Revue de l'actualité politique locale
INDISCRÉTIONS
Jacques
Lors de l'étude la la loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche : Jacques Gillot a interpellé le ministre de l’Agriculture sur la nécessité de prendre en compte les spécificités
de l’outre-mer. Hum !..
« Rappelons, dit-il, que malgré des diagnostics très précis concernant les difficultés rencontrées et des solutions qui ne demandent qu’à être appliquées, le Gouvernement n’a été en mesure
d’apporter aucune solution notamment sur la problématique de la pollution des sols, avec le chlordécone aux Antilles et le mercure en Guyane. Mais, le sénateur Gillot ne sait-il donc pas que va
se tenir prochainement en Guadeloupe une table ronde sur les méfaits du chlordécone ? Un problème ? Créons une commission. Chez nous c'est faisons un colloque... Honteux !
Jacques 2
Notre bon sénateur Gillot s'adressant au ministre de l’Agriculture : è Vous ne pouvez ignorer la fragilité du secteur agricole outre-mer, encore trop dépendant des filières traditionnelles comme
la canne et la banane. Ces productions méritent notre soutien et un accompagnement dans la diversification des cultures. » Ok, ça fait trente ans que votre serviteur entend ce discours. Et
toujours rien. Hello Jacques, croyez-vous toujours au Père Noël ?
Elie
Elie Domota et ses compagnons du LKP l'avaient dit, l'an dernier. Le Dr Gillot le ânonne devant le Sénat : « Vous ne pouvez ignorer, monsieur le ministre, la faiblesse de la couverture des
besoins alimentaires locaux et notre dépendance commerciale vis-à-vis de l’Europe. » Oui, sauf que depuis l'an dernier et 44 jours de mobilisation pour, entre autre, mettre fin à ce problème, les
bonnes habitudes de mettre des frites surgelées dans son caddie et d'aller manger dans des fast-food, est bien revenue. Finis les ignames, melons, tomates pays, etc. dont on bénissait la présence
dans des marchés spontanés. Les grandes surfaces ont rouvert leurs portes, allons au temple !
Gugusses
On déboise en bordure de routes. On déracine les arbres quand on les laisse pas le tronc nu, les branches sciées au plus près, déparant la beauté de nos paysages. Pire, quand on ôte la tête de
ces arbres, l'eau de pluie coule directement sur les sols en pente qui sont dessous, les inonde et c'est toute la pente, chargée de terre et de roches, qui dégringole sur la route. On l'a vu
plusieurs fois à la Traversée, on le voit maintenant sur la route qui mène aux chutes du Carbet, à Capesterre Belle-Eau.
André-Jean VIDAL