Domota incertain sur sa participation aux états généraux de l'outre-mer
Le porte-parole du LKP Elie Domota laisse planer le doute sur sa participation aux états généraux de l'outre-mer, estimant que les "thèmes choisis ne correspondent en rien aux revendications
posées" par la grève générale qui a paralysé la Guadeloupe pendant 44 jours, dans un entretien au journal Le Monde.
"Nous ne savons pas à quoi servent les états généraux. S'il s'agit une fois de plus de prendre les mêmes avec costume et cravate et de les mettre dans un bureau pour décider en quelques semaines de
notre avenir à vingt ou vingt-cinq ans, ce n'est pas la peine. Qu'on nous fournisse une explication claire et on donnera une réponse !", déclare M. Domota dans une interview au quotidien daté de
mardi.
Ségrégation sociale
Selon le leader du "collectif contre l'exploitation", "les thèmes choisis ne correspondent en rien aux revendications posées. La question ce n'est pas la formation des prix mais le monopole et
l'abus de position qu'exercent un certain nombre de familles depuis des décennies", explique-t-il.
"Les Guadeloupéens posent le problème de la ségrégation sociale et le gouvernement leur répond évolution statutaire. Au problème de la domination d'une communauté sur toute la population, il répond
atelier sur la formation des prix. Face au racisme à l'embauche, il propose une réunion sur le dialogue social. Quand on veut noyer un problème, on crée une commission. On est dans une tradition
bien française. On ne répond pas aux questions", insiste M. Domota.
Les états généraux de l'outre-mer, dont la tenue dans chaque territoire ultramarin avait été annoncée par Nicolas Sarkozy en pleine crise sociale aux Antilles en février, doivent être lancés début
avril. Le chef de l'Etat devrait se rendre aux Antilles à la fin du mois d'avril pour leur lancement.