Revue de l'actualité politique locale
Les sapeurs-pompiers décomptaient mardi matin une soixantaine d'interventions durant les 24 heures écoulées à Pointe-à-Pitre, sur des feux de barrages ou de carcasses de voitures, dans des cases inhabitées et dans deux magasins de la ville.
Un magasin d'accastillage nautique et une librairie-boutique de la presse ont été entièrement détruits par des incendies dans la nuit, et une odeur persistante de brûlé planait dans la matinée sur la ville.
Un des leaders du collectif LKP qui mène la grève, Jean-Marie Nomertin, secrétaire général de la CGT-G, a affirmé que des militants du collectif étaient intervenus sans succès, auprès des bandes de jeunes qui opéraient en bandes très mobiles, circulant à pied.
« On a essayé de calmer au maximum, notamment dans le quartier de Lacroix, de parler à ces jeunes-là: on n'a pas été entendus » a-t-il affirmé.
Des militants du LKP ont été vus appelant des jeunes au calme à Grand-Camp, où ils érigeaient des barrages de poubelles enflammées.
Un certain nombre de barrages, tenus par des militants du LKP ou des groupes de jeunes, perturbaient par ailleurs la circulation, mardi matin, dans plusieurs secteurs, notamment sur la route de Pointe-à-Pitre à Gosier, à Sainte-Rose, Petit-Bourg, Deshaies et Vieux-Habitants.
La préfecture, où une cellule de crise est activée, n'a pu donner aucune information à ce sujet.