Crise sociale aux Antilles : effets négatifs six mois après
Environ les deux tiers des chefs d'entreprise antillais signalaient au quatrième trimestre 2009 un impact défavorable toujours fort de la crise sociale de début d'année sur leur activité, six mois
après la fin de celle-ci, selon une enquête rendue publique par l'IEDOM.
En Martinique, une même proportion d'entreprises se plaignait de conséquences encore négatives de cette crise sociale sur leur trésorerie fin septembre 2009, selon l'IEDOM (Institut d'émission des
départements d'outre-mer).
En revanche, aussi bien en Martinique qu'en Guadeloupe, l'impact résiduel de la crise sociale sur leurs effectifs ressortait "moins marqué", la moitié "seulement" des entreprises interrogées
jugeant cet impact encore fort, indique l'enquête.
"Ce moindre impact pourrait provenir de reports de charges sociales ayant permis de limiter à court terme les licenciements", estime l'IEDOM.
"Ceux-ci pourraient toutefois intervenir au cours des trimestres à venir si l'activité tardait à reprendre", prévient-il.
Le tourisme se distinguait des autres secteurs, 90% environ des entreprises antillaises déclarant subir des retombées toujours négatives sur leur activité et leur trésorerie des mouvements sociaux
de début d'année.
En Martinique, le secteur de la construction, fortement touché, affirmait ressentir moins leurs effets directs à fin septembre.
Intervenant après un ralentissement déjà marqué de l'activité économique en 2008, l'impact de la la crise sociale de 2009 lié au tourisme aux Antilles peut être "estimé à environ - 1,5% du PIB à la
Guadeloupe et - 0,5% à la Martinique", selon l'IEDOM.