ici, pour servir une Guadeloupe désemparée, un diocèse sans vocations sacerdotales. Un jeune séminariste, guadeloupéen, disait à un de mes amis prêtre, -et noir-, tout récemment : [« je quitte le séminaire de la rue de la République, car je ne peux accepter ce que me dit le père X (le « responsable » des vocations en Guadeloupe, l'un des rédacteurs de la « vesse », si j'en crois les connaisseurs du vocabulaire de ces messieurs) ].
Je l'avoue, j'ai été stupéfait par l'ambiance qui règne dans le clergé du diocèse de Guadeloupe. Un climat de suspicion, de méfiance, de rancoeur, et de peur.
Innombrables sont ceux qui ont eu à subir les foudres d'une hiérarchie dont le Maître comme m'ont dit avec une ironie amère n'est pas celui qu'on croit.
Des africains, des haïtiens, des métropolitains, et même des antillais, parce qu'ils n'entrent pas dans les canons très spéciaux de la « pastorale diocésaine » dont on me dit qu'elle est souvent en dehors des règles et prescriptions de l'Eglise catholique, mais aussi parce qu'ils ont heurté les intérêts du Maître.
Dans tel presbytère, le curé me montre un énorme coffre-fort (que j'ai d'abord pris pour celui d'une banque) et d'une imprimante de haut vol qui semble être destinée à quelque cabinet ministériel.
Comme je m'en étonne, la paroisse où je me trouve étant  une toute petite paroisse du bord de mer, le curé me répond que toutes les paroisses ont reçu le même matériel.
A part moi, je ne peux m'empêcher d'espérer que le négociateur de ce prodigieux exploit a fait jouer la concurrence, et fait  montre de suffisamment de Maîtrise pour que tout un chacun y trouve son compte, l'entreprise vendeuse, l'Eglise, et... chacun, quoi!
Le curé qui m'observe, me parle de gaspillage et de gabegie. Il y a trop de laisser aller dans la gestion. Est-il nécessaire que le gestionnaire, un laïc qui ne gère d'ailleurs, me dit-il que par l'intermédaire de son épouse (lui, étant empêché d'agir officiellement pour des raisons que connait la justice) gagne 8000 £ par mois, et habite la maison prévue pour les vieux prêtres, entièrement restaurée aux frais de l'Eglise, avec adjonction d'une belle piscine? (Il va de soi, mes bons, que je
publierais tout démenti, mais non sur votre seule  parole dont cette correction vient de montrer ce qu'elle vaut, mais sur production de pièces incontestables, fiches de paie, etc!).
Je reste songeur, et confirmé dans mon idée qu'il y a quelque chose qui cloche dans tout cela, confirmé aussi dans ma résolution de ne pas donner mon argent pour le denier de l'Eglise, tant qu'un peu d'ordre n'aura pas été mis dans la maison, et qu'un évêque digne de ce nom n'aura pas été donné à la Guadeloupe.
D'autant  qu'il y a encore beaucoup à dire, et que je réserve pour un prochain courier... si cela s'avère nécessaire.
Car il arrive qu'il y ait des polémiques qui tournent court. Par charité chrétienne, bien entendu.
Quoique...? comme disait Raymond Devos!
En attendant, je suis heureux de cette petite mise au point réalisée sur ce blog confidentiel en réponse aux tartufferies de l'ANONYME.
Elles m'ont été inspirées par une belle pensée de l'écrivain catholique Georges Bernanos : «  Mieux vaut que cent dévôts passent pour Tartuffe, qu'un seul Tartuffe pour dévôt. Car dans le premier cas, l'erreur ne saurait compromettre que l'honneur de cent chrétiens. Au lieu que l'imposture d'un seul Tartuffe engage l'honneur même du Christ ».
Edouard BOULOGNE.

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André-Jean Vidal
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