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Revue de l'actualité politique locale

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LA RÉPONSE DE VICTORIN LUREL À ERIC RAOULT 16/09/09

LA RÉPONSE DE VICTORIN LUREL À ERIC RAOULT

Attaqué par le secrétaire national à l'Outre-mer de l'UMP, Victorin Lurel réplique.


Bonjour à toutes et à tous,

Je reste encore surpris par la violence du communiqué du secrétaire national à l’Outre-mer de l’UMP, mon collègue député de Seine-Saint-Denis Eric Raoult, qui attaque ma position sur le carburant avec une virulence à peine compréhensible, si ce n’est par le fait que pour certains, la campagne pour les élections régionales en Guadeloupe a bel et bien commencé, et désormais tous les coups sont permis. Même les plus irresponsables…

Par un impressionnant tour de passe-passe rhétorique, me voilà accusé d’être responsable d’une éventuelle nouvelle explosion sociale qui, pourtant, serait la conséquence de la décision du gouvernement de sortir unilatéralement dès ce mois de septembre du gel du prix des carburants, au mépris des accords signés en décembre 2008, puis en mars 2009 par l’Etat et les collectivités locales. Me voilà accusé d’être à la remorque du LKP, de cautionner sa démagogie et – pire ! – d’être un « populiste » irresponsable.

Je me vois donc contraint de rappeler quelques éléments de ce dossier lourd et épineux.

La question du prix des carburants – je n’ai pas à en rougir – c’est moi qui l’ai porté sur la place publique, dès le mois de septembre dernier lors d’une conférence de presse. Le quotidien France-Antilles avait d’ailleurs titré à cette occasion sur « Un Toto flingueur », tant je m’en prenais, entre autres, aux pratiques douteuses de la SARA et des pétroliers sur le prix de l’essence et à l’inaction coupable des services de l’Etat. Puis, avec les socioprofessionnels, nous avons engagé un mouvement à la fin du mois de novembre qui, en trois jours, a obtenu une baisse très forte du prix des carburants en Guadeloupe (- 31 centimes pour le super et 22 centimes pour le gazole), consignée dans un accord signé le 3 décembre 2008. C’est d’ailleurs sur la base de cet accord qu’une nouvelle baisse était intervenue en février 2009, durant le mouvement social, consistant en fait en la simple répercussion sur le prix à la pompe de la chute, à l’époque, du prix du baril de pétrole sur le marché mondial. Cet accord prévoyait en outre un gel des prix à la pompe.

Je peux donc, je le crois, me prévaloir d’une certaine antériorité dans cette affaire. Or, depuis un an que la question du prix de l’essence est dans le débat public, et malgré deux accords signés, un mouvement social de grande ampleur et pas moins de six rapports qui établissent l’existence de surcoûts et un manque de transparence total du mode de fixation des prix, force est de constater que le gouvernement n’est toujours pas prêt à proposer une nouvelle formule plus transparente et plus juste pour le consommateur guadeloupéen.

C’est la raison pour laquelle, j’ai dit avec calme, mais avec fermeté, que les conditions de sortie du gel du prix des carburants n’étaient pas réunies, quand bien même ce gel n’a effectivement pas vocation à perdurer. J’ai critiqué la méthode de la secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, qui dit réformer, mais à moitié, à la marge et dans la plus grande opacité, les modalités de fixation du prix des carburants, en nous demandant de la croire sur parole. Avec mon collègue Jacques GILLOT, nous en avons proposé une autre qui consiste à répondre point par point à l’ensemble des surcoûts injustifiés mis en lumière notamment par le remarquable rapport parlementaire OLLIER, afin de mettre au point une formule totalement révisée.

Non, le gouvernement se cabre et prend, lui, le risque de rallumer les tensions sociales dans notre archipel en jouant les pompiers pyromanes. Car s’il est bien une chose qu’il nous faut préserver en dépit de cette véritable provocation, c’est bien le calme et l’apaisement relatifs qui prévalent depuis mars dernier. Nous ne pouvons en effet nous offrir le luxe d’une nouvelle crise, de nouveaux blocages et d’une nouvelle paralysie de notre économie alors que nous ne nous sommes même pas encore relevés des 44 jours de grève du début de l’année.

Contrairement à ce qu’affirme M. RAOULT, je suis sans doute plus préoccupé que quiconque d’épargner à la Guadeloupe les affres d’une nouvelle crise. Toute l’action de la Région depuis mars dernier à travers de nombreuses mesures sociales (participation à l’augmentation des bas salaires, prime exceptionnelle de 100 euros aux familles défavorisées, augmentation des bourses pour les étudiants, etc.) et un budget supplémentaire tout entier tourné vers la relance de l’activité vise précisément à retrouver une confiance sans laquelle rien n’est possible. Le gouvernement, en voulant passer en force, démontre en tout cas qu’il ne partage pas du tout ce souci.

Pour ma part, j’entends obtenir dans une confrontation argumentée avec le gouvernement des explications et des solutions à la situation de non-droit dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui. En effet, le décret de 2003 qui servait à la fixation du prix des carburants jusqu’à décembre dernier n’a toujours pas été ni suspendu, ni modifié, ni abrogé. Or, c’est en arguant du non-respect de ce texte que la SARA a demandé et obtenu du gouvernement une compensation de 44 millions d’euros tirés sur le budget de l’Outre-mer. Aujourd’hui, la SARA chiffrerait le total des compensations dues à plus de 110 millions d’euros, sans pour autant dire sur quelle base est effectué ce calcul.

La hausse de 6 centimes du prix du sans plomb et du gazole, entrée en vigueur la nuit dernière, ne suffira pas, à l’évidence, à éteindre cette revendication de la SARA. Il est donc à prévoir que de nouveaux versements devront intervenir en faveur du pétrolier.

On le voit bien, cette hausse du prix de l’essence est donc fort mal motivée et elle ne saurait, en conséquence, obtenir notre adhésion. Dire cela, ce n’est aucunement se positionner à la remorque du LKP qui, d’ailleurs, instrumentalise ce dossier pour relancer sa machine de mobilisation au mépris du bilan très contrasté et somme tout amer que l’on peut dresser des 44 jours de blocage. Je ne soutiens, ni ne cautionne aucune démagogie. En revanche, si le LKP affirme qu’il pleut quand il pleut, que l’on n’attende pas de moi que je soutienne qu’il fait beau.

Le combat contre l’opacité et pour la transparence doit se poursuivre. Il y va du pouvoir d’achat des Guadeloupéens dans une situation économique très difficile. Sans oublier qu’au-delà des hausses que le gouvernement entend appliquer jusqu’à la fin de l’année et qui dépasseront un total de 20 centimes, la taxe carbone viendra renchérir notre essence de 4 centimes dès 2010.

http-//lurel.parti-socialiste.fr

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D
Nous pouvons tous témoigner que Toto a mouillé sa chemise sur le dossier; nous l avons tous vu prendre l avion (privé d un ami) et aller manger l awara sur les barrages en Guyane.<br /> Il a oublié d en parler dans sa lettre!<br /> Par contre visiblement Ma Micho a oublé d informer sa fille de l éxistance du fameux décret de 2003.<br /> C est là qu on voit que Toto a fait science po(t).
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T
l' intringant secretaire de la section locale de l'hume pet guadeloupe va t'il pondre un communiqué? Wait and see !
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