La facture des dérives de gestion de l’ex-AFPA s’alourdit de quelque 6 millions d’euros
La facture des dérives de gestion de l’ex-AFPA va s’alourdir de quelque 6 millions d’euros, selon les comptes arrêtés ce mardi à Bruxelles par le président de la Région Guadeloupe, Victorin Lurel,
lors d’une réunion avec les autorités européennes.
Cette nouvelle ardoise correspond au montant des fonds européens qui ne peuvent être justifiés au titre du Fonds social européen (FSE), compte tenu de l’absence de pièces prouvant la réalité des
formations que l’ex-AFPA Guadeloupe indiquait avoir dispensées sur plusieurs années. Ils viennent s’ajouter aux 4,5 millions d’euros déjà perdus sur la part de cofinancement régional.
Selon un premier décompte, ce sont 18 millions d’euros qui étaient à justifier au titre des fonds européens, compte tenu des dossiers incomplets transmis par l’AFPA au Conseil régional. La Région a
donc missionné le CNASEA pour réaliser à ses côtés un travail qui s’est avéré considérable de reconstitution de dossiers afin de limiter le montant à rembourser à l’Union européenne.
Cette mission Région/CNASEA a réussi un véritable exploit en réduisant de 12 millions d’euros le montant des remboursements FSE à effectuer par la Région Guadeloupe. Mais la perte qui subsiste de 6
millions d’euros représente dans la conjoncture actuelle un coup dur porté aux finances régionales.
Ces 6 millions d’euros viennent s’ajouter aux millions investis pendant une décennie par le contribuable guadeloupéen, aujourd’hui victime des erreurs de gestion et de l’irresponsabilité de
directions successives de la structure dont la liquidation a été prononcée en 2008 par le tribunal de grande instance de Basse-Terre.