2009 : la Révolution guadeloupéenne
Patrick Karam, délégué interministériel pour l’égalité des chances des Français d’outre-mer, se félicite de l’accord partiel intervenu cette nuit en Guadeloupe. Le Délégué invite toutes les parties
à réintégrer la table des négociations pour élargir cet accord interprofessionnel sur les salaires et mettre un terme à ce conflit.
Ce mouvement lancé par le collectif LKP le 20 janvier dernier est historique à plusieurs titres.
Il permet d’abord de répondre aux aspirations les plus urgentes de la population. Un grand nombre d’avancées sociales considérables, notamment sur la question du pouvoir d’achat, sont désormais
effectives.
Ce mouvement initie aussi un processus qui va changer la donne et qui constitue une rupture avec la politique de l’État depuis la départementalisation en 1946. Le Président de la République ne
s’est pas contenté d’apporter des réponses immédiates mais a mis en marche pour répondre à la mobilisation guadeloupéenne une véritable révolution attendue par les Français d’outre-mer depuis 60
ans. Il n’y a plus aucun tabou : développement économique endogène, évolution institutionnelle, relation entre l’État et les départements d’outre-mer…les Domiens ont enfin toutes les cartes en
main pour changer leur destin.
Enfin, ce mouvement a permis l’émergence sur la scène altermondialiste d’une personnalité, Elie Domota, reconnue au niveau national et international. C’est la première fois qu’un Guadeloupéen
devient une figure planétaire et accède ainsi au petit groupe des personnalités médiatiques qui peuvent peser lourd dans l’opinion publique.
En revanche, le Délégué déplore les violences inacceptables qui se sont produites en Martinique et appelle au calme. Patrick Karam demandent à tous les acteurs de ce dossier de retrouver la voie du
dialogue.
Il forme le vœu que les conséquences de ce long conflit en termes d’emplois et de dépôt de bilan des entreprises soient les moins lourdes possibles en Guadeloupe et en Martinique.